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Michel Bibard (Traducteur)
EAN : 9782213014043
628 pages
Éditeur : Fayard (04/09/1985)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Si le Palinure de Virgile conduit Enée jusque sur les rivages de la terre promise avant de mourir tué par les Lucaniens, celui de Fernando del Paso, lui, nous guide à travers un récit d'une ébouriffante luxuriance, à l'écriture ingénieuse jusqu'au génie, à la fois drolatique et d'une beauté poétique digne du meilleur des surréalistes: roman total, rabelaisien, boulimique, avalant et restitua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
SophieChalandre
  03 décembre 2016
Le Palinure de Fernando del Paso est un univers narratif en soi, véritable jeu de piste époustouflant, d'une érudition hors du commun, conviant le lecteur à partager un délire littéraire dans la cour des miracles qu'est Mexico. Fernando del Paso trace la trajectoire d'un étudiant en médecine, amoureux fou de sa cousine, qui achève son périple, en octobre 1968, lors des évènements de la place des Trois-Cultures à Mexico.
Tout est navigation à la dérive dans cette oeuvre, les déclinaisons et variations transforment phrases, chapitres et paragraphes, avec le corps et l'amour pour ancrage. Dans ces pérégrinations cauchemardesques, c'est la dynamique érotique qui fait triompher la vie.
L'auteur explore avec jubilation une multitude de procédés d'écriture, dont la poésie, pour exorciser les risques d'éclatement et de morcèlement du corps. A la menace de l'histoire, la fragilité des êtres et la précarité de la condition humaine, Fernando del Paso multiplie les lumières du rêve et de l'érotisme, invitant une inépuisable dynamique du langage : pour lui, l'écriture dit les forces de la vie.
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SophieChalandre
  03 février 2017
Le Palinure de Fernando del Paso est un univers narratif en soi, véritable jeu de piste époustouflant, d'une érudition hors du commun, conviant le lecteur à partager un délire littéraire dans la cour des miracles qu'est Mexico. Fernando del Paso trace la trajectoire d'un étudiant en médecine, amoureux fou de sa cousine, qui achève son périple, en octobre 1968, lors des évènements de la place des Trois-Cultures à Mexico.
Tout est navigation à la dérive dans cette oeuvre, les déclinaisons et variations transforment phrases, chapitres et paragraphes, avec le corps et l'amour pour ancrage. Dans ces pérégrinations cauchemardesques, c'est la dynamique érotique qui fait triompher la vie.
L'auteur explore avec jubilation une multitude de procédés d'écriture, dont la poésie, pour exorciser les risques d'éclatement et de morcèlement du corps. A la menace de l'histoire, la fragilité des êtres et la précarité de la condition humaine, Fernando del Paso multiplie les lumières du rêve et de l'érotisme, invitant une inépuisable dynamique du langage : pour lui, l'écriture dit les forces de la vie.
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Lyjazz
  26 janvier 2012
C'est un texte foisonnant que j'ai lu il y a preque 30 ans, et dont je garde dans les méandres de mes ordinateurs une belle longueur de citation.
Mais je me souviens parfaitement de l'effet que ce texte a fait sur moi, et de son rythme.
J'en ai écrit un "à la manière de" :
http://lyjazz.cheminsinstantanes.fr/post/2008/10/03/A-la-maniere-de3
et un "je me souviens", plus complet, chez Martin Winckler

Lien : http://wincklersblog.blogspo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SophieChalandreSophieChalandre   03 février 2017
Hacíamos el amor compulsivamente. Lo hacíamos deliberadamente.
Lo hacíamos espontáneamente. Pero sobre todo, hacíamos el amor diariamente. O en otras palabras, los lunes, los martes y los miércoles, hacíamos el amor invariablemente. Los jueves, los viernes y los sábados, hacíamos el amor igualmente. Por últimos los domingos hacíamos el amor religiosamente.
O bien hacíamos el amor por compatibilidad de caracteres, por favor, por supuesto, por teléfono, de primera intención y en última instancia, por no dejar y por si acaso, como primera medida y como último recurso. Hicimos también el amor por ósmosis y por simbiosis: a eso le llamábamos hacer el amor científicamente. Pero también hicimos el amor yo a ella y ella a mí: es decir, recíprocamente. Y cuando ella se quedaba a la mitad de un orgasmo y yo, con el miembro convertido en un músculo fláccido no podía llenarla, entonces hacíamos el amor lastimosamente.
Lo cual no tiene nada que ver con las veces en que yo me imaginaba que no iba a poder, y no podía, y ella pensaba que no iba a sentir, y no sentía, o bien estábamos tan cansados y tan preocupados que ninguno de los dos alcanzaba el orgasmo. Decíamos, entonces, que habíamos hecho el amor aproximadamente.
O bien Estefanía le daba por recordar las ardilla que el tío Esteban le trajo de Wisconsin y que daban vueltas como locas en sus jaulas olorosas a creolina, y yo por mi parte recordaba la sala de la casa de los abuelos, con sus sillas vienesas y sus macetas de rosasté esperando la eclosión de las cuatro de la tarde, y así era como hacíamos el amor nostálgicamente, viniéndonos mientras nos íbamos tras viejos recuerdos.
Muchas veces hicimos el amor contra natura, a favor de natura, ignorando a natura. O de noche con la luz encendida, mientras los zancudos ejecutaban una danza cenital alrededor del foco. O de día con los ojos cerrados. O con el cuerpo limpio y la conciencia sucia. O viceversa. Contentos, felices, dolientes, amargados. Con remordimientos y sin sentido. Con sueño y con frío. Y cuando estábamos conscientes de lo absurdo de la vida, y de que un día nos olvidaríamos el uno del otro, entonces hacíamos el amor inútilmente.
Para envidia de nuestros amigos y enemigos, hacíamos el amor ilimitadamente, magistralmente, legendariamente. Para honra de nuestros padres, hacíamos el amor moralmente. Para escándalo de la sociedad, hacíamos el amor ilegalmente.
Para alegría de los psiquiatras, hacíamos el amor sintomáticamente. Y, sobre todo, hacíamos el amor físicamente.
También lo hicimos de pie y cantando, de rodillas y rezando, acostados y soñando. Y sobre todo, y por simple razón de que yo lo quería así y ella también, hacíamos el amor voluntariamente.
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LyjazzLyjazz   26 janvier 2012
Et pour ne pas passer ma vie à vous parler toujours de la même chose, je vais vous raconter une fois pour toutes et exhaustivement comment ma cousine et moi nous faisions l’amour.
Nous faisions l’amour inévitablement.
Nous le faisions délibérément.
Nous le faisions spontanément.
Mais avant tout, nous faisions l’amour quotidiennement.
Ou en d’autres termes, les lundis, les mardis et les mercredis nous faisions l’amour invariablement.
Les jeudis, les vendredis et les samedis, nous faisions l’amour également.
Et enfin les dimanches nous faisions l’amour religieusement.
Ou bien nous faisions l’amour par compatibilité de caractère, pour de bon, pour mémoire, par téléphone, de prime abord et en dernière instance, par précaution et à tout hasard, comme mesure d’urgence et en dernier recours.
Nous fîmes aussi l’amour par osmose et par symbiose : c’est ce que nous appelions faire l’amour scientifiquement.
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Video de Fernando del Paso (1) Voir plusAjouter une vidéo

[Fernando del Paso]
Entretien avec Fernando DEL PASO à propos de son livre " Des Nouvelles de l'empire" (aux éditions Fayard).Il parle des personnages de son livre, de ses recherches et du travail effectué pour l'écrire, de l'accueil de celui-ci à sa sortie.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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