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ISBN : 2226172157
Éditeur : Albin Michel (29/03/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Texte enrichi et lu par l'auteur.
Préambule lu par Jean Mouttapa.

« En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. (…) Ce qui est en jeu n'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
HermantM
  22 mai 2014
Le libraire qui m'a vendu ce petit livre m'a dit simplement "il y a, comme ça, des êtres de lumière.." Cela résume bien l'impression que m'en a laissé la lecture, pas si différente d'ailleurs des autres ouvrages de François Cheng même si, là, ses pensées sont directement adressées à notre compréhension, sans être distillées dans l'ambiance d'un roman. Et c'est un vrai bonheur de s'imprégner de ces réflexions... Qui ne s'est pas un jour interrogé sur le sens profond et intrinsèque de la perception du Beau ? Sujet de tant de controverses argumentées par les notions des différentes civilisations, qui s'achèvent inévitablement par un apaisant "chacun ses goûts !". Eh bien non ! Merci à vos précieuses méditations Monsieur Cheng, enrichies des concepts de l'Occident autant que de l'Orient, de nous délivrer de cette commode (mais rageante) tempérance : la beauté n'est pas qu'une affaire de goût des hommes, mais se situe à un "niveau plus élevé, plus en amont, plus proche de la source même de la Création". Et la Beauté a sans nul doute éclairé le chemin de votre âme pour guider votre plume.
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JOE5
  23 mars 2017
Un très bel exposé sur la beauté enrichi par la pensée chinoise qui alimente la réflexion sur ce thème. J'aime ces définitions de la beauté que propose l'auteur « la vrai beauté est celle qui va dans le sens de la Voie étant entendu que la Voie n'est autre que l'irrésistible marche vers la vie ouverte, autrement dit un principe de vie qui maintient ouvertes toutes ses promesses » et « la beauté est quelque chose de virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l'intérieur des êtres, ou de L'Être, telle une fontaine inépuisable qui, plus que figure anonyme et isolée, se manifeste comme présence rayonnante et reliante, laquelle incite à l'acquiescement, à l‘interaction, à la transfiguration ». Elles mettent l'accent sur le processus évolutif suscité par la beauté. Il est beaucoup question aussi de la perception de cette beauté allant de son expression formelle à son aspect subtil et démontrant son universalité. La beauté est inhérente à la vie, sa perception elle, est subjective car dépend de la sensibilité de l'observateur. Toutefois il semble que dans le cas de cette qualité, le niveau vibratoire perçu ensemence un état vibratoire chaque fois plus subtil et entraine en cela la nécessité presque vitale de s'alimenter à nouveau à sa source. Ces 5 méditations sont un appel et une semence à nos propres méditations et un encouragement à l'ouverture et à l'élévation.
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Vianna
  01 mai 2016
Quand François Cheng se penche sur la question de la beauté, il nous entraîne dans une réalité pluridimensionnelle. Partant de l'univers dans lequel « nous sommes la conscience éveillée, le coeur battant de la matière », il explore la Beauté en s'appuyant sur les trois Idées platoniciennes - le Vrai, le Bien, le Beau - . Loin d'une vision angélique, pour le philosophe, la beauté n'exclue pas le mal puisqu'elle en est le pendant extrême.
Beauté de la Nature, beauté de l'être humain, beauté de l'art, beauté que François Cheng définit comme « le désir de chaque être de tendre vers la plénitude de sa présence au monde », une « présence rayonnante et reliante ». Parce que chaque être est unique et irremplaçable et qu'il porte en son sein cette capacité à la beauté, s'impose à lui un rapport au temps et à l'espace où la notion d'éphémère le renvoie à sa condition de mortel.
Ainsi la beauté conduit chacun à s'élever, se dépasser, se transfigurer. Elle ne se réduit pas à une beauté apparente, superficielle, artificielle destinée à séduire, manipuler, dominer. La Beauté est régie par une force bien plus puissante qui est le principe de vie, jaillissant du plus profond de l'Etre. En cela elle est reliée au sacré. La vraie beauté se nourrit de bonté. Elle y puise sa noblesse et la force de son rayonnement. La beauté inclue naturellement l'amour, la compassion, le sens de la justice, la dignité.
Enfin sur le plan de la création artistique, fort de sa double culture occidentale et chinoise, François Cheng, s'appuie sur ces deux grandes traditions esthétiques afin de dégager des critères pour juger de la beauté d'une oeuvre, l'art étant le résultat d'une rencontre, « d'un entrecroisement entre une présence qui s'offre à la vue et un regard qui la capte ».
Ces cinq méditations se dégustent avec délectation. Elles imposent la lenteur de la lecture, le temps suspendu de la pause, permettant de mieux goûter, la saveur du texte, l'intelligence des idées. Le regard se porte alors sur ce qui s'offre à sa vue, et peut saisir la beauté éphémère de l'instant…
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frconstant
  27 septembre 2017
En toute honnêteté, avec la présence que l'on doit au monde, peut-on prétendre livrer une méditation sur la beauté dont la recherche est présentée comme le but ultime et la raison fondamentale de vivre, alors que notre univers est quotidiennement défiguré par la barbarie, entaché de tant de laideurs et réduit, semble-t-il, à une recherche mesquine mais effrénée du pouvoir et du profit ?
Oui, répond François CHENG. Entre le laid, l'obscur, la déviance du réel et le beau, l'illuminé, la symbiose entre l'être et le Monde, il y a certes une tension. Mais il y a aussi un parcours, un art de vivre qui invite à l'engagement de chacun pour un supplément d'âme pour tous. En cinq méditations tenues devant et en complicité avec un groupe informel d'amis poètes, écrivains, anthropologues, psychiatres, économistes, tous hommes de notre temps, François CHENG s'attelle à interroger les deux cultures orientale et occidentale. Il montre alors comment c'est dans l'entre--dit, entre le déjà là et ce qui doit encore advenir, que la beauté se laisse voir comme elle ne cesse de regarder celui qui la cherche. Il souligne l'heureuse similitude entre le double sens du mot 'voir' en chinois comme en français. Il nous rappelle que la vue est à la fois l'organe qui regarde (c'est l'actif) et ce qui s'offre au regard (nécessitant une réceptivité 'passive). Non seulement, dans ces méditations, on retrouve la puissance active du yang mais aussi la douceur réceptive du Yin. Perception du Monde que l'occident a, en partie, repris à son compte en lisant ce qui est à travers la dualité de l'être à la fois corporel et mental, mieux corporel et spirituel.
François CHENG, vrai chinois, insère un troisième temps dans la respiration face au beau (comme d'ailleurs à la laideur), c'est la place laissée, prise et enrichie du vide médian. Ce dernier permet la transformation, l'enrichissement, l'interactivité entre l'un et l'autre, l'actif et le passif, le don et le reçu, ce qui est et ce qui advient. Avec ce modèle ternaire, usant de mots simples et livrant toutes les explications et illustrations nécessaires, François CHENG nous guide vers la recherche de la beauté. Ce n'est pas celle qui, volontariste, veut créer, fabriquer, forcer et usiner ce qui est imaginé et le baptiser 'beau'. Non, la recherche proposée est celle de l'acceptation de cette interaction entre, par exemple, le paysage qui est, qui s'offre au 're-gard' de qui a déjà vu des paysages, qui les a gardés en lui et se laissant interpeller par l'unicité de ce qu'il voit, 're-garde' à nouveau à la fois la vue qu'il a en face de lui et toutes celles qu'il a en lui, chacune venant enrichir la première. Transformé par cet apport, il donne au paysage (ou à la rose, au visage aperçu, au geste de la personne croisée, à l'être aimé, à la musique qui ouvre à une vibration intérieure ...) une nouvelle façon d'être. Ce qui n'était que ce qu'il était avant son regard devient beau ! Car l'unicité de chaque objet, de chaque être, de chaque moment est source d'émerveillement. La beauté qui s'en dégage n'est vraie que si chaque unicité en réclame d'autres, qu'elle ne cherche pas à suppléer ou dépasser. C'est dans l'existence même de ces unicités que la vision ouverte (offerte) sur le monde peut exister. C'est de ces unicités que naît la possibilité d'un 'je' et d'un 'tu', que naît le langage et donc l'entre-dit qui peut soutenir et enlacé un amour, une existence reconnue. La diversité est la condition même de l'humain, sa richesse, sa chance !
François CHENG propose aussi sa conviction : Dans la nature, la beauté est vraie et désintéressée, sans recherche de pouvoir, sans prise en otage de l'autre. Elle n'est donc jamais un instrument du pouvoir. Chaque fois que, dans nos vies, la beauté est triturée par l'homme pour l'asservir, pour contrôler autrui ou le piéger, il nous faut nous méfier et nous interroger sur l'entre-dit qui lie ce 'beau' et ses effets de reconnaissance ou non des autres unicités. Il nous faut donc, non cueillir la beauté (ce qui correspond à un acte de pure préhension le plus souvent instinctif) mais nous montrer capable et digne d'accueillir la beauté (ce qui correspond à un acte de réception et de réflexion).
