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ISBN : 1021404284
Éditeur : OSKAR ÉDITEUR (25/01/2016)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 23 notes)
Résumé :
La confession de Jeanne, jeune lycéenne, qui explique, entre douleur et colère, les raisons de son acte et pourquoi être une jolie jeune fille lui est devenu insupportable.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
mumuboc
  01 octobre 2016
Jeanne a 16 ans et ne supporte plus le regard des autres sur son apparence. Pourquoi se sent-elle obligée de modifier son physique ? Ce court récit nous apporte les réponses à ces questions : le harcèlement, le regard et les remarques des garçons. Etre jolie, être laide même combat.
Le ton est juste et basé sur un article dans la presse. On est touché par la douleur, le ressenti de cette jeune fille même si ...... un je ne sais quoi m'a gêné : peut être que le sujet aurait mérité d'être un peu moins dévoilé dès le titre.
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letilleul
  26 avril 2016
Un texte bref -72 pages - mais dont chaque mot, chaque phrase claque comme un acte de résistance. Jeanne, l'héroïne et narratrice du roman est de suite associée à une Jeanne d'arc des temps modernes, surtout en voyant l'illustration de la couverture qui se réfère aux images d'Epinal de Jeanne d'arc. Elle s'autorise en se rasant la tête à nous exprimer les difficultés de la condition féminine. Cette thématique à un écho d'actualité aux campagnes d'affichages chocs dans le métro. Souhaitons en tout cas que la lecture de ce récit puisse être un véritable électrochoc !
Lien : http://www.liresousletilleul..
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CDIEiffel
  01 novembre 2018
Mes cheveux !
Ce livre est un court récit, écrit par Gwladys Constant . Il n'a reçu aucun prix littéraire.
C'est la confession de Jeanne qui est une jeune lycéenne qui nous parle de sa vie quotidienne et de ce qu'elle subit : Les remarques et le regard des garçons qui sont les raisons de son acte: Se raser les cheveux.
Elle résiste aux normes de cette société qui montre que les filles sont des "objets" d'où l'harcèlement qu'elles subissent . C'est un combat d'être jolie et moche.
Ce livre m'a plu car il est réaliste et il parle de l'époque où l'on vit, il permet aussi de réfléchir sur certaines choses. Il est facile à lire et à comprendre car il est court. Il y'a une citation qui m'a marquer: "Une fille qui est grosse ou moche, on va se foutre de sa gueule. Une fille quelconque on va lui dire qu'elle pourrait se mettre en valeur. Et une fille jolie qui fait des efforts, elle va se faire traiter de pétasse ".
Je recommande ce livre à ceux qui aiment les histoires vraie et qui cherchent des livres faciles à lire.
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zazimuth
  17 décembre 2018
J'ai emprunté ce roman de la collection "Court métrage" à la médiathèque. Il se présente comme un monologue et s'inspire d'un fait divers réel.
Jeanne, lycéenne, en a marre du harcèlement de rue dont elle fait l'objet parce qu'elle est jolie... parce qu'elle est une fille.
Ce qu'elle raconte au journaliste avide de sensationnel ou d'insolite venu l'interroger c'est la portée symbolique du geste de révolte qu'elle a eu un jour de "trop". C'est la revendication du droit à exister tout simplement sans se faire importuner dans les transports, sur le trajet entre l'école et le maison.
J'ai trouvé ce texte très fort et juste.
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Athanase45
  01 juillet 2018
Jeanne au lycée, Jeanne devant son miroir, Jeanne en famille, Jeanne dans les rues d'Orléans… est-ce la même Jeanne ? Et pourquoi se retrouve-t-elle devant un journaliste pour raconter sa vie ? Avec de si beaux cheveux, Gwladys Constant vient de produire un petit livre percutant, tout d'un bloc, en forme de coup de poing, qui ne devrait laisser personne indifférent.
Entre la photo de couverture, un crâne rasé pris de dos, et la 4ème qui affiche ces mots-clés si chers aux bibliothécaires qui cataloguent leurs livres pour les jeunes, « souffrance », « révolte », « harcèlement de rue », il y a un arc invisible, tracé et tendu sur 38 pages. Ni l'auteur ni le lecteur ne peuvent reprendre leur souffle en écoutant la confession de Jeanne. « Ecrire, disait Jules Renard, c'est parler sans être interrompu ». Jeanne, la narratrice, parle comme on écrit. En apnée. Jeanne a un besoin irrépressible de parler, depuis le geste qu'elle a posé, d'une grande violence symbolique. Dans la ronde médiatique, un journaliste ouvre une fenêtre à la petite Orléanaise, pour un bref tour de manège et elle s'y jette avec conviction, quoique sans illusion. C'est une « chance de pouvoir dire : voilà ce que j'ai subi, voilà ce que j'ai fait, voilà ce qui arrive, à moi, à d'autres. »
Jeanne d'Orléans témoigne donc pour toutes les autres Jeanne de son âge, celles qui vivent si heureuses entre collège, lycée et maison. Sauf que, entre ces deux espaces protégés par leurs codes propres, il y a la rue, où il faudrait pouvoir se glisser sans se faire voir, sans se laisser voir, car la rue est devenue une jungle où rôdent des hommes et leurs manières brutales, leurs mots crus comme des couteaux qui entrent dans les chairs pour découper les corps en morceaux et qui laissent la tête et le coeur en vrac. Il faut que ça cesse. Mettre fin à ses jours ? Non, Jeanne aime trop la vie. Mais oui, mettre fin à ces jours qui se répètent, comme des imbéciles. Jeanne va rendre sa justice, va se rendre justice, d'un geste brutal. Parce que, comme l'écrit Marguerite Duras, que cite Jeanne-Gwladys, « ce n'est pas qu'il faut arriver à quelque chose, c'est qu'il faut sortir de là où on est. »
Ce livre, inspiré d'un fait divers, touchera toutes les adolescentes, toutes les femmes. Que les garçons le lisent aussi !
Pour écouter un extrait :
Lien : http://littejeune.blogspot.c..
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critiques presse (1)
Ricochet   06 septembre 2016
On retrouve dans ce texte toute la verve et l’énergie qui étaient celles de l’auteure dans l’excellent L'étendard collégien est levé !, l’humour en moins certes, mais l’engagement en plus !
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   26 avril 2016
Finalement, un temps ça m’a reposé d’être regardée comme une excentrique ou une malade en phase terminale plutôt que comme une marchandise consommable. Notre société dit aux femmes qu’elles doivent être belles mais elle leur donne envie d’être laides
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letilleulletilleul   26 avril 2016
En clair : une fille qui est grosse et moche : on va se foutre de sa gueule. Une quelconque, on va lui dire qu'elle pourrait se mettre en valeur. Et une fille jolie qui fait des efforts, elle va se faire traiter de pétasse. On pensera qu'elle est superficielle, qu'elle n'a rien dans le crane. Donc une fille sera toujours ramenée à son apparence et aura forcément tord en prime.
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zazimuthzazimuth   17 décembre 2018
On se souvient mieux de l'acte qu'ils ont commis que de leur motivation. C'est affreux, je trouve. Pourquoi ? Bah pour deux raisons, en fait !...
Primo qu'on soit obligé de faire des trucs de dingue pour se faire entendre... Et deuxio que le message compte finalement moins que le scandale provoqué... (p.12-13)
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zazimuthzazimuth   17 décembre 2018
Vous qui êtes journaliste, vous n'avez pas remarqué qu'en général, on s'intéresse aux autres avec un métro de retard, quand ils sont déjà mal en point, voire carrément morts ? Alors on s'indigne, on s'écrie : "C'est dégueulasse", mais en fin de compte, c'est facile de s'indigner vu que c'est trop tard. Y a plus rien à faire... (p.6)
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zazimuthzazimuth   17 décembre 2018
Certes, vous êtes journaliste, mais en parlant librement, comme vous dites, je vous confie ma tête, pas au sens propre, bien sûr, mais je mets quand même entre vos mains ce qu'il y a dedans et vous allez faire des choix, tailler, raccourcir, colorer, comme vous le souhaitez, pour que ça plaise aux lecteurs. (p.5-6)
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