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EAN : 9782812616501
Editions du Rouergue (05/09/2018)
3.91/5   74 notes
Résumé :
Justine, lycéenne, est la cible d'attaques quotidiennes de la part de certains camarades qu'elle appelle les hyènes. À leur tête, la magnifique Margot, riche, populaire, enviable, et cela depuis l'école primaire. Pourtant un matin, Margot ne vient pas en cours. La classe apprend alors son suicide. Pour Justine, c'est un choc : pourquoi en finir avec la vie quand on a tout ? En menant l'enquête, elle va découvrir les fausses amitiés, les manipulations, les pactes sec... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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lemillefeuilles
  12 août 2020
Attirée par cet ouvrage qui laissait présager une histoire de harcèlement scolaire, je me suis laissée tenter. J'ai déjà lu Lettre aux bourreaux de ma soeur de la même autrice, qui abordait déjà ce sujet.
L'histoire, c'est celle de Justine, une lycéenne régulièrement la cible d'un groupe de filles qu'elle surnomme "les hyènes". Parmi elles - et même à leur tête -, Margot, une jeune fille magnifique, riche et très populaire. Justine pense que sa camarade à tout pour être heureuse, jusqu'à ce qu'elle se suicide... C'est alors que l'adolescente va mener l'enquête pour comprendre pourquoi Margot a voulu mettre fin à ses jours...
Ce livre, comme son titre l'indique, parle avant tout des apparences. de ce chacun·e croit sur autrui, mais aussi de ce que nous montrons (à travers les réseaux sociaux et en société) aux autres, qui n'est pas forcément conforme à la réalité... Après le suicide de Margot, tout se craquèle, jusqu'à ce que la vérité éclate...
Mais ce livre parle également de harcèlement scolaire, d'homosexualité, de l'amitié, du chômage, du racisme... En à peine plus de 150 pages, Gwladys Constant a abordé de nombreux sujets. Bien qu'ils soient relativement bien traités, ils sont peut-être un peu trop expédiés. Je pense que ce roman aurait mérité quelques pages supplémentaires.
Malgré tout, ça fonctionne. J'ai été prise dans le récit, souhaitant, à mon tour, découvrir ce qui avait bien pu arriver à Margot, et j'ai découvert des personnages avec différentes facettes - j'ai d'ailleurs eu du mal à accrocher au personnage de Justine -, mais aussi un tas de thématiques (notamment l'Histoire du Congo) que je ne pensais pas voir aborder dans cet ouvrage.
C'est une bonne lecture qui, sans être exceptionnelle, peut permettre de sensibiliser les jeunes et moins jeunes sur des sujets importants.
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Wolkaiw
  25 mai 2019
le mur des apparences, un titre tellement flou mais si révélateur du monde dans lequel nous vivons. Je l'ai lu d'une traite. En apnée. Incapable de détacher mon attention de cette histoire si prenante. Vivante. Intense. Poignante. C'est un livre à lire, absolument. À relire et à partager dans tous les collèges puis dans les lycées et les universités. Un récit dont on devrait parler, une intrigue qui nous montre l'envers du décor au lycée, les inégalités, le harcèlement, les pressions… tout ce que les adolescents ne partagent pas avec leurs parents, tout ce qu'ils gardent enfouis au plus profond d'eux-mêmes et qui les rongent.
L'histoire est terriblement prenante, on ne veut pas la lâcher. Nous découvrons rapidement le décor de l'intrigue : un lycée, rien qui sorte de l'ordinaire, en apparence. Au coeur de cet établissement, l'auteur va particulièrement s'intéresser à deux jeunes filles autour desquelles vont graviter de très nombreux autres personnages. D'un côté nous avons Margot, une jeune fille qui semble tout avoir pour être heureuse, elle est belle, intelligente, drôle et adorée voire adulée ; d'un autre côté nous avons Justine, une jeune fille isolée qui semble être la risée de certaines personnes, une adolescente effacée qui s'oublie. Deux portraits, deux personnalités, deux destins très différents qui pourtant vont trouver, par la force des choses, des similitudes. Ce livre nous va permettre de voir au-delà des apparences…
Je ne vous spoil rien, tout est précisé dans le résumé : Margot va se suicider. Margot, la reine du Lycée, la Queen, celle que l'on regarde avec des étoiles dans les yeux… Margot n'est plus, elle ne brille plus, ternie par l'ombre de la mort. Son décès est un choc provoquant un tel séisme que personne n'en sort indemne. Ce drame va être l'élément qui va tout déclencher, qui va chambouler le quotidien des lycéens, qui va permettre de briser les codes… le château de cartes s'effondre, l'illusion n'est plus… Tout ce sûr quoi reposait la réputation de Margot va être étudié, analysé, disséqué par Justine.
À travers le suicide de Margot, l'auteur va s'intéresser aux multiples raisons qui peuvent pousser un individu à se suicider, à celles qui sont – semble-t-il – évidentes, mais aussi à celles qui le sont beaucoup moins. Il faut bien souvent réussir à voir au-delà des apparences pour comprendre, pour saisir l'essence des choses et non pas rester en surface. Creuser apparaît comme nécessaire bien que tout ne soit pas beau à déterrer, loin de là. Je peux vous assurer qu'à mesure que l'on approche de la fin, ma gorge s'est nouée tant le poids des révélations devenait lourd, accablant… L'étau se resserrait, imperceptiblement mais sûrement… le piège de cristal se referme sur la poupée qui suffoque à l'intérieur.
La véritable force de ce livre réside dans sa capacité à rendre compte du microcosme qu'est le Lycée, et ce avec énormément de subtilité. L'auteur n'aborde pas uniquement la tragique histoire de Margot, elle dévoile également un pan entier de ce que représente la vie au lycée, que l'on soit populaire ou au contraire le bouc-émissaire. Justine va apprendre, à ses dépens, que la vie de princesse n'est pas aussi rose qu'on l'imagine. Elle apparaît vite comme un personnage étrange voire énigmatique, on va souffrir avec elle, ce qu'elle subit est plus que difficile et elle semble vouloir se venger de tout le mal qu'on lui a infligé. Vient un moment où elle ne parvient plus à faire la distinction entre le bien et le mal, le pouvoir et la connaissance lui monte à la tête d'une manière presque maladive qui fait découvrir aux lecteurs un autre de ses visages.
Lorsqu'une personne se suicide, on cherche généralement à savoir pourquoi. Pour certains, le besoin de faire éclater la vérité apparaît comme une évidence, presque une quête que l'on se doit de résoudre. Faire éclater la vérité au grand jour peut permettre de sortir de l'ombre, de trouver une raison supplémentaire de vivre, de se lever chaque jour. Dans la douleur et l'incompréhension on peut y voir un leitmotiv. Vous n'êtes pas sans savoir que l'on peut cacher bien des choses derrière un sourire, ce livre nous le prouve une fois de plus, aussi glaçante soit la réalité. Les bonnes manières et l'hypocrisie s'avèrent parfois être le lot quotidien de bien des personnes, c'est édifiant.
le mur des apparences c'est aussi un monde à deux vitesses, une histoire dans laquelle on découvre deux univers et plusieurs façons de vivre. de manière très schématique, les riches vivent dans leur monde, accaparés entre illusions et apparences, les moins riches ne vivent pas dans l'opulence mais dans une certaine forme de plénitude voire d'amour de la vie. On découvre ce que chaque milieu perçoit, la façon dont les questions d'amour, de confiance et d'amitié sont abordées. Je pense que le fait de se détacher d'une catégorie en particulier et d'aborder, au contraire, plusieurs milieux sociaux, apporte un véritable plus à l'histoire, un supplément d'âme qui fait que chacun peut s'identifier à un personnage et/ou avoir l'impression d'avoir déjà vécu certaines situations.
Ce livre n'aborde pas que le thème du suicide, de la mort et du deuil, le mur des apparences traite aussi du harcèlement et de la popularité, du poids des conventions sociales et de l'image que l'on doit donner soi. C'est un superbe kaléidoscope de tous les comportements et attitudes des lycéens. A travers ce récit aussi accablant que tétanisant, on prend conscience d'une réalité troublante : les adolescents ne se font pas de cadeaux entre eux, ils vivent dans un monde cruel et impitoyable où l'apparence domine souvent. le titre du livre est superbement bien choisi, qui plus est dans un contexte vraiment bien exploité. Un mur c'est une muraille que l'on érige pour se protéger, une image que l'on va renvoyer à autrui…
Je pense que vous l'aurez compris, le mur des apparences est un livre choc, percutant, un uppercut que l'on reçoit en pleine figure. J'ai adoré ce livre, j'ai adoré le lire et écrire cette chronique, partager avec vous mon ressenti sur un ouvrage aussi intense et bien écrit. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, pour les messages que l'auteur délivre, pour les thèmes qui sont abordés, pour la vision du monde que ce récit nous livre. Lisez-le, parlez-en, apprenez à voir au-délà de ce que montre les apparences… Ce livre c'est une ode à la vie et à la tolérance...
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Foufoubella
  16 septembre 2021
Je n'aurais jamais entendu parler de ce roman si je n'avais pas regardé une vidéo d'une booktubeuse que j'aime bien.
Justine est une jeune fille victime de harcèlement au sein de son lycée et sur les réseaux sociaux. Et pourtant, ce n'est pas elle qui va se suicider mais Margot, la reine des abeilles, la fille belle, intelligente et populaire. Troublée par cette mort incompréhensible, surtout de son point de vue, Justine fera tout pour en comprendre les raisons.
Comme son titre l'indique, il sera question dans ce roman pour adolescents du harcèlement et du culte des apparences, ce que nous montrons aux autres, et qui a son pendant bien entendu, ce que nous ne voulons surtout pas montrer. Mais ce roman aborde bien d'autres thèmes dont je ne parlerai pas ici pour ne pas trop en dévoiler, car ce roman est court, bien trop court.
Même si sur le fond, c'est très intéressant, qu'il se lit vite et bien, l'autrice, certainement dans un souci de bien faire, en fait trop, justement, en évoquant beaucoup, beaucoup trop de sujets. Ce qui fait qu'en parlant de beaucoup de choses, on n'approfondit pas assez, et qu'on finit par ne parler de rien. Et c'est bien dommage car elle aurait pu sans difficulté s'accrocher à son sujet de départ et dérouler son intrigue comme un thriller (car oui, on veut savoir la raison du suicide de Margot). Pour le coup, il n'y a aucune longueur dans ce roman, il y manque par contre de la densité et de l'épaisseur.
Les personnages sont rapidement abordés, même Justine dont on ne comprend pas trop la "transformation". Je ne suis pas certaine que dans la "vraie" vie cela puisse se dérouler de cette manière. Vous allez me dire qu'on est dans un roman, certes. Mais il est à destination des adolescents et à cet âge-là, sauf en partant dans du bon gros fantastique ou de la SF, on veut du réel, du palpable. le public adolescent est très exigeant (et il a bien raison).
Mais si je passe au-dessus de ces constatations, je peux quand même dire que j'ai trouvé cette lecture plaisante et que j'ai même eu le coeur serré à la fin.
Une dernière chose: je n'aime pas du tout mais alors pas du tout la couverture, notamment les détails sur le côté (il s'agit d'une personne derrière un appareil photo). Cela colle au sujet mais elle m'a mise pour ma part assez mal à l'aise (mais ce n'est que mon opinion).
Lu en septembre 2021
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zazimuth
  30 avril 2019
C'est un roman pour ado que je trouve extrêmement fort.
L'héroïne, Justine, est une lycéenne victime de harcèlement scolaire depuis l'école primaire, entre autres parce qu'elle ne vient pas du même milieu social que ses camarades.
Elle essaye donc d'esquiver les attaques des filles de sa classe surnommées "Les hyènes" à la tête desquelles la sublime et riche Margot, reine d'une cour d'admiratrices et que Justine admire depuis toujours.
Mais le jour où l'on apprend son suicide, Justine se demande ce qui a pu pousser une fille à la vie si parfaite à mettre fin à ses jours. Elle va dérober les journaux intimes de Margot pour essayer de comprendre et son enquête va lui faire toucher du doigt une réalité plutôt sordide.
Le récit est intéressant parce qu'à travers le point de vue de Justine, le lecteur découvre que les apparences cachent des problèmes dans tous les milieux et qu'il vaut mieux s'abstenir de juger sans connaître.
J'adore l'amitié qui se noue entre elle et la bande de Keindra, "ses lionnes", qui l'aident à affirmer sa personnalité propre.
