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EAN : 9782702161678
336 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (27/02/2019)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 11 notes)
Résumé :
En Ardèche, à la fin du XIXe siècle. Depuis son imposante demeure de Belle Epine, sur les hauteurs de Privas, Honoré Meyran a su faire fructifier la fortune familiale bâtie sur le travail de la soie. Déçu par son aîné, Antonin, un rêveur qui s'intéresse surtout à la magnifique châtaigneraie du domaine, il reporte tous ses espoirs sur son cadet, l'ambitieux Gabriel, pour lui succéder.

Un monde sépare Belle Epine des ateliers insalubres de la filature M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LisonsDesLivres
  07 décembre 2019
C'est la première fois qu'un roman de Françoise Bourdon me laisse sur ma faim.
Un mot me vient à l'esprit pour le décrire : dispersé.
En effet, les thèmes abordés sont intéressants mais trop nombreux et donc peu approfondis: les conditions de vie difficiles des pauvres gens et des femmes en particulier, différents métiers (couture, culture des châtaigniers, filature, confiserie), le malheur et la maltraitance des enfants abandonnés...
Au niveau des personnages, il en va de même et certains n'apportent rien à l'histoire.
La fin m'a également semblé un peu bâclée et me donne une impression de trop grande facilité.
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ManouB
  12 novembre 2020
Belle Épine, c'est une belle demeure sur les hauteurs de Privas, à laquelle on accède par une double rangée de châtaigniers plantés au début du XIXe siècle dans ce magnifique coin de l'Ardèche, mais c'est aussi le symbole de la réussite de la famille Meyran.
Honoré, que tous appellent le "maître" a toujours marché dans les pas de ses ancêtres. Il a repris l'entreprise familiale, une usine de moulinage prospère où il fait travailler sans relâche ses ouvrières.
Mais le malheur s'abat sur la famille quand Irène, sa femme meurt en mettant au monde son plus jeune enfant, laissant Antonin et Gabriel, le dernier-né, orphelins de mère et donc aux bons soins de Malie, la gouvernante et d'Adeline, la grand-mère.
Les deux enfants grandissent et deviennent de plus en plus différents. Antonin n'est heureux que lorsqu'il peut lire tranquillement dans la bibliothèque de son grand-père, tandis que Gabriel en grandissant suit le chemin de son père et ne désire qu'une chose, c'est que le domaine lui appartienne un jour, à lui seul.
Mais Honoré qui place tous ses espoirs et ses ambitions dans son jeune fils, ne se rend pas compte (ou ne veut pas voir) que celui-ci est un être mauvais dans l'âme et qu'il crée beaucoup de souffrance autour de lui et en particulier à la filature, où il n'hésite pas à abuser des jeunes filles vierges, dont Colombe que le lecteur suivra tout au long du roman.
Pendant ce temps Antonin décide de quitter le domaine, de se marier et de fonder sa propre entreprise. Il se lance dans la confection de marrons glacés et de crème de marrons, s'épanouit dans son travail et au sein de sa famille.
A l'inverse pour Gabriel, devenu extrêmement dépensier et violent, la vie va ressembler, d'année en année, à une véritable descente aux enfers.
Ce roman est à la fois un roman du terroir et une saga familiale. Il nous fait découvrir les conditions de vie de différentes familles, riches ou plus pauvres, au XIXe siècle, en Ardèche. L'amour de la terre des ancêtres est bien présent et avec lui, le souci de la succession des terres et des propriétés chez les plus riches. le lecteur passe de la riche demeure des Meyran aux plus humbles maisons des campagnes. Il découvre de nombreux détails sur les différents métiers évoqués.
Les personnages sont bien décrits et bien entendu le lecteur s'attache à certains, tandis qu'il en exècre d'autres comme l'odieux Gabriel par exemple.
Mais le sujet principal de ce roman c'est bien la condition féminine. La manière dont les femmes étaient traitées par certains hommes, imbus de leur personne et ne cessant d'abuser de leur pouvoir, est totalement révoltante. le lecteur suit en particulier la vie de Colombe et devine à travers ses malheurs, le sort qui attendaient toutes celles qui se retrouvaient enceinte. Leur "faute" les poursuivait toute la vie.
Je ne cache pas que j'ai passé un bon moment de lecture. L'écriture est agréable et fluide et j'ai appris beaucoup de choses sur ces métiers oubliés. La fin du roman m'a cependant laissée sur ma faim, j'en espérais une autre...
Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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domdu84
  04 avril 2019
J'ai adoré lire ce roman se déroulant en Ardèche fin XIXè début XXè siècle.
Françoise Bourdon, a le don de nous retenir devant les pages afin de connaître la suite. Beaucoup de sentiments, de nombreux personnages interviennent au cours du récit, mais parfois on les perd et on les retrouve. Il faut jongler avec les lieux et ces personnages.
J'ai trouvé que la fin aurait mérité mieux, un petit peu trop de précipitation, et manque de précision. J'aurais aimé savoir... À moins que Mme Bourdon nous réserve une suite ?
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tomsoyer
  11 mars 2020
Un agréable moment à la lecture de ce livre.
J ai retrouvé F BOURDON dont je suis une grande fan.
Ce livre n'est pas vraiment un roman du terroir bien que l on y découvre le monde environnant ce fruit qui nous régale "la châtaigne".
Un secret de famille , l'amour de la terre , l'argent , la transmission des biens en famille, l'orgueil, les femmes sont les ingr"édients de ce roman.
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 juin 2019
Si seulement la terre avait été de meilleure qualité ! Son père avait
beau s’échiner à longueur d’année, il ne parvenait pas à rentabiliser son
travail.
« Terre de misère, pour nous autres, miséreux » avait-il coutume de
dire.
Pourtant, pour
rien au monde, il n’aurait quitté sa ferme, dont le toit était percé et où il
faisait glacial l’hiver, quand soufflait la burle.
« Je suis comme mon mulet, je ne sais pas sortir de mon sillon »
avait-il répondu un soir à Colombe.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   24 juin 2019
Elle aurait voulu mourir. Comme ça, d’un coup, pour échapper à son
sort et ne pas avoir à affronter l’opprobre. Mais elle ne parvenait pas à se
décider à commettre un second péché mortel.
Après avoir fait l’amour sans être mariée, elle ne pouvait pas mettre
fin à ses jours. La famille ne s’en remettrait pas.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   24 juin 2019
Il n’avait jamais oublié la saveur, délicatement suave et craquante, des châtaignes que la gouvernante faisait cuire dans un sirop de sucre au bord de la cuisinière.Au fond de lui, il savait qu’il avait envie de recréer cette saveur et, pourquoi pas, de la faire découvrir à de nombreuses personnes.
Commenter  J’apprécie          20
ManouBManouB   12 novembre 2020
L'usine constituait pour Colombe, une véritable prison. Elle était rivée douze heures par jour à sa machine dans une atmosphère extrêmement humide afin que le fil casse moins souvent. Colombe travaillait au dévidage sur les flottes, des écheveaux de cent grammes de soie grège. Après que des camarades avaient mouillé les flottes pour permettre un meilleur dévidage, la jeune fille plaçait chacune de ces flottes sur une roue en bois nommée tavelle. La flotte se dévidait et s'enroulait sur une bobine, le roquet....
Ses doigts s'activaient tandis qu'elle songeait au printemps à la ferme.
Si seulement la terre avait été de meilleure qualité !
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   24 juin 2019
Quand on habite loin de tout, les pauvres gens qu’on héberge ne sont pas avares de confidences. J’ai connu des filles abandonnées, des misérables qui cherchaient à se perdre dans les montagnes, et d’autres qui souhaitaient se bâtir une nouvelle vie. Savoir ce qu’elles sont devenues…
Commenter  J’apprécie          10

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