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Serge Quadruppani (Traducteur)
ISBN : 2864245558
Éditeur : Métailié (07/10/2005)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 25 notes)
Résumé :

A Vigàta, le vendredi saint de l'an 1890, est représenté le mystère de la Passion du Christ, dit Les Funérailles. Le comptable Pato, fonctionnaire irréprochable et époux exemplaire, incarne avec humilité le personnage de Judas. Comme prévu, au moment de la pendaison du mauvais apôtre, la trappe s'ouvre et Pato disparaît. Où est passé Pato ? Fugue, assassinat, fracture spatio-temporelle ? Hou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
coquecigrue
  13 août 2019
Voici une enquête sur la disparition d'un honnête citoyen rondement menée par deux enquêteurs dont on n'aurait pas parié un rond qu'ils y arrivent.
Ca se passe fin du XIXe en Italie et nous est rapporté sous forme d'échange de lettres et télégrammes, et d'articles de presse locale. le début surprend un peu, on s'y perd dans trop de détails. Les caractères d'imprimerie sont désagréables, pour moi du moins, mais on comprend rapidement que c'est une manière de donner une voix différente à chaque personnage.
Et puis, rapidement, on se prend au jeu, subtil, ponctué de trait d'humour menant vers un dénouement en deux actes (je ne dévoile pas), et en passant en dit long sur le fonctionnement des diverses autorités dans un pays dont la mafia n'est pas absente.
Alors que dans les premières pages, je le trouvais trop verbeux, j'ai refermé ce roman avec le sentiment d'avoir lu un livre très bien construit et où il n'y avait pas un mot de trop !
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isabellelemest
  04 janvier 2013
Hilarant roman sous la forme d'un pseudo-dossier de police constitué après la disparition d'un honnête comptable, qui jouait le rôle de Judas dans la représentation pascale de la Passion du Christ sur la place de la petite ville. Pato n'est jamais rentré chez lui après le spectacle. Deux policiers, doués en apparence du même flair que les deux Dupond/t, mènent une enquête aussi absurde que désopilante, accumulant les témoignages les plus disparates et les plus contradictoires. Mais l'optimisme inné de Camilleri reprend le dessus, le crime organisé n'y était pour rien et il s'agissait d'une escapade amoureuse, comme l'avaient subodoré les deux limiers, moins stupides qu'à première vue.
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lehibook
  05 juin 2019
En Mars 1890 ,Vigata est en émoi :Judas a disparu ! Ou plutôt l'honorable Pato qui incarne avec brio le Traître suprême lors de la représentation de la Passion. Qu'est devenu cet homme au-dessus de tous soupçons ? Carabiniers et policiers d'abord rivaux puis alliés collaborent pour résoudre l'énigme. le livre se présente comme une compilation de correspondances et articles de journaux se rapportant au cas.Tout en exerçant son humour caustique et truculent habituel Camilleri ne manque pas de jeter un regard critique sur les dessous de la police et de la politique italienne . Mais cela , c'était avant ….. Hum !
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JoyeuxDrille
  19 février 2015
Etonnant roman qu'on peut qualifier d'épistolaire, même s'il contient, outre des lettres, des articles de presse. Ma disparition du comptable Pato, interprète de Judas, met en émoi un village et, au-delà, jusqu'au pouvoir politique local et national, mais aussi religieux. Camilleri s'amuse à pasticher les styles administratifs et journalistiques dans un polar satirique amusant et déconcertant.
Lien : http://appuyezsurlatouchelec..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   17 août 2017
Ministère Royal de l'intérieur
le Sous-Secrétaire d'Etat

A l'exc. me
Com. Bonafede Liborio
Questeur de
Montelusa
Rome, le 3 avril 1890

Excellentissime Commandeur,
L'âcre anxiété qui me tourmente, le dur cilice qui me harcèle s'est enfoncé en moi jusqu'aux intérieurs splanchniques, m'engloutissant dans une neurasthénie pernicieuse;
jusques à quand serai-je contraint de m'abreuver à l'amer acétabule ?
+ Lire la suite
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SZRAMOWOSZRAMOWO   20 janvier 2015
De l'interrogatoire auquel ont été soumis dans la journée d'aujourd'hui dimanche 23 mars, tous ceux, hommes aussi bien que femmes, qui en qualité de figurants avaient pris part aux Funérailles, rien n'a émergé qui pourrait en quelque manière éclairer la disparition du comptable Patò.
Concernant l'épisode de fornication survenu entre un certain Abbate Giovanni et une certaine Fantauzzo Margherita, j'attends vos lumières pour procéder aux termes de la loi. Même si je comprends combien la chose peut paraître passablement difficile étant donné que ces deux personnes sont majeures, étaient réciproquement consentantes, n'ont rien volé chez les Curtò, sa blessure, la princesse se l'est faite elle-même en tombant à la suite de son évanouissement, et qu'on ne peut soutenir qu'ils se livraient à des actes obscènes dans un lieu public. Et alors ? La seule chose à faire serait d'informer don Spiridione Randazzo parce que sacrilège, sûrement, il y a eu.
Je signale qu'à la Délégation s'est présenté le Maréchal des Carabiniers Royaux Giummàro Paolo lequel, avec des manières hautaines et désagréables, m'enjoignait de faire immédiatement démonter l'estrade qui avait servi pour la représentation, en assurant qu'elle gênait l'entrée des carrosses par la grande porte du palais Curtò et que le marquis s'en était grandement plaint auprès de lui.
Le comportement d'acquiescement servile du Maréchal à l'égard du marquis Curtò m'irritait énormément mais, n'en laissant cependant rien paraître, je répondis avec urbanité que la tribune m'était encore indispensable pour la poursuite des enquêtes. Ce qu'entendant, le Maréchal se mettait à ricaner et s'éloignait sans saluer personne.
Je signale par ailleurs qu'ayant entrevu que le portail de la filiale de la Banque de Trinacria était à moitié ouvert, j'y entrai et y rencontrai le Caissier principal, le comptable Tortorici Vitantonio, lequel m'informait que dans le bureau du Directeur se trouvait l'Inspecteur Général de la Banque pour les vérifications nécessaires.
Le soussigné ayant demandé à Tortorici de pouvoir assister aux opérations de vérification et de contrôle, ce dernier m'invitait en haussant les épaules à en parler avec l'Inspecteur Général. Lequel fermement rejetait mes demandes réitérées en assurant que pour cela, je devais lui présenter une autorisation en règle fournie par le Tribunal Royal de Montelusa.
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