AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)
EAN : 9782070364190
269 pages
Éditeur : Gallimard (12/07/1973)
3.91/5   182 notes
Résumé :
Sur la première marche de la véranda, Buck était assis, la tète penchée sur la poitrine.
Le fusil était toujours par terre, là ou il l'avait laissé tomber.
Ty Ty fit un tour complet pour éviter de le voir.
— Du sang sur ma terre ! murmurait-il.
Devant lui, la ferme s'étendait, désolée.
Les tas de sable jaune et d'argile rouge, séparés par les grands cratères rouges, le sol rouge, inculte la terre semblait désolée.
Ty Ty,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 182 notes
5
7 avis
4
8 avis
3
2 avis
2
1 avis
1
2 avis

Cannetille
  18 septembre 2020
Au début des années trente, au fin fond du Sud des Etats-Unis, en Géorgie, le vieux Ty Ty et ses fils, pris par la fièvre de l'or, passent leur temps à creuser leur terre au lieu de la cultiver. Pendant ce temps, la beauté et la sensualité des filles et des brus du patriarche enflamment désirs et jalousies…

Immersion chez les blancs pauvres du Sud américain, ceux que l'on a nommé « White trash » tant leur niveau de vie et d'éducation les renvoie à un état intermédiaire entre « la bête et l'esclave, mais sans leurs avantages respectifs » pour reprendre les termes du journaliste et producteur radio François Angelier, ce roman s'ouvre sur une note burlesque – Ty Ty n'a pas compris que l'or qu'est supposée contenir sa terre mentionne le fruit de son travail de cultivateur, et non la présence de pépites -, s'installe dans la concupiscence charnelle qui obsède ses personnages, et finit dans la cruauté de destins voués à la catastrophe par la bêtise et l'ignorance.

Avec un cynisme noir et une crudité sans fard, Erskine Caldwell nous emmène au plus crasse de la misère sociale et intellectuelle de son époque, sur un fond de crise économique qui conduit les plus démunis à la détresse absolue et au drame, en tous les cas qui semble les réduire à une quasi animalité. Aussi crétins qu'obsédés, les personnages évoquent une bande de lapins occupés à copuler tout en creusant inutilement d'innombrables terriers qui détruisent leur habitat. Si confondante est leur pauvreté, de corps comme d'esprit, que, sur le fond plus bêtes que méchants, ils finissent par en devenir somme toute attendrissants.

Rien n'est ici édulcoré et, entre son humour aussi grotesque que pathétique, sa noirceur autant violente que désespérée, et son érotisme sordide quasi animal, il n'est guère étonnant que Caldwell vienne en tête des auteurs les plus censurés de l'histoire de la littérature américaine. Ce livre reste encore aujourd'hui profondément dérangeant.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          806
BillDOE
  12 avril 2020
Ty Ty est le patriarche d'une famille nombreuse du Sud des Etats-Unis. Ils sont ce que l'on appelle des « white trash », c'est-à-dire pour les uns des « salauds d'pauvres » et pour l'autre des « sans-dent », littéralement des « raclures de blancs ». Ils ont été bannis du rêve américain, de cette société qui voue un culte aveugle à ses héros les « self made men » car dans la pyramide des classes sociales ils arrivent en-dessous du dernier des « nègres » analphabètes. C'est cette population méprisée qu'Erskine Caldwell raconte dans « le petit arpent du Bon Dieu ».
Ty Ty creuse avec sa famille son terrain depuis quinze ans, à la recherche du filon d'or qui les rendra tous riches. Il l'explique lui-même : « Evidemment, je n'ai pas encore trouvé un vrai filon, dit Ty Ty, mais nous n'en sommes pas loin. Nous brûlons, je l'sens dans mes os. Mon père m'a dit qu'il y avait de l'or dans cette terre, et pour ainsi dire tout le monde en Géorgie me l'a dit aussi… ».
A aucun moment il ne s'est douté de la métaphore du père. La niaiserie du « white trash », l'innocence, la faiblesse d'esprit et la candeur feront qu'il mettra toute son énergie à creuser sa terre à la recherche de cet or fictif plutôt que de la cultiver pour en tirer profit et qu'elle lui amène les substantielles richesses auxquelles son père faisait allusion.
Les éléments de la farce d'Erskine Caldwell sont en place.
Ne manque plus qu'à capturer un nègre albinos qui vit dans les marais et qui aurait des dons de sourcier pour trouver le gisement aurifère. Or sur ce terrain, en bon croyant, Ty Ty a dédié un arpent au Bon Dieu, duquel, tout ce qui y est produit est donné à l'église. Il n'imagine pas que son filon puisse se trouver sur cet arpent. Alors il décide que désormais il se situera sous sa maison, à l'abris de toute prospection minière. Voilà bien une belle illustration du sens pratique du « white trash » !
A aucun moment Caldwell n'est dans le jugement. Il ne fait qu'échafauder une suite de situations dont la logique des réactions est propre à l'intelligence primaire de ses personnages, à leur raisonnement simplifié à l'extrême, pour en faire ce qui pourrait nous apparaitre comme une comédie humaine désopilante à la loufoquerie attendrissante et la drôlerie émouvante. Mais le rire a ses limites et Erskine Caldwell en observateur averti de la condition humaine sait rappeler la part de tragédie qu'il y a souvent dans les situations qui font sourire.
Editions Gallimard, Folio, 270 pages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          722
belette2911
  22 septembre 2019
Comme le disait si bien Blondin à Tuco dans "Le bon, la brute et le truand" : Toi, tu creuses.
Et ici, pour creuser, ça creuse ! Mais personne ne s'est creusé la cervelle trente secondes pour réfléchir à l'inutilité de faire des trous dans la terre…
Dans la fable de Lafontaine, intitulée "Le laboureur et ses fils", l'homme mourant disait à ses fils qu'un trésor était caché dans la terre et qu'il fallait la retourner.
Ceci pour leur expliquer que le travail était un trésor. Ses fistons le comprenaient à la fin de la fable.
Apparemment, Ty Ty Walden a pris la fable au pied de la lettre, les derniers mots de son grand-père aussi et depuis, il creuse, à l'aide de ses deux fils, pour trouver de l'or, sois-disant enterré là par papy.
Des années qu'ils creusent (presque 20 ans) et ne trouvent rien, mais chaque jour, Ty Ty le sens bien et n'a jamais été aussi proche de mettre la main sur le filon d'or. Un peu comme un jouer au casino qui sent bien que cette fois-ci, c'est le jackpot (qui ne vient jamais).
L'absurdité poussé à son paroxysme : le père et les deux fils creusent depuis des années, les fils creusent là où le père dit de le faire, leurs cultures sont à l'abandon et s'ils n'avaient pas leurs deux ouvriers Noirs, plus rien ne serait planté dans ces terres remplies de trous.
Le petit arpent du bon Dieu, lui, désigne en fait un lopin de terre dont la récolte est supposée revenir à l'Église, signalé par une croix blanche. Petit arpent qui, au fil des années, a changé maintes et maintes fois de place, puisqu'ils creusent partout et que personne ne voudrait que l'or trouvé revienne à l'Église.
Portraits d'une famille pauvre du Sud des États-Unis, ce roman noir met en scène des cas sociaux, des cas pour la science, des cas irrécupérables dont un père plus borné qu'un troupeau d'ânes qui se fatigue pour rien alors qu'il pourrait dépenser cette énergie à planter quelque chose dans cette putain de terre et faire vivre sa famille.
N'allez pas croire que ce roman noir ne fasse que dans la farce et dans le burlesque, parce qu'il n'en est rien. À un moment donné, le livre bascule dans le concupiscent, dans l'horrible et on comprend que certains aient voulu le faire interdire à l'époque !
Véritable satire sociale, véritable critique sociale car l'auteur va tacler les courtiers qui jouent avec la vie des fermiers en jouant à la bourse le prix du coton, les gros industriels propriétaires des filatures qui paient mal leurs ouvriers et sont prêt à tout pour les empêcher de remettre le courant dans l'usine et faire refonctionner les métiers à tisser.
Ce roman sombre est une véritable descente aux enfers pour les différents personnages qui finiront tous brisés, à divers degrés.
C'est le portrait d'une Amérique Sudiste qui est ouvrière, qui dépend du coton, des filatures, des terres cultivées et qui, une fois qu'elle a perdu son emploi, ne sait plus quoi faire d'autre car elle ne savait faire que ça.
La folie de l'or est une vraie folie et on verra jusque Ty Ty sera prêt à aller pour trouver son filon qui est comme la licorne : il n'existe pas. Il a transformé sa terre en champ de bataille, remplie de trous, comme des tranchées et lorsque la guerre éclatera dans sa famille, tels un bon général, il ne sera bon à rien pour empêcher le sang de couleur sur sa terre.
C'est un récit magnifique, mais horrible, un portrait au vitriol de cette Amérique rurale et pas toujours très instruite, ces paysans incultes, ces rednecks purs jus, de ces fainéants magnifiques (Pluto Swint), de ces travailleurs acharnés qui dépensent leur énergie bêtement (Ty Ty et ses fils, Buck et Shaw), de ces chômeurs qui ne pensent qu'à relancer l'entreprise au lieu d'aller voir ailleurs (Will Thompson), de gens superstitieux au possible et des femmes fatales (Griselda et Darling Jill).
Assurément, la famille Walden, c'est pas la Petite Maison dans la Prairie… Ou alors, sa version white trash.
Erskine Caldwell mériterait d'être mis lui aussi sur le devant de la scène, au même niveau qu'un Faulkner ou qu'un Jim Thompson car il en est digne et ses portraits de l'Amérique rurale et pauvre est aussi cynique que les deux autres, la loufoquerie en plus.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          264
encoredunoir
  14 juillet 2015
Toujours à la pointe de l'actualité littéraire, je découvre tranquillement Erskine Caldwell avec ce roman de 1933 (mais traduit en français en 1936 seulement, tu parles d'une excuse).
Nous sommes donc au début des années 1930 dans un patelin du fin fond de la Georgie. Là, tenaillé par la fièvre de l'or, Ty Ty Walden, avec l'aide de ses fils Buck et Shaw et de ses nègres, creuse méthodiquement sa propriété à la recherche d'un improbable filon. Mais dans ce Vieux Sud bigot, on garde un arpent pour le Bon Dieu : tout ce qui y est produit ou récolté va à l'Église. Et Ty Ty, au fur et à mesure qu'il troue sa terre, déplace régulièrement ce petit arpent sur lequel, de fait, il ne produit plus rien. Et puis s'il y a les fils de Ty Ty, il y a aussi les filles, Rosamond et Darling Jill et, plus séduisante encore, Griselda la belle-fille. Et Will, le gendre ouvrier d'une filature prête à fermer si les ouvriers n'acceptent pas la baisse de leur salaire, meneur d'hommes et séducteur. Autant dire qu'il n'y a pas que la fièvre de l'or qui touche la famille Walden.
Le petit arpent du Bon Dieu commence comme une farce. Alors que Ty Ty et ses fils creusent au milieu de cette propriété transformée en immense champ de trous et de bosses, débarque Pluto Swint, personnage falot épris de la fantasque Darling Jill et candidat au poste de shérif du comté. Pluto, soucieux de séduire celui qui pourrait devenir son beau-père si ses rêves se réalisaient, vante les mérites des noirs albinos et plus particulièrement leurs capacités magiques à trouver les filons d'or. Ça tombe bien, Pluto en a justement vu un dans les marais. Et Ty Ty de décider de partir en quête de ce drôle de nègre pour le capturer et le mettre au travail sur sa propriété.
Mais la comédie verse peu à peu dans le roman noir à mesure que se révèlent les tensions entre les personnages, les dissensions et les points de rupture. Minée par une concupiscence qui s'affirme autant dans la recherche obsessionnelle de l'or que dans le désir sexuel et les relations consommées ou pas entre les différents personnages, la famille Walden s'achemine lentement mais sûrement vers le drame. Un drame à plusieurs facettes par ailleurs puisque la crise vient aussi s'immiscer dans le récit au travers de la fermeture annoncée de la filature contre laquelle combat Will.
Ce qui séduit chez Caldwell, c'est cette capacité à passer de loufoquerie au noir le plus profond – sans doute parce que la vie est un peu comme ça – et à décrire ces paysans incultes, ces rednecks superstitieux en se gardant bien de les juger. Les Ty Ty, Griselda, Pluto, Will ou Darling Jill sont comme ça, un point c'est tout et ce qu'ils sont dicte leurs comportements qui, pour ne pas être forcément en accord avec ce que la société juge admissible ne sont ni pire ni meilleurs que ce que ladite société a à proposer en retour à ces ploucs que vient heurter la Grande Dépression.
Dans le genre strict du roman noir ont porte légitimement aux nues un Jim Thompson ou, un peu plus récent, un Harry Crews qui eux aussi décrivent ces moins-que-rien du trou du cul de l'Amérique, leurs pulsions, leur rapport au sacré. Nul doute qu'ils doivent beaucoup à Caldwell qui, alors que l'on encense Faulkner, un de ses contemporains, mérite d'être redécouvert.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          243
Pat0212
  25 mai 2020
Ty Ty Walden possède une ferme de cent arpents au fin fond de la Géorgie, il y vit avec ses deux fils Buck et Shaw, sa fille Darling Jill, sa belle fille Griselda et leur deux employés noirs. Nous sommes au début des années 1930, lors de la Grande Dépression. Son père lui a dit qu'il y avait de l'or sur le domaine avant de le lui transmettre, quinze ans auparavant. Depuis Ty Ty est saisi par la fièvre de l'or et creuse de grands trous dans son terrain à la recherche d'un improbable filon, car il n'a pas compris l'allégorie de son père. Pluto Swint, candidat au poste de shérif très paresseux est amoureux de Darling Jill et tous les prétextes sont bons pour se rendre à la ferme, même si elle aime le faire tourner en bourrique. Il y vient un après-midi pour avertir Ty Ty qu'il a entendu de source sûre qu'un Noir albinos vit dans le marécage près de la ville voisine et chacun sait que les albinos savent trouver à tous les coups les filons d'or. le vieux paysan décide d'aller attraper l'individu avec ses fils et demande à Pluto d'emmener les filles dans une ville industrielle à deux heures de route afin qu'elles ramènent son autre fille et son mari Will, ouvrier dans une filature en grève. Puisqu'il est sûr désormais de trouver l'or, il faut du monde pour le déterrer. Ce qui avait commencé comme une farce va basculer en drame en quelques jours sous l'effet de la fièvre de l'or, mais surtout du désir suscité par Jill et Griselda, deux trop belles filles.
Caldwell nous offre un voyage chez les paysans et les ouvriers blancs du Sud, qui sont tout en bas de l'échelle sociale et profondément méprisés par leurs compatriotes, ils sont passés complètement à côté du rêve américain, ils sont incultes, naïfs et bigots. L'auteur parle de ces populations défavorisées sans jugement. Ty Ty est à la fois stupide et aveugle, il croit à l'existence de son filon en dépit du bon sens, et ne peut plus nourrir sa famille car il ne cultive rien sur sa terre ravagée. de même il encourage les hommes de son entourage à désirer Griselda et Jill par les compliments crus dont il les arrose sans arrêt. Si Jill est plutôt dévergondée et n'a pas besoin d'être encouragée sur cette voie, Griselda semble plus sage, mais Ty Ty finira par provoquer le drame. Griselda est un personnage ambigu, vertueuse et fidèle en apparence, mais qui se révèlera femme fatale au final. Malgré ses défauts Ty Ty ne veut que le bien de sa famille et rêve que tous soient unis dans l'amour, il est croyant à sa manière. Un de ses fils lui reproche son hypocrisie religieuse et le fait qu'il parle sans cesse de Dieu, mais ne va jamais à l'église et s'arrange pour que son arpent consacré au Seigneur ne rapporte jamais rien et surtout pas de l'or, mais Ty Ty se revendique d'une foi personnelle et son approche n'est pas telle que son fils la ressent. Ty Ty est finalement un personnage touchant, qui se résigne à la fatalité et n'arrive pas à endiguer les catastrophes qu'il a lui-même causé involontairement.
L'écriture de Caldwell est très agréable, il nous fait passer d'un roman amusant avec des personnages presque comiques de par leurs travers au roman noir, vraiment noir. Sa description de Will et des autres ouvriers de la filature, aussi aveugles que Ty Ty dans un autre genre est très intéressante aussi, tout comme le rôle des femmes mi-anges et mi-démons.
J'avais découvert ce livre il y a bien des années et j'ai eu grand plaisir à le relire pour voyager dans l'Amérique d'il y a près d'un siècle, immortalisée par de grands auteurs.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   18 septembre 2020
Dieu nous a mis dans le corps d’animaux et il prétend que nous agissions comme des hommes. C’est pour cela que ça ne va pas. S’il nous avait faits comme nous sommes, et ne nous avait pas appelés des hommes, le plus bête d’entre nous saurait comment vivre. (…)
Dieu a fait les jolies filles et Il a fait les hommes. Il n’en fallait pas plus. Quand on se met à prendre une femme ou un homme pour soi tout seul, on est sûr de n’avoir plus que des ennuis jusqu’à la fin de ses jours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162
Walden-88Walden-88   22 octobre 2012
Mais quand on a Dieu dans son cœur, on se rend compte que la vie, ça vaut bien une lutte pour elle, nuit et jour. J'parle pas du Dieu dont on vous parle dans les églises, je parle du Dieu qu'on a dans le corps. J'ai la plus grande considération pour Lui parce qu'Il m'aide à vivre. C'est pour ça que j'ai placé le petit arpent du Bon Dieu, ici sur ma terre, dès que j'y suis arrivé, tout jeune homme. J'aime avoir quelque chose près de moi, quelque chose où je peux aller, où je peux rester, où je peux sentir Dieu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
MaphilMaphil   18 janvier 2016
Dieu nous a mis dans le corps d'animaux et Il prétend que nous agissons comme des hommes. C'est pour cela que ça ne va pas. S'Il nous avait faits comme nous sommes, et ne nous avait pas appelés des hommes, le plus bête d'entre nous ne saurait comment vivre... Dieu a fait les jolies filles et Il a fait les hommes. Il n'en fallait pas plus. Quand on se met à prendre une femme ou un homme pour soi seul, on est sûr de n'avoir plus que des ennuis jusqu'à la fin de ses jours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Walden-88Walden-88   22 octobre 2012
Le Bon Dieu m'a béni en me donnant les trois plus jolies filles qu'un homme puisse jamais avoir dans sa maison. Il m'a montré ainsi toute Sa bonté car je sais que je ne mérite pas tant que cela.[...] Ainsi le Bon Dieu m'a béni, mais, d'un autre côté, Il me l'a fait payer en me mettant le chagrin dans le cœur. Il me semble que le bon et le mauvais doivent toujours aller ensemble. L'un ne vient point sans l'autre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Pat0212Pat0212   25 mai 2020
Mon garçon, dit Ty Ty en secouant la tête et en faisant disparaître la liasse de billets dans sa poche, mon garçon, quand il pleut t'as qu'à te mettre à poil et laisser ta peau se charger du reste. Le meilleur imperméable que Dieu ait jamais fait, c'est encore la peau de l'homme.
Commenter  J’apprécie          70

Video de Erskine Caldwell (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
autres livres classés : grande dépressionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1493 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre