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ISBN : 2246813883
Éditeur : Grasset (10/05/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
16 mai 2017
Découvert ce premier roman grâce à une émission TV très matinale....
Je me suis empressée de l'acquérir ...le jour même !
Trois destins féminins aux 4 coins du monde,qui ne se rencontreront
jamais, reliés toutefois par un fil étonnant, qui est symbolisé par "les
cheveux"...Chacune de nos personnages féminins... rencontreront
à des étapes, et lieux éloignés... cet élément physique humain,du
"cheveu"...
Des femmes qui se battent pour leur liberté, leur dignité
La première figure féminine, Smita est une intouchable, elle assume
au quotidien parmi les taches les plus répugnantes celle d' "extracteur",
ce qui signifie que faute de latrines, ces intouchables ramassent la
"merde" des autres. Smita ne supporte pas l'idée que sa fille vive la
même honte et la même vie indigne... Elle se battra donc, fera des
centaines de kilomètres dans les conditions des plus éprouvantes,
pour honorer Vishnou dans un sanctuaire lointain... et faire le souhait, trouver la force pour que sa fille aille à l'école; qu'elle apprenne à lire et à compter, et qu'elle puisse vivre une autre vie.
Etant des plus démunies, Smita se fera tondre la chevelure ainsi que celle de sa petite fille en offrande à Vishnou...
Puis Giulia, très jeune femme sicilienne, vivant à Palerme, aux abords de sa vie d'adulte, entre un père adoré, qui lui a appris son métier qu'il exerce dans un atelier fondée par sa famille: un lieu où on fabrique
des perruques et postiches, avec des "vrais cheveux"...
Soudain la catastrophe: le père tant aimé a un accident grave et tombe dans le coma. Il décédera sans avoir repris connaissance. Simultanément,
Giulia apprend que l'atelier croule sous les dettes, et qu'il va falloir
fermer et licencier les ouvrières qui ont toujours travaillé avec le
père de Giulia et elle-même. En dépit des difficultés, et la désapprobation
de sa mère ainsi que ses soeurs, elle se battra comme une lionne... pour sauver l'atelier de son père et poursuivre l'activité de ce dernier, en important des vrais cheveux... d'Inde....
Dernier portrait féminin, Sarah,vivant au Canada, quarantenaire,
brillante avocate, associée dans un cabinet prestigieux, trois beaux-enfants,
la réussite absolue, en dépit de deux divorces...Tout semble lui sourire,
en dépit d'une vie happée par sa carrière, et l'obligation de performance...
Et là aussi, le cataclysme: Sarah, après un malaise et une fatigue grandissante, est confrontée brutalement à la maladie...
Elle aura la révélation du monde impitoyable du travail où les "malades et
les faibles" n'ont pas droit de cité !!.
Après les séances de chimiothérapie, elle se décidera à se rendre à une boutique spécifique où on peut trouver des postiches et des perruques... Sarah, grâce à une perruque réalisée avec de vrais cheveux...provenant... devinez d'où ?? : d'Inde, et fabriquée par l'atelier sauvé par Giulia, en Sicile...retrouvera la flamme...et l'envie de se battre....
Cette perruque est bien plus que des cheveux... elle sera le symbole
de l'espérance et de l'envie de vivre de Sarah, retrouvée...
Trois histoires de femmes vaillantes, combatives, déterminées qui
grâce à leur courage, leur volonté farouche ,parviennent à infléchir leur
destin, qui semblait tout tracé, à conquérir leur indépendance et à
réaliser leurs rêves ....
Un premier roman lumineux, qui diffuse avec bonheur des flux
d' énergie , de dynamisme et d'espérance , bienvenues...
Un très heureux moment de lecture , intense et communicative.
La seule gêne, minime, fut dans la structure, la forme, pourtant
très astucieuses des trois récits entrelacées, comme une tresse
de cheveux...Pour ma part ces alternances, césures m'ont quelque
peu bloquée...J'ai choisi de lire ces trois parcours féminins, séparément, dans leur entier...en me concentrant sur chaque personnage féminin, à la fois...
"Epilogue
Mon ouvrage est terminé.
La perruque est là, devant moi.
Le sentiment qui m'envahit est unique.
Nul n'en est le témoin.
C'est une joie qui m'appartient,
le plaisir de la tâche accomplie,
la fierté du travail bien fait.
Tel un enfant devant son dessin, je souris. (...)

Je dédie mon travail à ces femmes,
Liées par leurs cheveux,
Comme un grand filet d'âmes.
A celles qui aiment, enfantent, espèrent,
Tombent et se relèvent, mille fois,
Qui ploient mais ne succombent pas.
Je connais leurs combats,
Je partage leurs larmes et leurs joies.
Chacune d'elles est un peu moi. " (...)
[p. 221-222]

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motspourmots
10 mai 2017
Une très belle surprise, ce premier roman. Je l'ai commencé durant un après-midi frisquet et j'ai tout de suite été touchée par les trois personnages féminins qui composent l'intrigue, tels les trois mèches d'une future tresse. Trois personnages qui m'ont accompagnée toute la nuit dans la hâte que j'avais de les retrouver. Emue, rattrapée par un sentiment de solidarité envers ces femmes si différentes mais pourtant si semblables dans leurs luttes contre l'adversité. Bouleversée par ce lien universel que l'auteure parvient si bien à mettre en évidence.
Il y a Smita, dans le sud de l'Inde. Une Intouchable, mariée à un chasseur de rats et chargée elle-même de ramasser les excréments des membres des castes plus nobles dans une région où le gouvernement a renoncé à investir dans un système d'égouts digne de ce nom. Smita veut tout faire pour que sa fille échappe à cette vie, puisse aller à l'école et ouvrir son horizon. Il y a Giulia, la jeune palermitaine, bien décidée à continuer à faire rayonner l'entreprise familiale, l'une des dernières à traiter et transformer les cheveux naturels recueillis dans toute la Sicile pour créer des perruques et des extensions. La maladie de son père et la rencontre avec Kamal vont précipiter son destin. Et puis il y a Sarah, la wonder woman canadienne dont la progression fulgurante au sein de son cabinet d'avocat est soudain stoppée net lorsqu'elle se découvre gravement malade.
Smita, Giulia, Sarah. Chacune à sa manière et à son niveau doit faire face à de nombreux défis liés à sa condition de femme dont les droits ne sont jamais totalement acquis. Braver les diktats sociaux, oser imposer ses idées, exploser les plafonds de verre... Elles ne le savent pas mais leurs destins sont liés, dans un monde où, malgré les distances, chacun appartient à la même grande famille : l'humanité.
A une époque où le repli sur soi et la peur de l'autre dominent, il est bon de rappeler que nous ne sommes pas seuls. Que tel l'effet papillon, chacun de nos actes peut avoir une conséquence à l'autre bout du monde. Avec ce récit, et son concept de tresse (à la fois parabole et réalité) Laetitia Colombani le fait très joliment. Elle trouve le juste équilibre pour tisser son intrigue à l'aide de ces trois fils qui sont autant de matière vivante, renforcée et solidifiée par le tressage.
Un livre profondément féminin, plein d'humanité. Poignant et réconfortant à la fois.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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letilleul
22 mai 2017
J'aime ces premiers romans qui par le bouche à oreille se propagent a une grande vitesse. Ce.est le cas de la tresse qui symbolise un trait féminin et ici trois destins de femmes enchevêtrés, entrelacés et unis par un cheminement vers l'autonomie et l'émancipation. le récit de ces combats de femmes éprises de liberté, pour s'écarter d'un déterminisme social ancré et parvenir à être elles-mêmes et accéder à la réalisation de leurs rêves et toujours fascinant et mobilisateur.
Ici, le discours est rapide et efficace et donne envie de partager de nouveau cette belle découverte.
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ValerieLacaille
21 mai 2017
Quelle belle histoire!!! Et quelle écriture agréable!!Laetitia Colombani écrit vraiment très bien, de façon fluide, avec des mots parfaitement choisis, en maintenant le suspense, en citant des références intéressantes sans prétention et avec le désir d'entraîner son lecteur dans une relation complice.
Celui-ci a donc le privilège de rencontrer trois personnages de femmes, chacune forte à sa manière: Smita est une Intouchable, chargée de ramasser chaque matin les excréments des personnes du voisinage appartenant aux classes sociales supérieures selon le système de castes en vigueur en Inde; Giulia est la fille d'un perruquier sicilien; Sarah est une avocate canadienne carriériste.
Ces trois femmes vont voir leur destin se nouer à l'image des cheveux tressés avec art et passion.
En effet, Smita va avoir une ambition: donner à sa fille les moyens de suivre une scolarité qui lui permettrait d'avoir un autre avenir que le sien. Giulia, de son côté va devoir prendre une grande décision suite à un accident survenu à son père. Enfin, Sarah va devoir apprendre à relativiser, à repenser sa vie, suite à la découverte du cancer qui a commencé à la ronger.
J'ai trouvé cette lecture passionnante et ce roman sera sans nul doute l'un de mes coups de coeur de 2017. Quant à l'auteure, j'espère qu'elle publiera d'autres romans de cette qualité!
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jg69
23 mai 2017
" Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait."
Je me méfie toujours du battage médiatique fait sur certains livres. Ce roman annoncé comme le best-seller de l'été qui va être traduit dans le monde entier ne m'aurait sans doute pas attirée s'il n'avait pas fait partie de la sélection des 68 premières fois puisque c'est un premier roman.
Smita vit en Inde, elle fait partie de la caste des Dalits, c'est une Intouchable. Elle vide à mains nues les latrines chez les Jatts, munie du panier que lui a transmis sa mère, elle a du mal à se débarrasser de l'odeur infâme qui l'imprègne en permanence. Son mari chasse les rats à mains nues dans les champs des Jatts, tous deux ont repris l'activité que pratiquaient leurs parents, ici les traditions ancestrales se transmettent de génération en génération.
Ils ne touchent aucun salaire et ont juste le droit de se nourrir des rats capturés et des restes donnés par les familles chez qui Smita travaille. Quelques restes qu'ils partagent toujours avec leurs voisins. Smita se bat pour que sa fille de 6 ans rentre à l'école, pour qu'elle apprenne à lire, écrire et compter, toutes leurs économies passent dans son inscription à l'école. Elle va se battre pour que sa fille échappe au destin des Dalits.
A Palerme, en Sicile, Giulia, une jeune femme de 20 ans, travaille dans l'entreprise familiale qui appartient à sa famille depuis plusieurs générations, une fabrique de perruques. Sa vie bascule le jour où son père se retrouve dans le coma, victime d'un accident pendant sa tournée chez des particuliers et des coiffeurs pour récupérer des cheveux.
Giulia découvre alors que l'entreprise familiale est au bord de la faillite, c'est un drame pour elle, sa famille et les ouvrières qu'elle considère comme ses soeurs. Elle va se battre pour sauver l'atelier de son père et mettre sa famille à l'abri.
A Montréal, Sarah, une avocate réputée de 40 ans, puissante et sûre d'elle, deux fois divorcée est une vraie exécutive woman qui tient à maîtriser sa vie même si elle n'échappe pas à la culpabilité des mères qui travaillent et regrette de ne pas consacrer le temps qu'elle voudrait à ses enfants.
Lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein, elle décide de se battre seule sans rien dire à personne, elle ne veut ni pitié ni compassion mais c'est aussi une façon de nier la maladie. Découvrant le monde de requins qui l'entoure elle va devoir aussi se battre sur un autre front.
L'histoire de Sarah ne peut qu'émouvoir les nombreuses femmes qui sont passées par cette épreuve, tout est très très juste dans ce que décrit Lætitia Colombani.
Trois continents, trois femmes face à leur destin...
Lætitia Colombani retrace le destin de femmes courageuses et déterminées, elle tisse habilement les liens entre les trois histoires et sait entretenir le suspense à la fin de chaque chapitre. La construction en courts chapitres, l'alternance des trois histoires, la mise en page très aérée et l'écriture fluide rendent la lecture très agréable. C'est le genre de livre qu'on a envie de retrouver pour connaitre la suite de l'histoire. A noter que la partie sur l'Inde est bien documentée, on y retrouve les coutumes et traditions de ce pays.
Avec un sujet d'une grande originalité et un traitement bien maîtrisé, ce livre sera peut-être, comme le dit son éditeur, le roman de l'été.
Grasset a vraiment du talent pour dénicher des primo-romanciers de talent après Gaël Faye (Petit pays) et Guy Boley (Fils du feu).
Ce roman est sélectionné pour le Prix Relay des Voyageurs avec Article 353 du code pénal de Tanguy Viel, Les filles au Lion de Jessie Burton, Jeux de miroirs d'E.O. Chirovici et Looping d'Alexia Stresi
Je vais m'empresser de voter pour cette auteure qui le mérite vraiment.


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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Les critiques presse (1)
LaCroix12 mai 2017
Trois continents, trois femmes qui ne se connaîtront jamais, entre lesquelles, pourtant, va se tisser un lien intime, et pour chacune la prise en main d’un nouveau destin.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
shmileblikshmileblik24 mai 2017
Bien sûr, il ne dit pas le mot, c’est un mot que personne ne prononce, un mot qu’il faut deviner, derrière les périphrases, le jargon médical dans lequel on la noie. On dirait qu’il est une insulte, qu’il est tabou, maudit. C’est pourtant de cela qu’il s’agit.
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shmileblikshmileblik24 mai 2017
Elle regrette d’être cette jeune femme-là, qui depuis toujours s’accoude aux événements pour les regarder passer, sans oser en changer le cours. À cet instant, elle maudit son manque d’audace et sa passivité.
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shmileblikshmileblik24 mai 2017
On ne fait pas l’amour le jour comme on le fait la nuit, il y a quelque chose d’audacieux, d’étrangement plus brutal à découvrir un corps en pleine lumière
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PachyPachy23 mai 2017
"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait"
Mark Twain
(p.206)
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ValerieLacailleValerieLacaille21 mai 2017
Tandis que les mèches tombent, une à une, à ses pieds, Smita ferme les yeux. Ils sont des milliers autour d'elle, dans la même position, à prier pour une vie meilleure, à offrir la seule chose que le monde leur ait donnée, ces cheveux, cette parure, ce cadeau qu'ils ont reçu du ciel et qu'ils lui rendent, ici, les mains jointes, agenouillés sur le sol du "kalianakata".
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Videos de Laetitia Colombani (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laetitia Colombani
Deux ans après « Temps glaciaires », qui avait obtenu le Prix Landerneau du polar en 2015, Fred Vargas revient avec « Quand sort la recluse », nouvelle aventure du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Dans son journal, baptisé « Une très légère oscillation », Sylvain Tesson rassemble ses pensées sur le monde, ses aphorismes et quelques réflexions intimes. Patrice Franceschi, explorateur, lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2015, préface « L'Aventure, le choix d'une vie ». Également sur le plateau, Laetitia Colombani, qui signe avec « La tresse » son premier roman. Rencontre à New-York avec l'écrivain culte Jay McInerney, auteur d'un nouvel ouvrage, « Les jours enfuis ».
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