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EAN : 9782246493792
291 pages
Éditeur : Grasset (27/08/1997)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 232 notes)
Résumé :
Un soir d'hiver, Benjamin et sa fiancée Hélène, pris dans une tempête de neige, ont trouvé refuge dans le chalet où Steiner, avocat aux allures de vieux beau, vit avec sa femme Francesca et un domestique, petit homme repoussant. Ils sont accueillis à merveille, mais peu à peu, un poison se mêle au charme. Fasciné et épouvanté à la fois, Benjamin va découvrir quelle punition ces êtres disqualifiés par l'âge réservent à ceux dont la beauté est une insulte. Hélène devr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
syannelle
  14 juillet 2012
Ce livre est riche car il verse à la fois dans le conte philosophique, le thriller, le roman fantastique. Bruckner est allé puiser son inspiration dans tous ces domaines. On suit goulûment l'histoire de Benjamin et de Hélène, qui est elle-même imbriquée dans celle de Mathilde Ayachi, médecin psychiatre aux urgences, qui reçoit un soir d'été la confession troublante d'un homme étrange, à la rue, qui cache son visage, Benjamin Tholon.
Ce dernier raconte comment il s'est retrouvé prisonnier de la neige dans le Jura, avec sa compagne, et comment un couple inquiétant les a recueillis et leur a proposé de les aider jusqu'à leur retour sur Paris. Ce n'est que le début des ennuis pour les deux jeunes tourtereaux qui se retrouvent en réalité prisonniers de la perversion de geôliers pour qui la jeunesse et la beauté sont des insultes inqualifiables qu'il s'agit de punir par l'enfermement. Arriveront-ils à se sortir des griffes de ces êtres malades, aigris et pervers?
Ce n'est pas le livre de Bruckner que je préfère mais je dois dire qu'il est efficace. On veut connaître ce qui est arrivé à Benjamin, pourquoi se cache-t-il le visage, quelle horrible traumatisme le hante. Ce livre n'est pas qu'un thriller. Il en a certains aspects: la montée en puissance du suspens et du danger une fois dans la maison des Steiner, la découverte des cellules, etc, mais il est plus que cela, il y a aussi toute une analyse de l'importance de l'apparence de nos jours, et de la lutte incessante que l'on cherche à porter contre la fuite du temps. Ce livre nous renvoie notre propre perception de la fuite du temps, notre propre peur des rides et autres indices du temps qui s'écoule, notre lutte futile contre l'irrémédiable. Bruckner utilise ses personnages pour illustrer ce que deviennent les gens après avoir trop cogité sur la fuite du temps, et les danger de ne pas accepter la possibilité de sa propre mort.
J'aime aussi le jeux de miroir entre bourreaux et victimes, qui changent sans cesse de visages dans le livre. le geôlier ne croit pas toujours être celui qu'il est en réalité, et de même pour la victime. Jeu de miroir incessant, syndrôme de Stockholm, pour un livre qui s'intéresse à l'apparence, à la vie et à la mort.
Une note: 7/10
Je conseille, mais je trouve qu'il y a quand même quelques longueurs et l'aspect moraliste est parfois un peu pesant. Je ne crois pas autant au personnage de Mathilde qu'à ceux de Benjamin et Hélène, peut-être parce qu'elle ne sert que de réceptacle aux propos de Benjamin.
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Luniver
  27 juillet 2012
Une jeune psychiatre désabusée voit arriver aux urgences un homme qui veut coûte que coûte garder son visage couvert. Il finit par lui dévoiler son histoire morceau par morceau.
Benjamin est un écrivain plagiaire : il puise dans l'énorme quantité de livres qu'il a lus des bribes de phrase d'écrivains célèbres pour composer son roman : son travail à lui consiste essentiellement à trouver quelques synonymes et à reconjuguer certains verbes pour que la supercherie passe inaperçue. Une jeune femme, Hélène, découvre son secret, mais loin de le dénoncer, elle le prend sous son aile, et tente de l'intégrer au beau monde et à lui redonner confiance en soi.
Sur le retour d'un voyage au ski, le couple tombe en panne dans une tempête de neige. Ils trouvent refuge dans un chalet, habité par un vieil avocat, sa femme et son domestique : si l'accueil est chaleureux le premier soir, le ton change rapidement le lendemain matin. Benjamin et Hélène sont fait prisonniers par le trio, qui exècre la beauté pour en être privé eux-mêmes, et cherche à punir cruellement les gens jugés trop beaux.
Si la première partie, sur la personnalité de Benjamin, et sur la curieuse relation de couple qui se crée avec Helène, m'a beaucoup intéressé, la suite m'a vraiment laisser de marbre. Je n'ai jamais réussi à prendre au sérieux le thème de la beauté perdue, ou de la beauté qui blesse et rend malheureux les gens qui n'y ont pas droit. La suite des évènements ne m'a pas convaincu : Benjamin abandonne Hélène aux mains de leurs ravisseurs en moins de temps qui ne faut pour le dire, il l'abandonne tout aussi facilement une fois son contrat rempli, et entre ces deux évènements, fréquente assidûment restaurant et boîte de nuit comme ordonné. Ça sonne faux, et ça ne me semble pas crédible une seule seconde.
Le premier tiers du livre a été plaisant, mais la suite s'est révélée pénible, et j'ai été content d'arriver au bout pour passer à autre chose.
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zellereb
  22 octobre 2019
Ce Renaudot cru 97 est assez addictif. La préface installe un climat de suspense, où le couple Benjamin – Hélène, rentrant de ski, se retrouve bloqué dans une tempête de neige, ce qui les contraint à demander des secours aux habitants d'un chalet luxueux, où l'atmosphère est étrange. Au bout de cette préface aguicheuse, j'étais sous perfusion et j'attendais la suite de l'aventure.
Ce récit à tiroirs m'a emmenée dans l'histoire du mystérieux Benjamin, un écrivain vastement dépressif qui, le week-end du 15 Août, débarque aux urgences, caché derrière un masque anti-pollution et supplie le Dr. Ayache, de tendre l'oreille à ses confidences hallucinantes.
La teneur du roman est du type polar-fantastique, et cela parle de la « beauté », cette beauté de la jeunesse, tant recherchée par les voleurs de beauté qui en ont imaginé tout un programme. Leur raisonnement m'a abasourdie. On est dans un livre où aucun des personnages ne m'a paru agréable. Tous montrent un côté repoussoir, surtout du côté des idées qu'ils défendent. Néanmoins, ça se lit quasi d'une traite, car tous les ressorts de cette écriture sont faits pour réveiller la curiosité et pour divertir.
+ Lire la suite
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Hekahm
  18 octobre 2015
Bouh ! Comme c'est dommage ! Encore une dizaine de pages avant la fin j'administrais 4 voire 5 étoiles et puis pouf ! la fin m'a laissée sur ma faim ...
L'intrigue est bonne, le développent plein de surprises, on a envie de connaitre le dénouement, j'ai été totalement charmée, j'ai dévoré ce livre. Et puis paf : la fin n'est pas à la hauteur de l'histoire développée... Dommage....
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Loutre_des_Rivieres
  07 octobre 2012
Etrange est le mot qui vient tout de suite à l'esprit quand je pense à ce roman, à la fois fantastique, à suspens, parfois presque philosophique. Benjamin et sa fiancée sont pris dans une tempête de neige sur une petite route du Jura et se réfugie vers une maison isolée où habitent un couple et leur serviteur. Ils sont reçus avec entrain et douceur, mais ils se sentent peu à peu prisonniers...
Angoissant...
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critiques presse (1)
BDGest   30 octobre 2018
Le suspense haletant sert un récit plaisant à suivre dans sa globalité. La désillusion de ce one shot pourra venir de l'absence d'un épilogue plus cohérent et rationnel.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   27 juillet 2012
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes. Sur dix femmes qu'il aborde, une au moins, il le sait, consentira à prendre un café avec lui. Et sur dix qui boiront un café en sa compagnie, ce serait bien le diable si une ou deux, de guerre lasse, n'acceptait d'aller plus loin. Il ne séduit pas, il harcèle, emporte la place à la fatigue.
+ Lire la suite
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Eve-YesheEve-Yeshe   28 février 2013
contrairement à l'adage célèbre, la beauté n'est pas une promesse de bonheur, mais une certitude de désastre. les êtres beaux (hommes ou femmes) sont des dieux descendus parmi nous et qui nous narguent de leur perfection. là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient chacun à sa médiocrité.
la beauté est peut-être une lumière mais qui approfondit la nuit; elle nous soulève très haut et nous dépose ensuite si bas, qu'on regrette de l'avoir approchée.
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isabiblioisabiblio   12 mai 2010
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
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MelleFifiMelleFifi   30 avril 2017
Savez-vous ce qui enlaidit nos captives ? Que personne ne les voie. Or la beauté n'existe qu'admirée, elle est toute d'ostentation. Cessez de braquer vos yeux sur elle, elle dépérit.
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Eve-YesheEve-Yeshe   27 février 2013
le dragueur est le cousin germain du mendiant; il répond comme lui au principe de l’espérance statistique, il s'attache aux nombres, jamais aux personnes. il ne séduit pas, il harcèle, emporte la place à la fatigue.
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Videos de Pascal Bruckner (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Bruckner
Grand entretien avec Alain Finkielkraut, à l?occasion de la parution de son ouvrage « À la première personne » (éditions Gallimard).
Le philosophe et écrivain y retrace son parcours, interrogeant le passé et mesurant ses dettes envers un legs intemporel. #Finkielkraut
https://www.laprocure.com/premiere-personne-alain-finkielkraut/9782072853197.html
Alain Finkielkraut est un philosophe français qui est passé d'une recherche métaphysique à une analyse parfois critique des comportements de la société d'aujourd'hui, dont la manifestation la plus caractéristique est son livre paru en 1987, "La défaite de la pensée".
Alain Finkielkraut est né à Paris en 1949. Son père juif d'origine polonaise réfugié en France dans les années 30 est un rescapé d'Auschwitz. Finkelkraut prépare Normale Sup à la khâgne du lycée Henri IV mais échoue à Ulm et est reçu à Saint Cloud. Il réussit l'agrégation de lettres modernes en 1974 et après deux ans d'enseignement dans le secondaire, part aux Etats-Unis où il enseigne la littérature française à l'université de Berkeley en Californie. A son retour en France, il enseigne la philosophie et l'histoire des idées à l'Ecole polytechnique. Il se fait connaître du grand public dès 1974 avec le nouveau désordre amoureux écrit en collaboration avec Pascal Bruckner. C'est la période de réflexion métaphysique de Finkelkraut, influencée par la pensée d'Emmanuel Lévinas. Avec La défaite de la pensée paru en 1987, Finkelkraut aborde une analyse critique des comportements sociaux. Il se dit anti-moderne et critique le tout-culturel qui banalise la culture. La démarche intellectuelle de Finkelkraut est toujours anti-conformiste et engagée.
+ Lire la suite
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