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Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)
EAN : 9782070364190
269 pages
Éditeur : Gallimard (12/07/1973)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 177 notes)
Résumé :
Sur la première marche de la véranda, Buck était assis, la tète penchée sur la poitrine.
Le fusil était toujours par terre, là ou il l'avait laissé tomber.
Ty Ty fit un tour complet pour éviter de le voir.
— Du sang sur ma terre ! murmurait-il.
Devant lui, la ferme s'étendait, désolée.
Les tas de sable jaune et d'argile rouge, séparés par les grands cratères rouges, le sol rouge, inculte la terre semblait désolée.
Ty Ty,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
BillDOE
  12 avril 2020
Ty Ty est le patriarche d'une famille nombreuse du Sud des Etats-Unis. Ils sont ce que l'on appelle des « white trash », c'est-à-dire pour les uns des « salauds d'pauvres » et pour l'autre des « sans-dent », littéralement des « raclures de blancs ». Ils ont été bannis du rêve américain, de cette société qui voue un culte aveugle à ses héros les « self made men » car dans la pyramide des classes sociales ils arrivent en-dessous du dernier des « nègres » analphabètes. C'est cette population méprisée qu'Erskine Caldwell raconte dans « le petit arpent du Bon Dieu ».
Ty Ty creuse avec sa famille son terrain depuis quinze ans, à la recherche du filon d'or qui les rendra tous riches. Il l'explique lui-même : « Evidemment, je n'ai pas encore trouvé un vrai filon, dit Ty Ty, mais nous n'en sommes pas loin. Nous brûlons, je l'sens dans mes os. Mon père m'a dit qu'il y avait de l'or dans cette terre, et pour ainsi dire tout le monde en Géorgie me l'a dit aussi… ».
A aucun moment il ne s'est douté de la métaphore du père. La niaiserie du « white trash », l'innocence, la faiblesse d'esprit et la candeur feront qu'il mettra toute son énergie à creuser sa terre à la recherche de cet or fictif plutôt que de la cultiver pour en tirer profit et qu'elle lui amène les substantielles richesses auxquelles son père faisait allusion.
Les éléments de la farce d'Erskine Caldwell sont en place.
Ne manque plus qu'à capturer un nègre albinos qui vit dans les marais et qui aurait des dons de sourcier pour trouver le gisement aurifère. Or sur ce terrain, en bon croyant, Ty Ty a dédié un arpent au Bon Dieu, duquel, tout ce qui y est produit est donné à l'église. Il n'imagine pas que son filon puisse se trouver sur cet arpent. Alors il décide que désormais il se situera sous sa maison, à l'abris de toute prospection minière. Voilà bien une belle illustration du sens pratique du « white trash » !
A aucun moment Caldwell n'est dans le jugement. Il ne fait qu'échafauder une suite de situations dont la logique des réactions est propre à l'intelligence primaire de ses personnages, à leur raisonnement simplifié à l'extrême, pour en faire ce qui pourrait nous apparaitre comme une comédie humaine désopilante à la loufoquerie attendrissante et la drôlerie émouvante. Mais le rire a ses limites et Erskine Caldwell en observateur averti de la condition humaine sait rappeler la part de tragédie qu'il y a souvent dans les situations qui font sourire.
Editions Gallimard, Folio, 270 pages.
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belette2911
  22 septembre 2019
Comme le disait si bien Blondin à Tuco dans "Le bon, la brute et le truand" : Toi, tu creuses.
Et ici, pour creuser, ça creuse ! Mais personne ne s'est creusé la cervelle trente secondes pour réfléchir à l'inutilité de faire des trous dans la terre…
Dans la fable de Lafontaine, intitulée "Le laboureur et ses fils", l'homme mourant disait à ses fils qu'un trésor était caché dans la terre et qu'il fallait la retourner.
Ceci pour leur expliquer que le travail était un trésor. Ses fistons le comprenaient à la fin de la fable.
Apparemment, Ty Ty Walden a pris la fable au pied de la lettre, les derniers mots de son grand-père aussi et depuis, il creuse, à l'aide de ses deux fils, pour trouver de l'or, sois-disant enterré là par papy.
Des années qu'ils creusent (presque 20 ans) et ne trouvent rien, mais chaque jour, Ty Ty le sens bien et n'a jamais été aussi proche de mettre la main sur le filon d'or. Un peu comme un jouer au casino qui sent bien que cette fois-ci, c'est le jackpot (qui ne vient jamais).
L'absurdité poussé à son paroxysme : le père et les deux fils creusent depuis des années, les fils creusent là où le père dit de le faire, leurs cultures sont à l'abandon et s'ils n'avaient pas leurs deux ouvriers Noirs, plus rien ne serait planté dans ces terres remplies de trous.
Le petit arpent du bon Dieu, lui, désigne en fait un lopin de terre dont la récolte est supposée revenir à l'Église, signalé par une croix blanche. Petit arpent qui, au fil des années, a changé maintes et maintes fois de place, puisqu'ils creusent partout et que personne ne voudrait que l'or trouvé revienne à l'Église.
Portraits d'une famille pauvre du Sud des États-Unis, ce roman noir met en scène des cas sociaux, des cas pour la science, des cas irrécupérables dont un père plus borné qu'un troupeau d'ânes qui se fatigue pour rien alors qu'il pourrait dépenser cette énergie à planter quelque chose dans cette putain de terre et faire vivre sa famille.
N'allez pas croire que ce roman noir ne fasse que dans la farce et dans le burlesque, parce qu'il n'en est rien. À un moment donné, le livre bascule dans le concupiscent, dans l'horrible et on comprend que certains aient voulu le faire interdire à l'époque !
Véritable satire sociale, véritable critique sociale car l'auteur va tacler les courtiers qui jouent avec la vie des fermiers en jouant à la bourse le prix du coton, les gros industriels propriétaires des filatures qui paient mal leurs ouvriers et sont prêt à tout pour les empêcher de remettre le courant dans l'usine et faire refonctionner les métiers à tisser.
Ce roman sombre est une véritable descente aux enfers pour les différents personnages qui finiront tous brisés, à divers degrés.
C'est le portrait d'une Amérique Sudiste qui est ouvrière, qui dépend du coton, des filatures, des terres cultivées et qui, une fois qu'elle a perdu son emploi, ne sait plus quoi faire d'autre car elle ne savait faire que ça.
La folie de l'or est une vraie folie et on verra jusque Ty Ty sera prêt à aller pour trouver son filon qui est comme la licorne : il n'existe pas. Il a transformé sa terre en champ de bataille, remplie de trous, comme des tranchées et lorsque la guerre éclatera dans sa famille, tels un bon général, il ne sera bon à rien pour empêcher le sang de couleur sur sa terre.
C'est un récit magnifique, mais horrible, un portrait au vitriol de cette Amérique rurale et pas toujours très instruite, ces paysans incultes, ces rednecks purs jus, de ces fainéants magnifiques (Pluto Swint), de ces travailleurs acharnés qui dépensent leur énergie bêtement (Ty Ty et ses fils, Buck et Shaw), de ces chômeurs qui ne pensent qu'à relancer l'entreprise au lieu d'aller voir ailleurs (Will Thompson), de gens superstitieux au possible et des femmes fatales (Griselda et Darling Jill).
Assurément, la famille Walden, c'est pas la Petite Maison dans la Prairie… Ou alors, sa version white trash.
Erskine Caldwell mériterait d'être mis lui aussi sur le devant de la scène, au même niveau qu'un Faulkner ou qu'un Jim Thompson car il en est digne et ses portraits de l'Amérique rurale et pauvre est aussi cynique que les deux autres, la loufoquerie en plus.

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encoredunoir
  14 juillet 2015
Toujours à la pointe de l'actualité littéraire, je découvre tranquillement Erskine Caldwell avec ce roman de 1933 (mais traduit en français en 1936 seulement, tu parles d'une excuse).
