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Marie Tadié (Traducteur)
ISBN : 2226032126
Éditeur : Albin Michel (19/10/1988)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 13 notes)
Résumé :


Erskine Caldwell est, avec Faulkner, un des meilleurs auteurs à décrire le Sud américain profond, ainsi que les rapports entre les noirs et les « petits blancs ».

Ici, on ne peut pas vraiment parler de « petits blancs », puisque Aimée Mangrum (Miss Mamma Aimée), veuve de son mari Ralph, possède encore environ cinq cents hectares de terres, sur quatre mille, au moment du début de cette histoire. Mais le domaine ne cesse de fondre.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
carnet-de-voyage
  24 octobre 2015
Aimée Mangrum est veuve.
Son mari Ralph, lui a laissé une fortune, un nom et un domaine....
Une vieille gloire des années d’antan, où le Sud n'était pas encore assujetti au Nord, et pillé par les Yankees...
Mais à l'image de la grandeur des Etats du Sud, la fortune de Miss Mamma Aimée s’étiole.....Sous le soleil de Géorgie, les fonds fondent et le domaine diminue.... Elle vend ses terres à des promoteurs immobiliers pour garder un niveau de vie obsolète....
Miss Mamma est dépitée.. Les promoteurs construisent sur les terres qui lui appartenaient hier encore, des lotissements qui accueilleront demain des gens modestes... et peut être même, qui sait ? des Yankees... Mais faut bien vivre, mes pauvres amis !
Le Sud est à genoux, mais ce pays est à terre !....
Elle entretient les siens.... Des "bons à rien" qui vivent à ses crochets : un fils attardé, un beau frère (frère du feu Ralph) son épouse (une frigide de 1ere catégorie) et une fille amoureuse d'un musicien raté qui à toujours son mot à dire sur n'importe quoi et sur n'importe quel sujet et de la façon la plus idiote qui soit.....
Bref du beau monde.... et du beau linge....qu'on lave toujours en famille !
Et comme ce n'était pas suffisant, l'autre fille de Miss Mamma fait la pute à la ville à Savannah...à la ville comme aux champs d'ailleurs... elle reviendra, incandescente et indécente pour quelques jours dans le gîte maternel...
Et Miss Mamma a découvert "La Foi" dans un pasteur désœuvré qu'elle couvrira des ses bons auspices en lui offrant pour hospice sa demeure pour qu'il puisse préparé en parfait repos, ses sermons et être à l'écoute de Dieu....
Sauf que Miss Mamma Aimée a des intentions bien moins avouables concernant le jeune pasteur qui soit dit en passant a autant reçu l'appel du sacerdoce évangélique qu'un fossoyeur angélique ...
Marthe,une "mulâtre", au service de Miss Mamma depuis des années, sans que ses gages soient augmentés, soit dit en passant, suivra d'un œil tantôt amusé et tantôt agacé le délitement de cette famille et Canton, avocat (ayant le même rôle qu'un notaire, en France) verra, le déclin de cet "empire" américain....
Plus dure sera la chute....
Un livre inconnu mais pourtant un grand livre... et un bon livre sur la grandeur et la décadence d'une vieille famille, désargentée, vivant sur des principes révolues, dans un siècle qui leur est étranger....
Et pourtant Caldwell a dépeint, en toute vérité, les tourments d'un Sud qui ne sait jamais remis de la Guerre de Sécession....
N'être "plus rien" après avoir "tant été" : c'est terrible....
Les plaies du Sud suintent encore....mais le sang des noirs sur les jolies fleurs blanches du coton coule, encore, goutte à goutte sur la terre du Sud...la marquant à jamais d'une marque indélébile...
Le Sud pleure sa grandeur, mais Caldwell n'est pas dupe.... Les larmes peuvent être l'expression de l'âme mais il connaît la valeur d'une âme et sa beauté, quelque soit la couleur de la peau...
Caldwell est un écrivain du Sud, mais aussi un grand humaniste....

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stcyr04
  09 octobre 2012
Symbole d'une Géorgie du passé condamnée à mourir, une mère autoritaire, bornée, raciste, castratrice et prête à toutes les compromissions pour conserver un semblant d'unité dans le clan, héberge dans sa vieille maison coloniale tout une famille dégénérée de pique-assiette: le fils ainé dangereux malade mental, une fille prostituée, une autre fille mariée à un guitariste à la manque qui met en chanson toute la chronique pitoyable de la demeure, un beau-frère mariée à une femme sèche et frigide qu'il n'a jamais touché de sa vie, et enfin, dernier en date, un pasteur à mi-temps illettré et stupide. Dans cette tribut, chacun se fait servir par la domestique mulâtre, personne ne travaille (sauf le pasteur qui trouve que pompiste est une activité plus lucrative), tout le monde se nourrit sur la bête et la mère en est réduite à vendre lot après lot les terrains que lui ont légués ses ancêtres. Comme une allégorie de ce Sud qui s'effrite, un bulldozer creuse et terrasse un terrain anciennement propriété de la famille et attenant à la demeure, pour la construction d'un lotissement moderne. Devant la ruine programmée, un à un, les rats quittent le navire. Ce portrait complaisant pour tous les vices et turpitudes imaginables d'une famille à bout de souffle ne saurait masquer l'absence totale d'intrigue de cette “chronique d'une mort annoncée”.
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Marchal1952
  12 juillet 2019
On entre assez facilement dans ce livre, dans sa traduction en Français. le style est bien agréable à lire.
Lien : https://generalmarchal.blogs..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
tolstoievskitolstoievski   28 mars 2019
Graham s'approchait du lit en braquant un grand pistolet rouillé droit sur sa mère.
« Non… Graham… non ! » supplia frénétiquement Aimée. « Je ne t'aimerai plus si tu ne cesses pas de pointer ce pistolet sur moi ! Tu veux que je t'aime, n'est-ce pas ? Graham ! Cesse et dis quelque chose ! »
Il était arrivé au pied du lit.
« Tu ne m'aimes pas. Tu mens quand tu dis que tu m'aimes. Tu vas les laisser m'envoyer ailleurs. Tu veux qu'ils le fassent. Tu vas leur permettre de m'enfermer pour que je ne puisse plus sortir. Tu ne m'aimes plus du tout. Tu aimes ce pasteur plus que moi. Je suis furieux contre toi. »

Chapitre 19.
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Video de Erskine Caldwell (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
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