S'appuyant sur la croyance profonde née des sources de ses méditations et de sa recherche éperdue de compréhension des cultures et civilisations, François CHENG, pense que l'effort de l'homme pour tendre vers le beau est de nature universelle. Dès lors, dira-t-il, "*Je ne doute pas que le grand dialogue qui marquera le siècle à venir se fera aussi dans l'esprit, non de confrontation mais de compréhension, le seul qui vaille. *"
"La beauté sauvera le monde" dit quelque part Dostoïevski ... François CHENG, par ses méditations partagées, nous donne de nous en approcher quelque peu.
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IreneAdler
  12 janvier 2014
Faisant appel aux cultures chinoise et occidentale, François Cheng essaie de définit ce qu'est la beauté. Que faut-il pour qu'elle existe ? Peut-elle exister si personne n'est là pour l'admirer ? A quoi tient-elle ? La seule beauté extérieure est-elle beauté ? Et la création ?
C'est parfois un peu compliqué, surtout les références chinoises que je ne connais pas. Néanmoins, il explique bien et c'est passionnant. Il faut le lire d'une traite, ou au moins le faire pour chaque méditation. C'est riche, ardu, et une fois terminé, comme c'est gratifiant ! , on se sent plus intelligent. Flottant comme la brume sur le mont Lu (allez chercher des photos, c'est vraiment... beau !) Et lisez François Cheng.
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
CornelioCornelio   15 mai 2019
Cette « beauté » qui relève de l'avoir, il est vrai qu'elle est omniprésente dans les sociétés vouées à la consommation. En soi, son existence se justifie ; son usage pernicieux la dénature. En définitive, on peut dire qu'une beauté artificielle, dégradée en valeur d'échange ou en pouvoir de conquête, n'atteint jamais l'état de communion et d'amour qui, en fin de compte, devrait être la raison d'exister de la beauté. Au contraire, elle signifie toujours un jeu de dupes, de destruction et de mort. La « laideur d'âme » qui la mine lui enlève toute chance de demeurer « belle » et d'entrer dans le sens de la vie ouverte.
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CornelioCornelio   15 mai 2019
Le visage est ce trésor unique que chacun offre au monde. C'est bien en terme d'offrande, ou d'ouverture, qu'il convient de parler du visage. Car le mystère et la beauté d'un visage, en fin de compte, ne peuvent être appréhendés et révélés que par d'autres regards, ou par une lumière autre. À ce propos, admirons ce beau mot de visage en français. Il suggère un paysage qui se livre et se déploie, et, en lien avec ce déploiement, l'idée d'un vis-à-vis.
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CornelioCornelio   15 mai 2019
Nous pourrions imaginer un univers qui ne serait que vrai, sans que la moindre idée de beauté ne vienne l'effleurer. Ce serait un univers uniquement fonctionnel où se déploieraient des éléments indifférenciés, uniformes, qui se mouvraient de façon absolument interchangeable. Nous aurions affaire à un ordre de « robots » et non à celui de la vie. De fait, le camp de concentration du XXe siècle nous a fourni de cet « ordre » une image monstrueuse.
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CornelioCornelio   15 mai 2019
Que la « moisissure » se mette à fonctionner en évoluant, il y a de quoi s'étonner. Qu'elle réussisse à durer en se transmettant, il y a de quoi s'étonner davantage. Qu'elle tende, irrépressiblement dirait-on, vers la beauté il y a de quoi s'ébahir. Au petit bonheur la chance donc, la matière, un beau jour, est devenu belle. À moins que dès le début, la matière ait contenu, en potentialité, une promesse de beauté, une capacité à la beauté ?
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CornelioCornelio   15 mai 2019
Pourquoi ne pas alors signaler qu'en français aussi, phonétiquement, il existe un lien intime entre beauté et bonté ? Ces deux mots viennent du latin bellus et bonnus, lesquels dérivent de fait d'une racine indo-européenne commune : dwenos. Je n'oublie pas non plus qu'en grec ancien, un même terme, kalosagathos, contient et l'idée de beau (kalos) et l'idée de bon (agathos).
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Videos de François Cheng (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cheng
Une compilation des émissions « Albatros », par Gil Jouanard, diffusées en 1979 sur France Culture. François Cheng évoque avec passion l'histoire de la poésie chinoise.
Dans la catégorie : BeautéVoir plus
>Ontologie>Propriétés de l'être>Beauté (35)
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