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ISBN : 2258145341
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/10/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits...
Un suspense renversant et bouleversant.

« – Qu'est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l'un d'eux, l'un d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  19 octobre 2017
J'avais découvert Michel Bussi d'abord avec Ne lâche pas ma main, puis ensuite avec Maman a tort, deux romans que j'avais aimé mais la, je dois dire que son dernier roman est bien meilleur. Je suis vraiment conquise et j'ai littéralement dévoré cette enquête.
On fait la connaissance de Leyli, une africaine arrivait en France il y a quelques années. Elle vit dans un minuscule appartement avec ses trois enfants. Elle cumule des petits jobs mais la après plusieurs années de galère, elle a enfin décroché une CDI. Au fil des pages, on découvre son histoire, celle de ses enfants et malheureusement le quotidien de tellement de migrants. "- Tout le monde possède des rêves, Bamby. Et ce qui compte, ce n'est pas de les réaliser, c'est juste de pouvoir y croire. Qu'il existe une possibilité, une petite chance. Quand tu nais au Bénin, quand tu restes au Bénin, à Cotonou ou à Porto-Novo, tu enterres ce petit espoir. Tu le jettes définitivement dans l'océan. Sur les dix millions de Béninois, pourquoi n'y aurait-il pas de petits Zidane, de petits Mozart, de petits Einstein ? Pourquoi les Béninois ne naîtraient-ils pas eux aussi avec cette graine de talent ? Mais cite-moi un prix Nobel Béninois ? Un médaillé olympique béninois ? Ou même le moindre acteur béninois ? Tu comprends, on veut juste notre part de rêve !"
L'enquête est passionnante. A la manière de Columbo, on connaît l'identité du meurtrier des les premières pages. Ce que l'on ne sait pas c'est le pourquoi du meurtre. Et puis l'auteur a plu d'un tour dans son sac et a quelques chapitres de la fin, nous livre un véritable retournement de situation. Pour ma part, en tout cas, je n'attendais a tout sauf a cela !
Les personnages sont attachants : j'ai eu un coup de coeur pour Julo qui est un excellent flic et puis bien sur Ruben, et ses histoires. le sujet des migrants, malheureusement d'actualité, est vraiment bien traité. Sans mélodrame, l'auteur nous montre la face hideuse du trafic des humains et le business crée autour. "L'occident croit que s'il ne se barricade pas, toute l'Afrique va débarquer chez lui. Quelle peur idiote ! L'immense majorité des populations veulent rester là où elle habitent, là où elles sont nées, avec leur famille et leurs amis, du moment qu'elles ont à peu près de quoi survivre. Elles s'en contentent. Il n'y a que quelques fous pour tenter l'aventure. Entre cent mille et deux cent mille migrants qui tentent de passer la Méditerranéenne chaque années, moins d'un Africain sur dix mille, et on parle d'invasion ?"
Bref, je ne peux que vous recommandez cette lecture et pour ma part, je viens de craquer pour le temps est assassin et Nymphéas noirs qui viennent de rejoindre ma PAL.
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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canel
  29 novembre 2017
On peut trouver ce titre particulièrement cucul (d'autant que la couverture est plutôt kitsch aussi), et craindre que le reste soit à l'avenant.
Il n'en est rien. Ce titre, ce sont les premiers mots de la superbe chanson de Pierre Perret, 'Lili' - histoire d'une jeune femme « qui arrivait des Somalis, dans un bateau plein d'émigrés, qui venaient tous de leur plein gré, vider les poubelles à Paris ». ♪♫
Et le parcours de Leyli, jolie Malienne imaginée par Bussi, est aussi douloureux que celui de sa 'grande soeur' Lili. Encore plus compliqué, même : la situation ne s'est pas arrangée en quarante ans, la route est longue pour les migrants qui veulent rejoindre l'Europe aujourd'hui. Et rien n'est gagné une fois les frontières franchies.
Comme d'habitude, Michel Bussi m'a ferrée grâce à ses talents de conteur. Il a l'art de brouiller les pistes, de nous balader dans différents sens du terme et de nous instruire aussi (groupes sanguins, cauris...). Cette intrigue, aussi émouvante que passionnante, est riche d'enseignements sur les difficultés des migrants, des sans-papiers, et nous dévoile des faces obscures des associations humanitaires.
Scène symbolique jubilatoire pour la mort...
• Lili, Pierre Perret (1977) - interprétation avec les Ogres de Barback (2008)
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=ArrOQYO-IEU
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alainmartinez
  27 novembre 2017
J'avais beaucoup aimé les derniers romans de Michel Bussi mais « On la trouvait plutôt jolie » m'a déçu, je n'ai pas du tout accroché.
C'est sur un fond très d'actualité, la crise des migrants, que Michel Bussi construit son thriller. Leyli, une femme africaine du Mali, vit à Port-de-Bouc près de Marseille. Mais Leyli a un secret.
Quel que soit le roman de Bussi, le style et la forme restent les mêmes. Une intrigue qui vous accroche tout de suite. Un rythme soutenu, des fausses pistes et des rebondissements qui vous tiennent en haleine. « On la trouvait plutôt jolie » ne fait pas exception. Mais au bout d'un certain moment je me suis perdu et trouvé que l'histoire s'égarait. Je ne savais plus si j'étais à Marseille, à Rabat ou Beyrouth.
Reste le mérite à Michel Bussi d'avoir abordé le sujet des migrants d'une façon très touchante. Ces hommes et femmes qui fuient, souvent à contrecoeur, leur pays, la pauvreté, la guerre, à la recherche d'une vie meilleure. Les violences qu'ils subissent, le monde des trafiquants professionnels et leur business très juteux.
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sabine59
  08 novembre 2017
J'ai tout de suite mordu à l'hameçon, petit poisson frétillant d'impatience et de curiosité... Même si on n'atteint pas l'excellence de "Nympheas noirs", c'est un très bon thriller, à la construction machiavélique, et cette fois, sans invraisemblances.
Très, très délicat de parler de cette histoire, sans la gâcher, la déflorer. Alors, je vous propose plutôt un jeu de devinettes. Les réponses ( partielles, volontairement...) vous paraitront sûrement un peu décousues, un pêle-mêle, comme le petit appartement de Leyli...
Des thèmes ? Le trafic des migrants, leur survie difficile, mais aussi la filiation, les violences sexuelles, un secret.
Des lieux? Une chambre d'hôtel,Le Bénin, Marseille et... je n'en dirai pas plus.
Des personnages ? Une africaine pétillante , conteuse hors-pair, portant un lourd fardeau , Leyli, ses trois enfants Bamby, Alpha et Tidiane, des policiers, un gérant d'hôtel loufoque.
Des objets? La chouette de la première de couverture, certes, j'y ajouterais des bracelets rouges, bleus et verts, et un cahier.
Ce que je peux affirmer sans détours, en tout cas, c'est que l'intrigue m'a passionnée, les indices disséminés ça et là , les éléments un peu bizarres conduisent à un final très surprenant !
Et la géo-politique, sujet que Michel Bussi maîtrise évidemment bien, s'associe ici a une actualité complexe et poignante, celle des migrants, hommes et femmes rendus invisibles mais qui dérangent , une fois qu'ils ont franchi ( quand ils ne sont pas morts au cours de leur voyage vers l'espoir) tous les obstacles de l'immigration. Et qui, bien sûr, sont la proie d'un réseau financier ignoble.
En bref, je vous conseille vivement cette lecture, elle est fort addictive et prenante! Ne serait-ce que pour le magnifique personnage de Leyli, inspiré, comme l'auteur l'indique à la fin, de l'émouvante chanson de Pierre Perret , " Lily"...
🎶"On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle venait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles de Paris...🎶

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parlesyeuxdesonia
  21 octobre 2017
Michel Bussi est indéniablement mon auteur de thriller préféré et j'attends chacun de ses nouveaux livres avec beaucoup d'impatience. Son nouvel ouvrage « On la trouvait plutôt jolie » ne déroge pas à la règle et j'ai d'ailleurs abandonné le livre que je lisais le jour de sa parution et m'y suis plongée avec une joie non dissimulée.
« On la trouvait plutôt jolie », c'est l'histoire de Leyli, malienne, arrivée à Marseille quelques années auparavant. Maman de trois enfants Bamby, Alpha et Tidiane, elle cumule les petits boulots, espérant pouvoir leur offrir une vie meilleure, un logement plus grand. Ce logement plus grand, elle l'attend désespérément depuis plusieurs années. Elle vient enfin de décrocher un CDI en tant que femme de ménage dans un hôtel et compte bien faire de son rêve une réalité. Mais voilà qu'une embûche supplémentaire vient compromettre ses projets, sa fille, Bamby est soupçonnée d'avoir assassiné l'un des membres de Vogelzug, une association qui vient en aide aux migrants. le cauchemar ne fait que commencer ou bien peut-être a-t-il commencé quelques années auparavant.
Comme souvent, Michel Bussi, professeur de géo-politique, met ses connaissances en la matière au service de son livre et nous concocte un thriller à la fois complexe et instructif.
« On la trouvait plutôt jolie » est un thriller « satirique ». Par le biais de son livre à suspense, l'auteur pointe du doigt certains travers de la société relatifs ici à la crise des migrants, à ce qu'ils doivent affronter lorsqu'ils décident de quitter leur pays pour rejoindre en prenant tous les risques possibles ce qu'ils pensent être un eldorado.
De par sa faculté à dépeindre avec finesse les personnages, à leur donner vie, l'auteur parvient à susciter de l'empathie envers eux. le temps de ces quelques quatre cent soixante pages, j'ai vécu avec chacun de Leyli, de Bamby, d'Alpha, de Tidiane mais aussi avec les autres personnages, j'ai frémi avec eux, j'ai partagé leurs moments de doute et d'espoir.
Il est des livres que l'on ne veut plus lâcher une fois commencés, que l'on veut lire d'une traite tant on veut connaître le fin de l'histoire, que l'on veut finir au plus vite mais que l'on ne veut pas quitter tant on se plaît à les lire. « On la trouvait plutôt jolie » fait assurément partie de ces livres-là.
Une fois, les éléments de l'histoire expliqués, l'on prend la mesure du génie de l'auteur, de sa capacité à nous surprendre, à nous manipuler. A la manière de « Nymphéas noirs », mon thriller préféré, l'auteur se joue du lecteur avec brio du lecteur, il nous mène par le bout du nez. Je dois avouer que je n'y ai vu que du feu, que je me suis laissée berner jusqu'au bout et ce pour mon plus grand plaisir car quelle fin époustouflante.
Mais où allez-vous chercher toutes ces idées, comment échafaudez-vous de tels scénarios à la construction implacable Monsieur Bussi ? Je tire mon chapeau à ce grand auteur de thrillers et ne peut que vous recommander de lire cette nouvelle pépite qui vous fera, j'en suis certaine, passer un excellent moment.
Lien : https://parlesyeuxdesonia.wo..
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critiques presse (3)
LeFigaro   27 octobre 2017
Michel Bussi change de registre et signe un roman au suspense impressionnant dans le milieu des migrants.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   24 octobre 2017
Le romancier Michel Bussi publie son 18e livre "On la trouvait plutôt jolie", un polar sur fond d'immigration et inspiré par la chanson de Pierre Perret "Lily".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LePoint   13 octobre 2017
Opération délicate mais réussie pour Bussi. Son nouveau roman, "On la trouvait plutôt jolie", embrasse la cause des réfugiés sans verser dans le pathos.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   04 décembre 2017
[...] pour couper la conversation, P. avait tourné le volume de l'autoradio. Renaud chantait, c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme.
'Dès que le vent soufflera...'
Ils longeaient la plage, pas très loin des Aigues Douces. Des gamins se baignaient, P. les avait regardés avec mépris avant de lâcher :
- La mer, c'est dégueulasse, les migrants crèvent dedans.
(p. 333-334)
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canelcanel   02 décembre 2017
[ Lampedusa ]
Plus de trois mille morts noyés près des côtes depuis 2002. Le double du 'Titanic', la moitié de la population de l'île.
[...] Julo, lors d'un voyage scolaire au lycée, avait visité Checkpoint Charlie à Berlin : les fous qui étaient morts pour passer le mur, de l'est à l'ouest, étaient devenus des héros, des résistants, des martyrs ! Ceux qui tentaient aujourd'hui de franchir la frontière, du sud au nord, attirés par le même Occident, par les mêmes démocraties, étaient au mieux des hors-la-loi, au pire des terroristes.
Question de nombre ? De mode ? De couleur ? De religion ?
Ou la boussole du monde s'était-elle simplement déréglée ?
(p. 332-333)
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canelcanel   30 novembre 2017
- [...] c'est juste que... Je ne suis pas habitué.
- A quoi ? Au bordel ? Aux gamins ? Aux chouettes ? A ce qu'une jeune fille aussi sexy et riche que moi vous aborde et vous invite dans son palace à partager une coupe de champagne ?
- A l'Afrique, lâcha Guy.
Il était presque sorti de l'appartement et se tenait debout, soulevant nerveusement avec son pied un morceau de carrelage décollé. [...]
- Hou là, je ne m'y attendais pas, à celle-là. Précisez donc, mon gentil voisin.
Guy rassembla tout son courage d'un coup. Son flux de paroles se fit presque agressif.
- Je vais pas vous faire un dessin ! J'ai passé ma jeunesse entre Vitrolles et Gardanne, je bosse depuis trente ans comme ouvrier sur les docks de Port-de-Bouc, les trois quarts de mes potes sont pieds-noirs ou fils de pieds-noirs, on occupe les week-ends à chasser le canard dans l'étang de Berre, on vote tous pour le même parti et il est plutôt couleur bleu marine, vous m'avez compris, quoi... Vous avez l'air gentille, j'ai rien contre vous et encore moins contre vos gamins, mais, putain, comment vous dire... Je suis pas vraiment du genre qui fréquente les Arabes...
(p. 50)
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canelcanel   29 novembre 2017
Elle l'entraîna sur le lit. [Il] portait encore sa veste de jean, un pull de laine torsadé dessous, sans doute une chemise, un maillot, un pantalon de velours, des chaussettes, de grosses bottes Mustang. Au strip poker, il aurait pu perdre toute une nuit sans se retrouver tout nu.
(p. 315)
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alainmartinezalainmartinez   28 novembre 2017
Au départ, je vous parle des temps préhistoriques, l’humanité tout entière appartenait au groupe O. Les groupes A et B ne sont apparus qu’entre 10 000 et 15 000 ans avant Jésus-Christ, en Asie, au Moyen-Orient et sur les pentes de l’Himalaya, puis vont suivre les grandes migrations vers l’Europe, pour faire naître le groupe AB, le plus rare, il y a moins de douze siècles.
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Videos de Michel Bussi (95) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
L'écrivain Michel Bussi présente "On la trouvait plutôt jolie", un roman sur les migrants à la fois humaniste et grave. En savoir plus : http://www.michel-bussi.fr/
En quatre jours et trois nuits, du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, Michel Bussi nous offre avec son roman "On la trouvait plutôt jolie" un suspense de haut vol, dans lequel, comme toujours, priment l?humain, l?émotion, l?universel. Jusqu?au stupéfiant twist final.
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