AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Louis-Marcel Raymond (Traducteur)
EAN : 9782070370597
Éditeur : Gallimard (20/10/1978)
3.85/5   50 notes
Résumé :
Morris Stroup s'ennuie de ses chèvres. Sur son ordre, le factotum de la famille, le Noir Handsome Brown, les ramène de la campagne. Elles n'ont rien de plus pressé que de grimper sur le toit de la maison ? et cela juste le jour où Martha Stroup s'apprête à recevoir les dames du cercle social. Pour avoir de l'argent, Morris prend subrepticement chez la voisine divers ustensiles qu'il vend à la ferraille. La voisine, bien sûr, s'en aperçoit aussitôt. Ce n'est pas p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
3,85

sur 50 notes
5
3 avis
4
4 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
1 avis

Tandarica
  05 avril 2020
De cette lecture très ancienne, il me reste des bribes.
Le grotesque comme une caractéristique de la littérature du sud des États-Unis, de ses personnages, souvent simples d'esprit. L'auteur fait preuve de beaucoup d'humour, mais le rire est jaune et les clowns/épouvantails sont de chair. Les paysans sont pauvres, et cette pauvreté est la mère de tous les vices : le père est infidèle (mais drôle), la mère colérique, l'esclave simple d'esprit, l'oncle prisonnier.
Par ailleurs le fils, bien trop perspicace, a un point de vue qui est tout sauf celui d'un enfant.
À lire bien entendu !
Commenter  J’apprécie          421
lecassin
  04 décembre 2012
« Un pt'it gars de Géorgie ».
Il s'agit là un roman à épisodes (14) ou Erskine Caldwell retrace la vie quotidienne d'une famille misérable et déjantée de « petits blancs » dans le Sud des Etats-Unis, en Géorgie. le père, Morris Stroup n'a pas plus de morale que d'argent, un fainéant volage et rusé qui peut à l'occasion se faire voleur ; la mère, elle, Martha Handsome, se met en quatre pour faire bouillir la marmite ; et leur fils William Stroup, le narrateur. Au milieu de tout ce beau monde, Brown, le nègre à tout faire du foyer…
Erskine Caldwell est certes moins connu que Steinbeck et Faulkner, eux aussi écrivains du Sud, mais il décrit comme eux les États-Unis laborieux, avec en plus une touche de burlesque et de cocasse qui le caractérise.
Un petit roman… néanmoins, un chef d'oeuvre de la littérature « sudiste »… et d'humour.
Le coin du bibliophile : je viens d'acquérir à vil prix (2,70 €), un très bel exemplaire non coupé édition Gallimard 06/06/1949

Commenter  J’apprécie          170
cmpf
  06 décembre 2014
14 chapitres présentant chacun une petite tranche de la vie des Strup, Morris, Marta et Williams ainsi que leur nègre Handsome Brown. Nous sommes à Sycamore dans l'État de Géorgie où il fait bon somnoler à l'abri de la galerie qui entoure la maison.
Morris traine, va à la pèche, travaille le moins possible, Marta fait des lessives pour faire entrer un peu d'argent, William ne semble pas fréquenter beaucoup l'école. Handsome contre le gite et le couvert fait la plus grosse partie des travaux, souvent tiraillé entre les ordres de ses deux patrons.
Racontés par le fils, ces petits tableaux de la vie quotidienne sont généralement cocasses, le père étant à la fois naïf et roublard, filant doux devant sa femme qui n'hésite pas à le corriger. Il bénéficie pourtant de tout l'amour de son garçon.
Ce livre peut être proposé au collège, je pense, l'humour et la tendresse qui l'habitent devrait plaire dès cet âge.

