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Le Cycle de l'Élévation tome 3 sur 8

Jean-Pierre Pugi (Traducteur)
EAN : 9782070307548
896 pages
Gallimard (06/07/2006)
3.94/5   88 notes
Résumé :
Sur Garth, une planète dont l'équilibre écologique a été gravement abîmé, les Humains vivent en paix avec les néo-chimpanzés. Mais les Galactiques Gubrus ont décidé d'occuper Garth pour donner une leçon aux humains qu'ils jugent trop arrogants. Or tous les habitants des galaxies n'apprécient pas forcément ces manières de faire... La résistance s'organise autour de l'humain Robert Oneagle et de la belle Tymbrimi, Athaclena, aidés de Fiben, le chimpanzé. En mettant su... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Excellent .. c'est vrai ( hum !! )

C'est un bon moment surtout si on aime le thème du contact et les biosphères étrangères ...
Le style peut surprendre car il est plus posé que Marée stellaire ...
Certains le trouveront un peu lent avec des pages en trop ..

Perso je trouve que c'est précisément l'intérêt de ce sous-genre ( planète opéra et contact ) que de nous balader dans des univers qui tiennent debout et quand c'est soigné : j'aime bien que cela dure le plus longtemps possible ( un peu comme les vacances ! ) ..
L'auteur ne délaye pas ...
Les personnages sont soignés et l'intrigue se déploie correctement et les 200 dernières pages laissent le lecteur perplexe et on se demande comment l'auteur va se sortir de ce mauvais pas ...

Le cycle élévation est composé de bouquins très différents du point de vue du style et ces romans se lisent séparément ...
Le point fort de ce roman tient dans le fait que l'auteur crée un univers très particulier ( singulier ) et qu'il arrive à faire fonctionner les personnages et les problématiques de façons cohérentes avec des règles que le lecteur doit se donner les moyens d'acquérir ...
Pour se plaire dans cet univers je trouve qu'il faut avoir le goût pour un dépaysement très accentué ..
Toujours de l'humour et pas de ridicule ..

Sinon ! je sais que l'on est pas sur France culture mais je signale quand même que le fond de ce bouquin est intéressant ...
Et si la biodiversité était préservée et développée ? ...
Et si mère nature était méchante et qu'il fallait malgré tout la prendre comme elle est ? .....
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La découverte des néo-dauphins a déstabilisé les galaxies, et alors que le Streaker échappe toujours à ses poursuivants, la Terre est assiégée et Garth, une planète déshéritée colonisée par les humains et les néo-chimpanzés est envahie par les Gubrus qui la prenne en otage afin d'obliger la Terragens à révèler la position de la découverte des dauphins. Mais face aux humains et à leurs alliés Tymbrimis imprévisibles, les Gubrus ont-ils une idée de ce à quoi leurs intrigues aboutiront alors que la direction tripartite de leurs forces semble incapable d'arriver à un compromis sur l'action à mener - et les résistants humains et chimps sauront-ils s'y retrouver dans les lois galactiques issues de plusieurs milliards d'années de traditions ? - mener une guerre "civilisée" ce n'est pas si évident …


L'écologie est le thème sous-jacent dominant de ce livre avec la préservation de la biodiversité afin de permettre l'émergence de races susceptibles d'être "Élevées" par les races galactiques dominantes, quasiment une religion pour les Galactiques. Chaque race a une manière qui lui est propre de considérer la chose, et lorsque Garth est envahie et que le facétieux ambassadeur Tymbrimi mystifie les agresseurs avec une supposée race présophonte autochtone tout peut arriver …
Victimes d'intrigues galactiques difficiles à démêler, d'autant qu'il faut aussi respecter les règles alambiquées d'une guerre "civilisée" telles que conçues par d'innombrables millénaires de traditions, les chimps, humains et Tymbrimis vont organiser une Résistance qui si elle manque de moyens va néanmoins réussir à se maintenir face à la puissance des envahisseurs.


Il est facile de s'immerger dans ce livre aux multiples rebondissements et de se laisser porter jusqu'à une conclusion inattendue et loin de répondre à toutes nos questions. L'auteur nous laisse libre de faire travailler notre imagination tout en nous offrant des bases richement définies …
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Ce livre arrive juste après le précédent et, malgré son volume impressionnant, on a pas le temps de s'ennuyer !
Face à la puissance technologique et l'expérience millénaire des Gubrus, décidés à prendre en otage la planète moribonde de Garth, que peuvent bien faire la poignée de résistants ? Beaucoup de choses en fait ! Grâce à l'humour douteux de l'ambassadeur des Tymbrimi, un peuple de mystificateurs télépathes, au charisme de sa fille, au courage de Robert Onaegle, dernier humain libre, à l'intelligence de Fiben, le néo chimpanzé sarcastique, et bien d'autre encore, la résistance va s'organiser pour tenter de chasser l'ennemi.
Ce qui m'a le plus surpris en lisant ce livre, c'est que malgré le nombre de personnages, aucun ne me paraissait ennuyeux, et lorsqu'on en quitte un pour aller voir ce que fait un autre, je ne me suis jamais dit "Oh non ! Pas encore lui !"
Au début, toute victoire semble impossible et pourtant, à la fin, il n'y a pas de retournement impossible de la situation, pas d'aide miraculeuse arrivant à point nommé, juste le fait que les héros on magistralement mené le jeu !
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Quand les vacances commencent à traîner en longueur, rien de tel qu'une petite guerre intergalactique pour retrouver du peps. Et ça tombe bien car c'est tout ce que raconte le tome 3 du Cycle de l'Élévation : occupation, résistance, bataille, écocides, torture… Il y en a pour tous les goûts, et les gentils humains n'ont pas fini d'en baver face aux méchants martiens.
Bienvenue sur Garth, planète magnifique mais fortement endommagée cédée à l'Humanité pour une bouchée de pain. Celle-ci doit faire face au pire : les Gubrus, ces extraterrestres ressemblant à des poulets géants, lui ont déclaré la guerre et cet astre se trouve tout droit dans leur viseur. Elle devra compter sur ses alliés de toujours, néochimpanzés comme tymbrimis, et pas de néodauphins pour cette fois, mais à la place vous aurez… une surprise.
D'emblée David Brin nous transporte dans un monde crédible décrit de manière brève mais efficace, avec un lourd passé comme c'était déjà le cas pour Kithrup : dévastée écologiquement, Garth semble pourtant parfaitement bien se porter niveau faune et flore, ce qui nous montre l'étendue de la richesse que peut avoir une biodiversité… et n'est pas sans nous rappeler notre époque. Toujours dans la démesure, citons quelques digressions sur l'univers en général : on apprend qu'une seule pico-antenne de la Bibliothèque galactique peut contenir à elle seule tous les savoirs accumulés depuis les débuts de l'Humanité !
Mais outre la biologie, il y a l'anthropologie, ou plutôt la xénologie. Trois cultures nous sont montrées avec précision : celle des chimpanzés (enfin), très liées aux restrictions que les hommes doivent leur imposer pour ne pas recevoir de sanctions galactiques (ce qui va donner à l'auteur l'occasion d'aborder la frustration sexuelle), celle des Tymbrimis, sympathiques extraterrestres farceurs (et un brin elfiques), et celle des Gubrus (pour des aliens à l'allure aussi nanardesque, j'avoue que j'ai été agréablement surpris). On en apprend également beaucoup plus sur les Thennanins, une espèce dépourvue d'humour, mais qui possède d'autres types d'émotions : là encore l'aspect psychologique est poussé assez loin.
Que dire de plus ? On suit des personnages plutôt attachants dans toutes sortes de péripéties plutôt bien rythmées, avec une dose d'humour plutôt élevée… Et c'est peut-être ce qui me dérange dans ce tome : tout est plutôt. On sent que Brin aurait pu s'éclater et nous prendre davantage aux tripes en montrant l'ensemble du conflit qui embrase les Cinq Galaxies au lieu d'une simple planète isolée. C'est vrai, quoi ! Quasiment pas un mot du Streaker alors qu'on nous annonçait au début de Marées stellaires qu'il avait fait des découvertes extraordinaires dont on ne sait toujours presque rien, et on n'apprend toujours presque rien sur les respirateurs d'hydrogène qu'on nous tease depuis le début de la série. C'est sans compter qu'on a là un beau pavé de 850 pages (en poche), où les chapitres se réduisent trop souvent à des feuilles d'artichaut. On dit souvent de Jusqu'au coeur du soleil qu'il était un brouillon pour la suite, mais j'aimais son côté dense, nerveux, qui taillait dans le gras ; ici, j'ai eu beau tout trouver sympa, seuls les passages sur le worldbuilding ont réellement réussi à me passionner. Résultat : il m'a fallu onze mois pour finir le bouquin. Et le fait que Rédemption, le dernier tome de la série tronçonné en cinq (!) tomes en VF, reprenne la même recette que les deux volumes précédents n'est pas pour me rassurer…
On ne va pas faire les fines bouches pour autant, La guerre de l'Élévation est loin d'être un mauvais roman de SF. Alliant avec finesse divertissement, réflexion et engagement, ce livre vous convaincra sans doute bien plus qu'il ne l'a fait pour moi. de mon côté, je vais voir dans ma PàL s'il n'y a pas quelque chose de plus court… Oh peuchère, il y a toujours La grève, 1300 pages écrites par une autrice très à droite. Bon, il faut bien se forcer un peu, après tout c'est pour ma culture…
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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Après "Jusqu'au coeur du soleil" et "Marée stellaire", je poursuis ma (re)lecture de la fameuse saga de David Brin, avec des tomes de plus en plus gros (séparés en deux volumes ici, du moins dans mon édition de la fin des années 1980) et de plus en plus passionnants. Si l'histoire se déroule de nouveau sur une seule planète, l'univers créé par l'auteur s'enrichit en effet fortement. Les humains et les chimps côtoient les Tymbrimis et affrontent les Gubrus (une race extra-terrestre avienne et belliqueuse), et on découvre d'autres civilisations et leurs relations et façons de fonctionner.

Le roman souffre de quelques défauts d'écriture (les "Brusquement, il comprit…" trop fréquents, les longueurs et répétitions inutiles...), mais il est globalement bien écrit et construit, et au final plus simple et compréhensible que "Marée stellaire", avec pourtant la même alternance de chapitres suivant l'un des nombreux personnages humains, chimpanzés ou Tymbrimis.

Ce tome est surtout centré sur les principes de l'Elévation et les cultures galactiques. La conquête des Gubrus sur cet avant-poste terrien est l'occasion de pas mal d'action et de batailles (terrestres uniquement, n'attendez pas de combats spatiaux), et dans l'ensemble de rebondissements réguliers. En revanche, l'histoire générale de la saga n'avance pas, les liens avec "Marée stellaire" sont plus que légers. Dans ce tome, les néo-dauphins avaient découvert d'anciens secrets et leur vaisseau Streaker était traqué par tous les ET, j'espère qu'on en saura plus sur cette découverte dans les tomes suivants, à savoir les 5 volumes de "Rédemption".
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Ce n'est pas le meilleur des mondes. Autrement, y trouverait-on tant de choses illogiques ? La tyrannie ? L'injustice ? Même l'évolution, cette source de diversité qui est le cœur de la nature, est souvent un processus impitoyable où l'apparition de la vie dépend de la mort.

p.851
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Qu’il est étrange qu’un seul monde, en soi insignifiant, puisse prendre une telle importance !
La circulation grondait entre les tours de la Capitale, juste au-delà du dôme de cristal hermétique du palanquin officiel, mais l’habitacle était insonorisé et aucun bruit ne venait incommoder le bureaucrate de l’Économie et de la Circonspection. Son esprit se concentrait sur l’image holographique d’une petite planète qui poursuivait ses lentes révolutions à portée d’un de ses bras duveteux. Des mers bleutées et des îles évoquant une poignée de gemmes apparurent dans son champ de vision, rendues miroitantes par l’éclat réfracté d’une étoile invisible.
Si j’étais une de ces divinités dont parlent les légendes des « jeunes loups »… s’imagina le bureaucrate. Ses rémiges se bandèrent. Il n’aurait eu alors qu’à tendre les serres pour s’emparer de…
Certainement pas ! Cette idée folle lui démontrait qu’il avait consacré un trop grand nombre d’heures à étudier l’ennemi. Les concepts absurdes des Terriens contaminaient son esprit.
Ses deux aides hérissèrent leur duvet pour traduire leur irritation, sans cesser pour autant de lisser les plumes et le torque de couleur vive du bureaucrate qui ne tarderait guère à arriver à destination. Il n’en fit pas cas. Glisseurs particuliers et aérobarges défilaient sur les côtés du palanquin, et les files de véhicules s’écartaient devant le fanal lumineux de l’appareil officiel. Seuls les membres de la famille royale bénéficiaient habituellement d’un tel privilège, mais le bureaucrate dont le lourd bec s’abaissait vers l’holo-image ne voyait rien de ce qui se passait à l’extérieur.
Garth, de nouveau victime.
Sur le pourtour des mers bleutées peu profondes, les contours des continents bruns étaient estompés par des nuages tourbillonnants à la blancheur trompeuse. Ils paraissaient aussi doux que le plumage d’un Gubru. Le long d’un archipel et à l’extrémité d’un cap, sur la côte du plus grand continent, brillaient les lumières de petites agglomérations. Partout ailleurs, ce monde paraissait encore vierge, et seuls les éclairs de quelques orages troublaient son repos.
Des rangées de symboles codés révélaient cependant une autre réalité. Garth était un monde appauvri, un enjeu sans valeur. N’était-ce pas pour cette unique raison que les jeunes loups humains et leurs clients avaient obtenu l’autorisation de s’y implanter ? Les Instituts galactiques l’avaient biffé de la liste des planètes colonisables depuis longtemps.
Et à présent, pauvre petit monde, te voici choisi pour servir de théâtre à une guerre.
Dans l’intention de parfaire son entraînement, le bureaucrate de l’Économie et de la Circonspection pensait en anglique, cette langue bestiale dont l’usage était réservé aux créatures de la Terre. Si la plupart des Gubrus assimilaient l’étude de tout ce qui se rapportait aux races étrangères à un passe-temps malsain, l’intérêt du bureaucrate pour ce langage semblait sur le point de porter ses fruits.
Finalement. Aujourd’hui.
Le palanquin s’était glissé entre les grandes tours de la Capitale, et un édifice démesuré de pierre opalescente se dressait devant lui. L’Arène du Conclave, siège du gouvernement de la race et du clan des Gubrus.
Des frissons d’impatience et de nervosité parcoururent sa crête et redescendirent jusqu’aux vestiges atrophiés de ses pennes, provoquant les pépiements de protestation de deux Kwackoos. Comment pourraient-ils achever de lisser ses belles plumes blanches ou de polir son long bec crochu s’il ne restait pas un seul instant immobile ?
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Dans cette attente, ils devraient appliquer les Règles de la Guerre. En les faisant respecter, le suzerain de l’Orthodoxie entrerait en conflit avec ses pairs, ses futurs amants et rivaux. Mais l’élaboration d’une juste politique engendrait nécessairement de la tension, même si certaines des lois que le prêtre serait amené à faire appliquer pouvaient paraître stupides.

Oh, puisse le jour venir bientôt,
Le jour où nous serons libérés du carcan… zooon…
Des règles ! Quand le Changement récompensera les justes,
Quand reviendront les Progéniteurs… zooon.

Le suzerain fit enfler son plumage puis ordonna à l’un de ses serviteurs d’aller chercher un aspire-plumes.

Tôt ou tard, les Terriens feront un faux pas,
Et fourniront ainsi une justification à nos actes… zooon.
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Des créatures fascinantes et surprenantes, pensa-t-il. Garth était bien le seul lieu où un fonctionnaire employait encore le terme extrêmement ancien de "madame", pour s'adresser à un chef femelle. Sur les autres mondes colonisés par les Terriens, ces derniers utilisaient le "ser" neutre, quel que fût le sexe de l'interlocuteur.

p.60
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La descente était épuisante sur cette pente abrupte, mais il progressait rapidement. Le soleil n'était pas arrivé à mi-chemin du zénith qu'il courait sur les collines et laissait derrière lui les kilomètres comme des pensées sitôt oubliées.

p.689
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