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EAN : 9782253092575
128 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (29/05/2019)
3.25/5   108 notes
Résumé :
La journée, il erre dans les rues et s’arrête parfois pour écrire des chansons, voyant à peine ceux qui sillonnent la ville d’un pas pressé. Ses soirées, il les passe à jouer du blues dans les cafés, habité par sa musique. La nuit, il rejoint son hôtel miteux pour dormir, pour rêver à Alicia, celle avec qui il y a quinze ans il partageait la scène, celle qui est partie et lui a brisé le cœur. Et justement Alicia est en ville pour y chanter. L’apparition de ce fantôm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 108 notes

si-bemol
  30 août 2019
Déçue par Franck Bouysse ? Par l'auteur de “Plateau”, de “Grossir le ciel” et de “Né d'aucune femme” ? Qui l'eût cru ? Et pourtant…
Avec “Vagabond”, Franck Bouysse accompagne la descente aux enfers d'un guitariste de blues, musicien sans succès et sans avenir en voie de clochardisation. Nous le suivons dans son errance de bar en bar, au gré de ses cachets minables, crasseux et imbibé d'alcool, dans un état de conscience altéré entre délire et réalité, ressassant à l'infini une vieille peine de coeur jusqu'au geste ultime, gratuit, suicidaire et désespéré, qui signera probablement sa fin.
Dans ce très court roman (une centaine de pages) publié en 2013 et qui vient de reparaître en poche à la faveur du succès de “Né d'aucune femme”, je n'ai, à mon grand regret, pas retrouvé (ou pas su voir) ce qui me séduit tant, habituellement, chez cet auteur de grand talent. Il y a, certes, l'écriture - et ce n'est pas rien. Mais le style ne fait pas tout et je n'ai pas été convaincue par ce personnage presque fantomatique qui n'a d'autre substance que ses délires, ni par cette histoire au final assez creuse, variation convenue sur le thème de l'artiste maudit.
Une déception, donc, à oublier très vite.
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Stelphique
  08 avril 2020
Ce que j'ai ressenti:
Le temps est au confinement. Il est à l'introspection. Mais surtout le temps est ouvert aux poètes. Et en ces temps, la poésie noire de Franck Bouysse m'est indispensable. Dans ce presque-silence, j'ai voulu ses mots et vagabonder sur quelques notes de musique…
J'ai voulu juste rester là, au milieu du carnage de ce vide, à attendre les mensonges de la nuit, et regarder sombrer un artiste dans ses pires passions…Vagabond, c'est les errances d'un homme, ni mauvais ni bon, même pas ange ni démon, juste un homme dans ses contradictions. Un homme amoureux, peut-être. Un homme malheureux plus vraisemblablement. Hanté de blues, déchu d'un amour trop puissant, accroché à sa guitare comme un forcené, victime d'une forme fantôme divine, il dégringole dans les ténèbres entre souvenirs douloureux et chagrins insurmontables…Il joue, il improvise, il invente…La musique, bouée indispensable, dans ses dérives…
Je pense au printemps et aux hommes qui se déracinent. Je pense au temps que les hommes déciment. Je pense à la mort entêtante. Je pense à la poésie, à la beauté d'un choix de mots, à la force qui vient te perforer, là où tu n'avais pas conscience, encore hier…Le temps que les hommes tue, les hommes qui se tuent dans le temps…Ce beau temps où les hommes écrivent, des chansons ou des romans, qui parleront de ces sombres temps-tourments.
Je pense à ses drames qui courent les rues. Aux minutes gagnées dans la création, aux heures perdues qu'il faut aussi compter, pour faire une oeuvre aussi puissante. En près de 100 pages. Je pense au dépassement physique et mental qu'il faut pour trouver l'équilibre. Je pense à cet artiste maudit qui joue Rue des Martyrs. Je pense que des fois, un seul mot suffit. Merci.
Merci Franck Bouysse pour ce temps précieux que vous nous donnez à lire. J'adore chaque minute de ce temps passé avec vos romans. Un coup de coeur.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Jeanmarc30
  07 novembre 2020
Toujours admiratif devant le style si poignant de cet auteur aux mots simples et néanmoins puissants, je suis cependant déçu une nouvelle fois par ce très court roman qui narre le quotidien d'un homme (dont on ne connait à vrai dire les noms et prénoms), musicien de talent autrefois qui erre désormais en ville et dans les bars où il se produit le soir pour y exercer sa passion plus que son véritable talent de guitariste de blues.
Ce n'est ni un polar ni un roman noir mais l'atmosphère qui se dégage de la lecture de cet écrit est celle de la descente aux enfers d'un homme sans caractère, qui se laisse conduire à son propre déclin, et qui redécouvre son parcours jusqu'à aujourd'hui par une introspection douloureuse.
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diablotin0
  15 juillet 2017
Le vagabond est un joueur de blues qui erre et n'a que sa guitare, sa voix ses souvenirs, ses rêves et ses fantômes.
Tout comme un air de blues, ce roman a un air nostalgique et finit même de façon sombre.
On imagine combien Franck Bouysse a dû prendre plaisir à parler de ce Vagabond, les mots sont choisis avec soin et 'on ressent à travers eux l'atmosphère des lieux et si l'on tend l'oreille on entendrait presque un air de BB King.
Mais voilà, même si j'apprécie la qualité de ce roman j'ai pris moins de plaisir qu'avec "grossir le ciel". Je n'ai sans doute pas l'état d'esprit aujourd'hui à lire ce livre.
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pyrouette
  06 juin 2016
L'histoire de cet homme est le blues qu'il chante dans un troquet tous les soirs. il chante l'errance et la mélancolie, les seuls repères dans sa vie. Il dort dans une chambre d'hôtel quand il peut rentrer mais la plupart du temps s'endort par terre ivre d'alcool et de malheur, se réveille le soir et repart jouer de sa guitare, le seul objet important pour lui. Un soir il voit une femme au fond de ce troquet, il aime son regard et va chanter pour elle. Ils prendront un verre et l'histoire s'arrête là comme cet air de blues qui traîne dans un coin de ma tête. Puis un nom de femme apparaît sur les affiches. Son grand amour, son ancien amour vient chanter dans la ville. Histoire de femme, de pouvoir, de rupture et la chute inexorable dans l'errance. La vengeance est liée à son enfance et le voila parti dans sa maison natale habitée par d'autres, chercher un pistolet bien caché. Personne ne l'a vu, il est transparent, n'a d'importance pour personne. les blessures d'enfance sont sans limites, obsédantes. La fin de cet air de blues est sombre. Il fait nuit, il fait froid, je ne vois pas le bout du tunnel. Les descriptions de la ville et des quartiers par l'auteur sont magnifiques et permettent de nous plonger dans le décor. Univers poétique pour un sale destin.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   31 mai 2016
Les cris muets de son enfance à lui, qui l'avaient amené à fuir bien des fois, parce que la fuite est la seule chose qui reste aux hommes civilisés.
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pyrouettepyrouette   02 juin 2016
Il se demande si c'était ça, la vie, être en quête de souffrances au travers des autres, pour souffrir moins soi-même, ce qui produit des noeuds dans la corde qu'est l'existence.
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julienleclerc45julienleclerc45   23 septembre 2016
A l'heure où la ville et les étangs disparaissaient dans la même obscurité, l'homme se leva en prenant appui sur les hanches de sa guitare. Il s'étira longuement. Des rivières arides cerclaient ses yeux et des croûtes de suie aux encoignures témoignaient qu'il avait dormi un temps. Il posa son instrument contre l'arbre dont il connaissait le nom au matin, et ses doigts engourdis et rigides depuis une quinzaine d'heures se détendirent lentement. L'homme tenta de faire quelques pas, comme un danseur qui apprendrait un pas de tango, ou comme un vieil homme étonné que le vide puisse encore le soutenir. L'infini et l'inconnu droit devant.
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pyrouettepyrouette   06 juin 2016
Parce qu’au fond de lui, il pouvait être dupe de sa mémoire, alors que ses yeux reflétaient partout en lui l’exacte vérité.
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pyrouettepyrouette   01 juin 2016
Et il sut que le hasard n'existait pas, que tout était une question d'adéquation, ou de décalage.
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