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Paule Arhex (Traducteur)
EAN : 9782070721825
574 pages
Éditeur : Gallimard (12/02/1991)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Traduit de l'allemand par Paule Arhex
"Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'oeil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de constater que la mauvaise graine et l'ivraie gagnaient chaque jour du terrain. Lui-même possédait la plus importante bibliothèque privée de cette grande ville. Et il en emportait toujours une parcelle sur l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
monito
  16 septembre 2009
Seul véritable roman d'Elias Canetti, davantage connu en France comme intellectuel, AUTO DA FE est de prime abord un véritable délire. Publié dans la collection l'Imaginaire chez Gallimard, on ne saurait s'en étonner.
Le professeur Peter KIEN vit, pour par et avec ses livres. Une certaine forme d'autisme, d'isolement d'un monde extérieur redouté et rejeté, les livres sont le havre de paix dont le héros maîtrise chaque volume, chaque page, chaque ligne, chaque mot.
Un jour arrive l'ennemi destructeur, une femme, Thérèse, gouvernante puis épouse qui pousse Peter à la folie ou la révèle.
S'ensuit alors une descente aux enfers où l'on croise des personnages plus incroyables les uns que les autres…
Au-delà de cette histoire parfois abracadabrantesque, ce roman est aussi, remis dans le contexte de sa publication (1935), une expression sur la montée du nazisme, en filigrane un rapport toujours complexe à la judaïté, un exposé désolant sur la nature humaine, une conception de la femme qu'elles ne goûteraient guère aujourd'hui…
Enfin, c'est un roman dont il est difficile de se détacher, tant la folie qu'il exalte semble être plus attirante, plus vivante que les vies monotones et tracées qui sont notre lot quotidien.
Vivre entièrement, follement, une passion jusqu'à sont terme inéluctable…heureusement qu'il y a les livres.
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simona6344a15
  17 septembre 2015
Dans les années 1995, pendant mes études en littérature, j’ai découvert un écrivain qui m’a intriguée par son appartenance à plusieurs cultures : Elias Canetti. Né en Bulgarie, au sein d’une famille juive sépharade, il a vécu en Autriche, en Angleterre et en Suisse; tous ces pays l’ont revendiqué, notamment après avoir reçu le Prix Nobel pour l’ensemble de son œuvre, en 1981. J’ai lu d’abord son étude Masse et puissance, ensuite ses trois volumes autobiographiques, de plus en plus conquise par son talent d’écrivain. Ce qui m’a déterminé à chercher son œuvre de fiction; en fait, il avait écrit un seul roman, Die Blendung (en français, La Tour de Babel et, dans une édition plus récente, Auto-da-fé). Un roman allégorique que ses contemporains n’étaient pas prêts à comprendre, mais qui aujourd’hui est considéré comme représentatif pour le XXe siècle.

Un premier aspect qui m’a plu : Son sujet. Le savant Peter Kien vit parmi ses livres, dans son imposante bibliothèque personnelle, pas du tout intéressé par le monde extérieur. Sa servante, Thérèse, profite de sa faiblesse pour les livres (elle fait semblant de les adorer elle aussi) et le détermine à l’épouser. Elle veut en fait son argent, et Kien finit par se retrouver dans la rue où il passe par toutes sortes d’aventures. Quand il réussit, finalement, à retourner chez lui, il choisit de mettre fin à sa vie au milieu des livres, en mettant feu à sa bibliothèque.
Un second aspect qui m’a plu : L’absurde qui me rappelle les romans de Kafka, générant l’humour, malgré la situation tragique. Dans la rue, Kien est désorienté; il se trouve des compagnons qui lui ressemblent, vivant dans le monde de leurs illusions. Les confrontations avec sa femme sont grotesques et leur dénouement est souvent hilaire. Il arrive à frapper, à se faire frapper, à être humilié… Mais il se trouve des ressources pour continuer, comme un Don Quichotte moderne, jusqu’au dernier acte de son absurde spectacle existentiel.
Aspect qui m’a moins plu : Le personnage principal, Peter Kien, est une pauvre victime; cependant, je n'ai pas senti de la compassion pour lui. Ce n’est pas parce que son aliénation se trouve à la limite de la folie. C’est parce qu’il n’est finalement pas meilleur que ceux qui essaient de profiter de sa naïveté pour l’escroquer. Comme lecteur, je me suis sentie coupable de ne pouvoir pas être émue par le destin sombre du personnage principal. Malgré le fait que son « aveuglement» est justifiable, je pense qu’il l’a choisi d'une certaine manière.
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ThibaultMarconnet
  28 avril 2020
Le “livre” de Pandore
« Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie. » Cette fameuse maxime du roi François Ier pourrait, à juste titre, figurer en exergue d'“auto-da-fé”, unique roman d'Elias Canetti incontestablement placé sous le signe de la folie.
Peter Kien, sinologue d'un immense renom et gardien d'un trésor livresque de 25 000 ouvrages, va voir sa tranquille existence de philologue bouleversée de fond en comble, mise cul par-dessus tête à cause d'une femme qui n'est autre que Thérèse, sa pieuse domestique dont l'unique soin est de choyer les précieux livres du professeur.
Car ce grand savant – qui se rassasie bien plus de mots que d'une nourriture solide –, vit exclusivement pour sa bibliothèque. Et tout ce qui porte jupon ou qui contient en soi le germe d'un possible émoi sexuel, est une véritable abjection pour celui qui « n'est pas un homme » ainsi que n'aura de cesse de le claironner Thérèse par la suite.
Pour quelle raison la douce et patiente domestique en viendra-t-elle à prononcer ce jugement sans appel ? Parce qu'un jour Kien, pensant accommoder les choses au mieux, aura la funeste idée d'épouser cette femme afin qu'elle puisse se livrer tout entière à son rôle de ménagère et de protectrice de ses livres chéris.
L'habit ne fait pas la nonne et Kien s'en apercevra bientôt. En passant l'anneau au doigt de cette furie, c'est une véritable boîte de Pandore qu'il ouvrira… Et, dès lors, des événements catastrophiques vont pleuvoir en masse sur la pauvre tête du professeur ainsi qu'une pluie de feu. Peter Kien, “l'asexué”, va payer au prix fort sa paisible existence passée et, si l'on ose dire, “expier” littéralement son rejet des femmes et de la sexualité. Il semblerait d'ailleurs qu'Éros lui-même ait décidé de lui décocher maintes flèches empoisonnées afin de lui faire amèrement payer son affront. Détaché de tout ce qui n'est pas science ou métaphysique, Kien va être brutalement rappelé au monde. le “pur esprit” va sentir (à son insu), qu'il a bel et bien un corps, jusque-là tranquillement ignoré.
Roman fou et indescriptible, “auto-da-fé” est un “éloge de la folie” qui devient insoutenable réalité. Au sein de cet ouvrage, raison et déraison se livrent une guerre sans merci, dont seule la déraison sortira victorieuse. Elias Canetti manie un humour tragique qui n'est pas sans rappeler le génie d'un Kafka. Tous les personnages qui se coudoient abruptement dans ces pages, vivent uniquement nichés dans leurs propres fantasmes, nourrissant eux-mêmes copieusement leurs folles chimères – ce qui n'est pas sans entraîner plusieurs malentendus fantastiques et d'une grande bouffonnerie !
« All the world's a stage » ainsi que le proclamait le grand Shakespeare ; et les histrions de cette cauchemardesque “comédie humaine” semblent créer leurs rôles de toute pièce au fur et à mesure que se déroulent leurs déraisonnables péripéties. Est-il seulement une morale à ce récit “plein de bruit et de fureur” ? Très certainement aucune.
À moins de forger la suivante par pure boutade : « Soyez une brute à la sexualité débridée ou bien ne vous mariez jamais ! »
Il se peut qu'au sortir de ce roman vous ayez le tournis tant cette histoire semble marcher la tête à l'envers. Et ce signe serait de fort bon augure car un grand livre a toujours soin de déboussoler son lecteur.
Thibault Marconnet
14/07/2014
Lien : http://le-semaphore.blogspot..
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Apoapo
  04 février 2016
De la déconnexion du monde provoquée par la passion du savoir. Premier roman de Canetti, écrit pour exorciser ses propres démons.
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mguy
  22 janvier 2011
Une chose est à reconnaitre : c'est bien écrit. Même si l'histoire ne m'a pas vraiment plu personnellement. Il s'agit de l'histoire d'un homme, Kien, qui ne vit que pour ses livres, et qui méprise tout le reste. Il va notamment épouser sa domestique pour le soin qu'elle prend de ses livres. Mais très vite, les relations entre les personnages vont dégénérer. Cela ne sera qu'incompréhension, et manque total de communication.
Même si l'histoire pourrait être monstrueuse, l'écrivain sait rendre comiques des passages qui pourraient être pathétiques. À lire pour ceux qui aiment découvrir des oeuvres peu ordinaires.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Jean-DanielJean-Daniel   15 décembre 2020
Tombant des rayons, des livres s'abattent sur le sol. De ses longs bras, il les rattrape et les porte, pile après pile, dans le vestibule. Il les entasse bien haut contre la porte de fer et il construit, avec ses vingt-cinq-mille livres, une puissante redoute. Bientôt, il atteint le plafond. Devant le bureau, de grandes flammes s'élèvent. Il installe l'échelle au milieu de la pièce, grimpe sur le sixième échelon, surveille le feu et attend. Quand les flammes l'atteignent, il rit à pleine voix, comme il ,'a jamais ri de sa vie.
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PilingPiling   28 août 2010
Il jeta un coup d'œil autour de lui – non, personne ne l'observait – et tira de sa poche un calepin long et étroit. Sur la couverture était écrit en hautes lettres anguleuses : SOTTISIER. Il arrêta d'abord son regard sur le titre, puis il feuilleta le carnet dont plus de la moitié des pages était écrite ; il inscrivait là tout ce qu'il voulait oublier. Il commençait par inscrire la date, l'heure et le lieu. Suivait le récit de l'événement, qui devait être une nouvelle illustration de la bêtise humaine. Une citation bien choisie, toujours nouvelle, servait de conclusion. il ne lisait jamais son recueil de sottises ; il lui suffisait de jeter un coup d'œil sur la couverture. Il pensait publier cela plus tard sous le titre : "Promenade d'un sinologue".
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delitterysdelitterys   17 février 2011
"" Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'œil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de constater que la mauvaise graine et l'ivraie gagnaient chaque jour du terrain. Lui-même possédait la plus importante bibliothèque privée de cette grande ville. Et il en emportait toujours une parcelle sur lui. La passion qu'il éprouvait pour elle, la seule qu'il se permît dans sa vie sévère et studieuse, le contraignait à des mesures de prudence. "

(4e de couverture)
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fernsferns   11 avril 2019
Je vous en conjure, chère madame, n’oubliez pas l’essentiel. Un mari est comme son lit est fait… Si M. votre mari est bien couché, vous en ferez ce que vous voudrez. Croyez-moi, chère madame. On ne tient pas son mari seulement par l’estomac, on le tient par les meubles, plus particulièrement par la chambre à coucher, et je dirai même tout particulièrement par le lit, le lit conjugal, si vous permettez. Comprenez-moi, chère madame, M. votre mari n’est après tout qu’un homme. Il peut bien avoir la dame la plus charmante, chère madame, une dame en plein épanouissement, à quoi cela lui sert-il s’il dort mal? S’il dort mal, il est de mauvaise humeur. S’il dort bien, ma foi, il aime bien se rapprocher un peu. Et je vais vous dire quelque chose, chère madame, et vous pouvez me croire, chère madame, je m’y entends dans le commerce – douze ans que je travaille dans cette branche, huit ans que je suis dans cette place – à quoi servent les hanches si le lit est mauvais ?
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WilkinsonWilkinson   24 août 2012
"La cécité est une arme contre le temps et l'espace; et notre existence, seule et immense cécité, à l'exception des quelques connaissances que nous acquérons grâces à nos sens mesquins - mesquins dans leur nature comme dans leur portée. La cécité est le principe dominant du cosmos; elle permet à des choses une coexistence qui serait impossible si ces choses pouvaient se voir. Elle permet de s'arracher au temps quand on n'est pas capable de se mesurer à lui. Une spore est-elle par exemple autre chose qu'un peu de vie qui s'est enveloppée de cécité jusqu'au moment où elle s'épanouit ? Pour s'échapper au temps, qui est une continuité, il n'y a qu'un seul moyen : en fermant les yeux par intervalles, on le réduit en ces fragments qui sont ce que nous connaissons de lui."
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Video de Elias Canetti (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elias Canetti
http://le-semaphore.blogspot.fr/2014/.... Elias Canetti (1905-1994), l’éveilleur d’un futur antérieur : Une vie, une œuvre (1998 / France Culture). Émission “Une vie, une œuvre” diffusée sur France Culture le 19 novembre 1998. Par Catherine Paoletti. Réalisation : Anna Szmuc. Enregistrement et mixage : Marie-Dominique Bougaud, Philippe Bredin et Dimitri Gronoff. Elias Canetti, né à Roussé ( en Bulgarie le 25 juillet 1905 et mort le 14 août 1994 à Zurich en Suisse, est un écrivain d'expression allemande, originaire de Bulgarie, devenu citoyen britannique en 1952 et qui a longtemps résidé en Suisse. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1981. Canetti est souvent associé à la littérature autrichienne mais il couvre une perspective plus large. Son œuvre a défendu une idée pluraliste de la culture européenne dans sa richesse et sa diversité, liée à un parcours de vie singulier. Il est l'auteur d'analyses de grande envergure sur le XXème siècle et de réflexions détaillées sur les mécanismes humains et les modes de fonctionnement psycho-sociaux. Son œuvre est composée de pièces de théâtre, d'un unique roman, d’essais, de recueils d’aphorismes et d'une autobiographie en quatre volumes. Entre 1924 et 1929, il vit à Vienne où il étudie la chimie et est bientôt reçu docteur. Pendant cette période, il entreprend de nombreux voyages à travers l’Europe, notamment à Paris, en Bulgarie et à Berlin… C’est également pendant cette époque charnière de l’histoire, où l’on peut entendre les premiers bruits de bottes en Allemagne, qu’il développe de façon autodidacte ses connaissances puis ses théories artistiques en participant à des rencontres d’intellectuels - des salons - et aussi en travaillant sur ses premières idées littéraires. Canetti fera la connaissance de Karl Kraus, un intellectuel polémiste, fondateur de la revue “Die Fackel” (“Le Flambeau”), qui aura une influence majeure sur lui. Il rencontre peu après sa future femme : Venetiana (dite Veza) Taubner-Calderon. Pour subvenir à ses besoins et pour écrire, il traduit en allemand plusieurs livres de l’anglais. Toutes ses activités le happent et le poussent à délaisser la chimie et son enseignement. En effet, il va entre autres fréquenter les réunions qui s’organisent autour d’Alma Mahler, la veuve du compositeur Gustav Mahler, et entamer la rédaction de son roman “Die Blendung” (“Auto-da-fé”) ainsi que d'œuvres théâtrales. Il rencontrera des personnalités du monde de la culture comme Bertolt Brecht, George Grosz, Alban Berg, Robert Musil… Le 15 juillet 2927, un événement marque à jamais sa vie et son œuvre : une manifestation populaire qui tourne à l’incendie du palais de justice de Vienne. Cela provoque en lui le désir d’analyser et de comprendre le rapport entre les comportements de masse et le pouvoir. Il étudie alors cette problématique centrale de l’histoire du XXème siècle jusqu’en 1960, date de la publication de l’œuvre majeure de sa vie, “Masse und Macht” (“Masse et puissance”), presque exclusivement consacrée à cette phénoménologie des masses ainsi qu'à l'illustration de toutes les manifestations du pouvoir politique : « Il se peut que toute la substance du 15 juillet soit entièrement passée dans Masse et puissance. » Canetti s'y débarrasse de toutes les théories préexistantes à l'époque et cherche à « arracher le masque » de la figure centrale du pouvoir qu'il nomme le « survivant », pour « prendre le siècle à la gorge ». Avec : Alain Brossat, professeur de philosophie à l’Université Paris-VIII Youssef Ishaghpour, auteur de “Elias Canetti : métamorphose et identité” (La Différence) Marc de Launay, philosophe et traducteur français de philosophie et de littérature allemandes Gerald Stieg, professeur de littérature et civilisations allemandes et autrichiennes à l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 Avec les voix d’Elias Canetti, Karl Kraus, Raphaël Sorin et Angèle Saül Textes lus par Daniel Mesguich Archives sonores : Dominique Jameux Archives INA : Martine Auger Sources : France Culture et Wikipédia
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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