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EAN : 9782358872362
208 pages
Éditeur : La manufacture de livres (08/06/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Notre héros est un écrivain de polars. Pas très célèbre, « ses tirages n'atteignent pas les mêmes chiffres que Douglas Kennedy. » En vacances en Corse en famille et un couple d amis, il discute de lectures et alors lui vient une idée ou plutôt une vision : il va écrire un plagiat de Pas de vacances pour les durs, de Paul Terreneuve, un polar hard-boiled des années soixante complètement oublié qui trônait au milieu des livres aux couvertures suggestives dans l enfer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  19 juin 2018
Imaginez-vous passer le seuil d'une librairie pour demander le Polar de l'été! Euh, lequel, le dernier Minier, Paula Hawkins, Franck Thilliez? Non, le Polar de l'été (sauf que là le nom de l'auteur vous échappe, alors ça se complique )…
Une fois le malentendu dissipé, après avoir apprécié la plastique de la pin up de couverture, c'est parti pour la découverte. Et peu à peu le voile qui se lève : si les références aux polars sont nombreuses et mettent en évidence les injustices et les a priori des lecteurs sur ce genre , il est vain de rechercher le moindre homicide ou l'ébauche d'un inspecteur aigri mais si séducteur.
Le narrateur s'est cependant confié une mission : celle de retrouver un ancien polar confidentiel dans son succès médiatique, mais qui s'est paré des mérites de la mémoire nostalgique.
Tout cela pour compenser le drame de l'écrivain en quête d'inspiration : la page blanche. C'est en effet par le plagiat que l'homme veut relancer sa carrière d'auteur, sans trop de risque étant donné la nature et l'ancienneté de l'ouvrage quasi méconnu.
Deuxième leurre, confucéen, l'important n'est pas le but mais le chemin. Et on accompagne avec plaisir la recherche du roman perdu, et de l'inspiration extorquée.
Avec plaisir , parce le style est alerte, les dialogues bien ciselés, avec ce qu'il faut d'auto-dérision pour rendre le personnage sympathique.
Un faux polar pour décrire les affres de la création littéraire, fort bien écrit, et qui laisse espérer que d'autres pages surgiront de l'imagination personnelle de l'auteur , qui signe là un roman trop personnel et original pour être soupçonné de plagiat.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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kuroineko
  24 septembre 2019
Dans la catégorie manipulateur de lecteurs, Luc Chomarat se place dans le peloton de tête, que ce soit avec L'espion qui venait des livres ou Un trou dans la toile. le polar de l'été - qui n'en est pas un -   ne dépare pas.
Le narrateur, ex-publicitaire viré et reconverti dans l'écriture romanesque, est en vacances au bord de la mer avec sa sculpturale troisième femme, ses enfants, l'amie de son épouse et les siens et une excitante baby-sitter de 17 ans pour s'occuper de tous ces gamins.
Il est beaucoup question de livres, d'écriture et d'un vieux polar dont le narrateur se souvient. Il appartenait à son père et le faisait rêver, enfant, à cause de sa couverture avec étendue maritime et plage alors que son père refusait tout voyage à la mer. Et, sur les bords de l'Atlantique, mû par la pénurie d'idée qui tourne à la peur de la page blanche, ce vieux roman de série B tourne à l'obsession : il faut qu'il le retrouve.
S'ensuit une quête aussi dérisoire que bien racontée. Les recherches du narrateur sont l'occasion de revue de détails sur son parcours familial, pas mieux du côté parental et fraternel que du côté conjugal et paternel. L'ouvrage fourmille de références à pléthore d'auteurs. Comme lui a écrit un roman que tout le monde classe dans la catégorie polar, il dépense beaucoup d'énergie à expliquer que non, il ne lit pas que de la littérature policière contrairement à sa femme qui enchaîne Michaël Connelly, Jo Nesbø et tous ces auteurs nordiques qui ont tant de succès.
Pourquoi pas lui, que diable? Il a une vision et est certain de pondre LE polar de l'été en recopiant - pardon, s'inspirant - de l'introuvable Pas de vacances pour les durs.
C'est drôle et mordant. Ayant travaillé lui-même dans la publicité, Luc Chomarat émaille son récit de marques et de clins d'oeil aux techniques de marketing. le polar de l'été offre un agréable moment de lecture où l'on sourit beaucoup même si c'est parfois de façon "j'ai mordu dans un citron". Il épingle avec efficacité les travers du quotidien des couples et des familles en général, les ''guerres" de clans littéraires entre les tenants de la "vraie" littérature contre ceux des oeuvres dits de genre comme les polars ou la science-fiction (qui peuvent également s'écharper entre eux bien sûr).
Assez jubilatoire avec le ton qui va bien.
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encoredunoir
  16 juin 2017
C'est déjà l'été et le narrateur, en vacances sur la côte atlantique, n'a toujours pas écrit le polar de l'été. Il aimerait bien, pourtant. Auteur de polars français, ce n'est pas vraiment un statut très enviable (« Moi aussi, dit-elle, je vais écrire. Pas des polars, bien sûr. de la littérature. »), mais si au moins il pouvait écrire un polar de l'été, un truc pas vraiment bon, mais qui se vende bien, ça lui permettrait de gagner un peu d'argent. Il pense à ce vieux polar, de ceux que son père collectionnait, Pas de vacances pour les durs, de Paul Terreneuve. Il pourrait en faire une espèce de remake… Et puis sa mère vient de faire une mauvaise chute, il faut qu'il aille la voir à Grinchelieu, du côté de Saint-Étienne, et ce sera l'occasion de remettre la main sur le bouquin de Terreneuve.
On l'aura compris, on ne peut pas faire moins polar que le polar de l'été, sorte d'exercice ironique d'autofiction qui oscille entre l'humour fin et piquant et récit existentiel mélancolique. On retrouve dans une première partie le Luc Chomarat de L'espion qui venait du livre et d'Un trou dans la toile, son regard narquois, un peu désabusé et lucide sur le statut de la littérature de genre et sa description aiguisée du décalage entre son personnage et le monde tel qu'il est aujourd'hui. Ainsi des situations banales deviennent-elles de purs moments de délicieuse ironie.
Et puis, petit à petit, ce cadre désormais attendu se fendille et laisse de plus en plus de place à une réflexion douce-amère sur le temps qui passe, la mémoire biaisée de l'enfance, la complexité de l'amour filial et fraternel et, tout simplement, le sens que l'on peut donner à sa vie quand on s'aperçoit que l'on a vieilli comme par inadvertance.
Cette façon de retourner le récit, d'amener le lecteur là où il ne s'attendait pas à aller qui est la marque de Chomarat dépasse ici plus que dans ses romans précédents – même si cela devenait plus évident dans Un trou dans la toile – l'humour subtil et plaisant pour entrer de plain-pied dans une dimension bien plus intime et touchante sans pour autant abandonner le recul et la touche de dérision qui permettent de ne pas rendre tout cela pesant. le polar de l'été arrive ainsi à conserver un équilibre subtil qui lui permet d'éviter l'écueil du nombrilisme sans verser dans un cynisme gratuit ; c'est ce qui en fait un beau roman.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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unbrindesyboulette
  06 août 2020
Luc Chomarat met encore les pieds dans le plat et cette fois-ci, c'est dans le plat du monde littéraire, dans le plat de la vie de couple, dans le plat des relations familiales. L'auteur le fait par l'intermédiaire de son narrateur. Narrateur qui se demande comment écrire le polar qui sera dans les mains de tous les lecteurs. C'est pendant ses vacances qu'il va avoir l'idée, en voyant sa compagne toujours le nez dans un livre, un livre à succès. C'est en se remémorant son enfance et les livres de son père, ce père qui a gardé tous les livres. C'est en parlant avec la baby-sitter, une jolie jeune de 17 ans (le cliché parfait de la baby-sitter) qu'il met en avant les « différences de littérature ». Luc Chomarat fait des scènes de la vie totalement banales des réflexions, des scènes ironiques et cela est le grand point fort de l'auteur. Sans oublier son humour et sa capacité à faire réfléchir avec un rien!
Dans « le polar de l'été », vous retrouverez la guerre dans le genre littérature avec ceux qui estiment que le polar et la science-fiction ne sont pas de la littérature (personnellement, j'aurais rajouté les feel-good considérés eux aussi pas assez bien pour être appelé littérature par certains…). Une pseudo guerre complètement ahurissante à mon sens! Vous retrouverez également l'homme qui rêvasse à la jolie et jeune baby-sitter de ses enfants. Vous sourirez concernant les relations entre ex (peut-être du vécu pour certains!). Vous suivrez surtout la quête du narrateur pour retrouver par tous les moyens le livre lu pendant son enfance: un polar totalement oublié de tous qu'il veut remanier pour en faire le polar de l'été. Et du coup, vous partagerez les souvenirs du narrateur quand celui-ci se rendra chez sa mère pour l'aider et surtout retrouver le livre. Vous assisterez à la relation entre mère et fils, entre frères.
