AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782370551306
Le Tripode (01/06/2017)
3.14/5   80 notes
Résumé :
Dans la moiteur d’un été torride, six étudiants inséparables décident de célébrer leur diplôme en s’adonnant à une authentique orgie dans une cabane isolée à la montagne. Mais quand ils débarquent sur place, prêts pour la fête de leur vie, ils ignorent que dans la pinède habite une famille dégénérée, pour qui la perversion est un art de vivre.

Voici un roman qui dépasse les bornes. Horreur, sexe et humour : réfléchissez avant d'offrir ce livre à votre... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
3,14

sur 80 notes

Wazlib
  16 juillet 2017
En attrapant le livre d'Olivier Bruneau, planqué derrière un tas de bouses d'écrivains français chiffes molles comme pas deux, je m'attendais à lire l'équivalent littéraire des premiers films d'horreur, ces "slashers" où un fendu du bocal se faisait un plaisir de tuer avec une imagination débordante et un sens de la mise en scène génial, des adolescents explorant H24 leur sexualité débridée. Cela faisait un joyeux cocktail, le plus souvent amusant, d'hémoglobine et de cul. Et c'était, évidemment, jouissif.
Mais je me suis tout de même trompé, car "Dirty Sexy Valley" n'est pas tout à fait le strict équivalent de ces slashers. En tout cas, ce n'est pas seulement cela. Car si la dimension violente et les boogeymen sont de sortie, c'est sur le côté "cul" et "sexualité" que le livre de distancie de ces films. Car autant se le dire, le livre d'Olivier Bruneau est bel et bien pornographique, ce qui en fait bien, finalement, un mix entre un film d'horreur et un film porno.
Mais tenez-vous bien, cela va encore plus loin. En effet, le livre revêt également une troisième casquette, bien plus difficile à obtenir. C'est celle d'un "nanar". Un véritable "nanar", c'est-à-dire un film qui par ses mauvais choix et son mauvais goût, devient fabuleux. Alors évidemment, c'est très volontaire de la part d'Olivier Bruneau, qui semble cultiver un côté ultra-trash sans limite. Tout le livre est effectivement très violent: les morts sont dégueulasses et aussi visuelles qu'absurdes, les scènes de sexe ne connaissent aucune limite (avec peut-être la scène qui m'avait le plus révulsé, celle avec la Mère...).
Alors je vais simplement nuancer un peu mon propos. le côté "nanar" est réussi. Vraiment: on lit ce concentré de mauvais goût avec beaucoup de plaisir. Néanmoins, je dois avouer qu'en approchant de la fin du livre, je n'étais guère loin d'un sentiment de trop-plein, d'excès difficilement maitrisé. Je vous l'ai dit: le cul est par exemple omniprésent. Au début, c'est assez jouissif, d'autant plus que c'est plutôt bien écrit. Mais c'est vraiment constant, et c'est vrai qu'après deux-cents pages non-stop, on commence un peu à être excédé.
Bon, rien de grave: cela ne gâche absolument pas la lecture, qui reste extrêmement agréable. Et autant se le dire: la légèreté et l'ultra-décalage assumé du scénario en font une lecture très adéquate à cette saison où il fait bon de déconnecter et se relaxer un peu. Alors n'hésitez pas, "Dirty Sexy Valley", aussi extrême soit-il, est je pense une grande réussite du genre (c'est peut-être aussi le seul livre du "genre"). Vous pouvez y aller les yeux fermés, donc.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
girianshiido
  17 juin 2017
Dirty Sexy Valley est un roman porno-horrifico-hilarant diablement bien écrit que j'ai dévoré en peu de temps. C'est une énième belle découverte des éditions le Tripode, qui ont décidément du talent pour dénicher des romans originaux.
C'est trash à souhait, ça gicle dans tous les sens, et c'est la surenchère à chaque nouvelle scène. J'ai souvent eu l'impression de lire le scénario d'un film (de malade, certes).
Bref, âmes sensibles, abstenez-vous !
J'attends avec impatience le prochain roman d'Olivier Bruneau.
Commenter  J’apprécie          170
Walden-88
  16 juillet 2017
Ah l'été, la forêt avec ses splendeurs et ses senteurs, ses randonneurs égarés et... sa famille dégénérée qui y habite. Car oui , quand nos six jeunes étudiants débarquent dans une cabane isolée à la montagne afin de se livrer à une orgie monumentale pour fêter leur diplôme et la fin de leurs études, ils ne s'attendaient pas à une telle surprise. Dans la plus pure tradition redneck, une famille de bouseux vit dans le coin et a de biens étranges occupations. Ils sont d'une bêtise crasse, lubriques et pervers à souhait, la Mère, Jules et Jim, deux jumeaux à la taille colossale et à la force herculéenne et la douce et innocente Marie semblent tout droit sorti d'un croisement entre Délivrance et Massacre à la tronçonneuse.
Horreur, sexe et humour sont les ingrédients qui composent Dirty Sexy Valley ! Olivier Bruneau joue avec les codes et les clichés du genre (le capitaine de l'équipe de football, le geek, les étudiantes en mini-short, les gros pick-up tout déglingués et les bouseux en chemise à carreaux). C'est une sorte de nanar porno qui a des airs de films d'horreurs de série B, l'humour en plus. C'est à la fois trash, malsain et drôle, un roman terriblement jouissif quoi ! Vous l'aurez compris, il s'agit d'un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. Pour les fans du genre, à noter les playlists de films et de musiques conseillées par l'auteur au débit et à la fin du livre. Encore un coup d'éclat, le Tripode ne cesse de me surprendre et de m'enchanter avec ses parutions. Vraiment un de mes éditeurs préférés !!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
EssyMix
  18 septembre 2021
La curiosité est un vilain défaut. J'ai lu cet été le roman Esther d'Olivier Bruneau, que j'ai beaucoup aimé. Malgré les mauvais commentaires à son égard, j'ai voulu tenter l'autre roman de cet auteur, à savoir Dirty Sexy Valley. Je comptais sur l'aspect « nanard » du livre, sur le fait que la dérision des personnages, du scénario, aurait pu rendre ça drôle. Il faut avouer que ce fut le cas à certains moments, mais j'ai plus ri en me disant « c'est tellement débile » que « c'est drôle ». Pour soutenir un peu ce roman, on va dire que là réside l'objectif.
Dirty Sexy Valley est l'histoire d'une bande d'amis étudiants : Hortense, jeune fille sérieuse, discrète et renfermée ; Simone, je cite « belle et plantureuse », qui n'existe qu'à travers son physique avantageux ; Stan, le petit ami de cette dernière, le beau gosse sportif de la fac ; Tom, geek éternel célibataire ; et enfin, Clarisse et Matt, en couple et qui ne pensent qu'à coucher ensemble à n'importe quel moment ou endroit. Bref, vous l'aurez compris à travers les mots que j'ai eu du mal à choisir pour les décrire, ces personnages ne sont que des clichés.
Ces six amis décident de partir en vacances dans une cabane perdue au milieu d'une forêt et d'en profiter pour, comment dire ça dans un langage digne de Babelio… « faire des choses ensemble », voilà. Mais attendez, car il y a quand même un semblant de scénario ! En effet, en parallèle de ces gentils étudiants, on apprend également l'existence de Jim, Jules, frères jumeaux complètement dégénérés, qui vivent dans la même forêt et qui ont des manières bien particulières d'accueillir les touristes. Allez, je n'en dis pas plus, je ne voudrais pas non plus spoiler l'histoire (lol).
Comme ça a déjà pu être dit dans d'autres commentaires, ce roman n'est pas à laisser entre toutes les mains. Ça me fait me demander pourquoi il n'y a pas d'indications « +18 » sur les livres, de la même façon que pour les jeux-vidéos ou les films. Car, concrètement, c'est un livre porno. Les scènes de sexe s'enchaînent, toutes plus détaillées et variées les unes que les autres. Sur la deuxième moitié du livre, on ajoute à cela des scènes trashs, violentes, ridicules et donc… drôles.
Je ne sais pas bien ce qu'il y a à retirer de cette lecture. Rien, probablement. Esther est un roman tellement plus intéressant, construit et abouti. Dirty Sexy Valley aurait pu être un Scary Movie, mais l'équilibre n'est pas respecté. Trop de scènes de sexe trop sérieuses, pas assez d'horreur, et un humour distillé avec trop de parcimonie pour pouvoir sauver le tout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51
Ben_Tyrion
  27 septembre 2018
[!!!ATTENTION LIVRE À NE PAS METTRE ENTRE TOUTES LES MAINS!!!]
Une bande d'étudiant·e·s décide de fêter la fin de son cycle universitaire en organisant une sympathique orgie dans un chalet au milieu des bois. Dans le voisinage proche de ce chalet vit une famille de purs dégénérés, qui n'a que le sexe en tête, en main et en bouche... et qui ne lésine pas sur la violence quant il s'agit d'assouvir un instinct primaire. Rencontres explosives, jouissives mais aussi tragiques et sanguinaires au programme!
Comme annoncé ci-dessus, j'attire l'attention sur le fait que ce bouquin est à ne pas laisser à portée du premier venu. Non pas que je sois pour une mise à l'index ni pour cacher les seins, verges, pubis et autres anus de notre environnement, mais il y a une frontière entre un érotisme bien balancé et suggestif et un récit - celui dont il s'agit ici - dont le côté pornographique totalement assumé peut en dégoûter plus d'un et laisser l'impression d'une littérature qui ne viserait qu'à satisfaire le fond le plus bestial de notre sexualité. Soit.
Avec un peu de recul, il me semble possible de considérer différents niveaux de lecture: on est en présence d'un texte porno-trash, certes. Mais il y a aussi un côté "nanar" à l'histoire: l'auteur se plait à rendre comiques voire grotesques les situations tragiques qu'il décrit. Celles et ceux qui ont lu, par exemple, Hell.com de Senecal, ont été servi de scènes de sexe violentes. Mais dans Hell.com, point d'humour ni de "grotesque", on y nage en plein tragique. DSV a ceci de particulier que le tragique d'une sexualité brutale est "compensé" par des réactions désarmantes de "simplicité" de la part des protagonistes. On peut aussi décoder un côté "satire sociale": on rigole allègrement des gros-gras-avec un poil dans le cerveau, on voit à l'état brut ce qu'une enfant quasi séquestrée depuis la naissance a de "désarmant" dans sa sincérité. On se poile de la connerie d'étudiants universitaires qui n'ont rien d'autre à f... que de s'envoyer en l'air bestialement, ensemble, pour fêter leur diplôme. Libération des moeurs? rêve inassouvi de l'auteur? on ne le saura pas...
Mais en même temps, doit-on vraiment voir dans DSV plus que ce qu'il nous donne à voir? Chaque lecteur en jugera et je ne serai pas là pour défendre bec et ongles ma position.
Alors pourquoi un 7/10? Parce que l'écriture "roule", glisse et invite à ne pas lâcher le bouquin. Parce que pour un roman porno-trash, il tient le rythme et le niveau de bout en bout. Les scènes de sexe m'ont toutefois semblé un peu trop répétitives par rapport au fond de l'histoire (mais, d'une certaine manière, elles donnent aussi "sens" à celle-ci). Parce que finalement, ce n'est pas si long (220 pages en format de poche): on en sort rapidement! Parce que c'est un bouquin distrayant, on ne plie pas sous le poids de la tragédie (pourtant effective!) des faits. J'ai rarement lu un livre aussi violent qui ne me glace pas le sang, mais qui m'invite plutôt à sourire voire à rire... fallait tout de même le faire!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   16 juillet 2017
Parler de cambrure devenait dérisoire, tant la ligne de sa colonne vertébrale était désormais tout près de former une boucle complète.
Commenter  J’apprécie          30
MadimadoMadimado   27 août 2017
"Je veux poser ma tête sur ce cul, et y dormir pour le restant de mes jours..." Depuis le pied de la montagne, voilà à peu près la seule pensée qui avait traversé l'esprit de Pascal.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Olivier Bruneau (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Bruneau
Au programme de cet épisode, trois livres qui parlent de cul avec bon sens et originalité. Un essai féministe qui libère la parole, "Vulves" d'Alexia Tamécylia (éditions Gorge Bleue), un roman de SF sexy et humaniste "Esther" d'Olivier Bruneau (éditions le Tripode), et enfin un essai gonzo déjanté "Le rôle fondamental du plombier dans le porno" de Michael Petkov-Kleiner
Générique et sound design : Gampopa
autres livres classés : pornographieVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
18121 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre