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Jack London (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782749303505
63 pages
Éditeur : Vents d'Ouest (29/08/2007)

Note moyenne : 4/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Après avoir obtenu le prix RTL 2006, pour sa version très personnelle, de l’affaire "Henri Désiré Landru", Christophe Chabouté s’attaque cette fois à un classique de la littérature américaine, en adaptant la célèbre nouvelle de Jack London: "Construire un feu".

Un homme en quête de fortune ou d’aventure, perdu en plein milieu du grand nord, tente de rejoindre ses compagnons… Dans ce désert de neige et de glace, rien d’autre que lui et un chien… Il lut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  10 octobre 2020
♫ Il suffira d'une étincelle
Et d'un mot d'amour, oui pour
Allumer le feu, allumer le feu
Et faire danser les diables et les dieux
Allumer le feu, allumer le feu
Et voir grandir la flamme dans vos yeux
Allumer le feu
Laisser derrière toutes nos peines
Nos haches de guerre, nos problèmes
Se libérer de nos chaînes
Lâcher le lion dans l'arène
Je veux la foudre et l'éclair
L'odeur de poudre, le tonnerre
Je veux la fête et les rires
Je veux la foule en délire
Il suffira d'une étincelle
Oui, d'un rien, d'un contact
Il suffira d'une étincelle
D'un peu de jour, oui pour
Allumer le feu, allumer le feu♫
- Johnny Hallyday - 1998 -
Elle est tatouée cette chanson
Sir Chabouté ou Jack London
Fièvre de l'or contre chèque en bois
C'est pas l'argent qui brûle tes doigts
Le froid a trop d'emprise sur toi
Geler n'est pas aussi horrible qu'on ne croit
Laisse-toi aller...ton corps s'éteint ...Endors-toi.
Il aurait suffi d'une flamme ou d'une allumette
Mais tu ne voulais pas d'une femmelette...
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
À la manière d'un feu de joie
Toi, au Canada, de froid quand tu mourras
Et caetera...

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Crossroads
  20 septembre 2015
Dans le grand Nord, il y a de quoi le perdre.
Région du Klondike, en plein hiver canadien.
Un homme et son chien, seuls au monde, tentent de réintégrer le camp salvateur.
Température intérieure : 37°2, le matin.
Température extérieure : - 60°.
L'homme semble insensible à la morsure du froid, confiant en sa capacité de survie. Quelques allumettes pour tout bagage, pas de quoi paniquer.
Pétri de certitudes, voire adepte forcené de la méthode Coué, l'homme n'imagine pas un seul instant avoir à baisser les bras face à cette nature incroyablement hostile.
Seulement voilà, entre la théorie et la pratique, il y a bien souvent un monde de souffrances de différence.
Du Chabouté pur jus.
Il adapte ici librement une nouvelle de Jack London en s'appuyant sur un graphisme d'une maîtrise hallucinante et une trame au déroulé implacable.
Jouant habilement sur des ressorts dramatiques aux effets saisissants, Chabouté parvient à vous faire ressentir le calvaire de cet homme en vous immergeant corps et âme dans ses pensées les plus profondes.
Tout y est. L'espoir, le déni, le doute, l'abandon. Autant de sentiments successifs illustrant parfaitement l'humeur du moment.
Construire Un Feu est juste un petit bijou graphique et narratif.
Et puis, dans ces terribles immensités à la blancheur d'albâtre, tout comme dans l'espace, personne ne vous entendra crier...

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marina53
  26 octobre 2013
En 1896, des gisements aurifères furent découverts au Canada. Des milliers d'aventuriers voulurent se ruer vers cet or mais les moyens de communications étant alors peu nombreux, ils devaient se munir de tout l'attirail nécessaire pour accéder à ce nouvel eldorado. Des milliers d'hommes se sont aventurés dans ce périple hasardeux, beaucoup d'entre eux n'en sont pas revenus. Car, ils avaient oublié que là-bas, il fait -45°, que le froid pénètre le corps et que la neige a recouvert tout le paysage. L'homme, accompagné de son chien, va affronter cette épreuve. Son fidèle compagnon n'attend qu'une chose: se blottir au coin d'un feu. Mais, le froid persiste et deviendra un véritable adversaire...
Tiré de la nouvelle de Jack London, cet album de Chabouté surprend par son originalité et sa qualité graphique. le récit intense de cet homme et de son chien dans l'immensité de cette forêt recouverte de neige Seuls quelques mots ici et là viennent ponctuer le silence qu'imposent ce froid et cette neige. Un froid terrible, tortueux et qui s'imprègne partout. Chabouté nous livre un album épuré où tout geste prend de l'importance, où la tension monte au fil des pages, rendant une atmosphère quasi fantastique et réellement inquiétante et oppressante. Quant au dessin de Chabouté, cette fois-ci en couleur, il est toujours aussi impressionnant. Des paysages à la beauté glaciale aux regards inquiets de cet homme, l'auteur emporte le lecteur dans cette descente aux enfers.
Construire un feu... une petite flamme...
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Junie
  25 mars 2013
Construire un feu, c'est comme un jeu, un truc de scout en patrouille, de campeur en vadrouille, de gosses sur la plage en été, d'amoureux devant une cheminée, de randonneur qui fait griller ses côtelettes...
Construire un feu, c'est hasardeux, merveilleux, miraculeux, dangereux.....
Construire un feu, c'est rester en vie, poursuivre sa route, ne pas se figer dans le désert de glace, penser aux gars qu'on va retrouver, aux conseils des vieux de Sulphur Creek, à l'or qu'on va ramasser, c'est se sentir encore un homme, lutter pour s'en sortir.....
Construire un feu, c'est le récit du fol orgueil d'un homme qui a déjà tourné le dos à la vie.....
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Bibalice
  13 février 2011
Le titre s'étale en rouge sang sur le blanc immaculé de la couverture. On se doute, déjà, que cela ne finira probablement pas très bien, que la neige emportera tout sur son passage.
L'histoire tient en une ligne : un homme et son chien avancent avec grande peine quelque part dans le Grand Nord. Au nord, au sud, à l'est, à l'ouest, des kilomètres de neige d'où s'élèvent parfois quelques arbres uniquement représentés ici que comme des ombres menaçantes.
L'homme n'est pas perdu mais le parcours est incertain. Et surtout il fait froid. Très froid.
C'est que l'homme est vaniteux. C'est un guerrier, un aventurier à la recherche d'or et de réponses. Il a le corps résistant et compte bien rejoindre ses compagnons qui l'attendent plus loin comme il entend prouver sa force et son courage. le froid est un douleur dont on peut faire abstraction. Il suffit d'avancer.
Alors, il avance, jambes engourdies mais front relevé sous sa capuche de fortune, suivi de près par un chien dont le pelage se confond avec la neige qui l'entoure. Il a, lui, le museau bas malgré son pelage polaire et son habitude des basses températures. Un chien, ça suit son maître. Quoi qu'il en coûte. Même si lui en sait le prix…
Alors je n'ai pas (encore) lu la nouvelle de Jack London d'où est tirée cette bande dessinée de Chabouté. Je ne sais pas quel sens voulait donner London à cette histoire et me garderai donc de juger de la fidélité de la bd à l'égard de l'oeuvre originale, même s'il n'est pas improbable qu'un prochain billet lui soit consacré…Pas tant pour une quelconque passion pour le thème connu et même usé de l'homme contre la nature (je n'ai pas tellement aimé, voyez-vous, le pourtant très apprécié Into the Wild) mais parce qu'après le silence imposé par cette version, la voir sous l'angle de la plume riche de London peut être un exercice intéressant (que l'on propose d'ailleurs ici, dans le forum de Babelio).
A la plume de London, on a préféré s'intéresser d'abord au crayon de Chabouté. Inutile de revenir trop longtemps sur ce point, le dessin est superbe. On sent vivre cette contrée sauvage, on la sent respirer. On grelotte en même temps que le personnage et l'on craint comme lui de tomber dans une embûche en forme de cours d'eau ou de fausse-piste. le blanc comme le noir sont travaillés à la perfection. Il s'agit d'un blanc éminemment profond, d'un noir terriblement menaçant et au milieu de tout ça uniquement d'un homme, tout de gris vêtu. Imaginez un peu alors le sentiment de joie retrouvée quand soudainement jaillit le rouge d'une maigre flamme…
La réussite de ce bande dessinée ne vient pourtant pas tant du dessin que d'un élément qui fait de Chabouté un véritable auteur : la voix-off; cette voix qui flotte entre les pages.
J'ai lu ailleurs que la présence de ce texte dérangeait certains lecteurs qui auraient préféré un silence absolu. Question d'audace de l'auteur et d'originalité de l'oeuvre. Il est possible que sans celle-ci l'ouvrage aurait effectivement gagné en originalité mais pour perdre certainement, je pense, en profondeur. J'ai ressenti la même chose en lisant ces phrases écrites à la deuxième personne qu'en écoutant Avalanche, la terrible chanson de Leonard Cohen qui comporte de nombreux points commun avec Construire un feu et dont je vous invite vivement à lire les paroles, reproduites ci-dessous. Tout comme dans la bd de Chabouté, il est question d'une âme qui se confond avec un monstre vêtu de son manteau de neige. On ne sait plus qui est le « je » ou le « tu » en question :
« Well I stepped into an avalanche,
it covered up my soul;
when I am not this hunchback that you see,
I sleep beneath the golden hill.
You who wish to conquer pain,
you must learn, learn to serve me well.
You strike my side by accident
as you go down for your gold.
The cripple here that you clothe and feed
is neither starved nor cold;
he does not ask for your company,
not at the centre, the centre of the world… »
Ce qui, si l'on s'en tient à la sublime version de Jean-Louis Murat, donne à peu près ceci en français, :
« J'ai été pris dans l'avalanche
J'y ai perdu mon âme
Quand je ne suis plus ce monstre qui te fascine
Je vis sous l'or des collines
Toi qui veux vaincre la douleur
Tu dois apprendre à me servir
Le hasard t'a conduit vers moi
Pauvre chercheur d'or
Mais ce monstre que tu as recueilli
Ignore la faim ignore le froid
Il ne recherche pas ta compagnie
Même ici au coeur du monde… »
Je parie que Chabouté a lui aussi, comme Murat et comme d'autres, été secoué par cette chanson et a utilisé un peu de ses ingrédients dans son histoire. On ne sait jamais vraiment à qui cette voix appartient. Elle rythme idéalement le récit et ne masque nullement le silence pesant des lieux. Page 32, alors que le personnage crie pour réveiller son chien, aucun bruit, aucun son, aucune bulle ne sort ni n'apparait dans la case. le texte qu'on lit n'est pas tout à fait, est-on ainsi prévenu, la voix du personnage. le texte est un accès distancié à ses pensées. Si l'homme semble arrogant, la voix se veut méfiante, pafois distante ; s'il semble se perdre elle redevient rassurante. A moins bien sûr qu'elle ne soit neutre et que le lecteur ne l'interprète selon la façon dont il juge les actions et la destinée de l'homme. Car c'est bien de cela dont il s'agit au final, du jugement de cet homme. Et cette voix en est l'écho. Est-ce lui-même le juge, ces contrées sauvages, ou le lecteur ? probablement un peu des trois. N'oublions pas que cet homme là est venu se mesurer à plus fort que lui : « Ces vieux ne sont que des femmelettes… Il suffit tout bonnement de ne pas perdre la tête… un homme… un vrai !… peut voyager seul dans le Klondike… » (p.44) Cette phrase prend tout son sens quelques secondes, quelques pages plus tard quand survient un évènement dont nous ne dirons mot mais qui scellera la destinée du personnage…
Magnifique bande-dessinée, en somme, que cette adaptation de Construire un feu. L'approche du thème en bande dessine de l'homme contre la nature est magnifiée par une écriture sublime et un coup de crayon tout à fait convaincant.
Lien : http://beatcafeclub.com/blog..
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2008
Lecture jeune, n°127 - Christophe Chabouté a adapté en bande dessinée la nouvelle de Jack London, Construire un feu. Ces deux ouvrages ont été mis en perspective. Construire un feu est l’histoire d’un homme et d’un chien qui, dans le Grand Nord canadien, doivent parcourir 60 km, par une température de - 60°C. Un faux pas dans cette nature hostile et c’est la mort assurée. La seule possibilité pour survivre est de construire un feu, mais, dans ce froid glacial, c’est quasiment impossible. Au fur et à mesure du récit, les doigts s’engourdissent, la barbe devient un bloc de glace, et il lui faut marcher sur un fleuve gelé en surface, sans passer au travers, ce qui équivaudrait à une mort certaine.

Le roman « glacé » de Jack London surprend d’emblée par son titre étrange : Construire un feu. On dirait un manuel pour apprendre à faire un feu… Mais sous la neige, c’est autre chose ! Et le lecteur plonge d’emblée dans ce roman intriguant. Lorsque l’on lit ce livre, il semble silencieux, avec des dialogues presque inexistants, mais il est bien écrit. Une atmosphère gelée, pleine de suspense vous entoure... Le rythme est rapide, on ne se lasse pas. En effet, on se demande si le personnage principal, cet homme seul avec son chien, réussira à survivre jusqu’au bout : cette question invite à poursuivre la lecture.

Dans la bande dessinée de Chabouté, la relation entre l’homme et l’animal se ressent davantage. Les images, très bien réalisées, essentiellement en blanc et noir, mettent en avant le feu, élément essentiel à la survie de l’homme. On ressent en revanche moins les sensations de froid qu’à la lecture du roman. L’album est fidèle au roman et fait bien ressortir la nécessité de survie de l’homme face au froid. Les deux ouvrages peuvent se lire conjointement.

Comité de lecture du collège Notre-Dame, Beauvais
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   27 janvier 2019
... Pas de soleil...
... Des jours que tu n'as pas vu le soleil, mon ami...
... Et le Yukon, caché sous un mètre de glace, elle-même recouverte de presque autant de neige...
... Ce blanc ininterrompu coupé par la piste...
L'interminable piste qui mène au sud après 750 kilomètres au col de Chilcoot, Dyea, et à l'eau salée...
... Au nord sur 100 kilomètres à Dawson et plus au nord encore à Nullato pour finir à Saint Michael sur la mer de Bering 2500 kilomètres plus loin...
+ Lire la suite
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ChezLoChezLo   19 août 2011
Mon pauvre ami... Tu ne sais rien du froid...
Le chien, lui, le connaît bien... Il sait... Tous ses ancêtres l'ont connu...
Et lui a bien entendu hérité de cette connaissance...
Il sait qu'il faut s'abriter... mais il ne fera pas d'efforts
pour te communiquer son appréhension...
Il ne se soucie nullement de ton bien-être...
Il regrette le feu et sa chaleur bienfaisante...
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blandine5674blandine5674   23 avril 2016
Le chien le sait bien lui, que ce n'est pas un temps pour voyager. Son jugement de chien est bien plus juste que ton orgueilleux jugement d'homme.
Commenter  J’apprécie          90
jovidalensjovidalens   23 novembre 2012
...Geler n'est pas aussi horrible qu'on ne croit
...Il y a de pires façons de mourir
...Le chien sera au camp ce soir
...Il aura de la nourriture
...et y retrouvera
....d'autres pourvoyeurs de feu....
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ChezLoChezLo   19 août 2011
... 45 degrés en dessous de zéro te paraissent bien sûr désagréables mais ne te poussent pas à méditer à ta fragilité de créature soumise au froid et encore moins à épiloguer sur l'immortalité et sur ta situation d'homme dans l'univers. Cette morsure du froid, tu l'atténues simplement grâce à tes moufles, des oreillettes, des mocassins et une épaisser paire de chaussettes...
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Vidéo de  Christophe Chabouté
Etape de travail sur la création d'un BD-Concert sur la bande dessinée "Un peu de Bois et d'Acier" de Chabouté.
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