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EAN : 9782258145344
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/10/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.55/5 (sur 1127 notes)
Résumé :
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits...
Un suspense renversant et bouleversant.

« – Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (270) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  12 juin 2018
J'ai écouté "On la trouvait plutôt jolie" dans ma voiture, lors de mes trajets quotidiens domicile/école/travail et retour, et au fil des 14H35 d'écoute, je me suis attachée à la voix grave de Marie Bouvier, et j'ai beaucoup apprécié ses intonations, ses silences, et les émotions qu'elle a su faire passer avec talent.
Michel Bussi nous livre, dans un suspens qui se prolonge jusqu'à la dernière minute d'écoute, un récit glaçant sur la condition des migrants, leurs sacrifices, leurs espoirs, et les trahisons répétées dont ils peuvent être victimes.
Le business sordide, dont ils sont l'objet, est très bien décrit, de même que l'indifférence dans laquelle ils périssent, depuis des années, dans la méditerranée.
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migdal
  23 mars 2021
La lutte contre la traite et le trafic d'êtres humains, est le sujet abordé par Michel Bussi, qui nous plonge dans la Méditerranée au milieu des requins cachés derrière les façades d'ONG charitables qui pillent les immigrés, abusent des enfants et violent les femmes cherchant refuge en Europe, puis les rackettent pour leur attribuer des logements sociaux.
Leslie Maal et ses enfants incarnent magnifiquement ces migrants et aucun lecteur ne reste insensible au calvaire que leurs bourreaux leur infligent. Et chacun soutient leurs efforts pour que justice soit rendue …
La vengeance est un moteur redoutable et c'est avec une certaine jubilation que j'ai vu les salopards disparaitre au fil des pages avec la même régularité que dans «les dix petits nègres ». L'intrigue est tortueuse à souhait et l'auteur n'hésite pas à rendre la vue aux aveugles ou à ressusciter les morts, comme dans les feuilletons du XIX siècle.
« On la trouvait plutôt jolie » dénonce le business juteux de certaines ONG qui exploitent la misère du monde dans un scénario passionnant mais frisant parfois l'invraisemblable… car, par exemple, qui peut imaginer un hotel IBIS ressemblant à celui géré par Ruben Liberos ?
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Ptitgateau
  21 novembre 2018
Une famille d'émigrés, un fonctionnaire de police blasé, un jeune lieutenant zélé, une cause, celle des migrants, sans aucun doute un problème réel dans la région de Marseille, voici de quoi écrire un policier correct.
Oui mais… j'ai passé une grande partie du roman à me poser des questions au sujet de quelques incohérences dans le récit et ça m'a énervée, d'abord parce que s'il y a un genre littéraire qui ne supporte pas les incohérences, c'est bien le roman policier, ensuite parce que ce n'est pas la première fois que je relève ce genre d'erreur dans un livre de Michel Bussi : j'en avais relevé deux qui étaient flagrantes dans nymphéas noirs, et cela est venu à chaque fois perturber ma lecture, et dans ce roman, je note une incohérence au sujet des lieux de crime, une autre concernant un soi-disant secret que Leyli notre héroïne craint de voir découvrir dans son minuscule appartement, hasard douteux concernant la survenue d'un personnage dans la dernière partie, et trop de non-dit dans le récit au nom de la mise en scène que l'auteur s'attache à nous présenter, ces mises en scène sont fréquentes dans ses romans, mais trop c'est trop, ça devient lassant.
Je n'ai pas non plus apprécié ambiguïté du personnage de pétar , ambiguïté révélée sur la fin et non explicitée, ce qui laisse sur sa faim.
Toutefois ce roman se lit très facilement et je n'ai pas le droit de dire que je me suis ennuyée durant cette lecture, mais ce dont je suis certaine, c'est que je j'hésiterai désormais à me lancer dans la lecture d'un roman de cet auteur.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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missmolko1
  19 octobre 2017
J'avais découvert Michel Bussi d'abord avec Ne lâche pas ma main, puis ensuite avec Maman a tort, deux romans que j'avais aimé mais la, je dois dire que son dernier roman est bien meilleur. Je suis vraiment conquise et j'ai littéralement dévoré cette enquête.
On fait la connaissance de Leyli, une africaine arrivait en France il y a quelques années. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses trois enfants. Elle cumule des petits jobs mais la après plusieurs années de galère, elle a enfin décroché une CDI. Au fil des pages, on découvre son histoire, celle de ses enfants et malheureusement le quotidien de tellement de migrants. "- Tout le monde possède des rêves, Bamby. Et ce qui compte, ce n'est pas de les réaliser, c'est juste de pouvoir y croire. Qu'il existe une possibilité, une petite chance. Quand tu nais au Bénin, quand tu restes au Bénin, à Cotonou ou à Porto-Novo, tu enterres ce petit espoir. Tu le jettes définitivement dans l'océan. Sur les dix millions de Béninois, pourquoi n'y aurait-il pas de petits Zidane, de petits Mozart, de petits Einstein ? Pourquoi les Béninois ne naîtraient-ils pas eux aussi avec cette graine de talent ? Mais cite-moi un prix Nobel Béninois ? Un médaillé olympique béninois ? Ou même le moindre acteur béninois ? Tu comprends, on veut juste notre part de rêve !"
L'enquête est passionnante. A la manière de Columbo, on connaît l'identité du meurtrier des les premières pages. Ce que l'on ne sait pas c'est le pourquoi du meurtre. Et puis l'auteur a plu d'un tour dans son sac et a quelques chapitres de la fin, nous livre un véritable retournement de situation. Pour ma part, en tout cas, je n'attendais a tout sauf a cela !
Les personnages sont attachants : j'ai eu un coup de coeur pour Julo qui est un excellent flic et puis bien sur Ruben, et ses histoires. le sujet des migrants, malheureusement d'actualité, est vraiment bien traité. Sans mélodrame, l'auteur nous montre la face hideuse du trafic des humains et le business crée autour. "L'occident croit que s'il ne se barricade pas, toute l'Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L'immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu'elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s'en contentent. Il n'y a que quelques fous pour tenter l'aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d'un Africain sur dix mille, et on parle d'invasion ?"
Bref, je ne peux que vous recommandez cette lecture et pour ma part, je viens de craquer pour le temps est assassin et Nymphéas noirs qui viennent de rejoindre ma PAL.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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sabine59
  08 novembre 2017
J'ai tout de suite mordu à l'hameçon, petit poisson frétillant d'impatience et de curiosité... Même si on n'atteint pas l'excellence de "Nympheas noirs", c'est un très bon thriller, à la construction machiavélique, et cette fois, sans invraisemblances.
Très, très délicat de parler de cette histoire, sans la gâcher, la déflorer. Alors, je vous propose plutôt un jeu de devinettes. Les réponses ( partielles, volontairement...) vous paraitront sûrement un peu décousues, un pêle-mêle, comme le petit appartement de Leyli...
Des thèmes ? Le trafic des migrants, leur survie difficile, mais aussi la filiation, les violences sexuelles, un secret.
Des lieux? Une chambre d'hôtel,Le Bénin, Marseille et... je n'en dirai pas plus.
Des personnages ? Une africaine pétillante , conteuse hors-pair, portant un lourd fardeau , Leyli, ses trois enfants Bamby, Alpha et Tidiane, des policiers, un gérant d'hôtel loufoque.
Des objets? La chouette de la première de couverture, certes, j'y ajouterais des bracelets rouges, bleus et verts, et un cahier.
Ce que je peux affirmer sans détours, en tout cas, c'est que l'intrigue m'a passionnée, les indices disséminés ça et là , les éléments un peu bizarres conduisent à un final très surprenant !
Et la géo-politique, sujet que Michel Bussi maîtrise évidemment bien, s'associe ici a une actualité complexe et poignante, celle des migrants, hommes et femmes rendus invisibles mais qui dérangent , une fois qu'ils ont franchi ( quand ils ne sont pas morts au cours de leur voyage vers l'espoir) tous les obstacles de l'immigration. Et qui, bien sûr, sont la proie d'un réseau financier ignoble.
En bref, je vous conseille vivement cette lecture, elle est fort addictive et prenante! Ne serait-ce que pour le magnifique personnage de Leyli, inspiré, comme l'auteur l'indique à la fin, de l'émouvante chanson de Pierre Perret , " Lily"...
🎶"On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle venait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Paris...🎶

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critiques presse (3)
LeFigaro   27 octobre 2017
Michel Bussi change de registre et signe un roman au suspense impressionnant dans le milieu des migrants.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   24 octobre 2017
Le romancier Michel Bussi publie son 18e livre "On la trouvait plutôt jolie", un polar sur fond d'immigration et inspiré par la chanson de Pierre Perret "Lily".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   13 octobre 2017
Opération délicate mais réussie pour Bussi. Son nouveau roman, "On la trouvait plutôt jolie", embrasse la cause des réfugiés sans verser dans le pathos.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (150) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   30 novembre 2017
- [...] c'est juste que... Je ne suis pas habitué.
- A quoi ? Au bordel ? Aux gamins ? Aux chouettes ? A ce qu'une jeune fille aussi sexy et riche que moi vous aborde et vous invite dans son palace à partager une coupe de champagne ?
- A l'Afrique, lâcha Guy.
Il était presque sorti de l'appartement et se tenait debout, soulevant nerveusement avec son pied un morceau de carrelage décollé. [...]
- Hou là, je ne m'y attendais pas, à celle-là. Précisez donc, mon gentil voisin.
Guy rassembla tout son courage d'un coup. Son flux de paroles se fit presque agressif.
- Je vais pas vous faire un dessin ! J'ai passé ma jeunesse entre Vitrolles et Gardanne, je bosse depuis trente ans comme ouvrier sur les docks de Port-de-Bouc, les trois quarts de mes potes sont pieds-noirs ou fils de pieds-noirs, on occupe les week-ends à chasser le canard dans l'étang de Berre, on vote tous pour le même parti et il est plutôt couleur bleu marine, vous m'avez compris, quoi... Vous avez l'air gentille, j'ai rien contre vous et encore moins contre vos gamins, mais, putain, comment vous dire... Je suis pas vraiment du genre qui fréquente les Arabes...
(p. 50)
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alainmartinezalainmartinez   25 novembre 2017
— Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile ! Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous. Tu comprends ? — Donc on laisse entrer les réfugiés mais pas les migrants ? — Tut tut tut, pas si vite, mon garçon. Le devoir de la France est d’accueillir les réfugiés, mais la consigne est de ne pas les laisser entrer ! Du moins ceux qui n’ont pas de papiers, mais comme c’est assez rare que les dictateurs tamponnent leurs visas ou qu’ils trouvent une photocopieuse en état de marche dans les villes bombardées, ils doivent risquer leur peau pour passer illégalement. Mais une fois qu’ils ont posé un pied chez nous, jackpot, ils sont sauvés. — On ne peut plus les renvoyer chez eux ? — En théorie. Mais ça dépend de leur pays. On les renvoie seulement s’ils viennent d’un POS, un pays d’origine sûr, c’est-à-dire qui ne les torturera pas quand ils descendront de l’avion.
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ChrichrilectureChrichrilecture   25 octobre 2017
Leyli grimaça devant le carrelage fissuré, la rampe rouillée, les taches d’humidité et de moisissure qui cloquaient les plinthes. La FOS-IMMO avait repeint les façades des immeubles l’été dernier, mais il faut croire qu’ils n’avaient plus assez de peinture pour les cages d’escalier. Ou bien, pensa-t-elle en observant les cœurs, les têtes de mort, les sexes tagués sur les murs, la municipalité avait créé une commission pour discuter de la sauvegarde des graffitis, témoignage du patrimoine artistique urbain en ce début de siècle. De quoi se plaignait-elle ? Dans des millénaires, on viendrait visiter son palier comme on visite aujourd’hui la grotte de Lascaux.
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ChrichrilectureChrichrilecture   11 novembre 2017
Le soleil se faufilait entre les platanes du quai de la Liberté. Le bus 22 prenait son temps en cette fin de matinée, dépassait les joueurs de boules sur la place, les familles qui revenaient du marché, les salariés de l’arsenal qui vidaient leur bière en terrasse sous les palmiers. Dès que l’on quittait les tours des Aigues Douces, au premier rayon de soleil, Port-de-Bouc prenait des allures de village provençal de carte postale. Leyli aimait traverser la ville assise dans le bus. Longer le port de commerce, apercevoir l’étang de Berre et les façades colorées du port de Martigues, traverser la zone commerciale. Elle l’atteindrait dans moins de dix minutes. Leyli aimait être en avance.
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migdalmigdal   22 mars 2021
Le silence autour de la table alourdissait encore l’ambiance de veille d'enterrement. Pas même un bruit de chaise ou de fourchette. Alpha n'est pas mort ! se força à penser Leyli. Il sortira demain. Il sera là demain. Pourtant, elle ne pouvait évacuer ce terrible pressentiment, depuis deux heures, elle ne repensait qu'à ce livre qu'elle avait lu avant de perdre la vue, dans sa case de Ségou, ce roman policier, Dix petits nègres, les invités à un dîner qui un à un disparaissaient. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq... Jusqu'au dernier.

Ils étaient quatre hier. Trois aujourd'hui.
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Vidéo de Michel Bussi
La BD événement !
Néo, le premier roman young adult de Michel Bussi adapté en BD ! Une dystopie jeunesse palpitante au coeur de Paris !
Dans un monde où les adultes ont disparu, il existe deux refuges pour les deux bandes rivales qui ont survécu au cataclysme : le tipi et le château. Les uns chassent pour se nourrir, les autres vivent reclus et protégés. Bientôt, une étrange maladie fait peser un risque de famine sur le clan du tipi, le privant de ses proies. Et si ceux du château étaient à l'origine de cet empoisonnement ? L'heure de la confrontation est venue : la guerre entre les deux tribus peut-elle encore être évitée, alors que la nature est plus menacée que jamais ?
Zyzo, l'espion au grand coeur du tipi, et Alixe, la reine du château, sauront-ils unir leurs forces pour déjouer les mystères, les intrigues et les trahisons ?
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