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EAN : 9782868531537
160 pages
Éditeur : Le Temps qu'il fait (19/05/1998)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
J'ai tenté ici de mettre en mouvement un certain regard porté sur le paysage. D'où mes promenades sans but, nourries d'analogies et d'objets de nature, mais aussi ce besoin participatif de dire les choses aimées par les livres lus.
Voilà donc mon amour des pierres, des bouts de bois paradoxaux rencontrés sur les chemins. Une sorte de Land Art particulier, privé, et cependant résonnant chez d'autres, traversant le jeu sans fin des formes à découvrir, des coll... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
nadejda
  28 avril 2013
Patrick Cloux désire «lutter contre l'inertie de la pensée», il souhaite que les livres sentent «le foin coupé, les pommes, les bois encore humides». Il y réussit fort bien dans «Marcher à l'estime» en nous entraînant au gré de sa fantaisie, de ses rêveries pour donner aux rencontres une fluidité magique et nous faire partager son «allégeance à tout ce qui vit» et son émerveillement.
Marcher pour se décrasser, s'oxygéner le cerveau et retrouver la poésie mais aussi savoir s'arrêter, faire une pose au fil de ses déambulations et rejoindre les romantiques allemands, Kathleen Raine , ou faire du thé dans une grotte des Eysies en lisant François Augiéras «lyrique amoureux des feuilles du premier soir du monde.» p 23 ou encore devenir «chasseurs» à la façon contemplative de André Hardellet,
Ce livre m'a emportée comme lors de sa première lecture, prise par la variété des associations et l'infini des découvertes qu'il permet de faire et de vivre.

Et comme nous le dit si bien Patrick Cloux, chacun à notre manière,
«Nous avons à parcourir notre parcelle du monde, que nous devons vivifier. Piétons des petits chemins, parcourant sans fin le village recommencé, partout ailleurs, les formes se répétant, nous sommes porteurs de rêve.»
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   05 mai 2013
Ramasser une pierre, la tourner dans ses paumes, la réchauffer, la vernir un peu ainsi, c’est déjà s’approprier une part que l’on sait bientôt manquante : celle de son être seul au monde, comblé, sans demande. Cette expérience est une émotion de lumière. Elle nous lave. Il faut la renouveler autant de fois qu’on peut. Marcher ainsi quelquefois pieds nus dans l’herbe, s’en laisser caresser, détendu, sur un plateau aux touffes rases, sans crainte ni des serpents ni des épines, savoir que, ce jour précisément, tout est au mieux, qu’il ne peut pas y avoir de place pour l’ombre, pour la contradiction. L’odeur chauffée des acacias refroidit lentement sur le soir, vrai miel de cette herbe foulée. La poussière protège vos pieds. Aucune emphase. Marcher, s’étendre, se lever, regarder autour de soi et très loin, au-delà de toute envie de voir et de saisir. Ne pas essayer de ramener à soi quoi que ce soit même d’infime. Faire corps. Être léger et faire masse. D’autres fois, il faut tout regarder car nous pouvons tout perdre, irrémédiablement. Des œillets sauvages roses, égarés - se voulant vus, c’est certain, car isolés - vous arrêtent ; il faut alors s’asseoir ; rien n’est plus important pour l’heure. L’ail aussi est très beau et il embaume. J’aime retrouver les ancêtres, les premiers segments de la prèle emboîtés comme des bambous originels. Rêverie autour de la Salade Sauvage d’avant la sauce !
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nadejdanadejda   26 avril 2013
Epigraphe
Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière ; l'ombre n'est qu'un attrape-nigaud.
Jean Giono, Camargue
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nadejdanadejda   26 avril 2013
Le paradis est à peu près perdu à chaque génération. Il serait vain d'épiloguer sur la fuite du temps, cette forme définitive du jardin clos sur nos seuls souvenirs. C'est construire sa vie que de vivre ainsi au milieu des pertes et des renoncements de chaque jour. Le passage par la réalité est le seul chemin. Nous l'empierrons en l'empruntant, pour d'autres que nous, pour ceux qui viennent. Les idées ne valent qu'usées, elles ne sont que des outils, ou des moments d'adaptation partielle. Rien ne serait pire qu'une éternité d'idées fausses.
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fbalestasfbalestas   21 mai 2020
Je cherche aussi la compagnie d'infimes compagnies de plantes grasses, la solitude des saxifrages, ces fleurs qui parviennent à casser les rochers comme le laisse croire leur étymologie. J'aime ce qui pousse dans l'éboulis, ce qui pourrait aimer les pires étiages, et les difficultés pratiquement pour elles-mêmes. Ce sont en principe des êtres vivaces aux couleurs décidées.
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genougenou   13 septembre 2013
Ramasser une pierre, la tourner dans ses paumes, la réchauffer, la vernir un peu ainsi, c’est déjà s’approprier une part que l’on sait bientôt manquante : celle de son être seul au monde, comblé, sans demande.
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