« le polar de l'été » est drôle, curieux, sensible, véritable. Luc Chomarat a su encore nous livrer un roman hors cadre, avec un titre attrayant, jouant avec les codes du marketing et dévoilant l'âme de son narrateur! À lire sur une plage!!!
Lien : https://unbrindesyboulette.w..
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Stelda
  07 août 2020
On se doute un peu de la fin mais le voyage est plaisant et c'est bien l'essentiel pour un roman.
C'est drôle et un peu nostalgique, plein d'autodérision.
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critiques presse (2)
Telerama   07 août 2018
Le roman se retourne, emprunte des chemins que le lecteur n’imaginait pas. Le temps qui passe, les amours qui se dérobent, l’enfance, les relations filiales. C’est piquant, subtil, drôle, mélancolique. Ce n’est certes pas le polar de l’été, c’est bien mieux que ça !
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   31 juillet 2017
À partir d'un narrateur qui entreprend l'écriture d'un polar, Luc Chomarat part en considérations littéraires et existentielles captivantes, souvent désabusées, sur un ton à la fois caustique et mélancolique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   04 septembre 2017
Il y a un truc que je ne supporte plus dans les polars, c'est quand le flic prend sa voiture et glisse un CD de Miles Davis dans le lecteur.

- Je vois ce que tu veux dire

- N'est-ce pas? Le flic prend sa voiture et , nom de Dieu, il glisse un CD de Miles Davis dans le lecteur! Aucun rapport avec l'histoire, c'est juste que ça fait bien , le héros qui écoute Miles Davis. L'auteur montre qu'il connaît Miles Davis
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KittiwakeKittiwake   31 août 2017
J'aimais le mystère des titres et des illustrations de couverture qui existaient pour ainsi dire "à côté " du livre. Tant qu'on ne lisait pas le livre, il restait le monde merveilleux de tous les possibles : qui était cette jeune femme en chemise de nuit et qu'allait-il lui arriver?
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rkhettaouirkhettaoui   16 novembre 2017
J’aimais beaucoup les livres en tant qu’objets. J’aimais les couvertures des livres. J’aimais leur poids, leur odeur. Leur volume. J’aimais les gros livres parce qu’ils étaient gros. J’aimais les plaquettes parce qu’elles étaient minces et souples. J’aimais les formules-chocs censées vendre le livre (« un chef-d’œuvre inégalé »). J’aimais la typographie quelle qu’elle fût, et la photo de l’auteur sur le rabat ou la quatrième de couverture. C’était avant qu’on voie des écrivains à la télé. Je regardais ces photos et je me demandais qui étaient ces gens-là, quelle pouvait être leur vie. J’aimais le mystère des titres et des illustrations de couverture qui existaient pour ainsi dire « à côté » du livre. Tant qu’on ne lisait pas le livre, il restait le monde merveilleux de tous les possibles : qui était cette jeune femme en chemise de nuit et qu’allait-il lui arriver ?
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kuroinekokuroineko   23 septembre 2019
(...) j'enfile un pantalon de toile et une chemise blanche à col Mao. Le col Mao permet de véhiculer l'idée que vous êtes vieux et sage (et pas juste vieux).
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rkhettaouirkhettaoui   16 novembre 2017
Il n’y avait pas là que des chefs-d’œuvre, tant s’en faut. On y trouvait pêle-mêle quelques Carter Brown, deux Peter Cheyney, et même un SAS avec sa jeune dame armée jusqu’aux dents et vêtue d’un simple bonnet de ski. Mais aussi La Chambre ardente de John Dickson Carr, Préméditation de Francis Iles, le Service des affaires classées de Roy Vickers. Quelques bons James Hadley Chase, dont il était grand fan (Traquenards, Partie fine, Eva), et quelques mauvais James Hadley Chase. Adieu la vie, adieu l’amour… de Horace Mac Coy, en Poche noire, dont la couverture constitua longtemps mon idéal érotique.
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Videos de Luc Chomarat (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luc Chomarat
Ainsi commence la quatrième de couverture du nouveau thriller de Franck Thilliez, "Luca", qui explore les dérives alarmantes du transhumanisme et du Big Data. Terreur aussi, au coeur de la comédie policière de Chantal Pelletier, "Nos derniers festins", qui imagine, dans un futur proche, une société de drastique prohibition alimentaire. Terreur enfin d'un monde éditorial passé aux mains des marchands dans "Le dernier thriller norvégien", la nouvelle fantaisie noire, aussi drôle que vertigineuse, de Luc Chomarat.
"Luca" de Franck Thilliez, (Fleuve noir) "Nos derniers festins" de Chantal Pelletier, (Série noire, Gallimard) "Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat (La manufacture de livres)
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