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ISBN : 2253039462
Éditeur : Le Livre de Poche (26/02/2003)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 326 notes)
Résumé :
Ardent, fervent, quotidien, voici, dans sa vérité, le XIIIème siècle ressuscité de nouveau par Jeanne Bourin. Fresque minutieuse et fidèle, ce roman nous plonge au cœur même de la vie médiévale, à Paris où s'exercent grands négoces et petits métiers pittoresques, à la campagne où, dans des senteurs de foin, de miel, de sève, revivent fêtes et travaux rustiques.

Marie, la plus jeune fille des Brunel, est veuve. Son mari, Robert Leclerc, a été tué deux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  01 juin 2017
Suite de "La Chambre des Dames", ce roman est aussi passionnant et bien écrit que le premier tome. Il nous emmène une nouvelle fois dans le Paris du 13 ème siècle, dans le monde des artisans et des corporations. Ce texte évoque aussi la dernière croisade du roi Louis IX (Saint-Louis) et sa mort. Ce roman traite aussi d'amours contrariés, et de la violence qui se développe dans certains quartiers de Paris, par exemple le cimetière des Innocents, zone de non-droit qui est un repère de truands.
Un excellent livre, bien documenté, dont je conseille la lecture.
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Ode
  25 août 2012
Quel bonheur de retrouver la famille Brunel dans la suite de la Chambre des dames
En cette deuxième moitié du XIIIe siècle, sous le règne finissant de Saint Louis, les enfants de Mathilde et Étienne ont grandi. Tandis qu'Etienne s'enferme dans le souvenir de son épouse disparue, la passion et le destin viennent à nouveau frapper sa famille. Sa fille Marie, dont l'époux a été tué dans des circonstances troubles, fait l'objet d'un mystérieux chantage. Quant à son petit-fils Thomas, le voilà fou amoureux d'Agnès, la fille adoptive de Florie, alors que le mariage entre cousins germains est proscrit par l'Eglise...
Sous couvert d'intrigues palpitantes, sans toutefois atteindre l'intensité de l'ouvrage précédent, Jeanne Bourin explore dans le Jeu de la tentation d'autres aspects de la vie quotidienne de l'époque. Par les yeux d'Aude, la fille de Marie, on suit la rudesse des travaux des champs et des moeurs paysannes dans la propriété de Maître Leclerc à Gentilly. En accompagnant Agnès et Thomas dans leur fuite, on se prend à frissonner devant la faune étrange et inquiétante du cimetière des Saints-Innocents. Dans l'atelier qu'elle dirige à Paris, Marie nous fait partager l'art de l'enluminure et le secret des couleurs. Et auprès de son ami Côme Perrin, mercier, on évolue avec curiosité parmi les articles de luxe en vogue, les épices et autres tissus importés d'orient. 
Comme dans La Chambre des Dames, il s'avère que le Moyen Age ressuscité au féminin dans ce milieu bourgeois n'est pas dépourvu d'un certain raffinement. Et l'on s'attache aux déchirements maternels de Marie, au drame d'Agnès, à la volonté farouche d'Aude, dans leurs combats pour aimer et affirmer leur liberté. Rien que de très moderne finalement.
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Parthenia
  26 janvier 2015
L'histoire se déroule onze après la fin de la Chambre des dames. Mathilde, la mère, est morte peu de temps après le mariage de sa fille Jeanne avec un drapier de Blois, laissant ses enfants et son mari désemparés. Celui-ci ne vit plus que dans le souvenir de sa femme, et la petite dernière, Marie, qui n'était qu'une enfant dans le tome 1, s'est mariée par dépit à Robert Leclerc, un enlumineur comme elle, décédé depuis 2 ans dans des circonstances troubles.
Au début du roman, une partie de la famille et quelques amis sont réunis pour fêter la St Jean dans la maison campagnarde de son beau-père à Gentilly, située à quelques lieues de la capitale. Malheureusement, drames et scandales s'apprêtent à frapper durement les Brunel...
Pour les lecteurs qui espéraient retrouver Florie dans cette suite, autant les prévenir tout de suite : l'inoubliable héroïne de la Chambre des dames n'y fait qu'une brève apparition en compagnie de son mari Philippe, et n'est plus que l'ombre d'elle-même, "beauté fanée [paraissant] rongée de l'intérieur.(...) [considérant] sa stérilité comme un châtiment mérité." (page 269)
Arnault et sa femme Djounia ne sont évoqués que par le frère de cette dernière, Djamal, étudiant égyptien qui est tombé amoureux d'Agnès, la coquette fille adoptive de Florie.
Ce sont donc surtout les petits-enfants de Mathilde et d'Étienne qui sont mis en avant ici : les adolescents Blanche et Thomas, enfants de Bertrand et Laudine, et leur cousine Agnès, ainsi que Vivien et Aude, les jeunes enfants de Marie.
L'histoire est vue alternativement à travers les yeux de Marie, accaparée par sa liaison toute fraîche avec Côme Perrin, et à travers ceux d'Aude, sa fille, possessive et exigeante.
Si le récit est tout à fait plaisant, je dois avouer qu'aucune des deux narratrices n'a trouvé grâce à mes yeux. Les tergiversations continuelles de la jeune veuve m'ont profondément agacée d'autant que l'on a droit de sa part à des introspections plus que complètes et redondantes qui, pour un paragraphe, en comptent cinq ! Les états d'âme de Marie ont d'ailleurs failli m'être fatale puisque c'est à l'un deux que ma lecture s'est brutalement arrêtée il y a deux ans et que je ne l'ai reprise qu'au mois de décembre dernier...
Quant à Aude, elle est dotée d'une nature tellement excessive, passionnée, moralisatrice, capricieuse et intransigeante qu'il est bien difficile de s'attacher à elle.
Encore heureux que le jeune couple d'amoureux platonique formé par Agnès et Thomas est là pour apporter un peu de fraîcheur et provoquer chez le lecteur un élan de sympathie !
Malgré quelques personnages exaspérants et la plume très bavarde de l'auteure, ce fut un réel plaisir de s'immerger à nouveau dans le quotidien de la famille Brunel ! Cette fois, l'atelier d'enluminure et l'échoppe de mercerie ont remplacé la boutique d'orfèvrerie, et les truands Lombards les étudiants Goliards. de plus, nous passons plus de temps à la campagne au temps des moissons et des fêtes de village que dans les rues encombrées de Paris, si bien que l'intérêt du lecteur est vraiment renouvelé. Car l'auteure excelle toujours autant à retranscrire l'atmosphère et les coutumes de la fin de règne de Saint Louis, dans un style moins lourd que dans le 1er tome, même si elle cède parfois à quelques facilités narratives...
Bref, malgré quelques réserves, cette relecture ne m'a procuré que du bonheur !
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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soleil
  05 juin 2016
1266.
La famille Brunel a eu son lot de morts et de malheurs.
Etienne le patriarche est veuf. Il veille sur ses enfants devenus parents et adultes : Bertrand, Florie, Marie, Arnaud.
Marie sa fille, veuve, travaille comme enlumineresse et dirige l'atelier avec ses ouvriers : Denyse-la-Poitevine, Kateline-la-Babillarde et Jean-bon-Valet. Il ne lui manque rien puisqu'elle et Côme s'aiment et envisagent de se marier d'ici peu. Certes leur amour est maintenu secret et tu à Vivien et Aude (les enfants de Marie) mais les amoureux envisagent toutefois de s'unir.
Si cet amour est caché, d'autres amours sont dévoilées et contrariées tandis que certaines semblent au contraire être empreintes de banalité et de facilité tels ceux qui fêtent la pentecôte avant Pâques ; enfin d'autres amours trouvent leur apogée dans le Seigneur ou les conquêtes guerrières. Aussi, Agnès, Thomas, Côme, Marie, Almodie, Bertrade, Blanche et d'autres vont-ils nous révéler la passion qui les habite, l'attirance pour cet autre et la souffrance qui en découle parfois.
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J'aime tellement la période du Moyen-Age que j'ai été heureuse de retrouver les personnages de ce roman qui étaient présents dans La chambre des dames.
Cette période est magnifiée par l'amour, la bonne chère, les métiers d'arts, les fêtes, la nature et ses trésors qui viennent alléger les souffrances dues aux guerres lointaines, aux bandits et malfrats de toute sorte.
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Cielvariable
  01 juillet 2014
Ce roman historique médiéval est la suite de la chambre des dames. Cette fois, nous sommes à la deuxième moitié du 13e siècle, sous le règne de Saint Louis. Mathilde et Étienne sont plus vieux, Marie est victime de chantage et Thomas est amoureux de sa cousine. Bref, encore une fois, il y a toute une série d'intrigues captivantes.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE92   10 décembre 2012
Marie gagna sa table. En dépit de tous ses soucis, elle ne délaissait pas un travail qui demeurait pour elle, au milieu de tant de remous, le seul point stable, l’unique satisfaction qui ne fût pas menacée ou douteuse.
Plus l’œuvre était absorbante, difficile, plus elle pouvait s’y perdre, s’y oublier. C’était seulement en s’y donnant tout entière qu’elle parvenait à se détacher, pour un temps, de ses multiples alarmes.
Dieu merci, l’ouvrage ne manquait pas ! L’été étant la meilleure saison pour procéder aux séchages successifs que nécessitaient les diverses phases de la dorure, il convenait de profiter de ces journées ensoleillées et chaudes.
Marie avait justement à préparer, pour un manuscrit dont le texte, les dessins, les nombreuses couches de couleur, étaient déjà achevés, les fonds où elle aurait ensuite à appliquer l’or, à la feuille ou au pinceau.
Il s’agissait de cette fameuse « Chanson du chevalier au cygne » dont elle avait elle-même illustré bien des pages. Elle en était parvenue au moment où il fallait composer la première assiette, en langage de métier, soit le premier fond. Deux autres suivraient avant qu’elle ne soit en mesure de passer à l’application de l’or pur. La réussite et l’éclat de la composition finale dépendaient du soin avec lequel on accomplissait cette série de préparations.
Elle prit dans un des pots rangés sur sa table de la fleur de plâtre des plus fines qu’elle déposa devant elle sur une pierre dure, polie et de grande dimension. Elle y ajouta un peu de safran en poudre et de bol d’Arménie, les mélangea minutieusement, intimement, avant d’humecter le tout, par petites quantités, avec de l’eau, et se mit en devoir de remuer la préparation obtenue avec les plus attentives précautions. Le mélange devant durcir, mais non pas sécher complètement, elle alla déposer la pierre dans une flaque de soleil devant une des fenêtres, et se dirigea ensuite vers les aides qui s’activaient à entretenir, en vue des suites de l’opération, un feu doux de charbon de bois, sous une grille, dans la cheminée de la salle. A cause de la chaleur estivale, ce travail était pénible pour les jumelles qui en tiraient prétexte pour relever leurs cottes jusqu’aux genoux et pour délacer leurs chemises sur de jeunes seins découverts.
-Allons, mes filles, dit Marie, profitez de ce que je suis forcée d’attendre le séchage de ma préparation pour aller respirer l’air du jardin. Je vous rappellerai dans un moment.
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OdeOde   26 août 2012
Marie se réservait la tâche de coiffer son père. Avec douceur et avant de renouer autour de la tête appesantie les bandes de toile qui la protégeaient, elle démêlait les mèches grises où, en dépit des soixante-dix-huit ans d'Etienne, des cheveux noirs se mêlaient encore aux blancs. Une sorte de gratitude tendre qui la bouleversait parce qu'elle témoignait d'un reste de lucidité, se faisait jour, alors, au fond des prunelles décolorées. La bouche inutile produisait avec un immense effort des sons incompréhensibles qui lui déchiraient le cœur.
Elle avait toujours ressenti pour son père une affection profonde, nuancée de crainte envers l'homme important et déjà mûr qu'elle avait connu. Âgé de plus de cinquante ans quand elle était née, maître Brunel n'était pas de ceux qui jouent avec leurs enfants, mais il représentait la puissante tutélaire, la protection, la force sur laquelle on sait pouvoir compter.
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Antoin47Antoin47   09 août 2015
Ce que nous jugeons perdu, gâché, ce que nous nommons une existence dépourvue de sens, n'est jamais que l'affleurement singulier d'une vérité plus générale. Il n'y a pas de parcours totalement réussis ici-bas. L’imperfection humaine est inévitable. Seule, l’Éternité donnera réponse à la quête tâtonnante, à la quête malhabile, que nous entreprenons sur cette terre. L'explication nous attend, quelque part, à l'autre bout du tunnel, ailleurs...
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araucariaaraucaria   28 mai 2017
"Dieu Seigneur, je sais que nos épreuves n'ont de sens que si elles sont surmontées, et, qu'alors, elles apportent beaucoup... Vous le voyez, je l'admets. Mais celle-là est très dure. Donnez-moi de la dépasser... C'était donc à ce dépouillement que vous vouliez me conduire? A ce dépouillement du coeur? Plus nous sommes démunis, plus Vous Vous préoccupez de nous. Vous nous attendez, sur le chemin des ronces, pour nous offrir l'Espérance..."
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araucariaaraucaria   28 mai 2017
Le matin d'été foisonnait de promesses.
"Seront-elles tenues?" se demandait Marie avec entrain.
Tout en suivant d'un pas allègre le chemin qui menait de la maison des champs où demeurait son beau-père au village voisin de Gentilly, la jeune femme détaillait avec complaisance les raisons qu'elle avait de faire sienne la gaieté de la nature. Elles étaient triples : le triomphe de la belle saison, les préparatifs d'une fête dont elle partagerait les joies avec ses enfants et , plus intimement, les bienfaits de l'amour.
Qu'avait donc dit, un moment plus tôt, au cours de la messe quotidienne, le curé du bourg?
"Le péché de chair est peu de chose, en somme, mes frères, encore qu'il ne soit pas recommandé, bien sûr, de tomber dans la licence. Mais seul compte vraiment, seul et grave pour notre salut, seul est mortel, le péché contre l'Esprit!"
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Video de Jeanne Bourin (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne Bourin
LA CHAMBRE DES DAMES : debut 1er episode Feuilleton français diffusé pour la 1ère fois le jeudi 23 février 1984 à 20h35 sur TF1. Rediffusé sur La Cinq. .... suite ci-dessous ..... ----------------------------------------­------------------------------------- Année de production.......... 1982 Réalisé par......................... Yannick Andrei Nombre d'épisodes............ 10 épisodes de 52 minutes Générique composé par .... Vladimir Cosma Générique chanté par......... Annick Thoumazeau ("Pour l'amour") ----------------------------------------­------------------------------------- A NOTER : Cette série est adaptée du roman éponyme de Jeanne Bourin écrit en 1979 et de la suite de celui-ci : "Le Jeu de la tentation" (1981). Jeanne Bourin a participé au scénario de la série. La documentation rigoureuse de cette œuvre historique donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, à confirmé dans la préface du roman de Jeanne Bourin : "Les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en ce XIIIème siècle rayonnant (...) Et bien des idées reçues se voient battues en brèche." Des plans longs et des acteurs qui prennent leur temps : cela change assurément des séries et des films qui inondent les téléspectateurs de changements de plans à chaque seconde. ----------------------------------------­------------------------------------- L'HISTOIRE : En 1246, dans la France du roi saint-Louis. Florie, quinze ans, fille de Mathilde et d'Etienne Brunel, maître-orfèvre à Paris, épouse Philippe Thomassin. Beaucoup plus jeune que son mari, Mathilde la mère, trente-quatre ans, souffre en silence du manque de sensualité de son époux. Au cours de la noce de Florie et de Philippe, Guillaume, le beau mais brutal cousin de Philippe, se prend de passion pour la jeune mariée, mais celle-ci le repousse. Mathilde n'est pas insensible au charme viril de Guillaume, mais sa grande foi lui montre la folie d'une telle infatuation. Mais Guillaume ne renonce pas à Florie et est prêt à tout pour arriver à ses fins ... ----------------------------------------­-------------------------------------
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