AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2743628243
Éditeur : Payot et Rivages (07/05/2014)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Un espion s'échappe du livre dont il est prétendument le héros et se confronte à son créateur, qui a lui-même des problèmes avec son éditeur. Une réflexion caustique sur les rapports entre un écrivain et ses personnages, dans la lignée d'Adios Shéhérazade, de Donald Westlake.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
kuroineko
  30 juin 2019
Vous vous sentez fatigués des logiques linéaires et imparables du romanesque? Essayez L'espion qui venait du livre! Sorties de route garanties!
Robert "Appelez-moi Bob" Dumont est un agent hyperentraîné, à la musculature d'acier et à la souplesse du tigre, au sex appeal aussi chargé que son fidèle Beretto. Sorte de mélange d'OSS 117 et de SAS, il évolue depuis 110 tomes dans un univers qui n'a pas évolué depuis les temps forts de la guerre froide. Au désespoir de Delafeuille, l'éditeur de la série, il est out, has been, ringard. Pour tâcher de sauver les meubles - et sa maison - ce dernier s'immisce dans ce 110ème tome pour apporter des conseils relooking et d'actualité à Bob.
S'ensuivent moult péripéties qui mènent cet improbable duo de Singapour à un coin perdu du Quercy. Luc Chomarat s'amuse à créer un imbroglio romanesque autour du personnage, de son auteur et de son éditeur. Il ne recule devant rien ou presque. Allant jusqu'à tenter un chapitre façon nouveau roman pour une approche plus littéraire de l'intrigue (pas mal vu d'ailleurs).
Beaucoup d'humour décalé, de retournements de situation à la Scoubidou, des caricatures à la pelle, des digressions (ou divagations) sur la cuisson des légumes à l'étouffée, sautés au wok ou du rôti au four (au choix plat en pyrex, cocotte en fonte ou terre cuite). L'auteur, volontairement, ne fait pas vraiment dans la finesse. Son roman m'a fait penser au film avec Belmondo, le Magnifique.
Pourtant derrière se dégage aussi une mise en balance de la créativité et du merchandising du livre. Qu'on se rassure, on ne tombe pas dans la dissertation mais les propos font mouche.
En tout cas, j'ai passé un bon petit moment avec cet Espion. Pas sûr que l'effet aurait tenu encore sur plusieurs centaines de pages mais, dans ce format court (moins de 200 pages), c'est nickel pour se dérouiller les zygomatiques. Hâte de lire autre chose de cet auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
encoredunoir
  29 août 2014
Minable resucée d'OSS 117, Bob Dumont est le héros récurrent des livres de John Davis et, accessoirement celui qui permet aux éditions Delafeuille de garder la tête hors de l'eau. Mais après des décennies de bons et loyaux services, Dumont est définitivement has been et John Davis de plus en plus mauvais. C'est pourquoi, afin de tenter de sauver sa maison d'édition mise sous la tutelle d'un jeune conseiller issu d'une école de commerce, Delafeuille décide pénétrer dans le dernier ouvrage de Davis afin de conseiller directement Bob Dumont.
Entre mise en abyme et pastiche de roman d'espionnage, on pense bien entendu en lisant L'espion qui venait du livre, au Magnifique de Philippe de Broca ou à Last Action Hero, de John McTiernan pour le cinéma, ou encore, par certains aspects, côté littérature, au Adios Shéhérazade de Donald Westlake. Si, en trame de fond se dessine un portrait bien peu flatteur et très pessimiste du devenir du milieu de l'édition, s'est avant tout le côté très loufoque du roman que l'on retiendra ; les tentatives vouées à l'échec de Delafeuille pour faire évoluer le monolithique Dumont et son auteur notamment. Comme lorsque, dans un des premiers chapitres, l'éditeur infiltré dans une scène se déroulant à Singapour essaye de convaincre Dumont/Davis d'abandonner les qualificatifs racistes.
«-Et puisqu'on en parle, faudrait voir à mettre un terme à ces stupides propos racistes. On ne dit pas des « Jaunes ».
-Mais ils sont jaunes. Fourbes. Ils sont au service du mal.
-Ils ne sont pas jaunes. Ce sont des Asiatiques. Des citoyens du monde, comme vous et moi.
Tout en parlant, ils étaient arrivés à l'ascenseur. le liftier, un Jaune de petite taille, au regard extraordinairement fourbe, les précéda dans la cabine avec force courbettes. »
Si ce procédé mettant en scène Dumont et Delafeuille, tous les deux décrits toutefois par l'auteur qui avance en même temps dans ce roman dans lequel l'éditeur est infiltré, confine parfois à l'abattage (et il fallait oser se lancer ainsi dans certains dialogues de plusieurs pages sur la cuisine au wok), la brièveté du roman – moins de deux-cent pages qui se lisent très vite – évite au lecteur la lassitude quand bien même certains passages apparaissent parfois un peu bancals.
L'enthousiasme de Luc Chomarat l'emporte vite sur ces menus défauts et, si L'espion qui venait du livre n'est pas un grand roman, il apparait comme une parenthèse bien agréable dans les parutions de cet été, offrant au lecteur une ou deux bonnes heures de sourire et même parfois de franche rigolade.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
air7
  25 juillet 2014
Absurde. A se tordre de rire, même en public!!!
Commenter  J’apprécie          90
Rodin_Marcel
  08 septembre 2015
Chomarat Luc, - "L'espion qui venait du livre" - Rivages Noir, 2014 (ISBN 978-2743628246)

Il s'agit en fait d'un roman de théorie littéraire : l'auteur imagine un récit pseudo-policier, avec un héros standardisé genre James Bond des années soixante-dix, dans lequel entrent successivement l'éditeur puis l'auteur, qui se querellent sur la médiocre qualité de ce type d'écriture...
Le chapitre le plus humoristique est sans conteste le quatorzième (p. 137-144), dans lequel l'auteur se livre à un pastiche de l'écriture type "nouveau roman" des années soixante.
Pour celles et ceux qui n'auraient rien compris, l'auteur a cru utile de joindre une "postface" explicative bien lourde. Bof.
Commenter  J’apprécie          00
ArlieRose
  21 novembre 2016
Le titre du roman de Luc Chomarat m'a intriguée et je n'ai pas été déçue. Un premier roman original, qui m'a fait beaucoup rire. Ce n'est pas vraiment un polar, on est au coeur d'un polar avec son héros mais aussi son éditeur et son auteur qui ne savent pas trop ce qu'ils font là. Rafraîchissant, caricatural, mais plein de vérités et d'humour.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   30 juin 2019
- Je sais pourquoi vous avez quitté votre bureau, Delafeuille. Ils vous ont collé dans les pattes un marketeux. Un petit jeune homme sorti de l'École Supérieure de Lessive Appliquée.
- Pas du tout. Ce n'est pas cette école-là.
- Si vous voulez. En tout cas quelqu'un qui ne sait pas faire la différence entre ce qui se vend et ce qui a de la valeur.
- Absolument. Et il a raison.
- Vous êtes fou, Delafeuille. Vous finirez réellement par croire qu'un texte est essentiel parce que l'auteur passe à la télé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
encoredunoirencoredunoir   29 août 2014
-Et puisqu’on en parle, faudrait voir à mettre un terme à ces stupides propos racistes. On ne dit pas des « Jaunes ».
-Mais ils sont jaunes. Fourbes. Ils sont au service du mal.
-Ils ne sont pas jaunes. Ce sont des Asiatiques. Des citoyens du monde, comme vous et moi.
Tout en parlant, ils étaient arrivés à l’ascenseur. Le liftier, un Jaune de petite taille, au regard extraordinairement fourbe, les précéda dans la cabine avec force courbettes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
L’hôtesse, une blonde longue et ferme dont le chemisier strict se tendait à craquer sur une paire de seins. L’hôtesse. L’hôtesse, une blonde longue et ferme dont le petit chemisier strict était plein à craquer d’une paire de seins énormes, lui adressa un sourire radieux. L’hôtesse, une grande blonde souple et svelte dont le petit chemisier strict craquait sous la pression de deux. Bon, on verra après. Lui adressa un sourire radieux.
D’instinct, il sut que cette marque de sympathie était destinée plus à l’homme qu’au passager. Elle avait une bouche intéressante et Bob lui rendit la politesse sans se faire prier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
On ne pouvait pas lutter contre Harry Potter, et surtout pas avec Bob Dumont. Da Vinci Code. Delafeuille soupesa le livre, eut une moue appréciatrice. Ça, c’était le produit miracle. Ces gens-là avaient la santé, tout de même. Plus d’un million de signes, et ils en pondaient un par an. Si encore c’était bâclé. Loin de là. C’était du travail de pro, écrit au cordeau, pas une phrase inutile. Un dosage parfait des ingrédients indispensables : suspense, sexe, romance, léger frisson d’horreur, aspects documentaires, prise directe sur l’actualité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 août 2019
C’était aussi un pragmatique. Il y en avait parmi ses poulains qui tiraient à moins de cinq cents. Je ne sais pas si ça vous évoque quelque chose, moins de cinq cents exemplaires. Mais il ne voulait pas céder sur la qualité. Alors il a fait le grand écart : pour préserver l’intégrité de ses amis poètes, il a décidé de se lancer par ailleurs dans la littérature au kilomètre. Le polar marchait plutôt bien, à l’époque. Je vous dis polar au sens large, hein. Des quickies, une gonzesse à poil sur la couverture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Luc Chomarat (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luc Chomarat
Ainsi commence la quatrième de couverture du nouveau thriller de Franck Thilliez, "Luca", qui explore les dérives alarmantes du transhumanisme et du Big Data. Terreur aussi, au coeur de la comédie policière de Chantal Pelletier, "Nos derniers festins", qui imagine, dans un futur proche, une société de drastique prohibition alimentaire. Terreur enfin d'un monde éditorial passé aux mains des marchands dans "Le dernier thriller norvégien", la nouvelle fantaisie noire, aussi drôle que vertigineuse, de Luc Chomarat.
"Luca" de Franck Thilliez, (Fleuve noir) "Nos derniers festins" de Chantal Pelletier, (Série noire, Gallimard) "Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat (La manufacture de livres)
+ Lire la suite
autres livres classés : éditionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1687 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre