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EAN : 9782290308158
537 pages
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 272 notes)
Résumé :
Le vaisseau d'exploration Streaker a amerri en catastrophe sur la planète aquatique et peu connue de Kithrup, après avoir fait une des plus grandes découvertes de l'histoire galactique. En haut, dans l'espace, des flottes de guerre appartenant à diverses races extraterrestres s'affrontent dans une bataille titanesque pour s'emparer de l'astronef terrien. En bas, cachés sous la mer, des membres de l'équipage composé d'humains et de dauphins doivent lutter contre une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  09 janvier 2018
Excellent roman .. dépaysant ... rythmé .... : Marée stellaire .
Un titre superbe pour un roman excessivement soigné ( style et organisation de l'intrigue ) .
C'est un incontournable pour les amateurs du thème du contact .
Ce roman est un délice pour l'amateur et c'est le second d'un cycle après Jusqu'au coeur du soleil .
Ce texte n'est pas la suite du premier ….
Le troisième ( toujours pas la suite du premier) est Elévation ( un prix Hugo également ) …
Un second cycle à la suite et dans cet univers : celui de Rédemption .
le monde de l'exil est également très bon et toujours dans le même univers .....
Bref un univers où l'on peut errer et se perdre avec délice si on apprécie la thématique du contact .
Ce texte est excessivement fouillé et nuancé .. l'intrigue est imprévisible au possible ..
Les espèces en présence et leur particularités ainsi que le principe de l'Elévation sont amenés avec un souci de rigueur soutenu et une grande habileté assortie de l'éloquence en prime ..
Le contexte prospectif est lui aussi soigné et c'est une plongée ( au sens propre ) dans un futur bluffant , brûlant ! et : mouillé ! sourire …
Les personnages sont vivants , nombreux et riche d'humanité ou d'étrangetés .
C'est parfois drôle mais jamais ridicule .
Perso : Je trouve que le thème du contact est très difficile à traiter surtout quand on l'aborde de front comme le fait David Brin .
Une bonne lecture assez édifiante ( quand on sait que deux espèces héroïnes de ce roman sont des espèces menacées )
J'ai pris mon pied !
Les prix Hugo des années entre 80 et 90 avaient vraiment tendance à être de très bon crus , généralement !
Actuellement dispo chez folio SF.
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Pavlik
  22 mars 2017
Paru en 1983, "Marée Stellaire" s'avère être un must dans le domaine de la science-fiction...Ce roman a d'ailleurs obtenu les prix Hugo, Locus et Nebula, et ils ne doivent pas être nombreux dans ce cas.
Il constitue le deuxième roman du cycle de l'Elévation (après "Jusqu'au Coeur du Soleil", paru en 1980) et peut tout aussi bien être considéré comme un space-opera que comme un planet-opera...Sa première grande force est son univers original, basé sur une idée géniale, qui postule que l'apparition spontanée d'une race intelligente dans la galaxie (en l'occurrence ici un réseau de cinq galaxies) aurait été un phénomène unique, survenu il y a plus d'un milliard d'années. Cette race mythique, connue sous le nom de Progéniteur, aurait ensuite "élevé" d'autres espèces au stade de la sapience, devenant leur Patron et elles leurs Clients. le pacte qui unit Patrons et Clients court sur 100 000 ans et donne de grands pouvoirs aux Patrons, notamment celui de modifier génétiquement leurs Clients, de les adapter à leurs besoins et de leur imposer leur loi...Vient ensuite le temps où les Clients deviennent à leur tour Patrons et perpétuent ainsi la chaîne de l'évolution. Plus une race est ancienne et a (ou a eu) de Clients, plus elle est prestigieuse au sein de la société Galactique. Par ailleurs, des Instituts sont apparus avec le temps, afin de tenter de réguler les relations entre races, notamment celui des Migrations (qui délivre le droit de coloniser telle ou telle planète), ainsi que la Bibliothèque, qui regroupe l'ensemble du savoir universel. Mais le pouvoir de ces Instituts reste relatif et les grandes races patronnes font globalement ce qu'elles veulent...Au milieu des Galactiques (terme générique employé par l'humanité pour désigner les extraterrestres), les humains ont un statut à part. En effet, ils prétendent avoir évolué sans Patrons (certaines races pensent que leur patron les a abandonné), ce qui constitue une idée inadmissible pour presque tous les E.T., souvent très conservateurs (et belliqueux). de fait, les hommes leur rendent bien leur animosité, par leur attitude frondeuse, leur audace et leur humanité, dans les rapports qu'ils entretiennent avec leurs propres races clientes, à savoir les dauphins et les chimpanzés.
