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Jean Blum (Traducteur)Pierre Klossowski (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070766683
Éditeur : Gallimard (03/09/2002)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 45 notes)
Résumé :
«Si le privilège des poètes est d'exprimer le mystère, ne l'expriment-ils authentiquement qu'ils ne réfutent du même coup l'ordre quotidien des choses comme arbitrairement établi et ne prennent parti pour le "désordre" ? Ou tout au contraire la quotidienneté des choses, soit la "banalité", ne constitue-t-elle pas en soi le mystère trop apparent pour qu'il soit seulement reconnu ?
"Le rare, le merveilleux, c'est d'atteindre le but ; le vulgaire, le normal, c'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
souslevolcan
  02 mars 2012
Voici un objet à deux visages dont on ne sait distinguer lequel est face et l'autre pile, lequel serait un essai philosophique et l'autre un roman, lequel nous intéresse et l'autre moins. Tout au long de la lecture de ce livre attachant, j'ai oscillé entre ses deux aspects, livre à tiroirs ou simple mise en scène dont le dessein ressemble plus au Banquet de Platon qu'à un livre d'Agatha Christie, mais dont le mouvement, souvent adroit et surprenant, donnent à chacun de ces deux aspects un côté indécis.
J'entends hurler ses partisans, pour qui ce texte donne à la métaphysique chrétienne une forme populaire de symbolisme un siècle avant Maurice Dantec, et qui voient en cette oeuvre le préau monumental construit au-dessus de l'école de pensée occidentale, sacralisant sa grandeur, sa souffrance et sa perfection poétique. On lit dans ce livre – qui sait d'ailleurs être surprenant, le renversement des valeurs opérant à l'intérieur est une fulgurance digne de respect - que la préoccupation principale du monde tient en la terreur qu'inspirent les anarchistes aux habitants de ce Paradis. le Mal rôde, il faut le combattre. Mais comme personne n'est réellement ce que les autres pensent qu'il est, il est possible que tout le monde ne soit que ce que les autres font de lui, y compris donc, Dieu et le Diable, et inversement. C'est clair. Bien, quand on sait que ce livre a été édité en 1908, on comprend ce que la pensée de Chesterton avait de déplacée au regard des violents courants de nationalisme qui allait projeter violemment semblable contre semblable, lui qui ne lisait dans la folie de ses contemporains qu'une opposition entre ceux qui s'inspirent des voyages et ceux qui préfèrent les destinations.
Chesterton parle de souffrance, de doute, de quête dangereuse à accomplir avant de pouvoir trouver le salut. Croit-il vraiment que l'ennemi est partout et seulement à l'extérieur ? On assiste a plusieurs retournements de situations qui fondent la philosophie des apparences, personne n'est vraiment ce qu'il est, et c'est intéressant. Mais l'oeil, le prisme par lequel est vécue cette aventure reste désespérément celui de l'innocence. Tout est extérieur. Syme, le héros, est ballotté dans son cauchemar comme le spectateur de sa propre vie, à aucun moment, il n'agit vraiment, il ne décide et ne doute de lui-même. C'est le tord de ce livre suranné, n'avoir pas su lire sur la peau des hommes cette vérité trouvée dans Platoon : « We did not fight the enemy; we fought ourselves. The enemy was in us. »
Seulement, bien que mon observation soit négative, la qualité de son écriture contrarie les regrets dûs à son propos. Ce n'est peut-être pas son meilleur ouvrage et je veux bien le croire. Car il s'y dégage une qualité narrative qui m'a souvent impressionné, principalement dans les premières cinquante pages ou j'ai vraiment cru tenir un chef d'oeuvre. Voilà le dilemme : même après son achèvement et tout ce que je peux en dire, je ne peux m'empêcher d'y penser avec chaleur et respect, c'est là sûrement le dernier tour que nous joue Chesterton : rien n'est vraiment ce qu'il y parait, même pour ceux qui veulent bien le lire.

Lien : http://souslevolcan.over-blo..
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stcyr04
  20 octobre 2018
Lucien Gregory, poète anarchiste, est en pleine controverse avec son confrère Gabriel Syme, poète de l'ordre et de la raison. En fait le sieur Syme, joue double jeu, c'est un agent de la police secrète qui a pour mission d'infiltrer le Conseil Central des Anarchistes d'Europe, organisation qui a plus l'air d'un cénacle de cacochymes endimanchés que d'une officine de dangereux nihilistes. le chef se prénomme dimanche et ses confrères à son image, portent le nom d'un des jours de la semaine. Lors d'une réunion ayant pour ordre du jour l'élection d'un jeudi remplaçant le jeudi décédé,
notre infiltré usurpe le titre honorifique au grand dam du nommé Gregory qui ambitionnait le poste.
Pour obvier au péril anarchiste une brigade de détectives philosophes antianarchistes est mise sur pied .
J'ai fort aimé la première moitié du livre, remarquable d'humour anglais et absurde. Ensuite le récit sombre dans le grotesque. Un livre inégal..
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systool
  27 août 2010
Le Nommé Jeudi s'ouvre sur une joute oratoire entre Gabriel Syme, un poète prétextant que la beauté se trouve dans l'aspect ordonné des choses, et Lucien Gregory, un anarchiste considérant qu'au contraire, l'homme qui jette une bombe est un artiste, parce qu'il préfère à toutes choses la beauté d'un grand instant. Ces deux visions opposées représentent un leitmotiv de l'oeuvre de Gilbert Keith Chesterton, ou GK (à ne pas confondre avec JK, le chanteur cocaïnomane de JAMIROQUAI), l'un des auteurs anglais les plus prolifiques et influents du début du XXème siècle. Tour à tour journaliste - il est rédacteur en chef de The New Witness succédant à son frère mort au front, puis de GK's Weekly - satiriste et romancier, G. K. Chesterton a fait sien le principe du paradoxe, comme Oscar Wilde ou George Bernard Shaw, deux auteurs...
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Lien : http://www.gueusif.com/artic..
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Francesco19
  27 septembre 2017
J'avais lu ce roman en anglais et j'avais trouvé génial le style de l'auteur, l'humour, la finesse des réflexions...Petite déception avec la version francaise, qui s'éloigne un peu de l'esprit de Chesterton, voire fausse parfois le sens du texte original. A quand une nouvelle traduction ?
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douzieme
  19 août 2007
j'ai aimé le début, pas la fin.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
sophiesophie   13 mars 2011
"Aucun mot ne saurait exprimer la différence qu'il y a entre l'alliance de deux hommes et l'isolement de chacun d'eux. On peut concéder aux mathématiciens que deux et deux font quatre. Mais, deux, ce n'est pas l'addition de un et un, c'est deux-mille fois un ! C'est pourquoi l'humanité restera toujours fidèle à la monogamie, malgré tous les inconvénients qu'elle comporte."
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colimassoncolimasson   05 octobre 2012
Les cambrioleurs respectent la propriété. Ils veulent juste que la propriété, en devenant la leur, soit plus parfaitement respectée
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stcyr04stcyr04   18 octobre 2018
— Pardon, mais… je ne connais aucun métier où la bonne volonté soit suffisante…

— J’en connais un, moi : celui de martyr. Je vous condamne à mort. Bonjour.
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stcyr04stcyr04   18 octobre 2018
Or, ces personnes "nouvelles" étaient toujours disposées à vous accorder cet honneur que jamais aucune femme ordinaire n'accorde à aucun homme : elles vous écoutaient tandis que vous parliez.
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stcyr04stcyr04   18 octobre 2018
Une force moyenne s'exprime par la violence, une force suprême s'exprime par la légèreté.
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Videos de Gilbert Keith Chesterton (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilbert Keith Chesterton
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa dixième chronique, le 15 février 2017, Fabien aborde l??uvre de Gilbert Keith Chesterton. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62/
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