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argali
  20 novembre 2019
Ce roman débute comme beaucoup d'autres ayant pour thème le harcèlement. Une jeune fille est moquée, prise pour cible parce qu'elle est intelligente et bonne élève et ne correspond pas aux canons décrétés par les harceleurs. Elle confie son mal être, sa révolte muette et son incompréhension. Cependant très vite, l'histoire prend un tournant différent avec le décès de Margot, une icone pour la classe et l'ensemble des Terminales. Justine qui la connait depuis la maternelle n'accepte pas de ne pas comprendre. Elle décide alors de mener l'enquête : pour quelle raison Margot, qui avait tout pour elle, a-t-elle décidé d'en finir ? D'ordinaire en retrait, Justine va prendre des risques et oser des gestes qu'elle n'aurait jamais imaginés.
Gwladys Constant nous propose ici un roman d'une rare justesse. On croit lire un Xe récit sur le harcèlement scolaire et l'on découvre vite que ce n'est qu'un prétexte, le tremplin qui permettra à l'auteure d'aborder d'autres sujets tout aussi graves, tout aussi tus, tout aussi actuels. En entrant dans la tête de ses « ennemis » en apprenant à penser comme eux, Justine va peu à peu reconstituer la vérité, bien loin des apparences derrière lesquelles toutes ces jeunes hyènes se dissimulent. Un jeu dangereux et quelque peu malsain.

Que ce soit Justine ou les personnages secondaires, chacun est décrit avec acuité. L'auteure distille les petits et grands secrets de chacun et quand le masque se fissure, ils apparaissent sous un jour nouveau : détestable, pitoyable ou touchant. Justine ne sera pas épargnée car personne n'est exempt de réaction irrationnelle, née de préjugés et de stéréotypes, même les victimes.
Un roman intelligent et une histoire forte où existe une vraie tension dramatique, le tout soutenu par une plume délicate et percutante à la fois. Une fois entamé, on ne le lâche pas. de plus, et ce n'est pas pour me déplaire, le roman foisonne de références littéraires. Je suis sûre qu'il plaira aux jeunes.
Il fait partie de la sélection du Prix Farniente 2020.
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critiques presse (1)
Ricochet   05 février 2019
Que le titre, qui peut faire référence au mur d’un célèbre réseau social, ne trompe pas : il n’est pas vraiment question de réputation en ligne dans ce roman bien plus grave, à la limite de l’enquête policière, et bien plus réussi que s’il avait balayé en surface l’adolescence.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   11 décembre 2020
La colère de Figaro, dans la pièce de Beaumarchais qu'on étudiait en classe de seconde, était la mienne : « Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. » Moi aussi j'étais contre les privilèges liés à la naissance, et pas uniquement contre la fortune, cette foutue cuillère en argent destinée aux bébés chanceux, mais contre l'apparence même, contre cette loterie de la génétique qui peut faire de notre vie un paradis ou un enfer.
(p. 12)
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ZilizZiliz   12 décembre 2020
Elle associait la phrase de sa grande soeur 'la beauté est une malédiction' à sa disparition subite. Les enfants font ça, ils trouvent des raccourcis dans le monde trop vaste et trop complexe des grands. Comme moi en CMI, quand j'incriminais les fées de pacotille qui s'étaient penchées sur mon berceau. A huit ans, je ne risquais pas de penser génétique et lutte des classes pour tenter d'expliquer ce qu'on vivait, moi et mes parents.
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lemillefeuilleslemillefeuilles   27 juillet 2020
Je ne m'étais pas intéressée à elles, c'était vrai, pas par mépris, ni même par indifférence, mais parce que - et ça je ne le leur avais pas confié - le calvaire quotidien qui était le mien focalisait mon attention. Je vivais roulée en boule en prévision des coups que j'allais recevoir. En plus de mon travail scolaire, c'était une occupation à plein temps. C'était même comme un épais brouillard qui masquait le reste de la vie autour de moi.
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zazimuthzazimuth   30 avril 2019
C'était exactement ce qu'avait fait Margot, non pas se révéler, comme je l'avais cru d'abord, mais se décharger. Son carnet était un aide-mémoire, une carte où elle dessinait sa progression, ses objectifs, où elle se délestait du poids de ce qu'elle avait en tête. C'était moins un journal intime qu'un vide-poches, comme on en met dans les entrées. (p.58)
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Les_lectures_de_SophieLes_lectures_de_Sophie   23 octobre 2018
Pourquoi en finir avec la vie quand on est Margot? C’était absurde. Ça l’était d’autant plus qu’on avait tenté de me pousser à cette extrémité et que bien que j’eusse les meilleures raisons du monde d’en finir, j’étais bien vivante.
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