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ISBN : 2246813883
Éditeur : Grasset (10/05/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
16 mai 2017
Découvert ce premier roman grâce à une émission TV très matinale....
Je me suis empressée de l'acquérir ...le jour même !
Trois destins féminins aux 4 coins du monde,qui ne se rencontreront
jamais, reliés toutefois par un fil étonnant, qui est symbolisé par "les
cheveux"...Chacune de nos personnages féminins... rencontreront
à des étapes, et lieux éloignés... cet élément physique humain,du
"cheveu"...
Des femmes qui se battent pour leur liberté, leur dignité
La première figure féminine, Smita est une intouchable, elle assume
au quotidien parmi les taches les plus répugnantes celle d' "extracteur",
ce qui signifie que faute de latrines, ces intouchables ramassent la
"merde" des autres. Smita ne supporte pas l'idée que sa fille vive la
même honte et la même vie indigne... Elle se battra donc, fera des
centaines de kilomètres dans les conditions des plus éprouvantes,
pour honorer Vishnou dans un sanctuaire lointain... et faire le souhait, trouver la force pour que sa fille aille à l'école; qu'elle apprenne à lire et à compter, et qu'elle puisse vivre une autre vie.
Etant des plus démunies, Smita se fera tondre la chevelure ainsi que celle de sa petite fille en offrande à Vishnou...
Puis Giulia, très jeune femme sicilienne, vivant à Palerme, aux abords de sa vie d'adulte, entre un père adoré, qui lui a appris son métier qu'il exerce dans un atelier fondée par sa famille: un lieu où on fabrique
des perruques et postiches, avec des "vrais cheveux"...
Soudain la catastrophe: le père tant aimé a un accident grave et tombe dans le coma. Il décédera sans avoir repris connaissance. Simultanément,
Giulia apprend que l'atelier croule sous les dettes, et qu'il va falloir
fermer et licencier les ouvrières qui ont toujours travaillé avec le
père de Giulia et elle-même. En dépit des difficultés, et la désapprobation
de sa mère ainsi que ses soeurs, elle se battra comme une lionne... pour sauver l'atelier de son père et poursuivre l'activité de ce dernier, en important des vrais cheveux... d'Inde....
Dernier portrait féminin, Sarah,vivant au Canada, quarantenaire,
brillante avocate, associée dans un cabinet prestigieux, trois beaux-enfants,
la réussite absolue, en dépit de deux divorces...Tout semble lui sourire,
en dépit d'une vie happée par sa carrière, et l'obligation de performance...
Et là aussi, le cataclysme: Sarah, après un malaise et une fatigue grandissante, est confrontée brutalement à la maladie...
Elle aura la révélation du monde impitoyable du travail où les "malades et
les faibles" n'ont pas droit de cité !!.
Après les séances de chimiothérapie, elle se décidera à se rendre à une boutique spécifique où on peut trouver des postiches et des perruques... Sarah, grâce à une perruque réalisée avec de vrais cheveux...provenant... devinez d'où ?? : d'Inde, et fabriquée par l'atelier sauvé par Giulia, en Sicile...retrouvera la flamme...et l'envie de se battre....
Cette perruque est bien plus que des cheveux... elle sera le symbole
de l'espérance et de l'envie de vivre de Sarah, retrouvée...
Trois histoires de femmes vaillantes, combatives, déterminées qui
grâce à leur courage, leur volonté farouche ,parviennent à infléchir leur
destin, qui semblait tout tracé, à conquérir leur indépendance et à
réaliser leurs rêves ....
Un premier roman lumineux, qui diffuse avec bonheur des flux
d' énergie , de dynamisme et d'espérance , bienvenues...
Un très heureux moment de lecture , intense et communicative.
La seule gêne, minime, fut dans la structure, la forme, pourtant
très astucieuses des trois récits entrelacées, comme une tresse
de cheveux...Pour ma part ces alternances, césures m'ont quelque
peu bloquée...J'ai choisi de lire ces trois parcours féminins, séparément, dans leur entier...en me concentrant sur chaque personnage féminin, à la fois...
"Epilogue
Mon ouvrage est terminé.
La perruque est là, devant moi.
Le sentiment qui m'envahit est unique.
Nul n'en est le témoin.
C'est une joie qui m'appartient,
le plaisir de la tâche accomplie,
la fierté du travail bien fait.
Tel un enfant devant son dessin, je souris. (...)

Je dédie mon travail à ces femmes,
Liées par leurs cheveux,
Comme un grand filet d'âmes.
A celles qui aiment, enfantent, espèrent,
Tombent et se relèvent, mille fois,
Qui ploient mais ne succombent pas.
Je connais leurs combats,
Je partage leurs larmes et leurs joies.
Chacune d'elles est un peu moi. " (...)
[p. 221-222]

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jeunejane
07 juin 2017
Dans ce roman, nous faisons connaisssance avec trois femmes :
-Smita, une jeune Dalit (intouchable) d'Inde. Elle doit vider les excréments des latrines sèches, là est son métier. Elle ne veut pas que sa fillette de 6 ans subisse le même sort. Avec son mari, ils réunissent leurs économies et l'inscrivent à l'école. Pas simple. Smita décide de prendre son destin en mains.
- Giulia vit en Sicile. Elle dirige avec son père, une petite entreprise où on fabrique des perruques avec les cheveux des Siciliennes. Hélas, les affaires, ne marchent plus. Elle rencontre Kamal, un indien Sikh qui va lui apporter une solution à ce problème.
- Sarah Cohen est une avocate installée à Montréal. Son ambition est sans bornes au point de mettre sa vie personnelle de côté. Elle paraît inhumaine jusqu'au jour où elle apprend qu'elle a un cancer déjà bien avancé. Elle va alors regarder la vie d'une autre façon.
Les vies des trois femmes vont connaître un point commun sans qu'elles se connaissent.
L'écriture de Laetitia Colombani est très belle.
Le contenu est habilement structuré. Les chapitres sont consacrés successivement aux trois femmes ( trois brins pour une tresse ) et se terminent chaque fois sur un point de suspense. Heureusement, on ne met pas trop longtemps à retrouver les personnages car les chapitres sont clairs et courts.
Au début du récit et après six ou 7 chapitres, on peut lire un texte poétique écrit par une ouvrière de l'atelier de Giulia, certainement la plus vieille d'entre elles, la Nona, au sujet de la confection d'une perruque. Ces courts textes me semblent très importants pour effectuer le lien. En effet, le point commun entre les trois femmes est bien la chevelure.
C'est un roman magnifique découvert grâce à la grande librairie et aux appréciations de mes ami(e)s babeliotes.
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Aela
25 mai 2017
Pour un premier roman, c'est vraiment une réussite!
Trois femmes aux trois destins différents mais qui ont en commun de devoir affronter l'adversité: Giulia, en Sicile, doit reprendre l'entreprise de son père, en faillite, et trouver de nouveaux fournisseurs pour leur activité de fabrication de perruques, Sarah, à Montréal, brillante avocate, doit affronter un cancer et la mise à l'écart professionnelle qui s'ensuit, et enfin Smita, celle qui doit affronter le destin le plus dur, transmis de génération en génération. Elle vit dans l'Uttar Pradesh, en Inde, et fait partie de cette caste des Dalit, les Intouchables, condamnée à effectuer des tâches dégradantes, sans aucun espoir d'amélioration de son sort, ni pour elle, ni pour sa fille Lalita.
Ce qui va relier ces femmes, c'est justement "la tresse", un assemblage de trois mèches entrelacées. La chevelure, attribut suprême de la féminité, va relier ces femmes, sans qu'elles se connaissent.
A travers ces trois destins, un hymne à la femme. Et pourtant, combien de chemin à parcourir encore pour qu'elles aient une vraie place dans la société!
Sarah, qui avait un rôle d'executive woman, se voit rétrogrédée dans ses attributions: dans le cabinet d'avocats où elle travaille, elle ne fait plus partie de ceux qui comptent.
La situation des femmes en Inde apparaît dans ce livre dans toute sa cruauté et plus particulièrement, celle des femmes de la caste des Intouchables. Deux millions de femmes Indiennes meurent chaque année, victimes de violences domestiques. Une triste tradition qui remonte à des âges très anciens. Ainsi le sort dramatique des veuves, chassées par leur famille, devant errer sans ressources. Il n'est pas si loin le temps où on les obligeait à rejoindre leur défunt époux sur le bûcher.
Et une lueur d'espoir à la fin de ce livre qu'on lit d'une traite.
On a hâte de lire les futurs ouvrages de Laetitia Colombani. Un très beau moment de lecture.
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Archie
18 juin 2017
Un gentil petit livre, à lire en quelques heures, pour découvrir un épisode de la vie de trois femmes d'aujourd'hui. Ce sont en fait trois histoires qui s'entrelacent comme une tresse. Ces femmes vivent à des milliers de kilomètres l'une de l'autre, chacune dans son monde. Elles n'ont absolument rien en commun. Sauf que finalement… Non, vous découvrirez en temps utile ce qui les relie, ce n'est pas moi qui vendrai la mèche !...
Laetitia Colombani déploie une écriture simple et directe, qui donne à son roman une tournure de conte. Une tonalité mélodieuse, parfois enfantine, mais sans niaiserie. Les récits sont découpés en courts chapitres consacrés tour à tour à l'une des trois femmes. Une discontinuité de bon aloi, que l'auteure croit pourtant devoir atténuer par des effets de suspens à la fin de certains chapitres ; un peu artificiel, mais somme toute en ligne avec l'allure un peu ingénue de l'ouvrage.
Le corps des récits exhibe les modes de vie de Smita, Giulia et Sarah, dans leur univers très spécifique. Il révèle leur comportement à un moment charnière de leur existence.
Le quotidien de Smita, c'est la condition épouvantable des Intouchables en Inde. Hallucinant et révoltant pour nous, occidentaux du vingt-et-unième siècle. Parviendra-t-elle à extraire sa fille de cette destinée avilissante ?
En Sicile, Giulia est soumise au ronron tranquille d'une famille d'artisans traditionnels. Ils sont brutalement rattrapés par la modernité. La disparition de son petit monde est-elle une fatalité inexorable ?
À Montréal, les journées trépidantes de Sarah, avocate brillante et ambitieuse élevant seule ses trois enfants, sont soudain percutées par un problème de santé. Quelles remises en question faut-il consentir pour retrouver l'équilibre ?
Les trois femmes doivent ainsi faire face à des difficultés devant lesquelles elles ne sont pas loin de rendre les armes. Elles relèvent la tête et décident de se battre. Elles ont raison ; lutter pour gagner, c'est déjà gagner.
La plus déterminée, celle qui ne renonce jamais, c'est la plus déshéritée. Smita saisit la moindre chance et s'y accroche avec l'énergie du désespoir. Peu importe que sa foi en des croyances d'un autre âge nous fasse sourire. A l'inverse, la plus fragile est celle dont les auspices avaient été les plus favorables. Pas étonnant. Sarah avait toujours franchi les obstacles en conquérante. Elle menace de s'effondrer dès lors que son invincibilité est contestée.
Et Giulia ? Elle est la plus réaliste des trois. Envers et contre toutes les réticences de ses proches, elle saura imposer les idées providentielles de l'homme qu'elle a choisi pour accompagner sa vie.
Car dans ces histoires de femmes, écrites par une femme et qui seront lues par une majorité de femmes, je me permets d'observer que la clé qui boucle le sens de la tresse est apportée par un homme.
Et puisque c'est mon instant de rébellion masculine, je conteste la discrimination avancée par Sarah pour qualifier l'attitude des dirigeants de son cabinet d'avocats. Ils sont pragmatiques et je trouve qu'ils font preuve de délicatesse dans l'exercice très difficile qui consiste à préserver contre son gré une collaboratrice en difficulté. Quand elle aura cessé de voir tout en noir, Sarah reconnaîtra elle-même que l'on ne peut pas mener de front tous les combats, surtout quand l'un est prioritaire.
Au final, une lecture agréable, parfois émouvante, mais pas inoubliable.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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petitsoleil
05 juin 2017
Un très beau premier roman. Un roman où l'image de la tresse prend tout son sens. Les destins de 3 femmes vont être reliés par leurs cheveux, comme 3 brins qui formeront une tresse. 3 histoires qui s'entrelacent, se révèlent sous nos yeux. Sans pathos, mais infiniment touchants.
Smita en Inde. Giulia en Sicile, à Palerme. Sarah en Amérique.
3 femmes, 3 parcours, 3 vies de combats.
Une belle ode aux femmes, à leur courage, à leur espoir, à leur force.
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Les critiques presse (3)
Bibliobs02 juin 2017
La teinture est un peu voyante, mais son exercice d'écriture synchronisée est un livre bien peigné: une langue claire et lissée avec soin, des phrases chocs et même des amorces isolées en fin de chapitre.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Liberation29 mai 2017
Au fond, la Tresse est un roman très macronien. Il laisse entendre que tout est possible, même ce qui paraît impossible, que qui ne tente rien n’a rien, que la foi soulève les montagnes, etc.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaCroix12 mai 2017
Trois continents, trois femmes qui ne se connaîtront jamais, entre lesquelles, pourtant, va se tisser un lien intime, et pour chacune la prise en main d’un nouveau destin.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations & extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka18 juin 2017
Les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n'y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu'on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l'homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui a frayé avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d'épidémie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          203
GambierGambier19 juin 2017
Très agréable à lire même si dès le début nous devinons tres rapidement la fin ,on est bien dans ce livre .beau 1er roman.



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PadawanTiffPadawanTiff16 juin 2017
Celui qui sauve une vie sauve le monde entier.
Commenter  J’apprécie          100
mireille.lefustecmireille.lefustec11 juin 2017
Ces êtres qu'on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l'homme qui a des dettes en violant sa femme.(...). Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d'épidémie. p. 91
Commenter  J’apprécie          40
StepfannyStepfanny10 juin 2017
On ne fait pas l'amour le jour comme on le fait la nuit, il y'a quelque chose d'audacieux , d'étrangement plus brutal à découvrir un corps en pleine lumière.
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Videos de Laetitia Colombani (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laetitia Colombani
La tresse de Laetitia Colombani aux éditions Grasset
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté. Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l?école. Sicile. Giulia travaille dans l?atelier de son père. Lorsqu?il est victime d?un accident, elle découvre que l?entreprise familiale est ruinée. Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu?elle est gravement malade. Liées sans le savoir par ce qu?elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d?humanité, leurs histoires tissent une tresse d?espoir et de solidarité.
http://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=79771&id_rubrique=338
Vous pouvez commander La tresse sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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