Nous sommes donc au début des années 1930 dans un patelin du fin fond de la Georgie. Là, tenaillé par la fièvre de l'or, Ty Ty Walden, avec l'aide de ses fils Buck et Shaw et de ses nègres, creuse méthodiquement sa propriété à la recherche d'un improbable filon. Mais dans ce Vieux Sud bigot, on garde un arpent pour le Bon Dieu : tout ce qui y est produit ou récolté va à l'Église. Et Ty Ty, au fur et à mesure qu'il troue sa terre, déplace régulièrement ce petit arpent sur lequel, de fait, il ne produit plus rien. Et puis s'il y a les fils de Ty Ty, il y a aussi les filles, Rosamond et Darling Jill et, plus séduisante encore, Griselda la belle-fille. Et Will, le gendre ouvrier d'une filature prête à fermer si les ouvriers n'acceptent pas la baisse de leur salaire, meneur d'hommes et séducteur. Autant dire qu'il n'y a pas que la fièvre de l'or qui touche la famille Walden.
Le petit arpent du Bon Dieu commence comme une farce. Alors que Ty Ty et ses fils creusent au milieu de cette propriété transformée en immense champ de trous et de bosses, débarque Pluto Swint, personnage falot épris de la fantasque Darling Jill et candidat au poste de shérif du comté. Pluto, soucieux de séduire celui qui pourrait devenir son beau-père si ses rêves se réalisaient, vante les mérites des noirs albinos et plus particulièrement leurs capacités magiques à trouver les filons d'or. Ça tombe bien, Pluto en a justement vu un dans les marais. Et Ty Ty de décider de partir en quête de ce drôle de nègre pour le capturer et le mettre au travail sur sa propriété.
Mais la comédie verse peu à peu dans le roman noir à mesure que se révèlent les tensions entre les personnages, les dissensions et les points de rupture. Minée par une concupiscence qui s'affirme autant dans la recherche obsessionnelle de l'or que dans le désir sexuel et les relations consommées ou pas entre les différents personnages, la famille Walden s'achemine lentement mais sûrement vers le drame. Un drame à plusieurs facettes par ailleurs puisque la crise vient aussi s'immiscer dans le récit au travers de la fermeture annoncée de la filature contre laquelle combat Will.
Ce qui séduit chez Caldwell, c'est cette capacité à passer de loufoquerie au noir le plus profond – sans doute parce que la vie est un peu comme ça – et à décrire ces paysans incultes, ces rednecks superstitieux en se gardant bien de les juger. Les Ty Ty, Griselda, Pluto, Will ou Darling Jill sont comme ça, un point c'est tout et ce qu'ils sont dicte leurs comportements qui, pour ne pas être forcément en accord avec ce que la société juge admissible ne sont ni pire ni meilleurs que ce que ladite société a à proposer en retour à ces ploucs que vient heurter la Grande Dépression.
Dans le genre strict du roman noir ont porte légitimement aux nues un Jim Thompson ou, un peu plus récent, un Harry Crews qui eux aussi décrivent ces moins-que-rien du trou du cul de l'Amérique, leurs pulsions, leur rapport au sacré. Nul doute qu'ils doivent beaucoup à Caldwell qui, alors que l'on encense Faulkner, un de ses contemporains, mérite d'être redécouvert.

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Pat0212
  25 mai 2020
Ty Ty Walden possède une ferme de cent arpents au fin fond de la Géorgie, il y vit avec ses deux fils Buck et Shaw, sa fille Darling Jill, sa belle fille Griselda et leur deux employés noirs. Nous sommes au début des années 1930, lors de la Grande Dépression. Son père lui a dit qu'il y avait de l'or sur le domaine avant de le lui transmettre, quinze ans auparavant. Depuis Ty Ty est saisi par la fièvre de l'or et creuse de grands trous dans son terrain à la recherche d'un improbable filon, car il n'a pas compris l'allégorie de son père. Pluto Swint, candidat au poste de shérif très paresseux est amoureux de Darling Jill et tous les prétextes sont bons pour se rendre à la ferme, même si elle aime le faire tourner en bourrique. Il y vient un après-midi pour avertir Ty Ty qu'il a entendu de source sûre qu'un Noir albinos vit dans le marécage près de la ville voisine et chacun sait que les albinos savent trouver à tous les coups les filons d'or. le vieux paysan décide d'aller attraper l'individu avec ses fils et demande à Pluto d'emmener les filles dans une ville industrielle à deux heures de route afin qu'elles ramènent son autre fille et son mari Will, ouvrier dans une filature en grève. Puisqu'il est sûr désormais de trouver l'or, il faut du monde pour le déterrer. Ce qui avait commencé comme une farce va basculer en drame en quelques jours sous l'effet de la fièvre de l'or, mais surtout du désir suscité par Jill et Griselda, deux trop belles filles.
Caldwell nous offre un voyage chez les paysans et les ouvriers blancs du Sud, qui sont tout en bas de l'échelle sociale et profondément méprisés par leurs compatriotes, ils sont passés complètement à côté du rêve américain, ils sont incultes, naïfs et bigots. L'auteur parle de ces populations défavorisées sans jugement. Ty Ty est à la fois stupide et aveugle, il croit à l'existence de son filon en dépit du bon sens, et ne peut plus nourrir sa famille car il ne cultive rien sur sa terre ravagée. de même il encourage les hommes de son entourage à désirer Griselda et Jill par les compliments crus dont il les arrose sans arrêt. Si Jill est plutôt dévergondée et n'a pas besoin d'être encouragée sur cette voie, Griselda semble plus sage, mais Ty Ty finira par provoquer le drame. Griselda est un personnage ambigu, vertueuse et fidèle en apparence, mais qui se révèlera femme fatale au final. Malgré ses défauts Ty Ty ne veut que le bien de sa famille et rêve que tous soient unis dans l'amour, il est croyant à sa manière. Un de ses fils lui reproche son hypocrisie religieuse et le fait qu'il parle sans cesse de Dieu, mais ne va jamais à l'église et s'arrange pour que son arpent consacré au Seigneur ne rapporte jamais rien et surtout pas de l'or, mais Ty Ty se revendique d'une foi personnelle et son approche n'est pas telle que son fils la ressent. Ty Ty est finalement un personnage touchant, qui se résigne à la fatalité et n'arrive pas à endiguer les catastrophes qu'il a lui-même causé involontairement.
L'écriture de Caldwell est très agréable, il nous fait passer d'un roman amusant avec des personnages presque comiques de par leurs travers au roman noir, vraiment noir. Sa description de Will et des autres ouvriers de la filature, aussi aveugles que Ty Ty dans un autre genre est très intéressante aussi, tout comme le rôle des femmes mi-anges et mi-démons.
J'avais découvert ce livre il y a bien des années et j'ai eu grand plaisir à le relire pour voyager dans l'Amérique d'il y a près d'un siècle, immortalisée par de grands auteurs.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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LLebrown
  22 mai 2018
J'entre chez un des bouquinistes du quartier. Trois hommes boivent des bières dans des canettes métalliques de 50 cl. Ils arrêtent de parler. Je dis "je viens pas pour l'entretien d'embauche." Un des gars dit "on est déjà complet". Je dis "vous êtes même en sureffectif apparemment" et l'un d'eux ri mais pas les deux autres. Finalement, ils se décalent et ils disent " c'est bon, tu peux regarder les livres. " Je fouille dans tout ce bordel sans rien trouver et au moment où je m'apprête à partir le mec qui avait rigolé me demande si je connais Erskine Caldwell. Il fait tomber sa canette, de la mousse commence à inonder la seule petite table qui prend tout l'espace au milieu de la librairie, il la laisse couler et il me sort une histoire du sud des états Unis, une histoire ou des blancs pauvres creusent la terre pour trouver de l'or et décident finalement d'aller capturer un albinos pour lui faire trouver le filon. Le quatrième de couv dit que le bouquin est de 1933 (une grande année : Demande à la poussière, Mein Kampf) et qu'une cinquantaine de trous de balles d'écrivains ont signé une pétition pour interdire le livre à sa sortie. Il y a une photo de l'écrivain. Erskine Caldwell est superbe : tout bouffi, rasé de prêt, le nez un peu rouge et le regard à mi chemin entre la poète romantique et le gin tonic de trop. La couverture est illustrée, l'image est lubrique. Un vieux avec une combinaison trouée et une bouteille à la main reluque une jeune femme qui prend son bain.
- Combien il coûte ?
- Je peux pas t'en demander plus de 2 euros vu l'état.
La couverture est déchirée. J'achète le bouquin en vidant toute ma caillasse sur la table où la bière a été renversée.
Le lendemain, je passe devant la librairie vers 23h. Elle est ouverte. le mec de la canette est là. Je rentre et dit "Erskine Caldwell !". Il sourie. "Je savais que ça te plairait." J'ai bu. On rigole. Je ressors. Je rebois une bière dans un bar où il y a du monde et une photo d'Eddy Mitchell en costard blanc accrochée au mur. Je rentre. Je me couche. Je me relève. Je vomis dans le lavabo. Je me recouche et passe le reste de la semaine à lire ce bouquin sympathique comme une bonne cuite, tenace et efficace comme une 8,6 bien fraîche.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Walden-88Walden-88   22 octobre 2012
Mais quand on a Dieu dans son cœur, on se rend compte que la vie, ça vaut bien une lutte pour elle, nuit et jour. J'parle pas du Dieu dont on vous parle dans les églises, je parle du Dieu qu'on a dans le corps. J'ai la plus grande considération pour Lui parce qu'Il m'aide à vivre. C'est pour ça que j'ai placé le petit arpent du Bon Dieu, ici sur ma terre, dès que j'y suis arrivé, tout jeune homme. J'aime avoir quelque chose près de moi, quelque chose où je peux aller, où je peux rester, où je peux sentir Dieu.
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MaphilMaphil   18 janvier 2016
Dieu nous a mis dans le corps d'animaux et Il prétend que nous agissons comme des hommes. C'est pour cela que ça ne va pas. S'Il nous avait faits comme nous sommes, et ne nous avait pas appelés des hommes, le plus bête d'entre nous ne saurait comment vivre... Dieu a fait les jolies filles et Il a fait les hommes. Il n'en fallait pas plus. Quand on se met à prendre une femme ou un homme pour soi seul, on est sûr de n'avoir plus que des ennuis jusqu'à la fin de ses jours.
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Walden-88Walden-88   22 octobre 2012
Le Bon Dieu m'a béni en me donnant les trois plus jolies filles qu'un homme puisse jamais avoir dans sa maison. Il m'a montré ainsi toute Sa bonté car je sais que je ne mérite pas tant que cela.[...] Ainsi le Bon Dieu m'a béni, mais, d'un autre côté, Il me l'a fait payer en me mettant le chagrin dans le cœur. Il me semble que le bon et le mauvais doivent toujours aller ensemble. L'un ne vient point sans l'autre.
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Pat0212Pat0212   25 mai 2020
Mon garçon, dit Ty Ty en secouant la tête et en faisant disparaître la liasse de billets dans sa poche, mon garçon, quand il pleut t'as qu'à te mettre à poil et laisser ta peau se charger du reste. Le meilleur imperméable que Dieu ait jamais fait, c'est encore la peau de l'homme.
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SBysSBys   31 juillet 2014
La pensée de lui mettre la main sur les genoux, et peut être de lui glisser deux doigts entre les cuisses, lui enflammait le visage et le cou. De ses doigts, il tambourinait les marches sur le rythme sept-huit, et il sifflait en sourdine, terrifié à l’idée que quelqu’un pourrait lire ses pensées.
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Video de Erskine Caldwell (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
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