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ISBN : 2246821258
Éditeur : Grasset (15/05/2019)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 25 notes)
Résumé :
A 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d'avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s'effondre. C'est la dépression, le burn-out. Tandis qu'elle cherche à remonter la pente, son psychiatre l'oriente vers le bénévolat : sortez de vous-même, tournez-vous vers les autres, lui dit-il. Peu convaincue, Solène répond pourtant à une petite annonce : " association cherche volontaire pour mission d'écrivain public " .
Elle déchante lorsqu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  19 mai 2019
Solène, 40 ans, avocate au barreau de Paris voit un de ses clients se suicider à la sortie du tribunal suite à une sentence très sévère.
Elle se retrouve à l'hôpital.
Le psychiatre diagnostique un burn-out.
Elle a consacré toute sa vie personnelle, tous ses loisirs à son métier, à son envie de réussir.
Son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat.
Elle trouve d'abord cette proposition absurde puis tombe sur quelques lignes qui proposent de devenir écrivain public.
Elle se retrouve au Palais des femmes qui abrite des femmes écorchées par la vie.
La scène où elle débarque avec son ordinateur portable dernier cri, son sac de luxe est décalée à souhait.
Petit à petit, elle va s'adapter, les femmes vont venir vers elle.
Elle va devenir une femme parmi les femmes et abandonner ses anciennes valeurs pour en découvrir d'autres.
Parallèlement, on recule au début du siècle au moment où Blanche Peyron, commissaire très engagée à l'armée du salut et son mari, fondent le palais des femmes, un ancien hôtel de 273 chambres, qui abritera les femmes seules.
Un roman qui semble dédié à la condition des femmes actuelles françaises battues, aux Africaines en fuite pour éviter l'excision,aux réfugiées, à l'enfance malmenée et ses conséquences,à la difficulté d'être transgenre masculin vers féminin.
Et aussi, revenons au sujet du début qui peut aussi bien convenir à un homme qu'à une femme qui s'impose un rythme de travail tellement inhumain qu'ils s'éloignent tout à fait de leur personne.
C'était le cas de Solène.
Un petit bémol, j'ai souhaité pendant ma lecture que Solène, l'avocate soit moins noyée dans tous les cas du Palais des femmes.
Le roman devient un plaidoyer pour défendre le droit féminin.
C'est bien nécessaire mais le pitch du livre ne m'y préparait pas sauf ma libraire qui m'avait dit que comme dans "La tresse" de la même auteure, on défendait la condition de la femme.
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fanfanouche24
  21 mai 2019
De grâce... ne vous arrêtez pas à la couverture malheureusement
trop "racoleuse" !!!
Cet ouvrage aurait mérité une jaquette plus en finesse... car ce
roman met à l'honneur le courage des femmes et d'une femme, tout particulièrement : Blanche Peyron, fondatrice , dans les années 20, de cet incroyable refuge pour les femmes en grandes difficultés: "Le palais de la Femme", toujours en activité dans la capitale !
Un lieu qui est à lui seul un résumé du "monde des femmes , en accidents de vie"....comme une ville, en soi !
Je ne reviendrai pas sur son précédent livre "La Tresse" (roman très apprécié); il existe, entre ces deux livres, des familles de pensée
qui se rejoignent :
Des femmes en difficulté, des 4 coins du monde; leur courage,
leur solidarité...qui apportent un supplément d'humanité à notre
terre et un monde un peu meilleur , avec les couleurs de l'espoir!!!
Deux récits de femmes , d'époque différente, alternent : Une jeune avocate,Solène, quarantenaire, fait un burn-out, après trop de travail et surtout le suicide d'un de ses clients...
Son psychiatre la soigne et l'incite à s'impliquer dans une activité tournée vers les autres... Ainsi, Solène, se retrouve à faire une permanence hebdomadaire d'écrivain public dans un foyer de femmes , "Le Palais de la Femme" [rue de Charonne, Paris]; Une expérience qui sera un bouleversement total dans son existence, Son regard sur ce qui l'entoure en sera transformé, affûté, à jamais !
Ses débuts d'écrivain public auprès de ces femmes des 4 coins du monde, en perdition... la laissent perplexe et fort dubitative...
Très vite, sa perception change , heureusement, et pour elle et
pour ses "protégées" !
"Du temps, voilà ce que demandent les associations. Sans doute ce qu'il y a de plus difficile à donner dans une société où chaque seconde est comptée. Offrir son temps, c'est s'engager vraiment. du temps, Solène en a , mais l'énergie lui manque cruellement. Elle ne sent pas prête à sauter le pas. La démarche est trop exigeante, nécessite trop d'investissement. Elle
préfère encore donner de l'argent- C'est moins contraignant. "(p. 21)
Au récit de Solène... le second, bien antérieur...rend compte et hommage au parcours déterminé, courageux, tenace de Blanche Peyron,ayant oeuvré sa vie durant dans l'Armée du Salut...qui luttera, investira toutes ses forces, en dépit d'une santé chancelante pour réaliser, créer ce refuge de femmes , ce "Palais de la Femme" , qui sera inauguré ...en 1926 ;Ceci avec le soutien de son époux !
Chapeau bas à Blanche Peyron...à ses talents d'oratrice, de combattante au profit des femmes à la rue.... Tous ses combats, ses engagements restent d'une actualité cruelle...
J'exprime aussi une immense gratitude à Laetitia Colombani pour avoir sorti de l'oubli cette figure féminine exceptionnelle ainsi que l'histoire de ce "Palais de la Femme"... qui est , en plus, d'une grande classe architecturale et d'une grande beauté est un très bel endroit pour de "belles actions" et la protection vitale de femmes, en souffrance ! Une réalité vivante extraordinaire, et hautement symbolique... J'ai eu l'occasion de m'y rendre ; Des mosaïques, de la lumière, des volumes aérés bienfaisants...sereins !
"Blanche le voit déjà, son Palais de la Femme : un refuge pour toutes celles que la vie a malmenées, que la société a mises de côté. Une citadelle, où chacune aura son logis bien à elle, une chambre chauffée, aérée, confortablement meublée. Une chartreuse de paix.
Un Palais pour panser ses blessures et se relever. "(p. 179)
Et ce "Palais de la Femme " est toujours là, vaillant vaisseau, qui accueille
et accompagne des femmes en désespérance !!
Un très beau livre à touts points de vue: style et thématiques qui nous
interpellent toujours de plein fouet !....
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Titania
  24 mai 2019
À force d'entendre parler de cette auteure, on éveille ma curiosité et il m'a fallu faire un effort pour acheter un livre affublé d'une jaquette rose bonbon, résolument axée littérature féminine comme si la cause des femmes ne concernait pas l'humanité toute entière ...je vais déshabiller ce livre illico !
De quoi parle ce roman ? de précarité sociale, qui affecte les femmes seules plus durement, et ceci depuis la nuit des temps, de violence conjugale aussi, de mutilations, de migrations, de vies brisées à la rue , de combat, résilience et belles réussites au prix d'efforts énormes.
Laetitia Colombani fait aussi un bel éloge de l'action bénévole et associative à vocation humanitaire, et comme bénévole , ça me touche . Le destin de son héroïne qui se reconstruit en découvrant son utilité sociale au service des autres, rencontre celui de Blanche Peyron , de l'Armée du Salut qui fonda avec son mari Albin , au début du 20 ème siècle, ce « palais des femmes » pour mettre à l'abri des ouvrières pauvres et sortir des prostituées de la rue. Un destin comme celui de l'Abbé Pierre, homme et catholique, mais tombé dans l'oubli . Ce bâtiment existe toujours à Paris. Il fait le lien entre les deux récits qui alternent.
C'est un livre entre roman et essai, une sorte de plaidoyer, les portraits sont forts et authentiques . On apprend beaucoup sur les salutistes et leur dévouement. J'en avais rencontrés, mais plutôt en terre protestante , en Allemagne où ils sont plus nombreux et visibles dans l'action sociale. Bref, on apprend des choses.
A part ça, j'ai un doute ! Pas sûre qu'on fasse un grand roman juste avec des bons sentiments. Je vous pose la question. Et là on va parler écriture et construction. C'est fluide agréable à lire, mais les récits parallèles artificiels me dérangent toujours. Je sais bien que c'est la mode, mais la ficelle est quand même énorme. L'auteure ne donne pas dans la guimauve, les vies décrites sont dures, réalistes . Toutefois, on n'évite pas le Happy End des genres féminins.
A part ça, vive le bénévolat, si on comptabilisait le nombre d'heures effectuées au service des autres, on aurait un vrai PIB du coeur . Engagez-vous mes amis !
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montmartin
  17 mai 2019
Il y a des lectures qui font du bien et le nouveau roman « Les victorieuses » de Laetitia Colombani en fait sans aucun doute partie.
Lorsque son client a sauté par-dessus la coursive du palais de justice, Solène jeune avocate est tombée elle aussi, victime d'une sévère dépression. le psychiatre de la maison de santé lui conseille pour s'en sortir de se tourner vers les autres. Solène devient écrivain public bénévole dans un foyer de femmes en difficulté.
« Elle n'avait pas saisi jusqu'alors le sens profond de sa mission : écrivain public. Elle le comprend seulement maintenant. Prêter sa plume, prêter sa main, prêter ses mots à ceux qui en ont besoin, tel un passeur qui transmet sans juger. »
Le Palais de la femme est une sorte tour de Babel où se mêlent toutes les religions, toutes les langues, toutes les traditions. Des femmes qui se tiennent à la lisière de la société, elles ont toutes connu la violence, la précarité et le pire de tout l'indifférence. Ici tout est fragile, l'équilibre ne tient qu'à un fil.
Solène, comme les autres bénévoles va gagner leur confiance, les apprivoiser les aider à se relever, à renouer avec la société.
Laetitia Colombani nous propose alors une galerie de portraits de toutes ces femmes abîmées, maltraitées. Cvetana, une Serbe qui rêve d'avoir un autographe de la Reine d'Angleterre. Binta qui a dû abandonner son fils pour sauver sa fille. Cynthia une louve à qui on a arraché son petit et qui va mourir par manque d'amour. Salma l'agent d'accueil, qui enfant a fui avec sa mère la guerre en Afghanistan, un pays où les femmes n'ont pas d'identité. La tricoteuse, femme de dentiste, femme battue à longueur de journée, elle s'est retirée du monde. Luis devenu Iris, rejeté par sa famille du fait de sa différence. La Renée, quinze ans passés dans la rue qui a coupé ses cheveux, dissimulé les signes de sa féminité pour ne pas être agressée. Et Lily une jeune sans-abri qui fait la manche à genoux devant la boulangerie
Solène enfermée dans sa petite vie et ses petits problèmes, elle qui ne voyait pas le monde tourner a enfin le sentiment d'être à sa place, au bon endroit, au bon moment. Elle qui avait dans son métier remporté des millions d'euros dans les différents procès, va ressentir une joie immense d'avoir obtenu pour une résidente le remboursement de deux euros. Mais confrontée à toute cette misère humaine, elle ne va pas savoir se protéger, se préserver, sa cuirasse prend l'eau, elle fuit de tous côtés.
En parallèle Laetitia Colombani met en lumière une femme dont l'histoire n'a pas retenu le nom, Blanche Peyron. Une femme libre et volontaire une guerrière, avec Albin son mari, son compagnon de lutte, elle va se battre toute sa vie pour que d'autres femmes aient un toit. Inauguré en 1926, son Palais de la femme accueille encore aujourd'hui plus de six cents femmes.
Laetitia Colombani nous délivre donc un récit très féministe et très salutaire, elle nous rappelle au détour des pages qu'en France dans ce pays qu'on dit civilisé, les femmes sont les premières victimes de la pauvreté, tous les deux ou trois jours une femme meurt sous les coups de son conjoint.
L'auteure met aussi merveilleusement bien en lumière le travail des bénévoles.
« du temps, voilà ce demandent les associations. Sans doute ce qu'il y a de plus difficile à donner dans une société où chaque seconde est comptés. Offrir son temps, s'est s'engager vraiment. »
Ce roman a été aussi pour moi l'occasion de connaître un peu mieux l'histoire de l'armée du salut et des ses soldats qui soulagent sans distinction aucune les détresses humaines.
Bien entendu, j'aurais aimé que l'auteure s'attarde un peu plus sur certains destins, mais il était aussi nécessaire de mettre en avant toutes les violences que subissent les femmes au XXe siècle, ce n'est pas une énumération, mais malheureusement la triste réalité.
J'entends déjà les voix s'élever pour dire que ce roman est trop larmoyant, que c'est un livre réservé à une sensibilité féminine, je me permets de penser que c'est au contraire un récit rempli d'espoir et qu'il serait bon que chaque homme prenne le temps de lire et s'interroge sur la place que l'on fait aux femmes dans notre société. Après son magnifique premier roman « La tresse », Laetitia Colombani nous délivre avec son écriture claire un livre lumineux qui ne peut laisser indifférent.





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alexb27
  16 mai 2019
J'avais bien aimé la lecture de « la tresse » du même auteur mais j'étais restée un peu frustrée à l'issue du récit, la faute à des personnages que j'aurais aimé plus développés. J'ai retrouvé le même travers dans ce dernier roman, qui m'a plu mais que j'aurais apprécié plus étoffé. Laetitia Colombani m'a embarquée tout de suite grâce à un poème et à un incipit très réussis. J'ai rapidement compris les motifs du Burn-out de solène et sa décision de changer de vie. J'ai partagé les douleurs faites à toutes ces femmes et leur lutte constante. Dénoncer en effet la condition des femmes n'est jamais une vaine chose. Plus de lenteur dans la progression du récit et peut-être moins de personnages (que je puisse davantage m'attacher) auraient comblé la lectrice que je suis, même si j'ai passé un agréable moment en compagnie de ces vaillantes, qui m’ont donné matière à réflexion.
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 mai 2019
Après un burn-out, une avocate aide des femmes à sortir de la galère. Magnifiques portraits.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   21 mai 2019
Blanche le voit déjà, son Palais de la Femme : un refuge pour toutes celles que la vie a malmenées, que la société a mises de côté. Une citadelle, où chacune aura son logis bien à elle, une chambre chauffée, aérée, confortablement meublée. Une chartreuse de paix.

Un Palais pour panser ses blessures et se relever. (p. 179)
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hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou   23 mai 2019
Et Solène repart dans la vie, dans le tumulte du foyer, avec un peu de rose aux joues, un peu de rouge au cœur. Un brin d'espoir et de bonheur.
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fanfanouche24fanfanouche24   21 mai 2019
L'envie d'y croire. De penser que la vie est devant, toujours devant. Qu'il suffit d'un stylo pour tout changer. D'un peu de poésie pour se réinventer. (p. 168)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 mai 2019
Sur le bicycle, elle est saisie d'une sensation nouvelle, celle d'une infinie liberté. Elle est seule responsable de son mouvement, de sa vitesse, de sa direction. C'est ainsi qu'elle entend diriger sa vie-sans entrave, du vent dans les cheveux. De là-haut, elle voit le monde autrement. (p. 68)
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fanfanouche24fanfanouche24   21 mai 2019
Donner de son temps, la belle idée ...Encore faut-il que quelqu'un soit prêt à l'accepter ! (p. 55)
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Videos de Laetitia Colombani (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laetitia Colombani
Avec « Les Victorieuses » qu'elle publie aux éditions Grasset et Fasquelle, Laëtitia Colombani rend un vibrant hommage aux invisibles, à celles qu?on n?entend pas, et une ode à la solidarité féminine. Elle nous plonge dans l?histoire et le quotidien du Palais de la femme. Fondé en 1926 par Blanche Peyron.
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