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ISBN : 2264065397
Éditeur : 10-18 (16/04/2015)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 26 notes)
Résumé :
En 1856, la comtesse de Castiglione, beauté fatale d'origine italienne, s'apprête à faire une entrée spectaculaire au grand bal des Tuileries. Ce soir-là, l'enjeu est capital, car elle a pour mission de conquérir le coeur de Napoléon III. Ébloui par la plus audacieuse robe à crinoline qu'on n'ait jamais vue, l'empereur succombe en effet à ses charmes. Devenue sa maîtresse, l'intrigante va, pendant trois ans, faire et défaire la mode féminine au gré de ses caprices v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  10 mars 2014
Paris,
Mme Roger est une couturière réputée. En ce mois de janvier 1856, elle espère avoir dans sa clientèle Virginia Oldoïni, une aristocrate Piémontaise de dix-huit ans mariée au comte de Castiglione. Jeune, très belle et ambitieuse, elle a quitté Turin (son mari, ses amants) à la demande de son cousin Camillo Cavour, un homme politique dévoué à son roi Victor-Emmanuel II, qui souhaite la présenter à l'empereur Napoléon III.
La rencontre se fera à l'occasion d'un bal aux Tuileries et, pour briller de toute sa beauté, la rendre exceptionnelle, il lui faut des atours précieux.
Les soies se déversent dans des teintes flamboyantes, audacieuses, attractives ; il en faut quatre mètres pour recouvrir vingt-huit cerceaux de huit mètres d'envergure, une crinoline unique, véritable cage d'acier fabriquée par les frères Peugeot…
Dans l'atelier de Mlle Annabelle, les petites mains doivent satisfaire cette commande spéciale. le travail, sur un tissu "bleu ciel et argent", va se poursuivre jusqu'au milieu de la nuit, alors que les ouvrières sont à tirer l'aiguille depuis l'aube. Eglantine, douze ans, est la plus jeune de l'équipe. Elle est heureuse de travailler avec sa meilleure amie Camille qui l'a prise en charge au décès de sa mère. Camille est belle, toute en douceur et en courbes, avec un port élégant, bien différente des autres commises. Elle pourrait jouer la doublure de la Castiglione pour les essayages des robes…
Sept ans plus tard,
Dans les chantiers des nouveaux quartiers haussmanniens, un homme balance le corps d'une jeune femme dans un trou, le cache sous des gravats et part, satisfait de son crime.
Le lendemain, lorsqu'on découvre le cadavre, nu et égorgé, le commissaire Thomazeau charge son nouvel inspecteur Dragan Vladeski de l'enquête.
Les détails révèlent que la jeune personne n'est pas une miséreuse, ce que confirme une amie venue l'identifier. Sans se faire prier, la jeune femme raconte, donnant à cette enveloppe un peu d'âme qui n'est plus.
L'affaire aurait pu rester en suspens car Dragan a été renvoyé de la police pour une affaire ridicule, mais d'autres assassinats sont commis, dont un qui déclenche agitations et malaises jusque dans le cabinet du Ministre de l'Intérieur. Par le fait du hasard, c'est Dragan qui tire de la Seine le corps de cette femme. La mort est, comme pour les autres cas, due à une lame, cependant le corps n'est pas dénudé, mais revêtu d'une robe imposante, magnifique et unique… bleu ciel et argent… C'est à cet instant que le mystère se dévoile un peu. Toutes ces femmes ressemblent à la comtesse de Castiglione, l'italienne qui fut durant deux ans la maîtresse de Napoléon III, célèbre pour sa beauté, son intelligence et sa puissance sur les souverainetés.
"- Discrétion et efficacité ! Je compte sur vous, monsieur Vladeski. Il va de soi que l'identité et le mobile de l'assassin de cette pauvre fille nous importent peu. Tout ce que nous voulons, c'est nous assurer que tout cela est sans lien avec la Castiglione et l'Empereur !"
Réintégré dans la police, Dragan dirige ses pas vers les ateliers de couture et reprend contact avec la jeune fille qui l'avait ému, au début de sa première enquête. Eglantine est même prête à l'assister pour venger le meurtre de son amie.
Ils vont alors chercher pourquoi la mort s'habille en crinoline
Pour ce roman, l'auteur nous embarque dans le Second Empire. Je l'avais laissé avec le procureur Guillaume de Lautaret sous le règne de Louis XIV et je me retrouve plus de cent cinquante ans plus tard avec un autre enquêteur, Dragan Vladeski. Ce personnage, tout aussi séduisant que son précédent, plaît aux dames ! Ténébreux, beau, cultivé, une prestance aristocratique, des traits slaves, Dragan est le petit-fils bâtard d'un prince Croate. Ce qui peut séduire aussi chez lui, c'est une certaine forme d'innocence ou d'inexpérience.
Dragan est accompagné d'Eglantine, une jeune fille qui connaît les arcanes des ateliers de couture et les personnes qui les occupent. Elle a une belle personnalité, une jeunesse pétulante, qui allie ingénuité, sincérité et témérité.
Durant cette enquête, ils vont se découvrir.
L'histoire mêle des personnages fictifs à ceux de notre Histoire et peint le tableau d'un Paris qui subit d'énormes changements. Ils se voient dans les transformations urbaines pensées par le Baron Haussmann, la modernité des nouvelles technologies que l'on découvre lors des expositions universelles, comme la photographie, la mode qui n'en finit pas de se réviser… et les affaires politiques à l'affut des remous de l'Europe. L'ère est au progrès, mais les ouvriers et les pauvres gens subissent toujours les diktats des fortunés.
Personnage central, la comtesse de Castiglione nous permet de fréquenter ces différents milieux. Sensible au style qui la pare et la transfigure, elle sait faire la mode. Elle sait également mettre en scène les photos de Pierre-Louis Pierson dans lesquelles elle s'idéalise. Mystérieuse, elle joue de ses absences et de ses apparitions, laissant à ses admirateurs le droit de la vénérer via des imitations.
J'ai aimé ce nouveau roman de Jean-Christophe Duchon-Doris et comme le dit ma copine de lecture commune Bianca, "c'est l'évocation historique qui m'a intéressée" le plus… mais je tiens à préciser que les scènes qui relatent les meurtres, dans un jeu de chat et souris, captivent bien le lecteur !
Je vous recommande cette lecture.
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mjaubrycoin
  29 août 2019
Bienvenue dans le Paris du Second Empire, quand le Baron Haussmann transformait la capitale en éventrant les quartiers vétustes et populaires pour creuser de larges avenues élégantes, quand la fête impériale faisait tourner les têtes au son de la valse, quand les femmes s'habillaient en crinoline...
La Comtesse de Castiglione, célèbre pour ses portraits photographiques, maîtresse attitrée de l'Empereur, est au zénith de sa gloire et elle sème sur son passage flamboyant bien des amants désappointés.
Lequel d'entre eux pourrait-il être suffisamment blessé par cet abandon pour chercher à s'en venger en tuant des femmes qui lui ressemblent après les avoir revêtues de l'emblématique crinoline qui fut le symbole de sa gloire ?
C'est cette énigme que devra résoudre le séduisant Dragan, jeune policier futé et admiré des dames. Pour ce faire, il devra enquêter dans le milieu de la Haute Couture naissante, se faufiler dans les ateliers du célèbre Worth qui, le premier, donnera ses lettres de noblesse à la parure.
Il sera aidé, fort heureusement pour lui, par la jeune et délurée Eglantine, couturière de son état, mais qui se verrait bien changer de statut tant elle envie la vie facile des belles courtisanes.
L'intrigue policière connait un dénouement sans grande surprise, mais permet au lecteur une agréable incursion dans une époque décrite avec un raffinement de détails qui fait honneur à la conscience professionnelle de l'auteur.
Ce qui m'a par contre gênée, c'est la langue employée, ce langage fleuri à l'excès, qui se veut poétique et qui n'est parfois qu'ampoulé et qui à mon sens, ne trouve guère sa place dans le genre du polar, fut-il historique.
J'aurais apprécié que par souci de précision, il soit fait mention du poème d'Arthur Rimbaud "Ophélia" repris quasiment in-extenso dans le texte sans que le prestigieux modèle ne soit cité...Ma culture poétique étant par ailleurs relativement indigente, je me demande si d'autres auteurs n'ont pas aussi été plagiés...
Bref cette lecture a été plutôt distrayante si on met de côté le style amphigourique susceptible de décourager les lecteurs habituels de polars qui, sans vouloir leur manquer de respect, paraissent davantage vouloir aller à l'essentiel par souci de l'efficacité dans le déroulement de l'intrigue.
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Biancabiblio
  11 mars 2014
Les lectrices les plus fidèles d'entre vous se souviennent peut-être que j'ai déjà eu l'occasion de vous présenter les romans policiers historiques de Jean-Christophe Duchon-Doris : Les nuits du chat botté et L'embouchure du Mississipy qui avaient pour décor la fin du siècle de Louis XIV. Changement d'époque cette fois-ci avec le dernier roman de l'auteur qui vient tout juste de paraître et que j'ai eu le plaisir de recevoir.
Une série de meurtres a lieu dans la capitale. Des jeunes femmes au teint diaphane sont retrouvées nues et égorgées. Seule l'une d'elles est vêtue d'une crinoline bleu de ciel en gaze de Chine que le meurtrier n'a pas eu le temps de lui ôter. Elles se ressemblent toutes étrangement et surtout elles ressemblent à la belle Comtesse de Castiglione. Cette italienne, éphémère maitresse de l'Empereur, prend grand soin de sa beauté et ne se cesse de se faire photographier, nue ou habillée, par Pierre-Louis Pierson, le photographe attitré de la cour. En veut-on réellement à la vie de la comtesse tombée en disgrâce et honnie ? Et pire encore l'Empereur lui-même est-il menacé ? Dragan Vladeski, jeune officier de police fraichement débarqué à Paris en direct de Boston où il réside depuis sa jeunesse, devra le découvrir.
Au-delà du volet policier qui ne manque pas d'intérêt, c'est l'évocation historique qui m'a intéressée. Jean-Christophe Duchon-Doris nous convie à une véritable immersion au coeur de la seconde moitié du 19è siècle. Comme pour ses précédents ouvrages, il ne fait aucun doute que l'auteur a fait un remarquable travail de documentation pour reconstituer aussi bien et aussi fidèlement le Second Empire et ses diverses transformations.
L'empereur Napoléon III règne alors en maitre absolu depuis plusieurs années déjà et les parisiens assistent à la transformation de Paris avec un certain bonheur ou un effarement tout aussi certain. L'auteur montre bien ces grands bouleversements dans la vie des parisiens sous le second Empire comme l'avait très bien fait Tatiana de Rosnay dans Rose.
Mais il n'y a pas qu'en matière d'hygiène et d'immobilier que le Second Empire apporte du neuf mais aussi en matière de mode, n'oublions pas que c'est à cette époque que naissent les premiers grands magasins qui serviront de modèle à Zola pour écrire Au bonheur des dames ! Mais avant que le Bon Marché n'ouvre, la mode était une affaire de couturières aux ordres et à la merci de leurs clientes qu'elles devaient voir à leur domicile. Un homme a alors révolutionné la mode : Charles Frederick Worth qui fait figure de précurseur.
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Lien : http://deslivresdeslivres.wo..
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mogador83
  15 juillet 2015
J'ai beaucoup aimé l'ambiance et le contexte du livre avec cette plongée dans le second empire au moment des grands travaux d'Haussmann. L'auteur nous emmene dans le monde de la couture et de la mode qui se développe, c'est très intéressant. On découvre aussi le destin de la célèbre comtesse de castiglione. Les personnages sont aussi très attachants. Mais j'ai eu beaucoup de mal avec le style de l'auteur, l'écriture m'a semblé lourde et pesante...beaucoup trop de descriptions, j'ai mis beaucoup de temps a rentrer dans l'histoire qui met du temps a décoller même si le final est a la hauteur. Sympathique mais pas un coup de coeur.
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FannyNetherfieldPark
  25 mars 2014
La magnifique plume de l'auteur est la première chose qui m'a frappé à l'ouverture de ce roman. Rien que pour sa façon d'écrire je suis heureuse d'avoir découvert Jean-Christophe Duchon-Doris. Plusieurs mots me viennent à l'esprit pour la qualifier : élégante, maitrisée, recherchée, riche et parfois sensuelle. En effet, il sait nous plonger dans le monde de la mode et nous offre de belles descriptions de tenues sophistiquées où la crinoline est reine. Je me suis délectée de chaque mot et de chaque tournure de phrase. A mon sens, l'ambiance générale est rehaussée par ce style bien particulier.
L'auteur met en place une intrigue autour d'un personnage historique : la comtesse de Castiglione. Je la connaissais de nom mais sans plus. Ce roman a donc été l'occasion d'en savoir un peu plus sur elle. Je salue d'ailleurs le beau travail de recherche pour rendre l'ambiance, le contexte et les décors de l'époque et plus précisément du Paris en plein remaniement par les travaux haussmanniens. Les personnages sont assez attachants. Mais face à ce contexte, cette comtesse Castiglione et à la plume de l'auteur, les deux héros (Dragan Vladeski et Eglantine) manquent peut-être un peu piquants. Mais dans l'ensemble je les ai appréciés.
Voilà un roman policier bien mené et bien écrit qui nous plonge dans le Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Un beau voyage dans le temps qui m'a notamment fait découvrir la Comtesse de Castiglione et m'a permis d'entrer dans des boutiques de haute-couture.
Lien : http://danslemanoirauxlivres..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
GwendoGwendo   20 août 2016
Par quels mystérieux cheminements, la comtesse et Pierson travaillent-ils à la même œuvre, attentifs l'un et l'autre à faire surgir des profondeurs, sur des surfaces planes qui les immobilisent, à l'aide de substances, d'expériences chimiques et d'incantations magiques, d'autres Castiglione ? Lequel des deux copie l'autre ? Que cherche Virginia Oldoïni depuis tant d'années qu'elle se grime devant ses miroirs ? Sont disposés devant elle, des boîtes à fard, des peignes d'écaille, des épingles à cheveux, une boîte de jouvence qui, dans des sachets de satin, contient du rouge Chine, de l'incarnat, du noir indien, du blanc azuré et du khôl. Combien de veillées imposées à de jeunes ouvrières payées une misère pour cette robe ? Combien de drames pour ces extensions de cheveux ? Combien d'animaux estropiés, d'enfants exploités pour ces plumes et ces perles ? Combien de vies humaines à sacrifier pour ce Moloch femelle ? Quelle quantité de larmes et de souffrances ? Et Dieu participe-t-il à cette funeste tâche ? Y a-t-il une volonté divine qui s'accomplit, une sorte de chef-d’œuvre noir, de dessin obscur décidé par le ciel ? Toutes ces mains cassées, ces paupières lourdes au fond des ateliers, ces filles harassées, s'abîmant les yeux pour des salaire de misère, penchées quinze heures par jour pour que la robe soit prête à temps. Dragan imagine toutes ces ouvrières, vestales, adorant la Castiglione, se prosternant, offrant leur existence sans consistance, leur sang, leur vie, à cette déesse obscure et terrifiante.
Mme de Castiglione se lève dans le miroir comme un soleil noir, une lune de deuil. Avec ses peintures de guerre, ses trophées pendus dans ses cheveux, c'est Lilith qui se contemple, une vierge au front brûlant, aux yeux fiévreux, un monstre de glace et de feu, un ange aux ailes en flammes se dressant dans la neige.
_ Comment me trouvez-vous ?
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GwendoGwendo   09 mai 2016
De séduisants dos nus, des robes aussi légères que des bols de crème, des bustes poétiquement impudiques. Dragan ferme les yeux pour se concentrer sur le froufrou des étoffes de soie, pour humer les parfums de violette, de lilas, de frangipane que laissent dans leur sillage toutes ces délicates toilettes. Taille étranglée, coupes infiniment précises, sophistication épurée, couleurs sombres ou lumineuses, fourrure aérienne et cuir lustré. Aucune société, lui a expliqué son cousin Jean-Sébastien d'Albrège, n'a jamais attiré autant de belles prédatrices. Celle, cosmopolite, qui, avec l'Empire, s'est agglomérée dans la capitale, si légère de scrupules et si prodigue d'écus, est devenue un continuel terrain de chasse ouvert à leurs appétits. Toute la bohème des rêveuses de diamants s'est empressée d'accourir. Elles viennent de partout. La vogue de quelques gourmandes célèbres a excité prodigieusement, dans le monde des filles et des femmes libres, la fièvre de la concurrence. La publicité faite à ces scandaleuses, la description de leur luxe intime, l'énumération de leurs richesses ont provoqué comme une émulation. Les cocons se sont ouverts. Et le résultat, pense-t-il, c'est ce défilé magique, grandiose et provocant, cette valse enivrante de femmes-insectes, mi-mantes, mi-papillons, luxuriantes et dévoratrices. Elles grimpent les marches, frémissantes des ailes et des élytres, frottant leurs pattes avides, broyant l'air de leurs mandibules impatientes.
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SylSyl   10 mars 2014
"- Discrétion et efficacité ! Je compte sur vous, monsieur Vladeski. Il va de soi que l'identité et le mobile de l'assassin de cette pauvre fille nous importent peu. Tout ce que nous voulons, c'est nous assurer que tout cela est sans lien avec la Castiglione et l'Empereur !"
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GwendoGwendo   09 mai 2016
La femme fuit, fardée de sang, tête fière, poitrine découverte, presque nue sous sa crinoline que le vent glacé gonfle de tourmentes éblouissantes. C'est une créature superbe, droite, élancée, avec des plumes bleu roi et rouge dans ses cheveux bruns. Elle court,soulevant à pleines mains tout le bleu ciel de ses étoffes. Sa robe est si ample, si enflée par le mouvement que, dans la nuit, elle l'avale tout entière. Elle n'est que cette robe claire, tantôt sous le feu des becs de gaz, d'un bleu de dragée, et, tantôt dans l'ombre, d'un bleu froid de glaçon. Elle court, raide et lente, d'une course aussi belle qu'une valse, sa robe toute voilure dehors, dans une ivresse de vaisseau qui tangue, le sang à la tête et les prunelles noyées.
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GwendoGwendo   20 août 2016
Allons ! Puisqu'à chaque photographie de Mme de Castiglione, cet homme tire son double du néant, puisqu'il a le pouvoir, grâce à son art, de donner vie à d'autres comtesses, comment ne pas comprendre qu'il s'autorise aussi, en symétrie, quand il croise un double de la comtesse, à lui donner la mort ?
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