On le voit, si l'univers proposé par David Brin est original, il est également complexe et cohérent. L'intrigue qu'il développe ne l'est pas moins et, de fait, "Marée Stellaire" est une lecture relativement exigeante (pas le genre de bouquin à laisser de côté trop longtemps), de part la multiplicité des points de vue (à la fois néo-dauphins, humains et galactiques) et des dynamiques politiques, institutionnelles et personnelles sous-jacentes. L'histoire est celle du Streaker, le premier vaisseau d'exploration terrien commandé par un équipage de dauphins (même si des hommes sont aussi de la partie) qui, après être tombé sur une découverte extraordinaire, est poursuivie par la moitié des grandes races patronnes des cinq galaxies. Endommagé, il est obligé de se réfugier sur Khitrup, une planète aquatique...
J'ai vraiment savouré cette histoire, dont le cadre possède un charme certain et dont les personnages sont solides et bien caractérisés. David Brin restitue à merveille la psychologie des dauphins évolués, dans le contexte qui est le leur, ainsi que les relations qu'ils entretiennent avec leurs Patrons humains, et il en fait sans problème de véritables personnages. L'évocation de la planète Khitrup est aussi très réussie...La diversité des races extraterrestres est assez hallucinante et les passages qui leur sont dédiés sont de vrais petits bijoux d'humour, sans pour autant tomber dans la parodie. Enfin, un autre point fort est l'évocation de technologies très variées et originales, notamment dans les domaines de l'armement et des déplacements de croiseurs stellaires.
Vous l'avez compris, pour qui s'intéresse à la SF, "Marée Stellaire" me semble être un passage obligé...En tout cas, moi je ne regrette pas un instant les presque 600 pages qui le constitue...Mon premier coup de coeur de 2017.
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Apophis
  11 février 2016
Un incontournable de la science-fiction centrée sur les extraterrestres, un modèle de construction d'univers
Sorti en VO en 1983, ce roman est titulaire à la fois du prix Hugo et Nebula, ce qui en fait, sur ce plan, l'égal de références prestigieuses comme Dune, Neuromancien ou l'Anneau-Monde de Larry Niven. Il s'agit du second livre d'un cycle, dit de l'Élévation, mais il s'agit pour moi du véritable début de ce dernier.
Mais, allez-vous me demander, qu'est-ce qui rend ce roman si intéressant, pour ne pas dire incontournable ? La réponse est simple : son univers.
- Les Extraterrestres dans Marée Stellaire
Non seulement les races extraterrestres avancées sont extrêmement nombreuses, mais il y a aussi des espèces terrestres et non-humaines intelligentes (je vais y revenir). La narration alterne entre le point de vue des premières, celui des secondes et celui des humains, qui deviennent finalement un élément minoritaire, même si pas tout à fait négligeable, de la narration.
Outre les espèces classiques de toute SF (écrite, TV ou ciné), comme les plus ou moins humanoïdes, les animaux bipèdes et intelligents ou les boules de fourrure, David Brin nous présente des espèces d'un type jamais vu pour certaines (je pense aux Jophurs, mais pas seulement, comme nous sommes sur le point de le voir), ou bien rassemble dans le même univers des choses qu'on a pu voir ou apercevoir brièvement chez d'autres écrivains, comme les machines pensantes de Fred Saberhagen plus les Jupitériens d'Arthur Clarke (quoi que pour ces derniers, ma référence personnelle aille vers l'Algébriste de Iain M. Banks).
