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Albert Kohn (Autre)
ISBN : 2070221539
Éditeur : Gallimard (14/10/1980)

Note moyenne : 4.54/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, à Brindisi, le 21 septembre 19 av. J. -C ; au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de L'Enéide.
Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologu... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ay_guadalquiviray_guadalquivir   12 avril 2011
incipit :
"Bleu d'acier et légères, agitées par un imperceptible vent debout, les vagues de l'Adriatique avaient déferlé à la rencontre de l'escadre impériale lorsque celle-ci, ayant à sa gauche les collines aplaties de la côte de Calabre qui se rapprochaient peu à peu, cinglait vers le port de Brundisium, et maintenant que la solitude ensoleillée et pourtant si funèbre de la mer faisait place à la joie pacifique de l'activité humaine, maintenant que les flots doucement transfigurés par l'approche de la présence et de la demeure humaine la peuplaient de nombreux bateaux, - de ceux qui faisaient route également vers le port et de ceux qui venaient d'appareiller, - maintenant que les barques de pêche aux voiles brunes venaient de quitter, pour leur expédition nocturne, les petites jetées des nombreux villages et hameaux étendus le long des blanches plages, la mer était devenue presque aussi lisse qu'un miroir."
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AtarahAtarah   16 décembre 2016
En effet, comme conscient de l’abolition de toute durée, comme conscient de l’unité du commencement et de la fin, mais comme conscient également de la dualité à laquelle toute unité est soumise, à laquelle lui aussi devait se soumettre, il se défit de l’unité de son être, il devint, tout au moins pour un certain temps, dualité; d’une part restant assis dans une tranquille quiétude sur le banc des rameurs,d’autre part se levant et s’approchant avec l’allure souple du marin, lui tendant le gobelet une nouvelle fois, afin que l’ami altéré-oh ! était-il altéré?- y puisse boire encore une fois ! Et lorsque cela s’accomplit, Ô miracle, ce ne fut pas l’absorption d’un breuvage que l’on boit, ce ne fut pas comme l’étanchement, une soif que l’on étanche, non, ce fut une participation, ce fut une part à la double existence reflétée, ce fut une intégration à la marée infinie des eaux, ce fut le sentiment d’une pénétration de soi par la vue intérieure du monde invisible, mais ce fut aussi, un savoir sans savoir, au point où se referme le cycle de la connaissance, qui enclot le néant, ce fut cette fermeture même, ce fût la jonction des infinis divergents, la jonction par laquelle l’avenir se mue en passé, le passé en avenir, ô duplication à l’intérieur de la duplication, réflexion à l’intérieur de la réflexion, invisibilité à l’intérieur de l’invisible. Il n’était donc plus besoin d’un médiateur ni d’un ustensile, ni du gobelet qui enferme le liquide, ni de la main qui tend le gobelet, à peine besoin de la bouche qui accueille le liquide, il n’en était plus besoin parce que toute action, celle de boire ou une autre, parce que les liens de toute vie avaient été relâchés et dénoués en vertu d’une connexion qui annulait toute discordance… Et voilà que l’ivoire du gobelet se métamorphosa en une corne de brune et solide qui se dissipa en un nuage brun et léger; en même temps le passé se dissipa aussi, entièrement, non pas comme un simple phantasme, mais comme une réalité vue en rêve, autorisée à demeurer, dans l’assurance qu’elle n’aura pas été vaine…Voilà ce qui eût lieu,tandis que le liquide sans humidité, la boisson sans goût, courait sur ses lèvres et à travers son gosier, sans que ses lèvres sa langue et son gosier en fussent humectés.
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WilkinsonWilkinson   09 mai 2012
"Oh c'était du bon papier; il avait ce grain rugueux et frais qu'aime la plume, et cela faisait du bien d'y promener délicatement le bout des doigts, comme si l'on voulait se préparer à écrire. Et quand on le présentait à la lumière, on voyait les filigranes des marbrures se détacher de son ivoire. O première application de la plume sur la première feuille blanche, premier trait dessiné en vue de la création, premier mot destiné à entrer dans l'éternel !"
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   30 juin 2013
Le poète ne peut rien, il ne peut éviter aucun mal, on ne l'écoute que lorsqu'il glorifie le monde, mais non quand il le représente tel qu'il est. Le mensonge seul procure la gloire, non la connaissance. (p.15).
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WilkinsonWilkinson   04 mai 2012
"Toute vie humaine, toute oeuvre humaine entraîne avec soi un reste d'inaccomplissement caché; ce sort nous a été imposé à tous."
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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