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ISBN : 9791030702736
Éditeur : Au Diable Vauvert (29/08/2019)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Cette anthologie de poèmes méconnus, souvent parus dans d'obscurs magazines, est le fruit d'une recherche minutieuse menée à travers de nombreuses bibliothèques et collections privées des États-Unis.
Profonde, rythmée, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature élitiste. L'absurdité de son temps, l'humanité, le sexe, la condition ouvrière, l'écriture ou son amour pour les animaux alimentent sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Myriam3
  04 décembre 2019
Quatrième de couverture: "Une anthologie de poèmes inédits parus dans d'obscurs magazines, conservés dans des bibliothèques et collections privées". Pour la plupart sans doute des poèmes gagne-pain, commandités, comme il en parle dans certains poèmes même. Il n'en reste pas moins que tout est à prendre, rien n'est à jeter, comme dirait un autre de nos poètes. Tour-à-tour drôles, lucides, scabreux, alcoolisés, légers, mélancoliques ou tendres (oui oui), l'ensemble de ses poèmes dessinent le contour de Bukowski en tant qu'homme et artiste.
Instants anecdotiques, réflexions sur la vie, dialogues (réels? imaginés?), compte-rendus, le tout pimenté d'un peu ou beaucoup de fantaisie, c'est un recueil qui vaut le détour et qui va souvent là où on ne l'attend pas. Comme d'habitude, je regrette de devoir le rendre à la bibliothèque avant de l'avoir totalement apprivoisé. Et quel beau titre!
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froidurep
  02 août 2019
On l'appelait jadis le "Céline Punk." Il avait fait les beaux jours ici d'une célèbre émission d'Apostrophes, présentée par Bernard pivot (en 1978) , dans laquelle, saoûl comme un cochon, il avait fini par sortir du plateau non sans avoir auparavant, et en douce, caressé les cuisses d'une romancière , et s'être fait injurier de concert par un Cavanna en grande forme . Grand Moment de télévision.
Charles Bukowski fait l'objet, depuis sa mort en mars 1994, d'un culte qui ne tarit pas aux USA , en Allemagne et chez nous . Mais les publications tardent...On peut donc féliciter les éditions du Diable Vauvert d'avoir voulu se lancer enfin dans la traduction intégrale des oeuvres inédites -notamment poétiques- du grand Charles. Ils sont désormais les seuls à s'y intéresser en France (Grasset ayant publié la quasi totalité des romans et nouvelles) , et le chantier est immense . Car Bukowski , on l'oublie souvent , a commencé sa carrière en écrivant ,certes de petites nouvelles, mais surtout des poèmes , à la foi sombres électriques et sublimes dans de petites revues underground , et n' a jamais cessé d'en écrire et d'en publier ensuite pendant 35 ans. Il reste donc des milliers de pages à traduire.. Gageons que l'éditeur ne s'arrêtera pas de sitôt dans l'exécution de cette noble et salubre tâche.
Ainsi, après l'édition d' un singulier et réussi mélange de ses textes traitant "de l'écriture" , traduits excellemment par Romain Monnery au Diable Vauvert donc , en 2017, cette nouvelle livraison regroupant des poèmes pour la plupart inédits en recueil , ou carrément inconnus des fans et des lecteurs jusque là, arrive de fait à point nommé pour la rentrée. Et le travail précis, sourcé en fin de volume , est d'autant plus réjouissant qu'il apparaît qu'on a affaire ici à un vrai travail de passionnés, impatients de partager leur découverte. Qu'allons nous donc trouver au milieu de cette "Tempête pour les morts et les vivants"? Rien de moins qu'une bonne centaine, à peu de chose prés, de manuscrits, de textes rares, tirés de petites plaquettes ou de revues devenues introuvables depuis, et surtout 22 (si j'ai bien compté) poèmes sortis des tiroirs, qui n'ont jamais vu la lumière du jour, et que Linda lee Bukowski, la veuve du "vieux déguelasse" (comme il aimait à s'appeler ) a laissé publier en toute confiance. On sera notamment ému de découvrir le tout dernier poème de buk " # 1 " daté du 18 février 1994, écrit donc peu de jours avant sa mort , et qui sonne le glas d'une belle vie : "il est trop tard. Je suis atteint" ou de découvrir en autres merveilles , ce beau et grand poème de 1971 "Burning in water, drowning in flame "qui deviendra le nom d'un recueil plus tard chez l'éditeur de la consécration aux USA : Black Sparrow press. On y verra aussi, au milieu des textes, des facs-similés de ses écrits et des reproductions des fameux petits dessins rigolos dont il parsemait ses lettres, et ou il apparaît toujours en Mister Magoo délirant.
330 pages de rires, d'émotion, de surprises, ô combien utiles pour redonner à cet écrivain génial , de quoi naviguer sereinement pour ce siècle au moins , et au delà.
On ne dit pas seulement Merci au Diable Vauvert . On applaudit.

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SBys
  11 octobre 2019
Un nouveau recueil de Bukowski.
Des poèmes pour les morts et les vivants.
Des poèmes inédits ou publiés dans d'obscurs magazines, conservés dans des collections privées. Un régal comme toujours.
Des poèmes écrits au début des années 1960, jusqu'à sa mort, avec un premier poème envoyé par fax. Rassemblés de manière chronologique, les poèmes donnent un aperçu de la vie du bonhomme, un peu comme avait tenté de le faire Avec les damnés, mais en beaucoup mieux, selon moi. D'une part, on n'a pas le sentiment (comme avec les damnés) que les éditeurs ont opéré une censure qui cherche à montrer Buko sous son meilleur jour. D'autre part, lorsque Chinaski nous écrit un poème à la fin de sa vie et qu'il nous parle de sa jeunesse, et bien, il a la langue d'un vieux dégueulasse avec 70 balais au compteur, et non plus celle acerbe d'un jeune homme désespéré à trier du courrier à la poste et qui cherche à sauver sa peau.
Henry le dit lui-même à l'un de ses lecteurs qui aimerait bien « vos trucs d'avant » : «toutes les embrouilles avec les femmes [...] toute la dinguerie, les bagarres dans les ruelles, les descentes de police.» Henry Chinaski lui répond qu'il ne peut tout simplement pas, il n'est pas un imposteur. Il écrit ce qu'il vit, de manière plus ou moins véridique, alors il ne peut laisser entendre qu'il vit toujours dans un taudis en carton, à 1,25$ la semaine, sans éclairage, sans chauffage, alors qu'il se trouve bien au chaud, avec sa femme Linda et ses nombreux chats. Il ne peut tout simplement pas.
C'est pour cette raison que Tempête pour les morts et les vivants me semble si précieux. En plus de revoir de manière condensée l'ensemble de ses lubies : les femmes, les courses de chevaux, son amour pour Dostoïevski, Anderson, Fante, McCullers, la musique classique et j'en passe, il nous montre que même si Buko change de milieu, sort de sa misère, et bien, son style, son regard sur la vie, son écriture restent les mêmes. Une authenticité du début à la fin. Chapeau bas !
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MadameTapioca
  25 septembre 2019
Lire Bukowski, c'est comme se frotter avec du papier abrasif à gros grains. Ça râpe, ça décape.
Cet incorrigible obsédé, ce personnage obscène et sublime à la fois, n'utilise jamais le frein à main. C'est frontal, c'est brutal.
Dans ce recueil de poèmes inédits, on le retrouve tel qu'en lui même avec ses sujets de prédilections: le sexe, l'alcool, les courses de chevaux, les chambres miteuses.
Avec son honnêteté légendaire, il transgresse tout, n'épargne personne, même pas lui.
Lisez Bukowski. Sous le vieux dégueulasse sommeille un grand écrivain.
Lien : https://www.instagram.com/p/..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   02 décembre 2019
Maintenant tu sais...quoi?
que tu n'avais rien de si
particulier
après tout.
tu n'arrêtais pas de déclencher des bagarres
où tu n'avais rien
à faire, tu étais complètement paumé.
tu aurais dû te détendre
tu prenais trop les choses à coeur et ils
te poussaient à bout -
trop de boisson, trop de femmes,
trop de livres.
ça n'avait pas d'importance.
maintenant tu regardes les minutes d'égrener
le long de tes bras.
tu entends des chiens aboyer.
tu es suffisamment fatigué pour écouter
maintenant.
tu es un vieil homme sur une chaise
dans un jardin
dans le monde.
une feuille tombe sur ton ventre blanc
et c'est tout ce qu'il y a
ici.
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MadameTapiocaMadameTapioca   23 septembre 2019
comme ça

une des plus belles blondes du grand écran
des seins incroyables des hanches des jambes une taille
la totale,
dans cet accident de voiture
sa tête s’est détachée de son
corps -
comme ça -
il y avait sa tête qui roulait sur le côté de
la route,
avec du rouge à lèvres, les sourcils épilés, la
poudre à bronzer,
un bandana dans les cheveux, elle a roulé sur le
côté
comme un ballon de plage
et le corps resté assis dans la voiture
avec ces seins ces hanches ces jambes cette taille,
la totale,
et puis à la chambre mortuaire ils ont rassemblé les morceaux,
recousu la tête
sur le corps,
seigneur, a dit le type avec le fil,
quel gâchis.
puis il est sorti, s’est payé un hamburger, des frites et deux tasses de café,
noir.
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MadameTapiocaMadameTapioca   24 septembre 2019
chanson d'amour

j'ai mangé ta chatte comme une pêche,
j'ai avalé le noyau
le duvet,
calé entre tes jambes
j'ai sucé mâchouillé léché
avalé tout ton être,
ai senti tout ton corps se tendre et tressaillir
comme
un
fusil-mitrailleur
j'ai fait de ma langue une flèche
et le jus a coulé
et j'ai avalé
pris de folie
suçant l'intégralité de tes entrailles -
ton con tout entier dans ma bouche aspiré
j'ai mordu
j'ai mordu
et avalé
et toi aussi
tu as cédé à la folie
alors je me suis retiré pour recouvrir
de baisers ton nombril
avant de glisser entre les fleurs blanches de tes
jambes
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MadameTapiocaMadameTapioca   24 septembre 2019
2 poèmes immortels

Environ 2 poèmes immortels par nuit
c'est à peu près tout ce que je m'autoriserai
à écrire.
c'est juste - il n'y a pas des masses
de compétition.
du reste, c'est plus appréciable de
se bourrer la gueule
que de tutoyer
l'éternité.

c'est pour ça que davantage de gens
achètent de l'alcool que
du Shakespeare...

qui ne préférerait pas apprendre à
s'évader par le col d'une
bouteille
ou le cône
d'une cigarette savamment roulée
plutôt qu'un bouquin?
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Myriam3Myriam3   07 novembre 2019
je verserai une larme pour avoir eu raison: jamais
nous n'aurions dû exister.
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