En effet, outre de classiques êtres basés sur le carbone et respirant de l'oxygène, Brin crée d'autres Ordres de la Vie, comme les hydro-Sapiens (êtres respirant de l'hydrogène et vivant au sein des géantes gazeuses type Jupiter), les Quantiques ou encore les Memetiques, qui ne sont rien d'autres que des idées parvenues à l'existence dans une des nombreuses strates de l'hyperespace. On trouve aussi des espèces Retirées et Sublimées / Transcendantes, exactement comme chez Banks, qui s'est visiblement amplement inspiré de nombreuses idées de Brin pour bâtir sa communauté galactique (c'est particulièrement visible dans Une forme de guerre, ainsi que dans Trames et tous les tomes postérieurs). Les hydro-sapiens sont considérés comme ayant particulièrement mauvais caractère, et pour qu'une coexistence pacifique puisse avoir lieu avec les Oxys respirant de l'oxygène, des Instituts ont été mis en place, comme celui des Migrations (qui décide qui va exploiter telle planète ou système pour quelle période) ou celui pour une Guerre civilisée.
La grande originalité de l'aspect extraterrestre de l'oeuvre de David Brin ne réside en effet ni dans le nombre faramineux de races, ni dans le caractère très inhabituel de la nature physique de certaines d'entre elles, mais bien dans les relations qui les unissent.
- Patrons et Clients :
Tout part d'une idée simple : l'accès naturel (via l'évolution) à une intelligence et une conscience de niveau humain serait un phénomène extrêmement rare. En fait, si rare que l'écrasante majorité des races est persuadée qu'il ne s'est produit qu'une fois, avec une race devenue mythique et connue sous le nom de Progéniteurs. Il y a plus d'un milliard d'années, cette race se serait donné pour mission de faire fleurir ce don précieux dans son petit coin de l'univers (l'action des romans s'étend sur 5 galaxies, même si de vieilles bases de données parlent d'une époque où 17 galaxies étaient reliées par des Points de transfert), en pratiquant génie génétique et eugénisme (un processus connu sous le nom d'Élévation) sur une espèce pré-sapiente (au seuil de l'intelligence-conscience humaine), puis en lui donnant pour mission de transmettre à son tour ce don à toute créature dont elle croiserait le chemin dans le vaste univers.
Cette chaîne s'est poursuivie, chaque nouvelle espèce Élevée devenant le Client (terme à rapprocher du système romain de Clientélisme) pendant 100 000 ans de son Patron, avant de devenir au bout de cette période un Patron potentiel pour de nouvelles espèces. Les Patrons disposent d'un grand pouvoir sur leurs Clients, comme celui de trifouiller leur génome, de limiter leurs « privilèges de reproduction », ou de leur imposer des diktats politiques absolus. le statut de Patron donne un grand prestige à une espèce, proportionnel au nombre de Clients, à leur « réussite » sur la scène galactique et au nombre de Clients qu'ils élèvent eux-mêmes une fois devenus Patrons. Il se crée ainsi de véritables dynasties reliant les espèces entre elles, connues sous le nom de Clans. Ceci se reflète jusque dans le nom de l'espèce, qui est défini par une nomenclature complexe comprenant les noms des Patrons et aussi ceux des éventuels clients : par exemple, le nom officiel des Soros reptiliens est Soro ab-Hul-ab-Puber-ul-Gello-ul-Forski-ul-Paha-ul-Kisa, ce qui indique que les Hul et les Puber font partie de la chaîne d'espèces qui les ont élevés et que les Gello, les Forski, les Paha et les Kisa ont été élevés vers l'intelligence-conscience par les Soros.
Les humains ont, dans cet univers, un statut vraiment très particulier : en effet, personne n'a été capable de retrouver une trace de leur Patron, ce qui pourrait indiquer… qu'ils auraient évolué naturellement, comme les Progéniteurs. Une idée inacceptable dans une société galactique caractérisée par son dogmatisme, son conservatisme et sa rigidité, dans laquelle les Progéniteurs et la doctrine de la chaîne d'Élévation ont acquis un statut quasiment sacré et indéboulonnable. Certains refusent l'idée et préfèrent croire à un Patron caché (c'est un peu le thème de Jusqu'au coeur du Soleil, premier roman du cycle), ou pire, à un Patron qui aurait eu l'attitude criminelle de disparaître avant d'achever l'élévation des humains.
Lorsque ces derniers sont découverts par la société galactique, les espèces, Clans et alliances politiques les plus extrémistes veulent soit les détruire (à cause des dégâts écologiques qu'ils ont infligé à leur planète, un point sur lequel les Instituts Galactiques ne plaisantent vraiment, mais alors vraiment pas), soit leur imposer de force un statut de Client. Malheureusement pour elles, et heureusement pour l'humanité, il se trouve que quand ce premier contact à lieu, les humains ont, tout seul dans leur coin, et sans rien connaître aux règles, pour ne pas dire aux rituels, du processus pratiqué par la société galactique, procédé non pas à une mais à deux élévations : celles des Dauphins et des Chimpanzés. Ils ont donc, de fait, le statut de Patrons (Humain ul-Dauphin ul-Chimpanzé ; vous remarquerez évidemment l'absence de « ab »), ce qui, que ça plaise ou non aux Soros, Tandus et autres Jophurs, leur donne des droits, notamment celui de se voir attribuer leur propres planètes à coloniser par l'Institut des Migrations ou leur propre antenne de la Bibliothèque galactique par l'Institut du même nom.
Mais évidemment, on peut ruser, et les Galactiques (comme les humains les appellent) ne s'en privent pas : les planètes qu'on leur attribue sont des désastres écologiques (par exemple ravagées par des occupants précédents, qui ont certes été sévèrement punis -parfois jusqu'à l'éradication !-, mais il n'en reste pas moins que le mal est fait), et le Clan Terrien a de gros doutes sur certaines informations de la Bibliothèque. Pour autant, il y a quelques espèces amicales, avec lesquelles des relations sont nouées.
- Intrigue & personnages
Toute l'intrigue part de là : à la fin du 25ème siècle, un vaisseau, le Streaker, est envoyé vérifier certaines données cartographiques de la Bibliothèque. Il a comme particularité d'être commandé par un Néo-Dauphin, et de voir cette race former l'écrasante majorité de l'équipage (le reste se partageant entre quelques humains et un unique Néo-chimpanzé). Etant donné que personne ne met jamais en doute les données de la bibliothèque, cette expédition tombe sur quelque chose qui, de fait, est resté caché jusque là, puisque nul n'aurait eu l'idée de se rendre physiquement dans ce coin perdu : une flotte de centaines de vaisseaux, énormes (de la taille d'une lune), incroyablement anciens. A l'intérieur, on trouve des cadavres d'une race inconnue ou oubliée, peut-être les Progéniteurs en personne, et l'un d'eux est amené à bord. le rapport que le Streaker transmet à la Terre est intercepté, et aussitôt, des hordes de vaisseaux de guerre appartenant à tous les Clans et alliances politiques ou religieuses se mettent à sa poursuite, lui coupant tout passage au travers des Points de transfert longue distance et lui tendant des embuscades au travers des différentes strates de l'hyperespace. le vaisseau finit par être acculé dans le système de Kithrup, et, endommagé, finit par se cacher sous les flots de cette planète océan. Il a cependant droit à un sursis lorsque les différentes factions se mettent à se battre entre elles pour sa possession (une fois qu'il aura été retrouvé).
Le capitaine et ses officiers ont un plan, une forme astucieuse de cheval de Troie, pour s'en sortir, mais une partie de l'équipage fomente une mutinerie car elle estime ridicule de ne pas se rendre en fournissant aux Galactiques le cadavre et les données de navigation qui les intéressent. de plus, cette planète du bout du monde se révèle abriter un mystère ainsi qu'un trésor inattendu, à savoir une espèce pré-sapiente qu'il serait possible d'élever. Mais les secrets ne sont pas seulement à l'extérieur de la coque endommagée du Streaker, puisque certains membres d'équipage ne sont pas tout à fait ce qu'ils semblent être… Marée Stellaire a un incontestable aspect Planet Opera dans la découverte de la planète, même s'il est sans doute moins marquant que dans un roman comme Dune par exemple.
La narration alterne entre les différentes factions de Galactiques, les humains, les Néo-Dauphins et le Néo-Chimpanzé. L'auteur a un talent absolument ahurissant pour nous immerger dans des esprits et des cultures autres, et c'est, avec les thèmes très profonds (principalement l'écologie et les dogmatismes religieux ou institutionnels des civilisations ayant atteint une certaine ancienneté) et la minutieuse construction de l'univers, ce qui fait un des multiples intérêts de ce roman, ce qui en fait aussi un incontournable de la SF.
Un dernier point à signaler : David Brin a également une imagination proprement faramineuse en terme de technologie ou de domaines assimilés, comme la nature ou la structure de l'hyperespace, une variété prodigieuse de moyens de déplacement supraluminiques, ainsi, par exemple, que l'utilisation d'armements de nature psychique. Ce dernier point est absolument rarissime dans la SF post-1970, même si pouvoirs psi et SF ont jadis fait très bon ménage.
- En conclusion
Même sans parler de l'intrigue ou des personnages, c'est la qualité hors-normes de son univers qui a permis à ce roman de gagner les prix les plus prestigieux de SF et sa très bonne réputation. Si vous vous intéressez aux extraterrestres et aux univers très détaillés et très cohérents, ainsi qu'à l'écologie en SF, c'est une lecture indispensable.
J'espère que cette critique vous aura donné envie de découvrir le reste de son oeuvre, car d'une part ça vaut réellement le coup, et car d'autre part c'est un peu un incontournable pour un amateur de SF. En matière de construction de civilisation galactique et d'âme donnée aux différentes races qui la peuplent, je ne connais que deux auteurs qui se sont approchés de ce niveau : Iain Banks (même si, comme je l'ai expliqué, la Galaxie de la Culture doit beaucoup à celle imaginée par David Brin) et Vernor Vinge dans Un Feu sur l'abîme.
Lien : https://lecultedapophis.word..
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finitysend
  30 janvier 2013
C'est un bon moment surtout si on aime le theme du contact et les biosphères étrangères ...
Le style peut surprendre car il est plus posé que le cycle de l'élévation, Tome 2 : Marée stellaire ...
Certains le trouveront un peu lent avec des pages en trop ..
Perso je trouve que c'est précisément l'intérêt de ce sous-genre ( planete opéra et contact ) que de nous balader dans des univers qui tiennent debout et quand c'est soigné : j'aime bien que cela dure le plus longtemps possible ( un peu comme les vacances ! ) ..
L'auteur ne délaye pas ...
Les personnages sont soignés et l'intrigue se déploie correctement et les 200 dernières pages laissent le lecteur perplexe et on se demande comment l'auteur va se sortir de ce mauvais pas ...
Le cycle élévation est composé de bouquins très différents du point de vue du style et ces romans se lisent séparément ...
Le point fort de ce roman tient dans le fait que l'auteur crée un univers très particulier ( singulier ) et qu'il arrive à faire fonctionner les personnages et les problématiques de façons cohérentes avec des règles que le lecteur doit se donner les moyens d'acquérir ...
Pour se plaire dans cet univers je trouve qu'il faut avoir le goût pour un dépaysement très accentué ..
Toujours de l'humour et pas de ridicule ..
Sinon ! je sais que l'on est pas sur France culture mais je signale quand même que le fond de ce bouquin est intéressant ...
Et si la biodiversité était préservée et développée ? ...
Et si mere nature était méchante et qu'il fallait malgré tout la prendre comme elle est ? .....
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Dans cet univers : Rédemption, tome 1 : le Monde de l'exil ( très sympa ) ...
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LeScribouillard
  19 août 2019
J'avais adoré Jusqu'au coeur du soleil, malgré quelques longueurs et autres cocktails hasardeux, et le tome 2 du cycle de l'Élévation était unanimement recommandé comme encore meilleur. Au point qu'il a totalement éclipsé son frangin et qu'on lui attribue ses idées les plus remarquables comme l'Élévation en question. Je me montrerais toutefois plus prudent que certains confrères en conseillant de lire le tome 1 au préalable : Virée dans le grand four à pizza s'était déjà montré très exigeant, Aventures en baignoire géante l'est encore plus (les informations importantes sont données, mais relativement tard dans la récit quand on nage dans les problématiques qu'elles soulèvent). Néanmoins, les deux livres peuvent se lire chacun de leur côté.
Bon c'est bien joli tout ça, mais qu'est-ce que ça raconte ? En route pour les profondeurs interstellaires… mais pas que !
De l'eau et du MÉTAAAL !
Nous sommes 200 ans après Jusqu'au coeur du soleil. Humains et animaux augmentés sont toujours dans le caca face au reste de l'univers, et v'là-t'y pas qu'un de leurs vaisseaux, poursuivi par les Galactiques, s'échoue sur une planète-océan. Comment vont-ils s'en sortir ? Dans quoi sont-ils armées se fourrer le nez ? Suite au prochain épisode.
Dans un premier temps, posons-nous la question suivante : David Brin a un univers flûtin de vaste, et pourtant il décide de nous faire un quasi-huis clos de 600 pages dans un vaisseau tout pété avec la météo de la Bretagne. Comment est-ce qu'il va s'en tirer ? Les premières dizaines de pages entament la besogne en nos prouvant une fois de plus sa maîtrise du worldbuilding : imaginez un océan tout ce qu'il y a de plus banal, mais dont la faune et la flore possèdent dans leurs composants chimiques davantage de métal, et c'est tout un spectacle de couleurs flamboyantes qui s'offre à vous. Ne nous mentons pas, le sense of wonder à grande échelle est moins présent dans ce tome plus mer-à-mer ; mais quand il y en a, on le sent passer : pour ne spoiler que le détail le moins extraordinaire, sachez que l'équipage découvre un vaisseau extraterrestre de au moins trente MILLIONS d'années !
Positionnement face au reste du cycle
Marées stellaires constitue également un formidable objet d'analyse dès lors que l'on s'intéresse au tome qu'il remplit au sein du cycle : le concept d'Élévation y est remis en question et poussé à ses propres limites. Une des races élevées qui auraient ainsi dû être délivrées de l'esclavage de ses « patrons » après être devenue une race mature continue à les servir docilement parce que ces petits filous en ont profité pour modifier leurs gènes de manière à ce qu'ils deviennent accros à eux. On observe donc que les promesses de ce système sont loin d'être tenues, et que les plus puissants profitent de la moindre faille pour y tirer des avantages (étant donné les positions politiques de David Brin, il n'y a qu'un pas vers un parallèle avec le libéralisme que je ne ferais pas dans l'immédiat pour la bénéfice du doute). Vous comprenez aisément pourquoi dans un système aussi confortable pour les uns, les autres soient si mal perçus pour soutenir une espèce n'adhérant pas à cette politique. Des créatures qui n'obéiraient pas à d'autres extraterrestres plus puissants ? Mais c'est contre-nature, voyons !
L'auteur met également en scène des races entières chez qui cette croyance qu'un sophonte ne peut pas être autodidacte est si forte qu'elle vire au fanatisme religieux. Il n'en dépeint pas pour autant une caricature de dogme simplette, celui-ci étant lui-même divisé en différentes croyances. Enfin, les enjeux soulevés dans ce tome remettent fortement en question les croyances fondamentales des aliens et promettent un final explosif.
On remarque également une nette évolution de la complexité des points de vue : si le tome 1 était vu à 95% par les yeux de Jacob Demwa, ici on change de protagonistes à chaque chapitre, celui ou ceux que nous suivons étant aimablement indiqués par le titre du chapitre. David Brin tisse des relations complexes au sein de l'équipage tout en respectant la psychologie des néodauphins différente de l'homme et sans faire de ses personnages des marionnettes : citons Toshio et ses difficultés à s'intégrer à l'équipage, Dennie qui par le malheur d'être une femme et noire (et belle, avec ça) se fait harceler par une sorte de Christian Grey aquatique… Mais le mieux campé reste probablement le docteur Dart, savant néo-chimpanzé au sens de la démesure absolument fabuleux !
Quelques défauts qui subsistent
Tout serait parfait, voyez-vous, s'il ne restait pas quelques mauvaises habitudes de l'auteur : les pouvoirs psioniques sont de plus en plus présents et peu crédibles dans un cadre aussi réaliste, rappelant davantage de la science-fantasy qu'une SF quasi ou carrément hard sur certains points. Certes, ça permet tout un tas de trucs chouettes (des combats par esprit, des créatures capables de tordre la réalité par leurs croyances), mais j'aurais bien aimé avoir au moins un embryon d'explication sur ce qu'est l'esprit au juste et comment peut-il influencer la physique.
L'auteur s'essaye également à imaginer les composantes de la langue delphinienne pour les insérer ensuite dans le texte. Mais pour désigner des êtres féminins, fem et monsieurfem par exemple alourdissent plus le texte qu'ils ne lui donnent du sens…
On va par contre passer très vite sur les incohérences : le fait que le Streaker ne se soit pas servi des bombes atomiques contre ses poursuivants n'en est selon moi pas une, étant donné qu'il s'agit d'armes de dissuasion et que les ET doivent en posséder des bien pires. Par contre, il faudra qu'on m'explique comment le personnage ayant censé avoir perdu toute faculté du langage puisse au début encore pouvoir s'exprimer en ternaire. Ce qui, cela dit, n'influe en rien sur le reste du récit.
Un petit problème qu'on rencontrait également dans le tome 1 : David Brin a tendance à tirer un peu à la ligne : le roman n'est pas vraiment sans temps morts ou inutilement prolongés, et on se dit qu'il aurait facilement pu être dégraissé de deux ou trois dizaines de pages.
Enfin, les extraterrestres ennemis, de par leur énorme nombre et la brièveté des chapitres qui leur sont consacrés, n'ont le temps d'être brossés à grands traits, sans que l'on puisse jamais s'immerger dans leur psychologie. Tous sauf peut-être le Thennanin sont relégués au rang de fanatiques débiles auxquels il est impossible de s'identifier. On félicitera néanmoins l'auteur d'avoir su brosser les traits de tant de civilisations en seulement deux-trois pages à chaque fois.
Eh oui, dit comme ça, ça a l'air beaucoup, mais dites-vous bien qu'au final ce sont des chipotages microscopiques qu'on remarque à peine. le ton est épique et la fin l'est sans doute autant que celle du tome 1. Rien que la combat entre K'tha-Jon et Keepiru vaut les meilleurs moments du MCU, et il y aura même des poèmes structurés et des signes bizarres pour les fans de Damasio. L'ensemble donne un roman complexe où chaque pièce s'emboîte à la perfection tout en ménageant de grosses surprises, et où l'on regrette au final juste quelques légères baisses de rythme… pour repartir de plus belle.
Conclusion
Marées stellaires est une réussite quasi-totale, bourrée de moments d'action comme de réflexion, avec un cadre unique et qui surpasse pour ainsi dire Jusqu'au coeur du soleil. Autant vous dire que vous n'allez sans doute pas attendre longtemps avant que je chronique la suite… Alors lisez-moi la suite du cycle de l'Élévation, pour son univers, sa diégèse, ses personnages, sa dramaturgie, et tant d'autres choses encore. Après je dis ça, c'est pour votre culture…
PS : Carton rouge à Bragelonne, qui oublie des points au bas mot deux fois toutes les centaines de pages et les points de suspension par moments de manière quasi-systématique. Les correcteurs travaillent à la chaîne, dans une cale à l'eau et au pain sec ?!
PPS : Un vaisseau s'appelle Flamme de Queg, un autre Flamme de Krondor, et dans les remerciements est cité un certain Ray Feist… J'ai l'oeil.
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   13 janvier 2017
Ce qu'ils craignaient, c'était le syndrome de l'"Age d'Or"...la tendance morbide à "regarder en arrière" pour chercher la sagesse dans de vieux textes poussiéreux plutôt que dans la dernière édition du journal. Hormis quelques rares espèces telles que les Kantens et les Tymbrimis, la communauté galactique dans son ensemble paraissait engluée dans ce type de mentalité [...] Héritiers d'une tradition de technologie de bouts de ficelle, les leaders de la Terre étaient convaincus que l'innovation pouvait se révéler payante, même en cette période tardive de l'Histoire galactique. Du moins était-il plus satisfaisant d'en être convaincu. Pour une race d'enfants-loups, l'orgueil n'était pas un vain mot.
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PavlikPavlik   02 janvier 2017
Deux cent cinquante années après le contact avec la civilisation galactique, l'humanité continuait à se démener pour rattraper son retard. Les races extraterrestres qui se servaient de l'immemoriale Bibliothèque depuis des temps bien antérieurs à l'apparition des premiers mammifères sur terre - manifestant d'ailleurs une lenteur toute glaciaire pour mettre à jour cet universel compendium du savoir - avaient presque fait figure de dieux aux yeux des Terriens primitifs qui se traînaient à bord des pesants mastodontes qu'étaient leurs premiers astronefs. Puis la Terre s'était vu accorder une antenne de la Bibliothèque censée lui donner accès à toutes les connaissances accumulées au cours de l'histoire galactique, mais il avait fallu attendre une date récente pour que celle-ci cessât d'être une source de perplexité pour devenir d'une aide quelconque.
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PavlikPavlik   01 mars 2017
Krat se léchait avec lenteur l'ergot nuptial en évitant délibérément de regarder les créatures qui s'empressaient de nettoyer la sanglante bouillie qui souillait un coin de la passerelle. Sans nul doute, elle venait de s'attirer des ennuis. Le Haut Conseil Pila n'allait pas manquer d'élever une protestation. Certes, en tant que Grande Amirale, elle était en droit de traiter à sa convenance n'importe quel membre de sa flotte. Toutefois, de telles prérogatives ne s'étendaient traditionnellement pas jusqu'à l'embrochage d'un Bibliothécaire doyen pour la seule raison qu'il était porteur de mauvaises nouvelles. Je me fais vieille, se dit-elle.
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PavlikPavlik   01 janvier 2017
L'ossature des formes de vie kithrupiennes n' était pas constituée de calcium mais d' autres métaux prélevés dans le milieu liquide ambiant par l'entremise de filtres biologiques. Il en résultait que cette mer offrait aux regards l'étincelante gamme de coloris des métaux et de leurs oxydes. Ainsi, la rutilance des nageoires dorsales des poissons, les inflorescences argentées des zostères y contrastaient avec le vert chlorophylien plus banal des frondes et de la végétation aérienne.
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PavlikPavlik   04 janvier 2017
La propension des Terriens à se fourrer dans des guêpiers pour en tirer leçon par la suite a d'abord été le motif pour lequel mes propriétaires ont donné leur accord à cette folle entreprise - quoique personne ne se soit jamais attendu à une cascade de tuiles telle que celle qui s'est abattue sur ce vaisseau. Vos talents en ce domaine ont été nettement sous-estimés.
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