AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Doury (Autre)
ISBN : 2264006056
Éditeur : 10-18 (01/02/2006)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Le roman de Brautigan est habité par un peuple de grotesques : un vieux monsieur dit bonjour le matin et bonsoir le soir; une vieille dame devient le céleri-rave qu'elle consomme quotidiennement; Roy, "le cinglé en cavale", un milliardaire que sa femme et ses enfants veulent faire enfermer afin de disposer de sa fortune, rejoint Lee Mellon et ses troupes à Big-Sur. Pas de morale, pas de philosophie, pas de politique (agressivement présente) dans ce déferlement d'av... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Thyuig
  07 septembre 2012
Il y a indéniablement une tradition de l'absurde dans la littérature anglo-saxonne. J'ignore d'ailleurs d'où elle remonte mais selon moi, elle englobe pas mal de genres, de la SF du grand Douglas Adams à la Fantasy du non moins immense Terry Pratchett, de la comédie dramatique de Tom Sharpe au polar de Charles Williams, on ne peut nier la qualité de ce groupe hétérogène.
Brautigan fait partie du lot, version Beat generation, matinée d'un poil de John Fante pour le soleil californien, du soupçon de Bukowski pour le pinard californien et finalement un presque rien d'Henry Miller pour l'outrance légère faite aux bonnes moeurs californiennes. On trouve quand même pire références.
Le général sudiste de Big Sur raconte -à peu près- l'histoire d'un jeune hippie de Frisco, de sa colision opportune avec Lee Mellon, déscendant auto-proclamé d'un général sudiste de la guerre d'Indépendance. Brautigan s'amuse à tout mélanger dans un style alerte, extrêmement drôle si bien que les 175 pages du roman s'enfilent dans un rire un peu gras. Pas vraiment subtile, c'est surtout la gaudriole qui est invoquée ici. Tant mieux pour le lecteur car au final, s'il n'y a tout de même pas grand-chose à retenir, on s'est quand même bien marrés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
LN
  03 juin 2014
Richard Brautigan nous raconte l'improbable rencontre entre le narrateur Jesse et Lee Mellon, descendant d'un général sudiste ayant combattu pendant la guerre de Sécession "fleur de la chevalerie sudiste, et lion sur le champ de bataille."
"Lee Mellon regarda la ciel Parfois, quand on rencontre des gens pour la première fois, ils regardent le ciel. Il le regarda longtemps."
Lee devient son voisin avant de s'exiler à Big Sur où Jesse finit par le rejoindre. Là-bas, Lee habite une cabane qu'il a lui même édifiée, si bien qu'elle est quelque peu bancale : dotée d'un mur en terre, d'un en verre, et pas de mur qui donne sur une mare au grenouilles. le plafond est trop bas, les grenouilles croassent de façon un peu trop envahissante si bien que les solutions germent pour les chasser : le lancée de pierres, le tapage de balai, l'eau bouillante dans la mare ou encore le vin rouge aigre jeté sur les fautives. Rien n'y fait. Jusqu'à ce que deux mastodontes interviennent... le coin est aussi agrémenté d'un fantôme vétéran de la guerre hispano américaine. Entre rencontres délirantes, expériences avec de la marijuana, le temps file doucement et sereinement dans ce coin perdu du monde.


Ce roman est totalement délirant, décalé, les personnages vivent dans une autre dimension pour le plus grand plaisir du lecteur !
Lien : http://www.lecturissime.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
agnesmoisan84
  25 septembre 2018
Richard Brautigan nous raconte ici les chroniques déjantées de Lee Mellon, le général sudiste, et Jesse, le narrateur. À San Francisco puis Big-Sur, les voici tous les deux colocataires, fauchés, à crever de faim et de soif (d'alcool), dans le trou le plus paumé des US ; seuls s'arrêtent à Big-Sur ceux qui se sont trompés de route ! L'un lit L'Ecclésiaste, tandis que l'autre chasse, en vain, les bruyantes grenouilles de la mare.
Ces deux mecs paumés sont le reflet d'une certaine Amérique, bien loin du rêve ! Feignants, voleurs, tricheurs, ils n'en restent pas moins attachants et touchants.
Aussi, mènent-ils une vie poussiéreuse, sans femme, ni vin... Jusqu'à l'arrivée de quelques visiteurs : une prostituée qui fait des enfants tous les ans, un cinglé en cavale et la douce Ellaine... de quoi les changer de leur quotidien !
Lecture laborieuse au départ, délectable ensuite et trop courte au bout du compte. On aurait bien envie de continuer à suivre les aventures de ces deux olibrius !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
tom67
  12 janvier 2019
Déroutant et délirant. Un flegme à toute épreuve ! Une écriture simple et efficace. Bref même si le roman est court il reste très agréable à lire !
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PinceauPinceau   01 juillet 2016
Lee Mellon vivait dans la maison abandonnée d'un ami qui était alors champion de ping-pong série C d'un asile pour aliénés aux fins fonds de la Californie.Le classement A, B ou C était fonction du nombre d'électrochocs subis par les patients.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
Elle faisait tout ce qu’on lui demandait. Ils lui donnaient ses cent dollars, parfois davantage, car elle était très rassurante, elle ne leur donnait pas de complexes, sauf à ceux qui souhaitaient en avoir, naturellement, elle leur en donnait alors pour leur argent, et ils lui faisaient un petit cadeau supplémentaire pour leur avoir donné de si beaux complexes.
C’était une technicienne très bien payée, elle travaillait trois mois par an et mettait son argent de côté. Elle revenait ensuite à Big Sur, étalait ses longs cheveux sur ses épaules, et menait alors une vie de contemplation spirituelle et physique, et ne supportait pas de tuer un être vivant.
Elle était végétarienne. Les œufs, c’était son seul vice. Il y avait dans le coin des serpents à sonnettes avec lesquels jouaient ses enfants, mais elle n’y faisait rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
PinceauPinceau   01 juillet 2016
Elle décréta un beau jour qu'elle était peintre et, comme elle était intelligente, elle comprit tout de suite qu'il est beaucoup plus facile de parler de peinture que de peindre pour de bon.Elle se mit donc à fréquenter les bars et à parler des peintres de génie comme Van Gogh.Il y avait un autre peintre dont elle parlait tout le temps aussi, mais j'ai oublié son nom.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
Je voulais savoir comment on peut survivre en se nourrissant de céleri : on ne peut pas.
Cent grammes de céleri-rave ne contiennent pas de vitamines sauf 2 mg de vitamine C. Quant aux sels minéraux, il y a 47 mg de calcium, 71 mg de phosphore, et 0,8 mg de fer. Il faudrait un fameux tas de céleri pour faire un navire de guerre.
Et pour terminer en beauté, la Santé par les plantes nous apprend que cent grammes de céleri contiennent trois grammes de protéines et la coquette somme de trente-huit calories.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
Je pense que ce grenier devait être inoccupé depuis des années. Après toutes ces années de paix et de calme, il avait dû se dire qu’il y avait là-haut une prairie avec une jolie brise tiède qui soufflait parmi les fleurs sauvages, et un oiseau qui se perchait dans les arbres au bord du ruisseau.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Richard Brautigan (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Brautigan
Le choix de Mathias Malzieu : « C'est tout ce que j'ai à déclarer » de Richard Brautigan
autres livres classés : littérature américaineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15319 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre