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ISBN : 2258145341
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/10/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 216 notes)
Résumé :
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits...
Un suspense renversant et bouleversant.

« – Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  19 octobre 2017
J'avais découvert Michel Bussi d'abord avec Ne lâche pas ma main, puis ensuite avec Maman a tort, deux romans que j'avais aimé mais la, je dois dire que son dernier roman est bien meilleur. Je suis vraiment conquise et j'ai littéralement dévoré cette enquête.
On fait la connaissance de Leyli, une africaine arrivait en France il y a quelques années. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses trois enfants. Elle cumule des petits jobs mais la après plusieurs années de galère, elle a enfin décroché une CDI. Au fil des pages, on découvre son histoire, celle de ses enfants et malheureusement le quotidien de tellement de migrants. "- Tout le monde possède des rêves, Bamby. Et ce qui compte, ce n'est pas de les réaliser, c'est juste de pouvoir y croire. Qu'il existe une possibilité, une petite chance. Quand tu nais au Bénin, quand tu restes au Bénin, à Cotonou ou à Porto-Novo, tu enterres ce petit espoir. Tu le jettes définitivement dans l'océan. Sur les dix millions de Béninois, pourquoi n'y aurait-il pas de petits Zidane, de petits Mozart, de petits Einstein ? Pourquoi les Béninois ne naîtraient-ils pas eux aussi avec cette graine de talent ? Mais cite-moi un prix Nobel Béninois ? Un médaillé olympique béninois ? Ou même le moindre acteur béninois ? Tu comprends, on veut juste notre part de rêve !"
L'enquête est passionnante. A la manière de Columbo, on connaît l'identité du meurtrier des les premières pages. Ce que l'on ne sait pas c'est le pourquoi du meurtre. Et puis l'auteur a plu d'un tour dans son sac et a quelques chapitres de la fin, nous livre un véritable retournement de situation. Pour ma part, en tout cas, je n'attendais a tout sauf a cela !
Les personnages sont attachants : j'ai eu un coup de coeur pour Julo qui est un excellent flic et puis bien sur Ruben, et ses histoires. le sujet des migrants, malheureusement d'actualité, est vraiment bien traité. Sans mélodrame, l'auteur nous montre la face hideuse du trafic des humains et le business crée autour. "L'occident croit que s'il ne se barricade pas, toute l'Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L'immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu'elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s'en contentent. Il n'y a que quelques fous pour tenter l'aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d'un Africain sur dix mille, et on parle d'invasion ?"
Bref, je ne peux que vous recommandez cette lecture et pour ma part, je viens de craquer pour le temps est assassin et Nymphéas noirs qui viennent de rejoindre ma PAL.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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canel
  29 novembre 2017
On peut trouver ce titre particulièrement cucul (d'autant que la couverture est plutôt kitsch aussi), et craindre que le reste soit à l'avenant.
Il n'en est rien. Ce titre, ce sont les premiers mots de la superbe chanson de Pierre Perret, 'Lili' - histoire d'une jeune femme « qui arrivait des Somalis, dans un bateau plein d'émigrés, qui venaient tous de leur plein gré, vider les poubelles à Paris ». ♪♫
Et le parcours de Leyli, jolie Malienne imaginée par Bussi, est aussi douloureux que celui de sa 'grande soeur' Lili. Encore plus compliqué, même : la situation ne s'est pas arrangée en quarante ans, la route est longue pour les migrants qui veulent rejoindre l'Europe aujourd'hui. Et rien n'est gagné une fois les frontières franchies.
Comme d'habitude, Michel Bussi m'a ferrée grâce à ses talents de conteur. Il a l'art de brouiller les pistes, de nous balader dans différents sens du terme et de nous instruire aussi (groupes sanguins, cauris...). Cette intrigue, aussi émouvante que passionnante, est riche d'enseignements sur les difficultés des migrants, des sans-papiers, et nous dévoile des faces obscures des associations humanitaires.
Scène symbolique jubilatoire pour la mort...
• Lili, Pierre Perret (1977) - interprétation avec les Ogres de Barback (2008)
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=ArrOQYO-IEU
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alainmartinez
  27 novembre 2017
J'avais beaucoup aimé les derniers romans de Michel Bussi mais « On la trouvait plutôt jolie » m'a déçu, je n'ai pas du tout accroché.
C'est sur un fond très d'actualité, la crise des migrants, que Michel Bussi construit son thriller. Leyli, une femme africaine du Mali, vit à Port-de-Bouc près de Marseille. Mais Leyli a un secret.
Quel que soit le roman de Bussi, le style et la forme restent les mêmes. Une intrigue qui vous accroche tout de suite. Un rythme soutenu, des fausses pistes et des rebondissements qui vous tiennent en haleine. « On la trouvait plutôt jolie » ne fait pas exception. Mais au bout d'un certain moment je me suis perdu et trouvé que l'histoire s'égarait. Je ne savais plus si j'étais à Marseille, à Rabat ou Beyrouth.
Reste le mérite à Michel Bussi d'avoir abordé le sujet des migrants d'une façon très touchante. Ces hommes et femmes qui fuient, souvent à contrecoeur, leur pays, la pauvreté, la guerre, à la recherche d'une vie meilleure. Les violences qu'ils subissent, le monde des trafiquants professionnels et leur business très juteux.
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sabine59
  08 novembre 2017
J'ai tout de suite mordu à l'hameçon, petit poisson frétillant d'impatience et de curiosité... Même si on n'atteint pas l'excellence de "Nympheas noirs", c'est un très bon thriller, à la construction machiavélique, et cette fois, sans invraisemblances.
Très, très délicat de parler de cette histoire, sans la gâcher, la déflorer. Alors, je vous propose plutôt un jeu de devinettes. Les réponses ( partielles, volontairement...) vous paraitront sûrement un peu décousues, un pêle-mêle, comme le petit appartement de Leyli...
Des thèmes ? Le trafic des migrants, leur survie difficile, mais aussi la filiation, les violences sexuelles, un secret.
Des lieux? Une chambre d'hôtel,Le Bénin, Marseille et... je n'en dirai pas plus.
Des personnages ? Une africaine pétillante , conteuse hors-pair, portant un lourd fardeau , Leyli, ses trois enfants Bamby, Alpha et Tidiane, des policiers, un gérant d'hôtel loufoque.
Des objets? La chouette de la première de couverture, certes, j'y ajouterais des bracelets rouges, bleus et verts, et un cahier.
Ce que je peux affirmer sans détours, en tout cas, c'est que l'intrigue m'a passionnée, les indices disséminés ça et là , les éléments un peu bizarres conduisent à un final très surprenant !
Et la géo-politique, sujet que Michel Bussi maîtrise évidemment bien, s'associe ici a une actualité complexe et poignante, celle des migrants, hommes et femmes rendus invisibles mais qui dérangent , une fois qu'ils ont franchi ( quand ils ne sont pas morts au cours de leur voyage vers l'espoir) tous les obstacles de l'immigration. Et qui, bien sûr, sont la proie d'un réseau financier ignoble.
En bref, je vous conseille vivement cette lecture, elle est fort addictive et prenante! Ne serait-ce que pour le magnifique personnage de Leyli, inspiré, comme l'auteur l'indique à la fin, de l'émouvante chanson de Pierre Perret , " Lily"...
🎶"On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle venait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Paris...🎶

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Bazart
  17 février 2018
Pour avoir écrit le génial Nymphéas noirs il y a quelques années, on a énormément d'indulgence pour Michel Bussi, même si certains de ses romans, dans l'immense production qu'il a écrit depuis n'est pas vraiment du même niveau avec une intrigue parfois un peu faible et une écriture somme toute vraiment neutre.
On est content de l'avoir vu revenir en forme en octobre dernier avec On la trouvait plutot jolie- un titre inspiré d'une belle chanson de Pierre Perret sur le racisme, Lily, un prénom proche de celui de lh'éroïne de son livre-
En effet, et en même temps que l'excellent « Entre deux mondes » d'Olivier NOREK, Bussi utilise le polar pour aborder le très grave et très contemporain même si les migrants éxistent depuis la nuit des temps problème des migrants. Un problème qui irrigue pas mal d'oeuvres récentes, comme Une saison en France au cinéma dont on a parlé à plusieurs reprises ou encore le documentaire Human Flow
Mais Bussi fait mieux que de se servir d'un sujet brulant en toile de fond d'une intrigue policière : la question de l'intégration est ici traité de différents points de vue de ceux qui le vivent de l'intérieur aux policiers qui en ont une représentation parfois faussée.
Avec une intrigue policière documentée qui n'élude pas le constat brut et sans concession d'une situation, Bussi n'oublie pas pour autant comme souvent de toujours surprendre son lecteur. avec une sorte de jeu de pistes dont le dénouement surprend largement. Un excellent roman policier, et une belle réussite dans le genre.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (3)
LeFigaro   27 octobre 2017
Michel Bussi change de registre et signe un roman au suspense impressionnant dans le milieu des migrants.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   24 octobre 2017
Le romancier Michel Bussi publie son 18e livre "On la trouvait plutôt jolie", un polar sur fond d'immigration et inspiré par la chanson de Pierre Perret "Lily".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   13 octobre 2017
Opération délicate mais réussie pour Bussi. Son nouveau roman, "On la trouvait plutôt jolie", embrasse la cause des réfugiés sans verser dans le pathos.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   17 février 2018
Les pauvres doivent avoir la chance de vivre dans un pays en guerre pour pouvoir rester chez nous. On accueille les réfugiés politiques et on vire les migrants économiques. Et ne viens pas me demander pourquoi on a le devoir d’accueillir un gars qui crève de peur chez lui et pas un gars qui crève de faim.
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canelcanel   30 novembre 2017
- [...] c'est juste que... Je ne suis pas habitué.
- A quoi ? Au bordel ? Aux gamins ? Aux chouettes ? A ce qu'une jeune fille aussi sexy et riche que moi vous aborde et vous invite dans son palace à partager une coupe de champagne ?
- A l'Afrique, lâcha Guy.
Il était presque sorti de l'appartement et se tenait debout, soulevant nerveusement avec son pied un morceau de carrelage décollé. [...]
- Hou là, je ne m'y attendais pas, à celle-là. Précisez donc, mon gentil voisin.
Guy rassembla tout son courage d'un coup. Son flux de paroles se fit presque agressif.
- Je vais pas vous faire un dessin ! J'ai passé ma jeunesse entre Vitrolles et Gardanne, je bosse depuis trente ans comme ouvrier sur les docks de Port-de-Bouc, les trois quarts de mes potes sont pieds-noirs ou fils de pieds-noirs, on occupe les week-ends à chasser le canard dans l'étang de Berre, on vote tous pour le même parti et il est plutôt couleur bleu marine, vous m'avez compris, quoi... Vous avez l'air gentille, j'ai rien contre vous et encore moins contre vos gamins, mais, putain, comment vous dire... Je suis pas vraiment du genre qui fréquente les Arabes...
(p. 50)
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alainmartinezalainmartinez   25 novembre 2017
— Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile ! Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous. Tu comprends ? — Donc on laisse entrer les réfugiés mais pas les migrants ? — Tut tut tut, pas si vite, mon garçon. Le devoir de la France est d’accueillir les réfugiés, mais la consigne est de ne pas les laisser entrer ! Du moins ceux qui n’ont pas de papiers, mais comme c’est assez rare que les dictateurs tamponnent leurs visas ou qu’ils trouvent une photocopieuse en état de marche dans les villes bombardées, ils doivent risquer leur peau pour passer illégalement. Mais une fois qu’ils ont posé un pied chez nous, jackpot, ils sont sauvés. — On ne peut plus les renvoyer chez eux ? — En théorie. Mais ça dépend de leur pays. On les renvoie seulement s’ils viennent d’un POS, un pays d’origine sûr, c’est-à-dire qui ne les torturera pas quand ils descendront de l’avion.
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ChrichrilectureChrichrilecture   11 novembre 2017
Le soleil se faufilait entre les platanes du quai de la Liberté. Le bus 22 prenait son temps en cette fin de matinée, dépassait les joueurs de boules sur la place, les familles qui revenaient du marché, les salariés de l’arsenal qui vidaient leur bière en terrasse sous les palmiers. Dès que l’on quittait les tours des Aigues Douces, au premier rayon de soleil, Port-de-Bouc prenait des allures de village provençal de carte postale. Leyli aimait traverser la ville assise dans le bus. Longer le port de commerce, apercevoir l’étang de Berre et les façades colorées du port de Martigues, traverser la zone commerciale. Elle l’atteindrait dans moins de dix minutes. Leyli aimait être en avance.
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ChrichrilectureChrichrilecture   25 octobre 2017
Leyli grimaça devant le carrelage fissuré, la rampe rouillée, les taches d’humidité et de moisissure qui cloquaient les plinthes. La FOS-IMMO avait repeint les façades des immeubles l’été dernier, mais il faut croire qu’ils n’avaient plus assez de peinture pour les cages d’escalier. Ou bien, pensa-t-elle en observant les cœurs, les têtes de mort, les sexes tagués sur les murs, la municipalité avait créé une commission pour discuter de la sauvegarde des graffitis, témoignage du patrimoine artistique urbain en ce début de siècle. De quoi se plaignait-elle ? Dans des millénaires, on viendrait visiter son palier comme on visite aujourd’hui la grotte de Lascaux.
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