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J. Robert Vidal (Traducteur)
EAN : 9782070342570
336 pages
Éditeur : Gallimard (13/04/2007)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Clive Thurston, romancier à succès venu de nulle part, triomphe à Hollywood, ville des étoiles aussi promptes à illuminer la nuit qu'à s'y perdre sans rémission.
Clive Thurston, lui, ne craint rien. Il a, comme merveilleux talisman, l'amour lumineux de Carol. Elle connaît les plus grands. Elle a toutes les forces... Thurston, pourtant, avant qu'il ne le comprenne, voit le cours de sa vie partir en angle droit le jour où son destin croise celui d'Eva.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nameless
  24 juin 2020
Quelle drôle d'idée ! Lire Eva, paru en 1945, traduit par J. Robert Vidal pour la Série noire en 1947. Je ne m'attendais à rien, certains romans n'ont pas subi les outrages du temps, ou sont même devenus des classiques d'une éternelle jeunesse  ; d'autres ont mal vieilli. C'est le cas d'Eva.

Je vous parle d'une époque où existent des femmes de mauvaise vie, des poules, des courtisanes, dont la vulgarité se mesure au nuage de fumée expulsé par leurs narines, car c'est bien connu, une femme distinguée rejette la fumée de ses cigarettes à travers ses lèvres délicatement ourlées et peinturlurées, et non pas comme un dragon. Ces femmes-là, ainsi que l'explique James Hadley Chase semblent avoir été créées uniquement pour distraire et piéger de pauvres hommes innocents qui s'ennuient auprès d'épouses qui ne connaissent rien au sexe et méritent bien leur infortune.

Parmi ces victimes, Clive Thurston, dont le premier fait d'armes littéraire a été de voler le manuscrit d'un auteur mourant et de s'en attribuer la paternité. Plus tard, sa carrière a culminé avec la parution d'un truc intitulé Des anges en manteaux de fourrure... C'est dire le talent de l'odieux bonhomme qui raconte sa propre histoire. le lecteur n'a donc à sa disposition que sa version des faits, geignarde, complaisante, indulgente, et ses explications foireuses pour justifier de supposées tendances naturelles masculines à ne pas pouvoir résister aux pépées bien roulées et de préférence bêtes. Mais pourtant, un homme ça s'empêche, non ?

Tout est daté dans ce roman qui sent la production à marche forcée : le regard rétrograde et insultant porté sur les femmes ; le style taillé à la serpe, conforme aux traductions proposées par la Série noire après guerre quand Marcel Duhamel exige la parution de 4 titres mensuels, jamais plus de 150 pages, qu'importe que les textes originaux soient dégraissés, amputés, massacrés. Dans Eva, - que le traducteur excuse ma critique - on est dans le mot à mot haché-mâché-craché, donnant parfois lieu à des phrases cocasses. Par exemple, dans « Je la parcourus lentement [l'avenue Laurel-Canyon] jusqu'à ce que je visse le numéro d'Eva sur une petite barrière blanche », je me suis demandé s'il s'agit d'un audacieux subjonctif imparfait ou d'un exercice de bricolage... A voir...

Je termine par un mot sur l'invraisemblance des situations décrites, à commencer par le premier regard porté par Clive sur Eva, au cours duquel, en un centième de seconde, il détecte une femme sauvage, violente, indomptable qu'il décide in petto de dompter. On se demande pourquoi ! Une lecture qui peut intéresser les archéologues du polar-roman policier-roman noir-thriller, afin de mesurer son évolution.
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Davjo
  12 juillet 2014
L'homme qui nous raconte l'histoire n'est vraiment pas sympathique mais comme tout est relaté de son point de vue, on est bien obligé de le suivre. A force, le lecteur peut se dire: qu'est ce qui te permet de te croire meilleur que ce veule individu? C'est un miroir tendu.
« Inutile de vous raconter des histoires, vous ne valez pas mieux que les autres. »
Ingrédients: Hollywood, une femme fatale, un écrivain raté entraîné dans la ruine, des producteurs à cigares. Malheureusement on est dans du roman noir...Clive Thurston a du succès à Hollywood, de l'argent, et de l'arrogance à revendre. Mais Clive Thurston sait que sa pièce à succès repose sur une imposture: il l'a volée à un mort. Pour se prouver qu'il vaut quelque chose en tant qu'écrivain il fréquente une femme de mauvaise vie qui le fascine.
En lisant le livre, je vois un film noir et blanc, j'entends la musique typique des films hollywoodiens des années 50, les voix des acteurs. le whysky coule à flot, on parle beaucoup d'argent.
Ça ne me passionne pas mais au fur et à mesure que le roman avance et qu'on assiste à cette déchéance, on sent le destin se mettre en place, l'homme est lucide
« Je commençais à penser que tout le monde avait du talent sauf moi...», il doit trouver des contrats avec des producteurs mais s'acharne à tout gâcher, souvent déprimé et désespéré parce qu'envieux, il est surtout faible et accro à cette putain "magnétique" mais d'une glaciale indifférence "une nature foncièrement mauvaise" "qui n'a jamais su toute l'étendue de son pouvoir", il se compare à un morphinomane qui attend sa piqure.
« Étais-je donc un chien pour qu'une putain se permette de refuser mon argent et de m'interdire sa porte ? »
On commence à avoir peur de ce qui va se passer et c'est le drame bien sûr. On ne racontera pas. Sauf que la bonté des femmes n'est pas récompensée. Et que les gentilles fées n'ont pas leur place dans le roman noir.
En lisant James Hadley Chase, on ne s'attend pas à de la grande littérature, mais j'avais gardé un bon souvenir de ses romans âpres et noirs. Là, on a un peu l'impression que l'écrivain anglais a essayé d'imiter les drames hollywoodiens, ça tire à la ligne, ça se répète un peu. Ce qui se sauve le roman, c'est son sens du timing, la manière de boucler par une tragédie qui met un coup de poing au lecteur. Et la scène de la cravache... C'est une rencontre mitigée, mais je réessayerais Chase. La chair de l'orchidée et sa succession de péripéties reste un grand souvenir de lecture
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Boblinux
  26 mai 2020
Un grand Chase, on a du mal à en sortir . Ce roman n'a pas pris une ride...Ce n'est pas un policier mais une drôle d'histoire qui finit mal.... les personnages bien tordus et attachants. Enjoy!
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JacquesYvesDepoix
  21 octobre 2018
Encore un grand roman de Hadley Chase ! On se laisse emporter par cette histoire invraisemblable et son narrateur répugnant, en se demandant comment tout se terminera ... et, avec Hadley Chase, on n'est jamais déçu ! Roman psychologique plus que roman policier, il ménage le suspense page après page et tient en haleine son lecteur. Comme toujours ... bravo James !
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dido600
  22 septembre 2012
Histoire d'un copiste autrement dit plagiaire .coureur de jupon.hérétique et infidèle .Avec une commotion dramatique ou il devient odieux et bas
c'est un roman exaltant
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   24 juin 2020
J'ai eu moi aussi pendant longtemps l'envie d'écrire, mais cela demandait trop de travail et je me suis découragé. J'étais convaincu que si je pouvais seulement débuter, le talent que je sentais en moi me vaudrait gloire et fortune. Il est probable que je n'étais pas le seul dans ce cas et que, comme mes semblables, je manquais surtout de volonté.
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namelessnameless   24 juin 2020
Comme il est curieux de penser que le désir sensuel repose sur un équilibre si délicat que le plus petit détail est capable de le détruire. Un geste inconscient, un mot irréfléchi, une simple manie, un tic trop souvent répété, et c'est la fin d'un grand amour qui avait résisté à des assauts en apparence autrement redoutables.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2013
On dit que le succès gâte les gens, c’est ce qui vous est arrivé. Voyez-vous, je me fais du souci pour vous parce que je ne vois pas où vous allez. Vous n’avez fait aucun progrès ; vous croyez disposer d’une baguette magique, mais c’est faux. Personne ne l’a parce qu’elle n’existe pas. Le seul moyen est de travailler, de n’être jamais satisfait de ce que l’on a fait et de viser toujours plus haut. Alors, seulement, on sent que l’on a quelque chose à exprimer et que ce quelque chose vaut d’être écrit.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2013
La plupart des hommes mènent une existence double ; l’une publique, normale, et une autre qui reste habituellement secrète. Naturellement la société ne peut juger un homme que d’après son existence publique, mais qu’une imprudence vienne à révéler sa vie secrète, l’opinion se retourne aussitôt contre lui et généralement il se voit mis à l’index.
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rkhettaouirkhettaoui   26 septembre 2013
Les hommes n’aiment pas que les femmes leur soient supérieures : les courtisanes sont foncièrement paresseuses et n’ont pas le temps de faire autre chose que ce qu’elles font. Elles ne parlent que d’elles-mêmes, de leurs ennuis et, naturellement, de leur beauté. Les hommes aiment ça : il n’est plus question de concurrence. Ils peuvent se prendre pour de grands hommes pendant que ces filles les considèrent probablement comme des raseurs. Mais qu’importe ? Tout ce qu’elles cherchent, c’est à s’amuser à leurs dépens.
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Videos de James Hadley Chase (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Hadley Chase
Bande annonce du film Eva (2018), nouvelle adaptation du roman Eva de James Hadley Chase.
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