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René L. F. Durand (Autre)
EAN : 9782070313532
800 pages
Gallimard (05/02/2004)
4.5/5   16 notes
Résumé :
Deux couples sont les étoiles de cette oeuvre conçue comme un ballet: Vera, danseuse d'origine russe et Enrique le Cubain, puis Calixto et Mirka, élèves de Vera à La Havane: lui est noir, elle est blanche. L'aventure des héros de cette grandiose fresque s'inscrit dans l'histoire: la résistance cubaine à la dictature de Machado, qui oblige Enrique à s'exiler en Europe, la guerre d'Espagne puis la Seconde Guerre mondiale, le régime sanglant de Batista qui provoque la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
isanne
  03 février 2020
Comment parler de ce livre si foisonnant , pour essayer d'en restituer l'atmosphère et vous communiquer l'enthousiasme - je préfère dire les choses tout de suite - que j'ai eu à découvrir cet écrivain.

Je pourrais vous dire qu'il évoque Véra, danseuse d'origine russe, qui a fui en 1917 son pays, pour s'exiler en Europe et gagner l'Angleterre puis Paris. Elle refuse de prononcer et d'entendre prononcer le mot "Révolution" tant les révolutions ont modifié son destin et encore celui de la jeune femme dont le compagnon s'est engagé dans les Brigades Internationales pour combattre en Espagne.
Je pourrais vous parler d'Enrique, cubain, riche jeune homme qui refuse la compromission et l'adaptabilité politique de son milieu, qui embrasse la cause révolutionnaire étudiante de son pays face à une dictature impitoyable. Il fuit Cuba après des démêlés avec la police du pays et se retrouve de fil en aiguille engagé dans les Brigades Internationales pour y servir un idéal.
Je pourrais vous parler de Gaspar le joueur de trompette, l'ami indéfectible rencontré dans la lutte, en Espagne, que l'on accompagne à Cuba dans son retour et qui jamais ne changera ses idées, et qui semble avoir un jugement sûr de tout homme qu'il croise.
Et il faudrait parler également de Calixto et de Mirta....

Mais je ne vous aurais encore rien dit : il faut parler de la trame littéraire , musicale,, poétique, artistique de ce roman, de l'Histoire qui lui sert de squelette et de toutes les autres figures évoquées, personnages célèbres ou moins mais qui en font un merveilleux récit. Et dire encore le style de l'écriture, chatoyant, coloré...
Donc je vais me tare et simplement dire qu'en lisant Alejo Carpentier, j'ai appris, découvert, projeté de lire bon nombre d'auteurs et découvrir poètes et musique...Et finalement , n'est-ce pas cela le compagnonnage des livres, agrandir le cercle, emporter loin et "nourrir" ?
J'ai aimé, vous le saviez déjà...
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PhilippeSAINTMARTIN
  15 décembre 2016
Oeuvre sublime d'Alejo Carpentier, fruit d'une longue gestation, véritable somme de ses engagements, de son humanisme horrifié par les préjugés sociaux et raciaux, de ses identités européennes et latino-américaine et de ses convictions, La danse sacrale est une vaste fresque historique, idéologique et humaine, largement fondée sur le désir de témoignage. le récit très dense couvre à la fois une grande diversité géographique (Cuba, Espagne, France, Venezuela...) et les grands événements de l'histoire contemporaine. Alejo Carpentier construit ses protagonistes comme des archétypes incarnant les horreurs de la guerre tout autant que les idéaux exaltés de ceux qui veulent révolutionner le monde : il réussit à forger des confrontations émouvantes entre des destins individuels et collectifs, rendant L Histoire presque palpable.
Le titre emprunté au Sacre du printemps de Stravinski est un symbole en soi du triomphe annoncé d'une révolution que l'auteur a ardemment souhaitée. Cependant, sans se départir de son enthousiasme quant à la révolution cubaine, Alejo Carpentier rétablit l'équilibre en défendant la beauté et l'harmonie universelle d'une humanité plurielle et ouverte.
Lien : https://tandisquemoiquatrenu..
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viduite
  06 mars 2018
Fresque dansante sur un siècle d'exodes, ballet amoureux de l'engagement artistique au XXième siècle, La danse sacrale transporte le lecteur de la Révolution de 17 à celle castriste. Au-delà de l'aspect historique, parfois contestable, Carpentier livre une oeuvre profonde et lumineuse sur notre rapport aux territoires temporels.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
isanneisanne   31 janvier 2020
Ici les montres et le chronomètres perdent de leur autorité, et il arrive même qu'on oublie de les remonter ;

(...)

On se lève au son des clochettes des crieurs de chocolat épais au cacao brut, que l'on vend dans des boules sucrées ; pendant la journée, on entend souvent sonner le glas, isochrone et nullement sinistre, pour les âmes des fidèles défunts, que de nombreux habitants recommandent à la cloche du curé en vertu d'une vieille coutume ; à la tombée de la nuit, après la promenade provinciale dans le parc qui est ici triangulaire - seule particularité remarquable de cette ville -, on entend retentir le timbre d'un cinéma (il n'y a qu'un), où l'on projette des films qui sont déjà passés sur tous les écrans de l'île ; puis c'est la nuit, identique aux autres nuits, dans l'attente d'une aurore semblable à celles de toujours - à moins que le ciel ne se bouche, que les nuages n'encapuchonnent de gris la cime du rocher, et qu'il ne se mette à pleuvoir.
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isanneisanne   30 janvier 2020
Mais j'ai toujours été épouvanté par ce qui est nocturne, informe, indéfini - une forme, entrevue dans l'obscurité, dont je n'arrive pas à saisir la nature ; quelque chose qui se déplace sans raison, une ombre qui ne répond pas à une réalité... Je déteste les cavernes, parce que je suis atterré par les stalagmites soudainement éclairées par le projecteur d'une lanterne électrique. On ignore si ce sont des personnes, des animaux, ou quoi...
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isanneisanne   01 février 2020
Je saurai plus tard que chaque ville connue, vécue, sentie en fonction de mer, d'odeur marine, de lueurs marines - avec la présence de la mer - exercera toujours sur moi l'attrait d'une réalité à la fois une et multiple, sur laquelle j'aurais en quelque sorte un droit ancestral de propriété...
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isanneisanne   30 janvier 2020
J'avais souffert si souvent à cause d'éléments étrangers à mes volitions profondes, que je me cuirassais contre les commotions du milieu ambiant, m'enfermant dans une sorte de réduit personnel où je prenais soin de ne pas être atteinte par le fracas de la rue.
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Video de Alejo Carpentier (2) Voir plusAjouter une vidéo

Un romancier latino-américain Alejo Carpentier
Portrait d'Alejo CARPENTIER, à travers ses interviews, et ceux de Roger CAILLOIS, Wilfredo LAM, Jean-Louis BARRAULT, Jacques PREVERT. L'écrivain cubain, né en 1904, a vécu au Vénézuela, puis à Cuba après la révolution. Il devient en 1966, ambassadeur de Cuba en France, où il résidera jusqu'à sa mort, 1980 . Evocation de son oeuvre, de la création littéraire et artistique en Amérique...
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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