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EAN : 9782266303293
544 pages
Pocket (07/11/2019)
  Existe en édition audio
3.64/5   2085 notes
Résumé :
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits...
Un suspense renversant et bouleversant.

« – Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (322) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 2085 notes
La lutte contre la traite et le trafic d'êtres humains, est le sujet abordé par Michel Bussi, qui nous plonge dans la Méditerranée au milieu des requins cachés derrière les façades d'ONG charitables qui pillent les immigrés, abusent des enfants et violent les femmes cherchant refuge en Europe, puis les rackettent pour leur attribuer des logements sociaux.

Leslie Maal et ses enfants incarnent magnifiquement ces migrants et aucun lecteur ne reste insensible au calvaire que leurs bourreaux leur infligent. Et chacun soutient leurs efforts pour que justice soit rendue …

La vengeance est un moteur redoutable et c'est avec une certaine jubilation que j'ai vu les salopards disparaitre au fil des pages avec la même régularité que dans «les dix petits nègres ». L'intrigue est tortueuse à souhait et l'auteur n'hésite pas à rendre la vue aux aveugles ou à ressusciter les morts, comme dans les feuilletons du XIX siècle.

« On la trouvait plutôt jolie » dénonce le business juteux de certaines ONG qui exploitent la misère du monde dans un scénario passionnant mais frisant parfois l'invraisemblable… car, par exemple, qui peut imaginer un hotel IBIS ressemblant à celui géré par Ruben Liberos ?
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Une famille d'émigrés, un fonctionnaire de police blasé, un jeune lieutenant zélé, une cause, celle des migrants, sans aucun doute un problème réel dans la région de Marseille, voici de quoi écrire un policier correct.

Oui mais… j'ai passé une grande partie du roman à me poser des questions au sujet de quelques incohérences dans le récit et ça m'a énervée, d'abord parce que s'il y a un genre littéraire qui ne supporte pas les incohérences, c'est bien le roman policier, ensuite parce que ce n'est pas la première fois que je relève ce genre d'erreur dans un livre de Michel Bussi : j'en avais relevé deux qui étaient flagrantes dans nymphéas noirs, et cela est venu à chaque fois perturber ma lecture, et dans ce roman, je note une incohérence au sujet des lieux de crime, une autre concernant un soi-disant secret que Leyli notre héroïne craint de voir découvrir dans son minuscule appartement, hasard douteux concernant la survenue d'un personnage dans la dernière partie, et trop de non-dit dans le récit au nom de la mise en scène que l'auteur s'attache à nous présenter, ces mises en scène sont fréquentes dans ses romans, mais trop c'est trop, ça devient lassant.

Je n'ai pas non plus apprécié ambiguïté du personnage de pétar , ambiguïté révélée sur la fin et non explicitée, ce qui laisse sur sa faim.

Toutefois ce roman se lit très facilement et je n'ai pas le droit de dire que je me suis ennuyée durant cette lecture, mais ce dont je suis certaine, c'est que je j'hésiterai désormais à me lancer dans la lecture d'un roman de cet auteur.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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J'avais découvert Michel Bussi d'abord avec Ne lâche pas ma main, puis ensuite avec Maman a tort, deux romans que j'avais aimé mais la, je dois dire que son dernier roman est bien meilleur. Je suis vraiment conquise et j'ai littéralement dévoré cette enquête.

On fait la connaissance de Leyli, une africaine arrivait en France il y a quelques années. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses trois enfants. Elle cumule des petits jobs mais la après plusieurs années de galère, elle a enfin décroché une CDI. Au fil des pages, on découvre son histoire, celle de ses enfants et malheureusement le quotidien de tellement de migrants. "- Tout le monde possède des rêves, Bamby. Et ce qui compte, ce n'est pas de les réaliser, c'est juste de pouvoir y croire. Qu'il existe une possibilité, une petite chance. Quand tu nais au Bénin, quand tu restes au Bénin, à Cotonou ou à Porto-Novo, tu enterres ce petit espoir. Tu le jettes définitivement dans l'océan. Sur les dix millions de Béninois, pourquoi n'y aurait-il pas de petits Zidane, de petits Mozart, de petits Einstein ? Pourquoi les Béninois ne naîtraient-ils pas eux aussi avec cette graine de talent ? Mais cite-moi un prix Nobel Béninois ? Un médaillé olympique béninois ? Ou même le moindre acteur béninois ? Tu comprends, on veut juste notre part de rêve !"

L'enquête est passionnante. A la manière de Columbo, on connaît l'identité du meurtrier des les premières pages. Ce que l'on ne sait pas c'est le pourquoi du meurtre. Et puis l'auteur a plu d'un tour dans son sac et a quelques chapitres de la fin, nous livre un véritable retournement de situation. Pour ma part, en tout cas, je n'attendais a tout sauf a cela !