Critique faite dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015.
Commenter  J’apprécie          90
SBys
  08 avril 2016
Dans toutes les nouvelles/épisodes du grand romancier américain Erskine Caldwell - un p'tit gars de Georgie - on suit les déboires et les délices de la vie d'un homme paresseux, Morris Stroup, menteur, coureur de jupons, irresponsable, et j'en passe. En raison de sa paresse, il ne fait presque jamais rien, sauf rester à dormir sous un arbre, à l'ombre. C'est par conséquent sa femme, une vielle dame autoritaire, qui se tue à la tâche pour récupérer quelques sous, que lui ne parvient évidemment pas à gagner. En fait, gagner sa croûte ne l'intéresse pas. Ce que Morris veut: c'est le jackpot, flairer l'affaire qui rapportera gros. Mais il n'a aucun flaire, seulement une naïveté qui le conduit dans des situations pas possibles. Il trouve une combine et, chargé d'une motivation juvénile, il se lance dans une aventure qui n'a ni queue ni tête. Dès qu'on le voit s'élancer, on comprend que cela va mal tourné, mais les conséquences ne sont jamais catastrophiques. Il se trouve mêlé dans des histoires qui le dépasse, mais d'un burlesque, drôle, à s'en taper les cuisses. Il doit faire des pieds et des mains pour se sortir des impasses dans lesquelles il s'est lancé tête première. Cela se termine généralement par une réprimande de sa femme, mais qui ne tiendra pas très longtemps, jusqu'à la prochaine fois.
La raison que c'est si drôle est dû au fait que ces histoires sont racontées par son fils, qui lui porte une véritable admiration, malgré que les tentatives ne réussissent jamais. le p'tit de Georgie aime son père, et peu importe le pétrin dans lequel il s'enlise. Il cherche à chaque fois à le sauver. Il ralentit le pas lorsque sa mère lui demande d'aller à sa chambre pendant qu'elle va le sermonner.
L'innocence du p'tit fait que l'on ne sait pas si Morris est vraiment l'idiot du village ou seulement un homme nonchalant mais rusé malgré tout. Car, quelques fois, dans ses combines, son père se trouve seul avec une femme beaucoup plus jeune que sa mère, beaucoup plus jolie et, derrière la porte ou la fenêtre, le p'tit de Georgie entend cette dame et son père rire, pousser des cris de joie, ce que l'enfant interprète comme des chatouillements. C'est à ce moment que l'on se dit que Morris n'est peut-être pas plus fou qu'un autre, et peut-être même plus malin que l'on pense. Mais quand même pas si finaud que ça, car sa femme le surprend à chaque fois et, en le tirant par la bretelle de sa salopette (s'il a eu le temps de la remettre), il fait un clin d'oeil à son fils qui a observé toute la scène.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
DonJoplin
  11 octobre 2019
Comme le dit un grand philosophe ou un footballeur, je sais plus trop, Caldwell "cest mon gars sûr"!!! Tu peux l'amener n'importe où et dans n'importe quelle situation, il sera toujours là pour te faire tenir le coup et même te faire décrocher un sourire improbable. Un barbeuc en hiver avec des véganes, un concert de matt pokora, une soirée mousse animée par DJ dédé, un repas couscous sushi avec tonton facho...peu importe, Erskine est là pour te mettre un petit coup de coude, détendre l'atmosphère et sortir la petite vanne qu'il faut au bon moment. Tout ça pour dire que tous ses livres sont de purs bijoux car il aborde n'importe quel sujet, souvent les plus compliqués et violents notamment dans "bagarre de juillet" ou "l'île d'été", avec simplicité et quelques touches dhumour et rend son message encore plus percutant et fort. Je me relie là et je me dis que je suis vraiment pas objectif tellement je l'aime ce mec. Mais je m'en fous et tonton facho méfie toi, erskine est toujours pas loin de moi et va pas te louper.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Et qu'est-ce que je vais faire, si je sens un jour le besoin d'une religion organisée ? On ne sait jamais si je ne me déciderai pas à quitter ma religion personnelle pour une religion reconnue. Je ne voudrais tout de même pas rester fin seul si tout le monde est sauvé et va au ciel !
Commenter  J’apprécie          60
Sirius1Sirius1   31 juillet 2014
c'est une machine à presser, expliqua-t'-il. Ça met le papier en ballot. on y fourre tout le papier de rebut.: les vieux journaux déchirés et les choses de ce genre, puis on tourne la roue a bloc et ça sort au fond en un ballot attaché de fils de fer. C'est une grande invention.
Commenter  J’apprécie          50
SBysSBys   22 mars 2016
Nous l'avions depuis six mois. Quand papa l'avait amené à la maison, la première fois, il avait dit que ce coq de bataille était aussi intelligent que quelqu'un qui serait passé par le collège. Aussi le nom de Collégien lui était resté.
Commenter  J’apprécie          40
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Je suppose, Morris Stroup, dit maman en regardant mon père, que chatouiller une femme délaissée avec une plume de poule, améliore le rendement de son jardin!

Commenter  J’apprécie          60
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Ça ne sert à rien de parler, fiston, dit-il, s'asseyant sur le bord du lit et commençant à se déchausser. Il n'y a rien de pareil à une paire de femelles qui ne sont pas d'accord.
Commenter  J’apprécie          30

Video de Erskine Caldwell (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1526 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre