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Les Détectives du Yorkshire tome 1 sur 9
EAN : 9782221219218
408 pages
Robert Laffont (12/04/2018)
  Existe en édition audio
3.9/5   1638 notes
Résumé :
La mort est aveugle.

Quand Samson O'Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d'un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l'informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n'est pas sa surpris... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (468) Voir plus Ajouter une critique
3,9

sur 1638 notes
Le titre n'est pas usurpé, la couleur est annoncée : on est dans le Yorkshire, loin de toute grande ville qui pourrait garantir un tant soit peu d'anonymat et de discrétion aux personnages évoqués. A Bruncliffe., tout se sait dans la minute, sans réseau connecté et autre artifice utilisant les technologie moderne. Les rideaux se soulèvent, les pintes ouvrent les vannes de la confidence, on oublie donc la moindre velléité de passer inaperçu. Alors quand on a quitté les lieux il y a belle lurette , et que l'on n'est pas revenu pour l'enterrement de son meilleur ami, il y a fort à, parier que le retour sera peu chaleureux. Samson , le flic gradé de Londres, qui revient on ne sait pourquoi et pour s'installer comme détective, voilà de quoi alimenter les conversations, et attiser les vieilles rancunes.

Comme si la fonction créait le besoin, un jeune homme est mort dans des circonstances évoquant un suicide. Mais voilà, les parents de la victime n'y croient pas , et Delilah qui vient de créer une agence de rencontres, constate avec effroi qu'un autre homme décédé récemment, d'une accident, faisait aussi partie de ses clients.

Il faudra donc que ces deux-là, Samson et Delilah, fassent fi de leurs passés pour faire le clair sur ces morts troubles.

On aime l'ambiance Clochemerle version Albion, la complexité des personnages, l'intrigue bien menée et le suspens maintenu jusqu'à la fin.
On aime aussi l'idée de retrouver le couple pour de nouvelles aventures. D'autant qu'on ne sait pas tout sur le passé londonien de Samson.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Je rejoins les personnes qui n'ont pas aimé ce premier opus ou qui sont mitigées : ça se lit, l'histoire est sans surprise mais après tout, ça n'est pas ce qu'on vient chercher. Cependant, trop de personnages secondaires sans beaucoup d'intérêt qui nous arrivent sur la tronche d'un coup d'un seul, au point de nous noyer dans la masse. Peu d'humour, mauvaise traduction, mauvais découpage - on parle en général de découpage pour les films, les séries et les BD, moins pour la littérature, mais le terme a été très bien choisi par Luria : on saute d'un point de vue à l'autre sans prévenir, on fait des allers-retours dans le temps qui sont mal amenés, etc., etc. Et la mise en place prend des plombes.


Pour la petite anecdote et que vous puissiez vous moquer de moi, figurez-vous que l'héroïne s'appelle Delilah, et le héros, Samson. Certes, Julia Chapman fait en sorte que le prénom de Samson soit révélé le plus tard possible, mais enfin, une fois que vous savez que l'un s'appelle Samson, l'autre Delilah, qu'ils se rencontrent, qu'on vous parle de Delilah et Samson, puis de Samson et Delilah, vous percutez forcément. Moi pas. Il a fallu que je lise la critique d'un autre Babeliaute (j'avais fait une pause dans le roman, je ne comprenais pas l'engouement général) pour que ça fasse tilt. Vous voyez donc pourquoi j'avais besoin d'une lecture réputée reposante...


En revanche, y'a des petits trucs qui m'ont franchement gênée. Déjà, il est clair que Julia Chapman, malgré sa page de remerciements, a fait à peu près zéro recherche pour son livre. Elle ne sait même pas ce qu'est une start-up (non, une agence de rencontres lambda sur le web n'est pas une start-up). Ensuite, depuis quand, lorsqu'on est dans une situation financière difficile, soit parce qu'on doit mettre le plus possible de côté en prévision de jours sombres à venir, soit parce qu'on est à la tête d'une boîte qui marche déjà mal, se met-on à créer une entreprise ? Même créer une chaîne YouTube, ça coûte un minimum (y'a tout un tas de stats sur les youtubeurs qui perdent de l'argent). Je parle même pas de Uber Eats (faut payer son sac isotherme une blinde, entretenir son vélo, acheter des pièces de rechange, une tenue pour la pluie, etc., pour être rémunéré 30 centimes la course)... Et pourquoi pas faire un bébé pour gagner de l'argent, pendant qu'on y est, en espérant que dès la naissance il sera doué en affaires et renflouera un compte en banque dans le rouge illico ???


Mais tout ça est rattrapé par LE passage du livre qui m'a à la fois fait hurler de rire et laissée toute songeuse. Il s'agit d'un moment où le héros et la veuve de son meilleur ami (non, ils ne vont pas coucher ensemble, cessez d'avoir des idées lubriques à tout instant !) admirent le paysage et voici ce que dit la jeune femme :
«Mais dès qu'on est arrivés, il s'est mis à pleuvoir, alors on s'est abrités dans la grange en attendant que ça passe. Quand on est ressortis... La vue... C'était stupéfiant. Comme si on avait lessivé le vallon avec une bombe géante de produit nettoyant. Tout étincelait, et l'air était tellement frais ! »


Stupéfaction de ma part, puis grand éclat de rire. Julia Chapman est-elle complètement barrée, ou complètement idiote, ou complètement à côté de ses pompes, ou tout ça à la fois ? Comme il ne fait aucune doute qu'elle va lire ma critique, je vais lui apprendre un petit truc : si on utilisait une "bombe géante de produit nettoyant" sur une vallée, l'air ne serait pas frais, les oiseaux mourraient, les insectes mourraient, les petits rongeurs mourraient, l'herbe et les arbres mourraient, tout mourrait à très court ou moyen terme, bref, le paysage ressemblerait à un décor de roman post-apocalyptique bien davantage qu'à ce qu'on voit dans la campagne après une averse. M'est avis que les gens qui ont été mis dehors par Bayer-Monsanto devraient se recycler ailleurs que dans la littérature. Franchement, c'est quoi cette obsession malsaine pour les bombes de produit nettoyant ???


MAIS. Mais j'avoue qu'il fallait oser. En général, quand un écrivain décrit un paysage après la pluie, c'est gnangnan. Là, on ne peut nier l'utilisation d'une image stylistique d'une grande originalité, voire d'une grande audace. Rien que pour ça (et pour le fou rire), je me dois de mettre la moyenne à ce bouquin.
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Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont pour cet envoi très agréable.
Ce roman policier est assez léger et distrayant malgré les morts qui s'accumulent dans le récit.
Petit clin d'oeil à la Bible avec les deux personnages principaux : Samson et Delilah, mais ici, Samson ne tire pas sa force de sa chevelure mais plutôt de sa silhouette de tombeur et de sa moto rouge !
Vous avez envie de découvrir la vie au sein d'un village anglais où tout le monde se connaît depuis toujours et où tout ce qui est important se discute au pub ?
Venez découvrir les dessous d'une agence de rencontre et ceux d'une agence de détectives, les deux entreprises étant tenues par nos deux héros, lesquels ne se sont pas vus depuis une dizaine d'année et ont bien des comptes à régler ensemble.
Certains personnages secondaires sont assez bien brossés et plutôt drôles.
L'intrigue policière est agréable à lire mais ne révolutionne pas le genre, j'avais compris assez rapidement la raison des meurtres mais cela n'a pas gâché ma lecture pour autant.
Le style est léger et l'histoire est sympathique, le roman respire la bonne humeur, ça se lit vite et bien et j'ai très envie de découvrir la suite, ce volume étant le tout premier d'une série.
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Ceci est le premier tome d'une série policière sympathique, et "so british".
Delilah Metcalfe a eu l'idée saugrenue d'ouvrir une agence matrimoniale dans le petit village du Yorkshire, d'où elle originaire . Depuis son divorce , ses finances sont au plus bas et ses clients ( hommes) commencent à mourir de façon inquiétante .
Heureusement pour elle, Samson, ( lui aussi originaire de cet endroit très sympathique), décide (mais n'est-il pas plus ou moins obligé par les circonstances ? ), d'y revenir après quatorze années et d'ouvrir une agence de détective privé. le fait qu'il soit plus ou moins accueilli par des plumes et du goudron ne changera rien à sa détermination.
Delilah ne le sait pas, mais c'est lui qui a loué le rez- de chaussée de ses bureaux , ce qui s'avère un hasard des plus judicieux ,vu le nombre de célibataires qui meurent dans cette charmante bourgade…
Et on se laisse porter par le charme anglais, ses pubs, sa campagne, l'inévitable chien (les anglais aimant beaucoup les animaux).
Classé "cosy mysteries", (comprenez : mystères cosy), tranquilles, ce roman ne brille pas par son suspens, mais plutôt par son atmosphère sympathique. Les antagonismes, inimitées, rancunes peuplent ces pages, au même titre que le côté , famille ultra présente et envahissante. Dans ce bled, tout le monde se connait depuis au moins cinq générations, et c'est dur d'échapper à sa réputation et son pedigree… Impression d'étouffement mais aussi potentiel comique…
Cette série vous fera beaucoup penser à la série Agatha Raisin de MC Beaton.
Il m'a manqué un peu d'humour, un peu de peps, ainsi que de nervosité dans la relation Dalilah/Samson, pour que j'ai un coup de coeur.
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Depuis quelques années on voit fleurir un nouveau genre littéraire dont les anglais raffolent : le cozy mysteries… Des romans policiers ou à suspens, avec une ambiance chaleureuse et « cosy », des personnages un brin décalés, particulièrement sympathiques, de l'humour « So British » avec le plus souvent, un héros ou une héroïne détective amateur…

On a tous, à un moment donné regardé une série de ce style et les livres commencent à se faire une part belle en France.

Le «cozie», un sous-genre policier, dans lequel le sexe et la violence sont minimisés ou traités avec humour, le crime et l'enquête se produisent dans une petite communauté. le terme a été inventé pour la première fois à la fin du 20e siècle, lorsque divers auteurs ont produit un travail dans le but de recréer l'âge d'or de la fiction policière.

Miss Marple d'Agatha Christie est souvent considérée comme une oeuvre fondatrice du genre, qui s'est ensuite considérablement développée et popularisée avec certains films Hollywoodien ou avec la série télévisée Arabesque avec Angela Lansbury dans le rôle d'un auteur de romans policiers.

Voilà pour la petite histoire…

Plonger dans ce genre de lecture, permet de rester dans le genre policier, thriller, tout en permettant de souffler et de sortir du schéma du meurtre sanglant, ou de serial Killers. Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enquête ou de meurtres sombres. Cela veut surtout dire que la lecture est parsemée d'humours et situations cocasses, qui permettent d'apporter un peu de légèreté dans un monde de fou.

Côtoyer des meurtriers à temps complet est parfois oppressant et ce genre de lecture te permet justement ce détachement qui peut manquer.

J'ai été très heureuse de trouver une intrigue très bien ficelée, parsemée d'humour. Cet humour bien anglais, qui fait sourire, parfois rire, tellement cela peut sembler invraisemblable. Mais pas tant que cela….

Ne vous fiez pas à cette couverture et quatrième qui laisse présager une intrigue légère, avec une agence de rencontres et une agence de détective…. Julia Chapman brouille les pistes, avant même que le lecteur ne plonge dans son univers.

La trame utilisée pose l'intrigue en douceur et avec délicatesse, pour permettre au lecteur de s'immerger dans ce village du Yorkshire et ainsi s'imprégner de cette atmosphère très particulière que l'on ne retrouve que dans les intrigues policières anglaises. le décor est planté ainsi que les situations. Les personnages sont nombreux, mais chacun est construit avec un réel plaisir et une réelle identité, permettant de ne pas les confondre. Ce qui est plutôt bien réussi, quand on sait que dans certaines intrigues, le lecteur s'emmêle les pinceaux entre différents protagonistes, au point parfois d'en zapper… Ici chacun a son rôle, qu'il soit médisant, méchant, moqueur ou meurtrier… Et c'est plutôt drôle dans certaines situations, surtout lorsque tout le village est au courant de ce qui se passe…

Si vous voulez garder un secret… Ou cacher un cadavre… Vous êtes mal tombés…

L'auteur prend le temps de bien camper ses personnages et planter son décor, pour amorcer les prochains titres et elle met l'eau à la bouche, puisque dès que l'on ferme le bouquin, on aimerait de suite attaquer la suite. Un pari réussi.

L'auteur a réussi à capter les images pour que les mots s'emboitent à merveille et que la description des paysages soit très visuelle, puisque le lecteur vit à l'anglaise, se balade dans ces vallées grises où le crachin n'est jamais bien loin et où les sentiments sont dépeints avec réalisme au fil de la lecture.

Même si parfois on se demande on veut nous emmener l'auteur, elle ne fait que brouiller les pistes, en parsemant les indices sans que cela ne soit superflu… Puisque tout s'imbrique à la perfection à la fin avec ce dénouement et cette chute qui en étonnera plus d'un…

Grâce à la meute de la collection La Bête Noire, je me suis baladée dans ces paysages du Yorkshire aux côtés de personnages aussi pittoresques les uns que les autres, drôles qui fleurent bon l'humour anglais que j'affectionne particulièrement.

Il ne fait aucun doute que je suis fin prête à découvrir la suite, tellement l'auteur m'a embarqué dans son récit.
Lien : https://julitlesmots.wordpre..
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
Samson n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie. Il observait le petit bar en étage du Coach and Horses, et au spectacle qui se déroulait devant lui son sang se figeait.
Donnez-lui une ruelle pleine de voyous, une confrontation avec un dealer armé, un entrepôt désaffecté par une nuit de pleine lune, rien de tout cela ne lui avait jamais donné l'impression d'être dépassé par les évènements. Au contraire de la soirée qui l'attendait.
Des femmes ; des tas de femmes.
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Samson secoua la tête, stupéfait - et pas pour la première fois - de constater que les Bruncliffiens de souche connaissaient l’arbre généalogique de tous leurs pareils. Et les jugeaient en conséquence. Y compris lui-même, avec son père irlandais et sa mère originaire d’une vallée éloignée. Mais quand il se plaignait, voilà bien des années, que son lignage était l’objet de réprobation, son père avait rétorqué en riant que c’étaient les gens du cru qui étaient désavantagés, attachés à la terre comme l’étaient leurs fameux moutons « accoutumés ». De la même façon qu’au terme de générations successives, les animaux s’étaient habitués aux grands espaces des montagnes et ne s’égaraient jamais, les habitants de Bruncliff étaient incapables de s’évader vers de nouveaux pâturages, lestés qu’ils étaient par le poids de générations qui pesaient sur leurs épaules.
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Comment peut-on aimer un endroit et en même temps le détester ?
Sans être persuadé qu'il existe une réponse à cette question, l'homme arrêta sa moto en haut de Gunnerstang Brow, coupa le contact, enleva son casque et contempla les toits d'ardoise qui pavaient le fond du vallon en contrebas. C'était le milieu de l'après-midi, la lumière rasante du soleil d'octobre embrasait la falaise de craie à laquelle la ville était adossée, et se réverbérait sur des maisons et des rues où il n'avait pas remis les pieds une seule fois en plus de quatorze ans.
Bruncliffe.
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Il arrivait parfois qu'un tiraillement viscéral, un frémissement dans les nerfs le long de la colonne vertébrale - le chatouillis de l'instinct- vous fasse tiquer.
La logique, il faut parfois la court-circuiter.
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Il est assurément plus facile de se dire que son fils a été assassiné plutôt que d'admettre qu'il s'est donné la mort non?
...
Ou qu'il a eu un accident, reprit Arty. Comme le garçon qu'ils ont enterré aujourd'hui .
Quel garçon? s'enquit Eric.
- Un fermier qui habite vers Hawes. Il est mort écrasé sous sa moto, un quad qui s'est retourné.
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