Les personnages sont attachants : j'ai eu un coup de coeur pour Julo qui est un excellent flic et puis bien sur Ruben, et ses histoires. le sujet des migrants, malheureusement d'actualité, est vraiment bien traité. Sans mélodrame, l'auteur nous montre la face hideuse du trafic des humains et le business crée autour. "L'occident croit que s'il ne se barricade pas, toute l'Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L'immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu'elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s'en contentent. Il n'y a que quelques fous pour tenter l'aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d'un Africain sur dix mille, et on parle d'invasion ?"

Bref, je ne peux que vous recommandez cette lecture et pour ma part, je viens de craquer pour le temps est assassin et Nymphéas noirs qui viennent de rejoindre ma PAL.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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J'ai tout de suite mordu à l'hameçon, petit poisson frétillant d'impatience et de curiosité... Même si on n'atteint pas l'excellence de "Nympheas noirs", c'est un très bon thriller, à la construction machiavélique, et cette fois, sans invraisemblances.

Très, très délicat de parler de cette histoire, sans la gâcher, la déflorer. Alors, je vous propose plutôt un jeu de devinettes. Les réponses ( partielles, volontairement...) vous paraitront sûrement un peu décousues, un pêle-mêle, comme le petit appartement de Leyli...

Des thèmes ? Le trafic des migrants, leur survie difficile, mais aussi la filiation, les violences sexuelles, un secret.

Des lieux? Une chambre d'hôtel,Le Bénin, Marseille et... je n'en dirai pas plus.

Des personnages ? Une africaine pétillante , conteuse hors-pair, portant un lourd fardeau , Leyli, ses trois enfants Bamby, Alpha et Tidiane, des policiers, un gérant d'hôtel loufoque.

Des objets? La chouette de la première de couverture, certes, j'y ajouterais des bracelets rouges, bleus et verts, et un cahier.

Ce que je peux affirmer sans détours, en tout cas, c'est que l'intrigue m'a passionnée, les indices disséminés ça et là , les éléments un peu bizarres conduisent à un final très surprenant !

Et la géo-politique, sujet que Michel Bussi maîtrise évidemment bien, s'associe ici a une actualité complexe et poignante, celle des migrants, hommes et femmes rendus invisibles mais qui dérangent , une fois qu'ils ont franchi ( quand ils ne sont pas morts au cours de leur voyage vers l'espoir) tous les obstacles de l'immigration. Et qui, bien sûr, sont la proie d'un réseau financier ignoble.

En bref, je vous conseille vivement cette lecture, elle est fort addictive et prenante! Ne serait-ce que pour le magnifique personnage de Leyli, inspiré, comme l'auteur l'indique à la fin, de l'émouvante chanson de Pierre Perret , " Lily"...

🎶"On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle venait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Paris...🎶


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J'avais beaucoup aimé les derniers romans de Michel Bussi mais « On la trouvait plutôt jolie » m'a déçu, je n'ai pas du tout accroché.
C'est sur un fond très d'actualité, la crise des migrants, que Michel Bussi construit son thriller. Leyli, une femme africaine du Mali, vit à Port-de-Bouc près de Marseille. Mais Leyli a un secret.

Quel que soit le roman de Bussi, le style et la forme restent les mêmes. Une intrigue qui vous accroche tout de suite. Un rythme soutenu, des fausses pistes et des rebondissements qui vous tiennent en haleine. « On la trouvait plutôt jolie » ne fait pas exception. Mais au bout d'un certain moment je me suis perdu et trouvé que l'histoire s'égarait. Je ne savais plus si j'étais à Marseille, à Rabat ou Beyrouth.

Reste le mérite à Michel Bussi d'avoir abordé le sujet des migrants d'une façon très touchante. Ces hommes et femmes qui fuient, souvent à contrecoeur, leur pays, la pauvreté, la guerre, à la recherche d'une vie meilleure. Les violences qu'ils subissent, le monde des trafiquants professionnels et leur business très juteux.
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critiques presse (4)
LigneClaire
05 octobre 2022
. Polar ou thriller psychologique avec sa part de romanesque, On la trouvait plutôt jolie est fignolé et on comprend bien que la malédiction qui plane sur Leyli et ses enfants aura une solution radicale. Au mieux car Bussi sait toujours retourner son monde au dernier moment. Et Alessandra a superbement repris le flambeau pour aussi donner envie de lire le roman.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
LeFigaro
27 octobre 2017
Michel Bussi change de registre et signe un roman au suspense impressionnant dans le milieu des migrants.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox
24 octobre 2017
Le romancier Michel Bussi publie son 18e livre "On la trouvait plutôt jolie", un polar sur fond d'immigration et inspiré par la chanson de Pierre Perret "Lily".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint
13 octobre 2017
Opération délicate mais réussie pour Bussi. Son nouveau roman, "On la trouvait plutôt jolie", embrasse la cause des réfugiés sans verser dans le pathos.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (180) Voir plus Ajouter une citation
- [...] c'est juste que... Je ne suis pas habitué.
- A quoi ? Au bordel ? Aux gamins ? Aux chouettes ? A ce qu'une jeune fille aussi sexy et riche que moi vous aborde et vous invite dans son palace à partager une coupe de champagne ?
- A l'Afrique, lâcha Guy.
Il était presque sorti de l'appartement et se tenait debout, soulevant nerveusement avec son pied un morceau de carrelage décollé. [...]
- Hou là, je ne m'y attendais pas, à celle-là. Précisez donc, mon gentil voisin.
Guy rassembla tout son courage d'un coup. Son flux de paroles se fit presque agressif.
- Je vais pas vous faire un dessin ! J'ai passé ma jeunesse entre Vitrolles et Gardanne, je bosse depuis trente ans comme ouvrier sur les docks de Port-de-Bouc, les trois quarts de mes potes sont pieds-noirs ou fils de pieds-noirs, on occupe les week-ends à chasser le canard dans l'étang de Berre, on vote tous pour le même parti et il est plutôt couleur bleu marine, vous m'avez compris, quoi... Vous avez l'air gentille, j'ai rien contre vous et encore moins contre vos gamins, mais, putain, comment vous dire... Je suis pas vraiment du genre qui fréquente les Arabes...
(p. 50)
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— Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile ! Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous. Tu comprends ? — Donc on laisse entrer les réfugiés mais pas les migrants ? — Tut tut tut, pas si vite, mon garçon. Le devoir de la France est d’accueillir les réfugiés, mais la consigne est de ne pas les laisser entrer ! Du moins ceux qui n’ont pas de papiers, mais comme c’est assez rare que les dictateurs tamponnent leurs visas ou qu’ils trouvent une photocopieuse en état de marche dans les villes bombardées, ils doivent risquer leur peau pour passer illégalement. Mais une fois qu’ils ont posé un pied chez nous, jackpot, ils sont sauvés. — On ne peut plus les renvoyer chez eux ? — En théorie. Mais ça dépend de leur pays. On les renvoie seulement s’ils viennent d’un POS, un pays d’origine sûr, c’est-à-dire qui ne les torturera pas quand ils descendront de l’avion.
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Leyli grimaça devant le carrelage fissuré, la rampe rouillée, les taches d’humidité et de moisissure qui cloquaient les plinthes. La FOS-IMMO avait repeint les façades des immeubles l’été dernier, mais il faut croire qu’ils n’avaient plus assez de peinture pour les cages d’escalier. Ou bien, pensa-t-elle en observant les cœurs, les têtes de mort, les sexes tagués sur les murs, la municipalité avait créé une commission pour discuter de la sauvegarde des graffitis, témoignage du patrimoine artistique urbain en ce début de siècle. De quoi se plaignait-elle ? Dans des millénaires, on viendrait visiter son palier comme on visite aujourd’hui la grotte de Lascaux.
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Le soleil se faufilait entre les platanes du quai de la Liberté. Le bus 22 prenait son temps en cette fin de matinée, dépassait les joueurs de boules sur la place, les familles qui revenaient du marché, les salariés de l’arsenal qui vidaient leur bière en terrasse sous les palmiers. Dès que l’on quittait les tours des Aigues Douces, au premier rayon de soleil, Port-de-Bouc prenait des allures de village provençal de carte postale. Leyli aimait traverser la ville assise dans le bus. Longer le port de commerce, apercevoir l’étang de Berre et les façades colorées du port de Martigues, traverser la zone commerciale. Elle l’atteindrait dans moins de dix minutes. Leyli aimait être en avance.
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Le silence autour de la table alourdissait encore l’ambiance de veille d'enterrement. Pas même un bruit de chaise ou de fourchette. Alpha n'est pas mort ! se força à penser Leyli. Il sortira demain. Il sera là demain. Pourtant, elle ne pouvait évacuer ce terrible pressentiment, depuis deux heures, elle ne repensait qu'à ce livre qu'elle avait lu avant de perdre la vue, dans sa case de Ségou, ce roman policier, Dix petits nègres, les invités à un dîner qui un à un disparaissaient. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq... Jusqu'au dernier.

Ils étaient quatre hier. Trois aujourd'hui.
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Videos de Michel Bussi (215) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
L'auteur normand à succès Michel Bussi présente son nouveau livre "Mon cœur a déménagé" sur BFM Normandie. Après plus 12 millions de livres vendus en France, l'auteur revient avec une 17ᵉ histoire située dans la ville de Rouen : Ophélie a grandi dans un environnement difficile et a dû se remettre du meurtre de sa mère à l'âge de sept ans. Aujourd'hui étudiante, elle décide de prendre sa revanche sur la vie. "L'écrivain décrit son livre comme un récit "de vengeance", un "roman sur l'enfance".
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