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ISBN : 226625457X
Éditeur : Pocket (07/05/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.76/5 (sur 1492 notes)
Résumé :
"Ca va mademoiselle ? répéta-t-il. Elle tourna vers lui. Il avança. Les herbes hautes montaient jusqu'à mijambe et il se fit la réflexion que la fille n'avait peut-être pas aperçu la prothèse fixée à sa jambe gauche. Il se trouvait maintenant face à elle. Dix mètres. La fille s'était encore approchée du précipice, le dos offert au vide.
Elle avait beaucoup pleuré, mais la fontaine semblait tarie. La maquillage autour de ses yeux avait coulé, puis séché. Jama... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (372) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  05 mai 2014
***ALERTE SPOILER***
Plaisir de lecture : Néant.
Suspense : Néant.
Frissons : Néant.
Ennui : Elevé.
Non, non et encore non.
1/ Je vais arrêter de lire des polars français qui semblent juste écrits pour servir de futurs scénarios aux feuilletons de l'été de TF1.
2/ Il faut que je perde cette manie de deviner le dénouement avant la moitié du bouquin.
3/ ça me fatigue les auteurs qui jouent les VRP pour Quai des Marques.
C'est quoi le problème au fond avec ce bouquin, Gwen ?
Allez, vous prendrez bien un petit cocktail au shaker ? Jamal, jeune Beur issu d'une cité du 9-3, unijambiste*, répare des poignées de porte et débouche des chiottes dans un institut psychiatrique de la région parisienne. Ses principaux buts dans l'existence : gagner un défi sportif et s'envoyer une femme canon. En congés à Yport, près d'Etretat, ce faux anti-héros va être rapidement englué dans la toile d'araignée qu'une poignée d'autochtones unis par la même soif de vengeance a patiemment tissée. Jamal est donc en danger, en très grand danger et pourtant… il réalise la prouesse d'écrire minutieusement son journal dans le feu de l'action, dans cette course contre la mort. Faut dire que c'est un habitué des courses contre la montre, ça explique peut-être tout ?
Sur le chemin de Jamal, bien des coïncidences, des rencontres opportunes et des indices, presque autant que de galets sur une plage de la Manche.
Sur le chemin de Gwen, une intrigue si capillotractée qu'elle perd vite toute crédibilité pour mieux gagner en ennui.
Place à une petite rétro-pagination (***RE-ALERTE SPOILER***)
p. 499 : dénouement mièvre et prévisible.
p. 397 : je découvre qui est le tueur.
p. 341 : je comprends toutes les anagrammes de tout le monde, j'ai pigé le truc même si je n'en reviens pas que l'auteur en ait tellement abusé.
p. 338 : La fausse Mona explique enfin à Jamal le système des anagrammes entre Magali Verron et Morgane Avril quand ça fait presque 100 pages que je le lui crie vainement aux oreilles.
p. 253 : Je pige le système des anagrammes, non seulement celui de Magali mais aussi celui de Mona.
Voilà. Maintenant, passons aux invraisemblances.
1/ Comment Mona-Alina, la rouquine-musaraigne-souris-marmotte, parvient à écrire les anagrammes sur un pare-brise dit « poussiéreux » alors qu'il vient de pleuvoir des cordes ? Et comment Jamal assis au volant peut-il les lire dans le bon sens ? Bussi ne va pas me faire croire que Mona a pensé à inverser ses lettres ? Non, d'ailleurs, il ne le fait pas.
2/ Pourquoi Océane, au moment de sauter de la falaise, essaie-t-elle de faire fuir Jamal en lui disant de partir vite, de décamper ?
3/ Pourquoi Alina-Mona-Musaraigne-Marmotte apparaît-elle sur deux photos des albums de famille de Martin Denain alors qu'en fait elle n'est pas chercheuse en silice ?
4/ Pourquoi Jamal ne cherche-t-il pas à découvrir l'expéditeur des enveloppes kraft et à étayer ses soupçons concernant Alina-Mona-Musaraigne-Marmotte ?
5/ Qui peut croire qu'un type qui se fait passer pour un chômeur s'appelle le Medef ?
6/ Franchement, qui peut croire à cette histoire de vengeance préparée un an à l'avance par la mère inconsolable et devant souder 6 acteurs (sans compter le chien) sans jamais déraper ? (Ah, au fait, pour celles et ceux que ça intéresse, Bussi a oublié de dire que c'était Carmen qui avait fait gagner à Jamal son séjour à Yport en lui faisant croire qu'il participait à un jeu-concours).
6 bis / Qui peut croire à cette pseudo tentative de « piège dans le piège » de la part de Piroz ? Un enquêteur assez fin pour vouloir la « jouer à l'envers » au tueur en série et assez con pour parler trop fort sur un bateau ?
7/ Enfin, est-il possible qu'au moment où Jamal touche enfin à l'un des buts de sa vie, à savoir sauter un mannequin, et que la fille est sur lui, toute consentante, il se mette à lui débiter son autobiographie et la genèse de son handicap ? Est-ce que c'est là que j'étais sensée verser une larme, syndrome « Intouchables » oblige ? Raté.
J'ai bien failli à un moment faire une overdose d'anagrammes (oui, Bussi en a abusé, jusqu'à en faire une avec le nom du chien…), c'est pourquoi, pour remuer un peu l'ennui de ma lecture, j'ai tenté sans y parvenir de chercher une anagramme XXL en regroupant toutes les marques citées par l'auteur. C'est parti, accrochez-vous à vos bretelles : Lotus (les spéculoos pas le PQ, faut quand même pas pousser Mémé…), Burberry (avec insistance, vous pensez, c'est l'arme du crime, on vous donne même le prix pour vous aider à guetter les soldes), North Face, Vuitton, Eden Park, Armani, Calvin Klein, King Cobra, Nike, Twinings, Moleskine, Dior, K-Way, Dell, Kaporal. J'ai cogité, cogité, cogité et puis renoncé… J'avais déjà consacré trop de temps à ce roman, autant en finir au plus vite.
Côté écriture, sincèrement, on frôle la rédaction de collège. Hum… le style ? Considérant l'encensement dont bénéficie Bussi, je ne me serais jamais attendue à un niveau aussi ras des pâquerettes. La narration du journal de Jamal est identique au style des différents éléments de l'enquête : rapports, divers comptes-rendus d'interrogatoires… ou comment rendre le récit encore moins crédible.
J'aurais pu fermer les yeux sur les failles de ce polar et être plus indulgente, histoire de reconnaître que Michel Bussi s'était bien remué les méninges pour pondre une intrigue aussi (faussement) complexe mais il m'a lui-même donné le coup de grâce p. 495 avec ce superbe point d'orgue quand la police retrouve le journal de Jamal : « Je l'ai lu, c'est édifiant » écrit le flic avant d'inscrire noir sur blanc dans son rapport : « Monsieur le directeur, vous tenez là une histoire que n'importe quel éditeur s'empresserait de publier. » Ah, la clé du mystère est donc là : Michel Bussi est son propre VRP ! Enfin presque, si je puis me permettre, reste à sérieusement travailler les titres…
*Le handicap est tendance depuis 2011. D'ailleurs, coïncidence, le meilleur pote de Jamal, son collègue Ibou, ressemble trait pour trait à Omar Sy (p. 31).
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Crossroads
  24 avril 2014
Petite question qui me turlupine de plus en plus, quel est le génie méconnu chargé de trouver les titres accrocheurs des romans de Bussi ?
Ne Lâche Pas Ma Main, Un Avion Sans Elle, N'oublier jamais , je sais pas vous mais perso, si je ne connaissais pas l'auteur, je le sentirai moyen.
Donc ami auvergnat fan absolu d'amour gloire et potée, si tu pouvais, ne serait-ce qu'une seule fois, torcher un titre qui donne vraiment envie, tu me surprendrais agréablement.
Point faible récurrent chez Bussi, les titres rose bonbon indigestes.
Points forts, tout le reste.
Yport, Normandie.
An de grâce de nos jours. 9H36, PM. Temp. Ext. 17° loi Carrez.
Comme tous les jours, ♫ il court il court le Jamal ♪♪. Objectif, se prouver qu'avec une prothèse de jambe en carbone, on peut participer à un ultra-trail.
Comme sa petite maman avait dû cumuler chat noir, passage sous échelle et bris de glace la veille de sa naissance, le garçon et la chance partagent rarement le même trottoir.
Preuve en est cette superbe inconnue suicidaire, sur la falaise, qu'il tentera de secourir en lui tendant vainement une délicate écharpe rouge certifiée 100 % pilou-pilou. La belle chuta, se tua, la fameuse écharpe retrouvée nouée autour du cou, problème. Et début des emmerdements de niveau stratosphérique pour ce poissard de compétition...
Jamal est d'origine nord-africaine, semble adorer les gamines pré-pubères qu'il croise à l'institut thérapeutique qui l'embauche. Pour attirer la sympathie de flics soupçonneux, y a mieux comme CV . Dans son malheur, deux témoins de la scène pourront facilement corroborer les faits. Je vous ai déjà parlé de son abonnement à baraka mag ?
On aime ou on déteste tant les rebondissement foisonnent. L'auteur tape fort dans la surenchère à tel point d'en oublier parfois le fil conducteur. Mais étonnamment, ce récit labyrinthique à la limite de la psychose fonctionne. Coupable ou innocent, la question restera posée jusqu'à l'ultime révélation ( de trop, tristement réglée en 3 coups de cuiller à moka ). L'écriture n'a rien d'exceptionnelle mais pour peu que l'on se laisse embarquer en faisant fi, un minimum, de toute vraisemblance scénaristique, l'histoire opère sans problème. Certains bouquins se méritent, d'autres se lisent tout seul. Bussi joue définitivement la carte de la littérature accessible un rien alambiquée mais le fait parfaitement. La trame vous harponne d'entrée de jeu pour ne cesser de surprendre au risque de frôler l'indigestion et c'est vraiment là que le bât blesse.
Au final, un bouquin lu rapidement, sans aucun décrochage de mâchoire à déplorer, c'est tout ce que je demande...
Merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour cette petite parenthèse schizophrénique.
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ninosairosse
  25 avril 2018
♫Ils passèrent en cour martiale
Et pour sauver la morale
La petite fut condamnée
À avoir l'boulet au pied
« Mais c'est qu'ça me fait une belle jambe
De t'voir toujours dans ma jambe »
S'écria la jambe de bois
« Pourvu qu'ça dure. Je touch' du bois... » ♫
La Jambe de bois (Friedland)- Gainsbourg - 1959 -
Il avait de la flotte jusqu'au genou
Piège organisé par des jaloux
Ibou le prendra pour un fou
qui n'a jamais péché lui lance le caillou....
Le temps passait trop vite, une clepsydre trafiquée
araignées, décolletés sur maillots mouillés
Fantasmes, fantômes, Anagrammes
tu fais pas le poids, ta prothèse pèse pas cent grammes
Fort Boyard version Snuff movie
Vrai Thriller Modus operandi
Illusion-Trahison-Constellation
Etoile sherif, ,sa boussole, son aiguille,
les cinq branches, un destin d'Achille
Devenir-Faire-Avoir-Etre-Payer
je volerai au jour ses béquilles
Pour l'empêcher de se lever
Je volerai au printemps ses jonquilles
Pour l'empêcher de faner
Pâle halo de lumière sur campagne endormie,
Poupée à chaumière , colombages et torchis,
un Millet sans prière, une toile d'un peintre littéraire.... J'ai nommé Monsieur Bussi
65 000 personnes disparaissent en France, chaque année
plus de 10 000 ne sont jamais retrouvées !
N'oubliez jamais...



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Eve-Yeshe
  01 mai 2014
Jamal Salaoui arrive à Yport en février 2014. Il loge dans un petit hôtel sympathique « la sirène » tenu par André. Il est venu en vacances ici pour s'entraîner à courir sur les falaises d'Etretat.
Ce jeune homme, dont l'enfance a été difficile est éducateur dans un établissement pour jeunes gens en difficulté.
Il est handicapé et malgré une prothèse de jambe, il est déterminé à s'entraîner à la course car il s'est lancé un défi : être le premier handicapé à participer à l'ultra trail du Mont-Blanc.
Alors qu'il est en train de courir, il aperçoit une écharpe rouge de marque Burberry (détail qui a son importance) accrochée aux branches et une jeune fille apeurée, la robe déchirée qui vient de se faire violer.
En tentant de l'aider, il lui lance l'écharpe mais la jeune fille saute dans le vide devant ses yeux.
Il descend en courant, et lorsqu'il arrive près du corps, il y a deux personnes, un homme et une femme âgée avec son chien. La jeune femme est morte, avec l'écharpe nouée autour du cou. Il appelle la police. Tout semble clair et les trois personnes seront convoquées comme témoin lors de l'enquête.
Cependant, c'est loin d'être aussi simple, car selon les résultats de l'enquête, la jeune femme serait morte par strangulation avec l'écharpe après avoir été violée comme on s'y attendait. Donc, Jamal va passer du statut de témoin à celui de possible meurtrier.
Il va donc être obligé de mener sa propre enquête car on apprend que dix ans plus tôt, dans la même région deux filles ont été violées et étranglées avec une écharpe rouge de marque Burberry aussi.
Jamal rencontre en sortant de sa déposition, une jeune femme qui recherche des galets dans la région pour un laboratoire. Ils deviennent proches et elle semble croire les propos de Jamal quand tout s'emballe…..

Ce que j'en pense :
J'avais lu beaucoup de critiques élogieuses sur Michel Bussi mais je n'avais encore lu aucun de ses livres, c'est pour cela que je me suis précipitée quand Babélio l'a proposé, j'en vais vraiment envie. Je remercie vivement mon site préféré et les éditions « Presse de la cité » de me l'avoir envoyé car j'ai fait la connaissance d'un auteur qui me plaît beaucoup.
Un thriller passionnant, où se laisse embarquer malgré soi. Jamal est un jeune homme intéressant, qui cherche à dépasser son handicap et s'est fixé des directions dans la vie. L'épisode où il raconte qu'un jour alors que sa mère a été convoqué parce qu'il avait commis un petit délit, et qu'elle est allé lui acheté une croix de shérif en plastique pour qu'il suive de droit chemin est savoureux. Ses cinq directions évoquent les branches de l'étoile.
C'est lui qui est le narrateur dans le livre, ce qui donne ainsi l'impression que tout va bien se terminer pour lui. Mais, les autres témoins ne donnent pas la même version que lui, donc il devient suspect. On sent les évènements s'emballer, la machination ou du moins le piège se mettre en place.
Jamal, personnage très attachant, tout comme Mona, aime bien plaisanter, modifier la réalité donc on ne sait pas s'il nous raconte des histoires ou s'il est vraiment victime de harcèlement. A force que le hasard retombe toujours du même côté, jamais du mien, j'en suis venu à imaginer la vie comme une sorte de gigantesque conspiration, uniquement composée de membres ayant prêté serment de se liguer contre moi. P 25
On a l'impression de flirter avec la folie tout au long de ce livre, tant la situation est parfois ubuesque, et ce d'autant plus que l'auteur nous interpelle tout au long du livre, nous prend à témoin souvent, on finit par avoir l'impression de faire partie de l'histoire.

On passe de rebondissements en rebondissements sans arrêt, l'auteur ne nous laisse pas une minute de répit. Et quand on croit que l'énigme est enfin résolue, il y a un nouvel élément qui pointe son nez.
Bref, ce livre est véritable « page turner » dont on n'arrive pas à s'extraire, et on en redemande sans cesse. La fin est géniale, car on ne la voit pas venir, alors qu'on aurait pu, si on avait été attentif à des tous petits détails, à des rapports de police insérés tout au long du roman.
De la belle ouvrage, comme on dit. Je me suis précipitée à la bibliothèque pour emprunter « un avion sans elle » et « les nymphéas noirs ». Hélas, liste d'attente… il faudra patienter, ce qui entretiendra le désir de les lire…
J'espère que vous éprouverez autant de plaisir que moi en le lisant, car l'auteur sait bien nous appâter, nous ferrer et nous entraîner dans son « délire ».

Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/
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viou1108
  24 avril 2014
Jamal Salaoui, jeune athlète unijambiste, est en vacances sur la côte normande. Les falaises des environs d'Etretat lui servent de terrain d'entraînement : il rêve de participer à l'ultra-trail du Mont-Blanc. Mais c'est un autre parcours du combattant qui commence pour lui ce matin-là. Pendant son jogging, il tente d'empêcher une belle et mystérieuse jeune femme à la robe déchirée de se jeter du haut de la falaise. Il essaie de la retenir en lui tendant une non moins belle et mystérieuse écharpe rouge d'une marque coûteuse (déjà ça m'énerve quand les auteurs se vautrent dans le placement de produits), trouvée par hasard sur le chemin. En vain. Elle saute. Suicide, pense Jamal. Sauf que l'autopsie conclut à un viol suivi d'une mort par étranglement. Et que cette affaire en rappelle une autre, survenue dans la région 10 ans plus tôt, toujours pas résolue. Et que Jamal, « Arabe. Infirme. Bosse chez les fous…Un profil idéal de violeur », est le suspect parfait.
Oui mais…Jamal, narrateur, nous a dit dès le début que tout finirait bien. Et qu'il est un gentil, et que la fille s'était suicidée sous ses yeux. Alors quoi ? Jamal a-t-il halluciné ? Est-il fou ? manipulé ? manipulateur ?
Commence alors une intrigue complexe, dans laquelle les coïncidences sont tellement vertigineuses que ça en devient invraisemblable, sauf que c'est à ce moment-là qu'est amorcée la résolution de l'énigme. Mais que ce sera un trompe-l'oeil supplémentaire. Méfiez-vous, les cinglés sont parmi nous.
La construction, habile, fait comprendre très vite que l'histoire se poursuivra au-delà de la fin annoncée dès le début par le narrateur. Elément non négligeable, on n'a pas affaire pour une fois à un polar sanguinolent qui ferait dans la surenchère niveau descriptions trash. Rien d'insupportable ici pour les âmes sensibles. C'en est presque reposant.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un best-seller : machinations, mystifications, crimes sexuels non élucidés qui refont surface, bouc émissaire, vengeance, énigmes et belles jeunes femmes dans un cadre quasi-mythique (demandez à Arsène Lupin). le style contribue aussi à en faire un page-turner : fluide, facile, sans grande originalité voire plat, avec une manie des phrases courtes renvoyées à la ligne pour donner du rythme, des points d'exclamation superflus ou naïfs, et un tic d'écriture horripilant : beaucoup de choses « explosent » chez Bussi : le jappement du chien, la sonnerie du téléphone, les voix, le bip strident, la porte, même le consensus, au point qu'on est content quand tout à coup un marteau S'ECRASE.
Personnages stéréotypés, sans profondeur, épilogue dégoulinant de guimauve, c'est distrayant, mais question écriture et analyse psychologique, on est plus près de Lévy ou Musso (rien que le titre…) que de Mankell ou Indridason. Ce qui, de ma part, n'est pas un compliment.
Merci à Babelio et aux éditions des Presses de la Cité pour cette découverte.
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critiques presse (1)
Lexpress   12 mai 2014
Avec son sens de la description des paysages et son habileté de mécano, le géographe romancier fait mouche.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (127) Voir plus Ajouter une citation
piccolaninapiccolanina   21 septembre 2018
_ Non , capitaine . Je suis né comme ça... Enfin presque .
Pour vous expliquer , je n'ai pas eu de chance , la fée qui s'est penchée sur mon berceau avait un défaut de prononciation .
Piroz me regarda avec méfiance . Il pouvait bien me foutre la trouille de ma vie avec ses accusations , je tenais ma revanche . Je jubilais à l'avance de voir ses yeux sortir de leurs orbites .

_ Cette putain de fée a agité sa baguette magique
au-dessus de mon front, elle a prononcé sa formule magique , abracadabra un truc comme ça , puis elle a dit , vrai de vrai , capitaine , " Que de tous les petits garçons du monde , ce bébé soit le plus moignon . "
Visage consterné de Piroz .
_ Juste un défaut de prononciation , capitaine , c'est con , non ?
+ Lire la suite
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piccolaninapiccolanina   21 septembre 2018
Carmen Avril entra . Un coffre-fort , ce fut la première impression du capitaine Grima .
Un coffre-fort à percer .
Les yeux du gendarme glissèrent sur sa silhouette de tonneau sanglé par les boutons de fer d'une veste en daim , ses bottes lacées sur de lourdes jambes . Tout le corps de Carmen Avril semblait cadenassé , jusqu'aux épaisses lunettes reliées à une chaîne derrière son cou et son sac à main de cuir à lourde armature métallique .
Pour un peu , imagina le capitaine , elle cachait sous sa veste une clé pendue à son cou .
Celle qui commandait son coeur .
Perdue à jamais , pensa encore Grima . Jetée ce matin au fond d'un puits .
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piccolaninapiccolanina   21 septembre 2018
_ OK ! fit-elle . Je vais essayer de faire court . Le silicium est un composant indispensable à l'informatique . Il sert à la conduction électrique . Vous n'avez jamais entendu parler de la Silicone Valley aux Etats-Unis ? Le nom , Silicone , vient de là , du silicium , pas des seins en gélatine des Californiennes .
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piccolaninapiccolanina   19 septembre 2018
Piroz passa encore sa main sur ses rides , sans doute pour aider ses idées à remonter jusqu'au cerveau .
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piccolaninapiccolanina   19 septembre 2018
Le danger .
L'urgence .
L'émotion surtout . L'émotion qui le submergeait . Jamais il n'avait vu de femme aussi belle . Sa mémoire enregistra pour l'éternité l'ovale parfait du visage face à lui , comme arrondi par la caresse de deux cascades de cheveux de jais , les yeux charbon plantés dans une peau de neige , le dessein des sourcils et de la bouche , fin et vif , comme trois traits guerriers tracés par un doigt plongé dans le sang et la suie .
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Videos de Michel Bussi (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Bussi
Souviens toi l'automne dernier, la 5e édition du Festival Sans Nom, le polar à Mulhouse, dans les salons de la SIM (Société Industrielle de Mulhouse). La 6e édition du Festival Sans Nom se déroulera les 20 et 21 octobre 2018. le parrain sera Franck Thilliez et l'invité d'honneur Michel Bussi.
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