AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2258145341
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/10/2017)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 8 notes)
Résumé :
A Port-de-Bouc, près de Marseille, Jules Flores est chargé d'élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d'une association d'aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L'enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d'origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
motspourmots
  12 octobre 2017
Je suis loin d'avoir lu tous les livres de Michel Bussi, auteur très prolixe. Mais le fait d'avoir produit Nymphéas noirs me l'a rendu définitivement sympathique ce que quelques rencontres et discussions avec lui n'ont pas démenti. Je ne vais pas disserter sur ses qualités littéraires, ce n'est pas le sujet. Une écriture neutre, histoire de se fixer sur l'intrigue. Ce que j'aime chez lui : sa sincérité et son désir manifeste de toujours surprendre son lecteur. Désormais, j'entre dans un livre de Bussi comme dans un jeu. Et j'ai beau tenter de faire attention, de me concentrer pour ne pas me faire avoir... Il m'a encore roulée dans la farine, le bougre !
Il y a d'abord la surprise du contexte, celui de la méditerranée et des migrants. On ne fait pas dans la légèreté comme peut d'ailleurs l'indiquer le titre extrait d'une chanson de Pierre Perret (petit clin d'oeil habituel de l'auteur) tout comme le prénom de son héroïne Leyli. Mère courage élevant seule ses trois enfants Alpha, Bamby et Tidiane dans l'appartement trop petit d'une cité HLM de Port de Bouc près de l'étang de Berre. Leyli a fui le Mali et la pauvreté, enchaîne les emplois de femme de ménage dans des hôtels, vient juste de trouver un CDI et attend désespérément l'attribution d'un logement plus grand. C'est justement dans un hôtel qu'est retrouvé le corps sans vie et exsangue d'un homme, employé d'une association d'aide aux migrants, Vogelzug. Très vite, les soupçons se portent vers une superbe jeune femme qui ressemble à Bamby mais ce n'est que le début d'une enquête à rebondissements menée par un duo de flics assez savoureux, le commandant Petar Valika et le lieutenant Julo Florès aussi différents physiquement que psychiquement.
Voilà. Une fois que je vous ai dit ça, vous vous faites une idée. Votre idée. En fonction de votre vécu, des images que vous avez dans la tête, votre cerveau avance tout seul, interprète les éléments qu'on sème sur son passage... Et c'est avec ça que joue Michel Bussi. Les apparences, les interprétations. Et il trouve ici un formidable matériau, celui de la mondialisation, de l'uniformisation des différents lieux dans le monde. Et vous... ben vous courez et vous vous faites avoir en beauté ! Néanmoins, au passage, il aura dessiné un monde dominé par l'argent, un monde dans lequel les êtres humains sont des marchandises comme les autres et où le règne du profit écrase tout le reste. On sent que l'auteur s'est suffisamment documenté sur le sujet et il suffit de faire appel à quelques souvenirs d'actualités récentes pour comprendre que la fiction est bâtie sur un fond de vérité.
Donc, je vous le dis, On la trouvait plutôt jolie est un bon cru dont on apprécie autant l'aspect ludique du jeu de pistes que le propos plus complexe que d'habitude ou encore le parti pris d'entrecouper le fil narratif par le récit de Leyli, dans la tradition orale africaine. Bien joué, Monsieur Bussi !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Pascalebookine
  15 octobre 2017
Page Facebook: Pascale Bookine
Blog: pascalebookine.eklablog.com
Depuis « Un avion sans elle » et « Nymphéas noirs », j'attends toujours avec une certaine impatience de découvrir ce que Michel Bussi a bien pu nous concocter, son imagination sans faille n'ayant à ce jour jamais été prise en défaut.
Le titre « On la trouvait plutôt jolie » n'a pas manqué de faire résonner en moi la tendre chanson de Pierre Perret, celle où il raconte la jolie Lily venue de son plein gré faire les sales boulots à Paris pour échapper à une vie de misère. La Lily de Michel Bussi, c'est Leily Maal, émigrée malienne, courageuse maman de trois enfants, qui fait des ménages et qui vit dans un HLM de Port de Bouc. Tout comme Lily, Leily se rendra vite compte que l'on n'est pas tous égaux au pays de Voltaire et d'Hugo, surtout si l'on vient de l'autre côté de la Méditerranée…
Car étonnamment, c'est la crise des migrants qui sert de toile de fond à ce roman : l'auteur n'hésite pas à pointer du doigt la déshumanisation d'un système, l'indifférence générale (« Une quinzaine de corps noyés repêchés dans l'eau, dix autres cadavres échoués dans la boue. Passons maintenant à la météo. ») et l'inhospitalité des prétendues terres d'accueil : « Les fous qui étaient morts pour passer le mur, de l'est à l'ouest, étaient devenus des héros, des résistants, des martyrs ! Ceux qui tentaient aujourd'hui de franchir la frontière, du sud au nord, attirés par le même Occident, par les mêmes démocraties, étaient au mieux des hors-la-loi, au pire des terroristes. Question de nombre ? de mode ? de couleur ? de religion ? Ou la boussole du monde s'était-elle simplement déréglée ? »
Mais que les amateurs de romans policiers se rassurent, on est bien dans un roman de Michel Bussi, avec ce que cela suppose de manipulation et de contradictions apparemment insolubles. Indépendamment de ces réflexions humanitaires (toujours les bienvenues dans le contexte actuel), ils y trouveront leur compte : des chambres d'hôtel à vocation libidineuse qui deviennent des scènes de crime, des hommes qui paient de leur vie la recherche d'un moment de plaisir, des personnages cyniques qui profitent sans vergogne de la détresse d'autrui… et en arrière-plan le passé douloureux de Leily, qui se dévoile peu à peu et qui pourrait expliquer bien des choses.
Alors qu'il pense percevoir très vite la direction que prend l'intrigue, le lecteur voit rapidement basculer ses certitudes et réalise qu'il n'avait pas tout (voire rien) compris -j'admets avec plaisir m'être fait avoir ;-). Un très bon moment de lecture et un roman qui permet une nouvelle fois à l'auteur de se diversifier tout en conservant les ingrédients qui ont fait son succès.
Lien : http://pascalebookine.eklabl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
BranchesCulture1
  11 octobre 2017
On l'a trouvée plutôt très jolie la Leyli de Michel Bussi
À lire au calme sur : http://branchesculture.com/2017/10/11/on-la-trouvait-plutot-jolie-michel-bussi-pierre-perret-polar-marseille-racisme-immigration-enquete/
Vivre dans vingt-cinq mètres carrés même si on a vue sur la Mer Méditerranée c'est très contraignant, surtout lorsqu'on a trois grands enfants et que l'on collectionne les chouettes (une centaine, rien que ça). Dans cette tour des Aigues Douces où elle se sent à l'étroit, Leyli, femme de ménage d'origine malienne  raconte sa jeunesse passée non loin de Bamako à son voisin Guy, un type un tantinet raciste mais qu'elle trouve pourtant charmant. Une histoire faite de secrets, de malédiction, de trésor...
Au même instant, la police découvre dans un hôtel à thème le cadavre d'un homme dont on a tranché les veines. Dans les poches de celui-ci, 6 coquillages et un curieux bracelet coloré. Qui pouvait donc en vouloir à cet homme sans histoire qui travaillait dans l'humanitaire, dans l'aide aux réfugiés? Et surtout, pourquoi lui a-t-on volé un peu de son sang?
Les images extraites des caméras de surveillance semblent accuser Bamby la fille de Leyli. Mais est-ce bien elle la meurtrière?
Les mélomanes auront sans doute remarqué que le titre du roman fait référence à la magnifique chanson " Lily " de Pierre Perret, une chanson sortie il y a tout juste 40 ans et toujours on ne peut plus d'actualité. Un titre pas vraiment choisi au hasard tant la problématique des réfugiés, des migrants fait partie intégrante du nouveau polar de Bussi. L'occasion pour l'auteur de "Maman a tort " et de " Nymphéas Noirs " d'égratigner à sa façon (Bussi est un vrai gentil) cette France des droits de l'Homme,  des droits qu'elle bafoue régulièrement.
On prend donc un malin plaisir à tenter de découvrir où l'auteur veut nous mener, car il adore ça, manipuler ses lecteurs, les laisser se perdre dans une intrigue dont lui seul a la clé, le fin mot de l'histoire. Et comme à chaque fois on est bluffé par l'imagination fertile d'un auteur qui se montre dans ce roman un peu plus engagé que d'habitude.
"On la trouvait plutôt jolie" de par son thème principal et ses personnages émouvants est sans conteste l'une des plus belles réussites de Michel Bussi.
Lien : http://branchesculture.com/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
Christou40
  16 octobre 2017
Encore une fois, Michel Bussi emporte son lecteur dans une aventure remarquable. J'ai adoré me laisser emporter à Marseille et au Maroc. Et quelle histoire que celle de Leyli ! Les personnages sont hauts en couleur dans ce thriller mené tambour battant. On s'attache à Leyli sans aucun doute, cette femme à la vie difficile comme celle de nombreux migrants en quête d'une existence meilleure. La France semble être leur eldorado, mais est-ce bien sûr ? Je ne vais pas spoiler mais j'ai été estomaquée par le retroussement de situation vers la fin du roman quand l'auteur lève enfin le voile sur toute l'histoire. Un coup de maître ! C'est bien écrit, original, dans l'ère du temps sans en faire trop. Bref je recommande !
Lien : https://www.jadorelalecture...
Commenter  J’apprécie          10
helo1807
  13 septembre 2017
Encore un très bon Bussi ! L'histoire nous tient en haleine et on est comme toujours bien surprid du dénouement.....
Commenter  J’apprécie          10

Les critiques presse (1)
LePoint   13 octobre 2017
Opération délicate mais réussie pour Bussi. Son nouveau roman, "On la trouvait plutôt jolie", embrasse la cause des réfugiés sans verser dans le pathos.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations & extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   14 octobre 2017
- Je suis au Starbucks, patron, ils ont, disons, du choix. Vous préférez un Guatemala Antigua ? Un Organic Ethiopa ? Un Kati Blend ? Un...
Raté pour la conciliation, le commandant explosa avant la fin de l'énumération.
- Démerde-toi ! Nom de Dieu, quand j'ai envie d'un café, je vais dans un bar et je commande un petit noir sans demander au patron s'il a été cueilli au Mozambique ou moulu au Népal !
- OK, concéda pacifiquement Julo en raccrochant, je fais au mieux !
Julo n’était pas entré dans un bar depuis des années, mais par contre adorait les Starbucks, ce mélange de générations qui patientaient sagement, les étudiants pour qui un repas ne se concevait que servi sur un plateau, les cadres cravatés avalant leur petit déjeuner d'une main sans cesser de pianoter, les grand-mères choisissant avec une lenteur exquise leur muffin et leur thé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
missmolko1missmolko1   15 octobre 2017
Guy soutint son regard.
- Vous me trouvez con ? Raciste ? Macho ?
- Les trois, mon capitaine.
- Vous allez quand même me faire la conversation ?
Elle posa le plat sur la table.
- Non, je vais faire votre éducation. Écoutez...
Commenter  J’apprécie          140
ChrichrilectureChrichrilecture   13 octobre 2017
François calcula les mois dans sa tête, cela faisait près d’un an qu’il n’avait pas trompé Solène. Il était devenu fidèle presque sans s’en rendre compte. A Vogelzug, parmi les pasionarias de la cause des clandestins, il avait rarement l’occasion de voir des filles s’habiller en cagole, afficher leurs courbes et laisser deviner leurs seins. Et encore moins de les tenir entre ses mains.
Commenter  J’apprécie          300
missmolko1missmolko1   14 octobre 2017
- Votre café, chef.
- Merci.
Petar Velika tendit le bras sans prendre la peine de se retourner et saisit le café que lui tendait le lieutenant Julo Flores. Quelques autres policiers s'affairaient au rez-de-chaussée du Red Corner.
- Je vous ai pris un Kati Blend, précisa Julo. Café de saison. Saveurs de citron, d’épices et de fruits rouges.
Le commandant arrêta le gobelet à quelques centimètres de ses lèvres.
- T'es sérieux ?
- Ça vient direct d'Afrique de l'Est. Un truc unique au monde !
Petar fronça les sourcils et observa avec consternation son adjoint.
- Vous préférez le mien ? proposa Julo. Café Verona. Rencontre de l'Amérique latine et de l’Indonésie avec une touche de Roast italien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
missmolko1missmolko1   13 octobre 2017
François n'avait jamais vu une aussi belle fille.
Pas depuis vingt ans au moins. Pas depuis qu'il avait cessé de parcourir le monde et de s'offrir pour quelques dollars des prostituées thaïlandaises ou nigérianes qui auraient pu finir Miss Monde si le hasard de la vie les avait fait naître de l'autre côté du trottoir.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Michel Bussi (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
L'écrivain Michel Bussi parle des messages qu'il reçoit de la part de ses lecteurs, à l'occasion de la parution de son roman "On la trouvait plutôt jolie". En savoir plus : http://www.michel-bussi.fr/
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Un avion sans elle.

Quel est le prénom de l'hôtesse de l'air de l'Airbus 5403 ?

Izel
Isabelle
Alice
Nicole

12 questions
277 lecteurs ont répondu
Thème : Un avion sans elle de Michel BussiCréer un quiz sur ce livre