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ISBN : 275787067X
Éditeur : Points (14/06/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Notre héros est un écrivain de polars. Pas très célèbre, « ses tirages n'atteignent pas les mêmes chiffres que Douglas Kennedy. » En vacances en Corse en famille et un couple d amis, il discute de lectures et alors lui vient une idée ou plutôt une vision : il va écrire un plagiat de Pas de vacances pour les durs, de Paul Terreneuve, un polar hard-boiled des années soixante complètement oublié qui trônait au milieu des livres aux couvertures suggestives dans l enfer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  19 juin 2018
Imaginez-vous passer le seuil d'une librairie pour demander le Polar de l'été! Euh, lequel, le dernier Minier, Paula Hawkins, Franck Thilliez? Non, le Polar de l'été (sauf que là le nom de l'auteur vous échappe, alors ça se complique )…
Une fois le malentendu dissipé, après avoir apprécié la plastique de la pin up de couverture, c'est parti pour la découverte. Et peu à peu le voile qui se lève : si les références aux polars sont nombreuses et mettent en évidence les injustices et les a priori des lecteurs sur ce genre , il est vain de rechercher le moindre homicide ou l'ébauche d'un inspecteur aigri mais si séducteur.
Le narrateur s'est cependant confié une mission : celle de retrouver un ancien polar confidentiel dans son succès médiatique, mais qui s'est paré des mérites de la mémoire nostalgique.
Tout cela pour compenser le drame de l'écrivain en quête d'inspiration : la page blanche. C'est en effet par le plagiat que l'homme veut relancer sa carrière d'auteur, sans trop de risque étant donné la nature et l'ancienneté de l'ouvrage quasi méconnu.
Deuxième leurre, confucéen, l'important n'est pas le but mais le chemin. Et on accompagne avec plaisir la recherche du roman perdu, et de l'inspiration extorquée.
Avec plaisir , parce le style est alerte, les dialogues bien ciselés, avec ce qu'il faut d'auto-dérision pour rendre le personnage sympathique.
Un faux polar pour décrire les affres de la création littéraire, fort bien écrit, et qui laisse espérer que d'autres pages surgiront de l'imagination personnelle de l'auteur , qui signe là un roman trop personnel et original pour être soupçonné de plagiat.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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encoredunoir
  16 juin 2017
C'est déjà l'été et le narrateur, en vacances sur la côte atlantique, n'a toujours pas écrit le polar de l'été. Il aimerait bien, pourtant. Auteur de polars français, ce n'est pas vraiment un statut très enviable (« Moi aussi, dit-elle, je vais écrire. Pas des polars, bien sûr. de la littérature. »), mais si au moins il pouvait écrire un polar de l'été, un truc pas vraiment bon, mais qui se vende bien, ça lui permettrait de gagner un peu d'argent. Il pense à ce vieux polar, de ceux que son père collectionnait, Pas de vacances pour les durs, de Paul Terreneuve. Il pourrait en faire une espèce de remake… Et puis sa mère vient de faire une mauvaise chute, il faut qu'il aille la voir à Grinchelieu, du côté de Saint-Étienne, et ce sera l'occasion de remettre la main sur le bouquin de Terreneuve.
On l'aura compris, on ne peut pas faire moins polar que le polar de l'été, sorte d'exercice ironique d'autofiction qui oscille entre l'humour fin et piquant et récit existentiel mélancolique. On retrouve dans une première partie le Luc Chomarat de L'espion qui venait du livre et d'Un trou dans la toile, son regard narquois, un peu désabusé et lucide sur le statut de la littérature de genre et sa description aiguisée du décalage entre son personnage et le monde tel qu'il est aujourd'hui. Ainsi des situations banales deviennent-elles de purs moments de délicieuse ironie.
Et puis, petit à petit, ce cadre désormais attendu se fendille et laisse de plus en plus de place à une réflexion douce-amère sur le temps qui passe, la mémoire biaisée de l'enfance, la complexité de l'amour filial et fraternel et, tout simplement, le sens que l'on peut donner à sa vie quand on s'aperçoit que l'on a vieilli comme par inadvertance.
Cette façon de retourner le récit, d'amener le lecteur là où il ne s'attendait pas à aller qui est la marque de Chomarat dépasse ici plus que dans ses romans précédents – même si cela devenait plus évident dans Un trou dans la toile – l'humour subtil et plaisant pour entrer de plain-pied dans une dimension bien plus intime et touchante sans pour autant abandonner le recul et la touche de dérision qui permettent de ne pas rendre tout cela pesant. le polar de l'été arrive ainsi à conserver un équilibre subtil qui lui permet d'éviter l'écueil du nombrilisme sans verser dans un cynisme gratuit ; c'est ce qui en fait un beau roman.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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ArlieRose
  01 juillet 2019
Luc Chomarat est un auteur original, il arrive à écrire des choses intéressantes sur des banalités, notre vie quotidienne, nos préoccupations.
Son héros est particulièrement insignifiant, voire minable, pourtant les pages se tournent toutes seules.
Ce n'est pas un polar contrairement au titre, mais n'hésitez pas à l'emporter sur la plage.
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famillemartinet
  24 août 2017
Délicieusement fourbe le Polar de l'été n'est évidemment pas un polar.Cela aurait été beaucoup trop simple et facile.
C'est par contre un roman vraiment drôle qui pose un regard décalé et ironique sur le polar d'aujourd'hui ainsi que sur la vision que certains peuvent en avoir.
Cela s'accompagne d'une réflexion douce et amère sur le temps qui passe.
Un vrai plaisir estival.
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Christophe_bj
  12 juillet 2018
Un petit livre avec quelques passages assez drôles. Un peu dommage cependant que dans un livre sur le plagiat l'auteur ait plagié l'article Wikipédia sur la synchronicité jungienne… Texte très mal édité sur Kindle: les alinéas en milieu de phrase pullulent, c'est très agaçant.
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critiques presse (2)
Telerama   07 août 2018
Le roman se retourne, emprunte des chemins que le lecteur n’imaginait pas. Le temps qui passe, les amours qui se dérobent, l’enfance, les relations filiales. C’est piquant, subtil, drôle, mélancolique. Ce n’est certes pas le polar de l’été, c’est bien mieux que ça !
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   31 juillet 2017
À partir d'un narrateur qui entreprend l'écriture d'un polar, Luc Chomarat part en considérations littéraires et existentielles captivantes, souvent désabusées, sur un ton à la fois caustique et mélancolique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   04 septembre 2017
Il y a un truc que je ne supporte plus dans les polars, c'est quand le flic prend sa voiture et glisse un CD de Miles Davis dans le lecteur.

- Je vois ce que tu veux dire

- N'est-ce pas? Le flic prend sa voiture et , nom de Dieu, il glisse un CD de Miles Davis dans le lecteur! Aucun rapport avec l'histoire, c'est juste que ça fait bien , le héros qui écoute Miles Davis. L'auteur montre qu'il connaît Miles Davis
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KittiwakeKittiwake   31 août 2017
J'aimais le mystère des titres et des illustrations de couverture qui existaient pour ainsi dire "à côté " du livre. Tant qu'on ne lisait pas le livre, il restait le monde merveilleux de tous les possibles : qui était cette jeune femme en chemise de nuit et qu'allait-il lui arriver?
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rkhettaouirkhettaoui   16 novembre 2017
J’aimais beaucoup les livres en tant qu’objets. J’aimais les couvertures des livres. J’aimais leur poids, leur odeur. Leur volume. J’aimais les gros livres parce qu’ils étaient gros. J’aimais les plaquettes parce qu’elles étaient minces et souples. J’aimais les formules-chocs censées vendre le livre (« un chef-d’œuvre inégalé »). J’aimais la typographie quelle qu’elle fût, et la photo de l’auteur sur le rabat ou la quatrième de couverture. C’était avant qu’on voie des écrivains à la télé. Je regardais ces photos et je me demandais qui étaient ces gens-là, quelle pouvait être leur vie. J’aimais le mystère des titres et des illustrations de couverture qui existaient pour ainsi dire « à côté » du livre. Tant qu’on ne lisait pas le livre, il restait le monde merveilleux de tous les possibles : qui était cette jeune femme en chemise de nuit et qu’allait-il lui arriver ?
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rkhettaouirkhettaoui   16 novembre 2017
Il n’y avait pas là que des chefs-d’œuvre, tant s’en faut. On y trouvait pêle-mêle quelques Carter Brown, deux Peter Cheyney, et même un SAS avec sa jeune dame armée jusqu’aux dents et vêtue d’un simple bonnet de ski. Mais aussi La Chambre ardente de John Dickson Carr, Préméditation de Francis Iles, le Service des affaires classées de Roy Vickers. Quelques bons James Hadley Chase, dont il était grand fan (Traquenards, Partie fine, Eva), et quelques mauvais James Hadley Chase. Adieu la vie, adieu l’amour… de Horace Mac Coy, en Poche noire, dont la couverture constitua longtemps mon idéal érotique.
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rkhettaouirkhettaoui   16 novembre 2017
En matière de lecture, les gens ne sont pas tous les mêmes, j’ai remarqué ça avec le temps. Je croyais qu’il y avait les gens qui lisent et ceux qui ne lisent pas, et que cela divisait l’humanité en deux clans faciles à identifier, aussi nettement que le mur de Berlin à l’époque de la guerre froide. Mais ce n’est pas si simple.
Là où j’ai grandi, la lecture représentait une fin en soi. On lit pour lire, comme on joue à la pétanque ou comme on se jette dans une piscine en été. J’étais persuadé qu’il en allait de même pour tout le monde. Nein, erreur. Pour beaucoup, la lecture sert un but autre.
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Videos de Luc Chomarat (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luc Chomarat
Ainsi commence la quatrième de couverture du nouveau thriller de Franck Thilliez, "Luca", qui explore les dérives alarmantes du transhumanisme et du Big Data. Terreur aussi, au coeur de la comédie policière de Chantal Pelletier, "Nos derniers festins", qui imagine, dans un futur proche, une société de drastique prohibition alimentaire. Terreur enfin d'un monde éditorial passé aux mains des marchands dans "Le dernier thriller norvégien", la nouvelle fantaisie noire, aussi drôle que vertigineuse, de Luc Chomarat.
"Luca" de Franck Thilliez, (Fleuve noir) "Nos derniers festins" de Chantal Pelletier, (Série noire, Gallimard) "Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat (La manufacture de livres)
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