AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Louis-Marcel Raymond (Traducteur)
ISBN : 2070370593
Éditeur : Gallimard (20/10/1978)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Morris Stroup s'ennuie de ses chèvres. Sur son ordre, le factotum de la famille, le Noir Handsome Brown, les ramène de la campagne. Elles n'ont rien de plus pressé que de grimper sur le toit de la maison ? et cela juste le jour où Martha Stroup s'apprête à recevoir les dames du cercle social. Pour avoir de l'argent, Morris prend subrepticement chez la voisine divers ustensiles qu'il vend à la ferraille. La voisine, bien sûr, s'en aperçoit aussitôt. Ce n'est pas p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  04 décembre 2012
« Un pt'it gars de Géorgie ».
Il s'agit là un roman à épisodes (14) ou Erskine Caldwell retrace la vie quotidienne d'une famille misérable et déjantée de « petits blancs » dans le Sud des Etats-Unis, en Géorgie. le père, Morris Stroup n'a pas plus de morale que d'argent, un fainéant volage et rusé qui peut à l'occasion se faire voleur ; la mère, elle, Martha Handsome, se met en quatre pour faire bouillir la marmite ; et leur fils William Stroup, le narrateur. Au milieu de tout ce beau monde, Brown, le nègre à tout faire du foyer…
Erskine Caldwell est certes moins connu que Steinbeck et Faulkner, eux aussi écrivains du Sud, mais il décrit comme eux les États-Unis laborieux, avec en plus une touche de burlesque et de cocasse qui le caractérise.
Un petit roman… néanmoins, un chef d'oeuvre de la littérature « sudiste »… et d'humour.
Le coin du bibliophile : je viens d'acquérir à vil prix (2,70 €), un très bel exemplaire non coupé édition Gallimard 06/06/1949

Commenter  J’apprécie          170
SBys
  08 avril 2016
Dans toutes les nouvelles/épisodes du grand romancier américain Erskine Caldwell - un p'tit gars de Georgie - on suit les déboires et les délices de la vie d'un homme paresseux, Morris Stroup, menteur, coureur de jupons, irresponsable, et j'en passe. En raison de sa paresse, il ne fait presque jamais rien, sauf rester à dormir sous un arbre, à l'ombre. C'est par conséquent sa femme, une vielle dame autoritaire, qui se tue à la tâche pour récupérer quelques sous, que lui ne parvient évidemment pas à gagner. En fait, gagner sa croûte ne l'intéresse pas. Ce que Morris veut: c'est le jackpot, flairer l'affaire qui rapportera gros. Mais il n'a aucun flaire, seulement une naïveté qui le conduit dans des situations pas possibles. Il trouve une combine et, chargé d'une motivation juvénile, il se lance dans une aventure qui n'a ni queue ni tête. Dès qu'on le voit s'élancer, on comprend que cela va mal tourné, mais les conséquences ne sont jamais catastrophiques. Il se trouve mêlé dans des histoires qui le dépasse, mais d'un burlesque, drôle, à s'en taper les cuisses. Il doit faire des pieds et des mains pour se sortir des impasses dans lesquelles il s'est lancé tête première. Cela se termine généralement par une réprimande de sa femme, mais qui ne tiendra pas très longtemps, jusqu'à la prochaine fois.
La raison que c'est si drôle est dû au fait que ces histoires sont racontées par son fils, qui lui porte une véritable admiration, malgré que les tentatives ne réussissent jamais. le p'tit de Georgie aime son père, et peu importe le pétrin dans lequel il s'enlise. Il cherche à chaque fois à le sauver. Il ralentit le pas lorsque sa mère lui demande d'aller à sa chambre pendant qu'elle va le sermonner.
L'innocence du p'tit fait que l'on ne sait pas si Morris est vraiment l'idiot du village ou seulement un homme nonchalant mais rusé malgré tout. Car, quelques fois, dans ses combines, son père se trouve seul avec une femme beaucoup plus jeune que sa mère, beaucoup plus jolie et, derrière la porte ou la fenêtre, le p'tit de Georgie entend cette dame et son père rire, pousser des cris de joie, ce que l'enfant interprète comme des chatouillements. C'est à ce moment que l'on se dit que Morris n'est peut-être pas plus fou qu'un autre, et peut-être même plus malin que l'on pense. Mais quand même pas si finaud que ça, car sa femme le surprend à chaque fois et, en le tirant par la bretelle de sa salopette (s'il a eu le temps de la remettre), il fait un clin d'oeil à son fils qui a observé toute la scène.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cmpf
  06 décembre 2014
14 chapitres présentant chacun une petite tranche de la vie des Strup, Morris, Marta et Williams ainsi que leur nègre Handsome Brown. Nous sommes à Sycamore dans l'État de Géorgie où il fait bon somnoler à l'abri de la galerie qui entoure la maison.
Morris traine, va à la pèche, travaille le moins possible, Marta fait des lessives pour faire entrer un peu d'argent, William ne semble pas fréquenter beaucoup l'école. Handsome contre le gite et le couvert fait la plus grosse partie des travaux, souvent tiraillé entre les ordres de ses deux patrons.
Racontés par le fils, ces petits tableaux de la vie quotidienne sont généralement cocasses, le père étant à la fois naïf et roublard, filant doux devant sa femme qui n'hésite pas à le corriger. Il bénéficie pourtant de tout l'amour de son garçon.
Ce livre peut être proposé au collège, je pense, l'humour et la tendresse qui l'habitent devrait plaire dès cet âge.

Critique faite dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015.
Commenter  J’apprécie          80
Vermeer
  23 juin 2015
Morris, un enfant de Géorgie raconte son enfance misérable mais pas misérabiliste dans le sud des Etats-Unis au début du XXeme siècle. La famille vit au jour le jour, sa mère travaille dur et son père volage, incapable, irresponsable et paresseux mais pour lequel son fils a beaucoup d'amour tente de gagner de l'argent par des combines foireuses qui échouent toutes lamentablement. Nombreuses histoires qui évoquent l'atmosphère d'un sud nonchalant et insouciant.
Commenter  J’apprécie          80
Arthur409
  15 mars 2017
Je viens de terminer l'enregistrement pour la bibliothèque sonore de ce petit livre acheté dans les années 60 ... Des personnages simples : le père, Morris Stroup, nonchalant et pas très porté sur le travail, toujours à l'affût d'une combine pour gagner un peu d'argent ou tourner autour d'une femme qui n'est pas la sienne... La mère, Martha Stroup, obligée de faire à longueur de journée des lessives ou du repassage pour faire bouillir la marmite...Le "garçon de ferme", Handsome Brown, dit "le Nègre" , un orphelin recueilli par la famille, dont il fait un peu partie, mais sur qui retombent invariablement les corvées ou les situations fâcheuses... et William, le fils, jeune garçon de dix à douze ans, qui observe, le plus souvent en cachette, et essaie dès qu'il le peut d'aider son père à se sortir des situations incroyables dans lesquelles il est allé se mettre...
Un livre facile à lire, divertissant, qu'on peut poser et reprendre facilement car chaque chapitre compte une "mésaventure" différente.
Un seul reproche, concernant l'édition parue au Livre de Poche en 1965 : la traduction est très scolaire et quelquefois un peu lourde. Et on aurait pu laisser dans le texte le mot "rocking chair" au lieu de le traduire par "chaise berçante"...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Sirius1Sirius1   31 juillet 2014
c'est une machine à presser, expliqua-t'-il. Ça met le papier en ballot. on y fourre tout le papier de rebut.: les vieux journaux déchirés et les choses de ce genre, puis on tourne la roue a bloc et ça sort au fond en un ballot attaché de fils de fer. C'est une grande invention.
Commenter  J’apprécie          40
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Et qu'est-ce que je vais faire, si je sens un jour le besoin d'une religion organisée ? On ne sait jamais si je ne me déciderai pas à quitter ma religion personnelle pour une religion reconnue. Je ne voudrais tout de même pas rester fin seul si tout le monde est sauvé et va au ciel !
Commenter  J’apprécie          30
SBysSBys   22 mars 2016
Nous l'avions depuis six mois. Quand papa l'avait amené à la maison, la première fois, il avait dit que ce coq de bataille était aussi intelligent que quelqu'un qui serait passé par le collège. Aussi le nom de Collégien lui était resté.
Commenter  J’apprécie          20
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Ça ne sert à rien de parler, fiston, dit-il, s'asseyant sur le bord du lit et commençant à se déchausser. Il n'y a rien de pareil à une paire de femelles qui ne sont pas d'accord.
Commenter  J’apprécie          20
lecassinlecassin   03 décembre 2011
Je suppose, Morris Stroup, dit maman en regardant mon père, que chatouiller une femme délaissée avec une plume de poule, améliore le rendement de son jardin!

Commenter  J’apprécie          20
Video de Erskine Caldwell (1) Voir plusAjouter une vidéo

Erskine Caldwell à propos de "Les braves gens du tennessee"
Erskine CALDWELL, interviewé par Pierre DUMAYET, parle, en anglais, de son livre "Les braves gens du tennessee" et à travers ce roman, du racisme dans le Sud des Etats-Unis, de la haine des blancs envers les noirs, de la violence. Malentendu entre DUMAYET et CALDWELL à propos d'un cabriolet rouge. Présence d'un traducteur.
autres livres classés : littérature américaineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1261 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre