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EAN : 9782812614903
206 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (11/10/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Gwen est une fille sympa et bonne élève. Une fille qui n'a jamais eu d'histoire d'amour. Alors, quand William, le beau gosse, l'un des plus populaires du lycée, pose ses yeux sur elle, son coeur brûle tout de suite. Elle croit avoir trouvé l'âme soeur, l'amour rare qui rend soudain la vie intense. Mais le conte de fées vire vite au cauchemar. Gwen n'était qu'une marionnette, entre les mains de ce garçon. Alors, pour se sauver et comprendre, elle raconte dans ce carn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
thedoc
  27 novembre 2018
Gwen, 17 ans, a fait une tentative de suicide. Placée dans une clinique, elle revient sur les événements qui l'ont amenée à ce geste.
Gwen débute sa Première L dans un nouveau lycée. Elle, la littéraire, l'amoureuse des livres et des histoires romantiques, a choisi cet établissement pour son option théâtre. C'est également l'occasion pour la jeune fille de retrouver son amie de toujours, Marilène. Bonne élève, studieuse, discrète, fleur bleue, banale diront certains, Gwen est toute surprise lorsque le beau William s'intéresse à elle. Intelligent, populaire, beau gosse, il en fait tourner des têtes ! Alors, pourquoi elle ? Pour Gwen, c'est l'amour avec un grand A qui commence. Sa relation avec William, son prince, est fusionnelle. Trop beau pour être vrai ?
C'est un roman de notre époque, un roman pour adolescents qui dénonce ces relations venimeuses où l'être aimé, adulé jusqu'à l'aveuglement, devient poison pour celui qui l'adore. Car l'amour, dans ces situations, est à sens unique.
Toute en délicatesse, d'une plume très belle, l'auteur nous fait partager la lente descente aux enfers de Gwen dont la jeune fille n'a même pas conscience, prise dans sa folie d'aimer. L'emprise psychologique de William est diabolique car ses techniques, perverses, ne sont que des plus simples : faire croire à l'autre qu'il est le seul à la comprendre, le seul à l'aimer comme il faut. Tout ce qu'il lui dit - paroles qui rabaissent, qui humilient, qui blessent - ne sont prononcées que "pour son bien" . Lui, forcément plus intelligent et avisé, sait parfaitement ce qui lui convient. Et Gwen le croit, bien sûr. Il la fait même douter d'elle-même.
C'est une emprise, terrible. Un amour toxique. Celui qui nous fait croire qu'on mérite tout ce que l'on subit car on n'est pas la hauteur de l'être aimé. Celui qui nous coupe progressivement des autres, famille et amis. Celui qui nous laisse seul en fin de compte. Car lorsque Narcisse/William ne voit plus en Gwen un reflet de sa propre perfection, il la laisse tomber, comme ça. Et Gwen, sans William, n'est plus rien.
Cliniquement, on parle de relation de domination destinée à détruire "l'autre" considéré comme une simple chose, au moyen de stratégies et de manipulations plus ou moins subtiles.
Il s'agit d'un crime parfait, difficile à prouver, rarement puni.
Ce livre, très bien écrit, a le mérite de porter à connaissance des jeunes lecteurs ce phénomène qui malheureusement, est très courant. Et destructeur.
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Floraxxivi
  04 mars 2018
Je viens de fermer Passionnément, à ma folie. Et quelle claque ! J'en avais lu les 50 premières pages au début de la semaine et n'était pas aller plus avant jusqu'à maintenant : ce dimanche matin j'ai eu le temps et j'ai lu tout le roman d'une traite !
J'ai d'abord été très attirée par le titre, très poétique, à résonance tragique. le thème principal a fini de me convaincre de commencer ce roman ado - je ne suis pas très friande de littérature jeunesse habituellement.
Ayant moi-même été prise dans une relation malsaine - dont je me suis sortie, ma lecture de ce roman a été un peu subjective, je dois l'admettre. J'ai du faire des pauses pour réfléchir, j'ai photographié certains passages,... Je me suis identifiée à cette lycéenne à 200%. Passionnée de Lettres, de littérature, de théâtre, attachée à sa famille, à ses rares, mais véritables, amies,... Une jeune de 16 ans finalement assez "commune". Et puis extrémiste comme on ne l'est qu'à cet âge là ; en quête d'absolu : l'amour c'est à la vie, à la mort ; les sentiments sont exacerbés, tout est fort, intense, violent. Et c'est presque agaçant d'assister à ça avec un regard d'adulte ; il faut prendre un certain recul pour le pas la juger, essayer de se souvenir comment on était nous-même à cet âge, lorsque l'on vivait notre premier amour,..
Et il y a la figure du manipulateur. Ce personnage dont, nous lecteurs - comme nous, personnes extérieures, quand nous assistons à une relation malsaine - savons immédiatement qu'il est à fuir. On voit tout de suite que ce n'est pas quelqu'un de bien. Mais la personnage principale se laisse avoir, totalement et éperdument. L'auteur a parfaitement cerné et retranscrit l'attitude, le discours et le comportement de ce type de personnes : les manipulateurs, ou les vampires comme elle les appelle dans le roman.
En fait ce n'est pas seulement un roman, c'est un véritable guide qui apporte explications et conseils aux personnes prises dans ce type de piège.
J'ai beaucoup de mal à écrire cette critique, qui, si je m'épanchais vraiment deviendrait une véritable psychothérapie personnelle et ferait des pages et des pages de long. Je peux juste dire que je conseille ce roman, vraiment, que cette histoire soit du vécu ou non pour vous, parce qu'il faut être informé de l'existence de ce type de personnes, pour ne pas se faire prendre au piège et pour ne pas juger ceux qui s'y font prendre.
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orbe
  31 octobre 2017
Récit d'une relation sentimentale destructrice.
Gwen a l'impression d'être une fille ordinaire. Sa passion est la littérature. Lorsqu'elle rencontre le beau et populaire William, elle ne sait pas encore que sa vie va basculer.
Tout d'abord il la fait se sentir belle et désirable mais aussi intéressante et intelligente. Il lui fait découvrir ses goûts qu'il lui impose peu à peu ainsi que sa manière de voir la vie ou encore de percevoir et juger les gens.
Envoûtée, amoureuse, elle s'éloigne de ses amis. Mais un jour, tout se termine...
Un roman fort et tranchant sur les êtres nocifs qui nous empoisonnent et nous asphyxient. L'auteur décrit une spirale imparable, mis en place par un virtuose de la manipulation comme il en existe aussi dans la vraie vie.
Sans jugement et sans pathos, Glawdys Constant s'attache aux faits et entrouve au final une porte de sortie pour que chacun sache qu'il est important de refuser l'isolement et que les proches pensent qu'il reste toujours quelque chose à faire, à tenter.
Un roman servi par une écriture qui libère.
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Vinushka
  18 décembre 2017
Ce livre parlant de la manipulation amoureuse du point de vue d'une adolescente m'intriguait. En effet, je connais peu la litté jeunesse (sauf fantasy/sf YA), mais je trouve important d'aborder ce genre de sujet et j'étais curieuse de voir comment l'autrice pourrait l'aborder. le titre est excellent « passionnant, à MA folie ».
« Obtenir ce carnet fut difficile.
J'ai été retorse en matière d'idées pour en finir avec mes jours »
Telles sont les premières lignes. le livre commence fort. Nous savons que Gwen a tenté de se suicider, qu'elle est à l'hôpital et qu'elle prend ce carnet pour nous raconter son histoire. Coucher ses maux sur le papier pour se reconstruire. Mais de quoi exactement ?
Gwen reprend son récit depuis le début. C'est chronologique, avec quelques passages dans le moment présent de sorte qu'on n'oublie pas que Gwen nous raconte son histoire, là, maintenant, et que revivre ses souvenirs s'avère difficile. C'est un personnage sympathique. Elle est attachante, c'est le genre de fille « banale » qui découvre la vie. Elle adore lire, c'est une bonne élève, et elle n'a jamais eu de petit ami. C'est alors que William, « hyperpopulaire », mais surtout charismatique, s'intéresse à elle. Intérêt qu'elle essaie de maintenir, malgré des exigences subtilement toujours plus hautes.
Mon seul bémol concernant son personnage, c'est qu'elle est présentée comme naïve, avec une vie tranquille et paisible, comme si elle sortait du monde des bisounours. La victime idéale en clair. Ma crainte est donc qu'une ado un peu plus écorchée par la vie aurait peut-être du mal à s'identifier. Alors que naïve avec une vie rose, ou désabusée avec une vie difficile, on est susceptible de tomber dans ce genre de piège. C'est un peu pinailler, car du reste l'engrenage dans lequel elle s'embarque est très bien expliqué. 
Au début, tout est rose. William est un parfait petit ami. Il peut, car Gwen est docile. Elle le contredit rarement, elle l'admire, et elle essaie d'être meilleure pour lui. Par exemple, elle va lire ce qu'il lui conseille et ne pas finir Twilight. Elle se sent unique avec lui, et lui cède tout sans forcément s'en rendre compte, c'est assez subtil. Il a parfois des attitudes étranges, mais elle lui pardonne par amour, et il a le chic de renverser la culpabilité sur elle. le lecteur a parfois envie de le gifler cela dit.
Je n'en dirai pas plus sur leur histoire, qui passe de rêve à cauchemar sans qu'elle s'en rende compte. J'ai aimé qu'à la fin, on ait des explications psychologiques du docteur. C'est éclairant notamment en matière de relation humaine. Ce n'est pas tant sa crédulité qui l'a rendu facile à manipuler, mais sa gentillesse et le fait qu'on projette nos qualités et nos défauts sur les autres (d'où le dicton « trop bon trop bon » ?! ou « c'est celui qui dit qui l'est » ?^^).
Je pense que cette expérience fictive peut être utile aux ados, filles comme garçons (ces derniers aussi peuvent être manipulés). Il y a peut-être une sorte de manipulation dans toutes les histoires d'amour avec ces questions : jusqu'où aller pour plaire ? (certaines exigences vous feront hurler, mais qui n'a jamais fait un effort pour plaire !) pour faire des concessions ? Comment de pas s'oublier ? On pourrait presque se mettre dans la peau de William, comment ne pas bouffer l'autre, l'accepter comme il est, etc. Son point de vue aurait pu être intéressant. Mais comme d'habitude, c'est la victime qui finit par se remettre en question, alors que l'autre recommencera. Evidemment, c'est réaliste !
En bref, un livre prenant et éclairant sur la manipulation amoureuse. Je l'ai dévoré d'une traite, et je le conseillerai avec plaisir, car même si j'ai pinaillé sur quelques éléments, c'est un très bon livre qui va au bout de son développement.
Lien : https://lectoplum.wordpress...
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Sanchan
  22 octobre 2017
sous forme de journal les réflexions de la jeune Gwen qui tente, malgré elle, de sortir de l'engrenage dans lequel un amour destructeur l'a entraîné. Un roman sur une relation amoureuse toxique, du bonheur à l'enfer, les étapes insidieuse qui conduisent à la destruction. Vampire amoureux, personnalité toxique, pervers narcissique,... quelque soit le nom ici c'est le schéma qui est mit en lumière.
mais Gwladys Constant parle aussi beaucoup de litterature. de nombreuses références à la litterature classique qui inscrivent les textes dans la réalité du monde contemporain. Véritable ode aux romans.
C'est beau, touchant, et ca ne laisse pas indemne.
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critiques presse (1)
Actualitte   16 février 2018
Passionnément, à ma folie est le journal intime de Gwen, une lycéenne hospitalisée après avoir tenté de se suicider à cause de sa rupture avec un jeune homme nocif, William.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
thedocthedoc   23 novembre 2018
On prête à l'être aimé toutes les qualités, même et surtout les plus imaginaires, et l'on n'en démord plus, car renoncer aux splendeurs des premiers temps, c'est mourir de son rêve - insupportable déchéance.
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thedocthedoc   23 novembre 2018
J'avais bien compris, dès le collège, grâce à madame Beaulieu, qu'il y avait des textes chiants à lire mais passionnants à étudier, et des romans passionnants sur lesquels il n'y avait finalement pas grand chose à dire. Et que les deux étaient légitimes, le loisir et l'étude, le divertissement et l'analyse, qu'il ne fallait pas vouloir choisir - son camp. Que la littérature n'était pas un champ de bataille, mais une montagne, avec des degrés d'altitude et des sentiers de randonnées plus ou moins ardus, les uns comme les autres menant à un point de vue. C'était cela qui comptait. Arriver quelque part... et contempler.
+ Lire la suite
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Anais511Anais511   25 novembre 2017
Je sentais bien qu'il y avait des différences, des degrés dans la qualité, que Stephen King et Emile Zola ne jouaient pas dans la même cour, mais qu'on pouvait s'amuser dans les deux. J'avais bien compris, dès le collège, grâce à madame Beaulieu, qu'il y avait des textes chiants à lire mais passionnants à étudier et des romans passionnants sur lesquels il n'y avait finalement pas grand-chose à dire. Et que les deux étaient légitimes, le loisir et l'étude, le divertissement et l'analyse, qu'il ne fallait pas vouloir choisir son camp. Que la littérature n'était pas un champ de bataille, mais une montagne, avec des degrés d'altitude et des sentiers de randonnée plus ou moins ardus, les uns comme les autres menant à un point de vue. C'était cela qui comptait. Arriver quelque part... et contempler.
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murielanmurielan   13 mai 2018
Je vais rester muette comme une tombe, j'enterre (ou j'en taire) mes maux dans le carnet.
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Anais511Anais511   25 novembre 2017
Oui, les vampires existent. Ce n'est pas une fiction. J'en ai rencontré un. Simplement, ils n'ont pas l'apparence qu'on leur prête. Ils ne sont pas morts, mais ils ne tolèrent pas la vie. Ils ne dorment pas dans des cercueils mais entre les bras de filles naïves, comme moi. Ils ne fuient pas les miroirs, ils aiment se regarder. Et l'autre n'est que cela : un reflet. Si le reflet cesse d'être plaisant, les vampires le brisent et partent en courant vers un autre miroir. Les vampires sont des chasseurs.
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