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ISBN : 2878585097
Éditeur : Viviane Hamy (12/01/2012)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 265 notes)
Résumé :
Le roi n'a pas sommeil raconte le destin tragique d'un enfant maudit : Thomas Hogan.
Un conte dont le charme poétique opère irrémédiablement sur le lecteur. A la mort de son père qui lui lègue sa fortune, William Hogan, le père de Thomas, rachète une propriété d'une beauté sauvage et subjuguante : deux hectares de forêts envahis par les framboisiers sauvages et où paissent des cerfs et des biches. Une fois sa fortune dilapidée, il se tue au travail, de jour, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  04 mars 2014
Cécile Coulon s'y entend pour créer des ambiances. On visualise sans peine la petite ville paumée des années 50, quelque part dans le sud profond des USA, et ses habitants en perdition. Surtout les hommes, qui après s'être tués à la tâche à la scierie le jour, finissent de s'abrutir avec le tord-boyaux du bar local le soir.
Parmi ces hommes, on nous parle d'abord de Thomas Hogan, et dès les premières pages, on comprend que ça se passera mal pour lui. Un peu plus loin, on remonte le temps et on nous présente William Hogan, père du précédent, mort inopinément alors que Thomas n'était qu'un enfant.
Les 140 pages du roman tentent de nous expliquer pourquoi Thomas a mal tourné, alors qu'il semblait pourtant né sous une moins mauvaise étoile que celles allouées à ses camarades du même âge.
Pour comprendre cette « malédiction », on nous fait remonter aux supposées racines du mal, c'est-à-dire à la jeunesse du père, William. Celui-ci est un travailleur acharné, qui à force de labeur, réussit à économiser pour acheter le domaine dont il rêvait. Il épouse Mary, le meilleur parti de la ville. Tout pour être heureux, donc. Sauf que William a parfois un regard étrange, dans lequel Mary voit sourdre la violence, sans comprendre d'où elle vient. C'est là qu'on nous donne un indice : certains soirs, William donne un coup de main au poste de police pour classer les fiches vertes, sur lesquelles sont répertoriées toutes les atrocités perpétrées dans la région.
Thomas grandit dans la quasi-indifférence de son père, qui ne retrouve guère son image dans la silhouette de ce frêle et inoffensif gringalet.
A la mort de William, la vie de Thomas prend un tournant, obligé qu'il est de devenir l'homme de la maison. Dans ce rôle-là, il sera parfait : bon élève à l'école, il ne se laisse pas entraîner sur la mauvaise pente par son copain Paul ; travailleur, il aide sa mère à entretenir le domaine ; devenu bel homme, il se laisse séduire par Donna, jeune fille parfaite. Tout pour être heureux, donc. Mais cette future belle histoire va déraper en même temps que la voiture de Thomas.
Pourquoi ? C'est là tout le problème, je n'ai pas compris pourquoi.
D'accord, le père de Thomas est étrange et violent. Mais est-ce que tout homme bagarreur engendre nécessairement un fils « maudit » ?
Bien sûr, William a eu sous les yeux des fiches de police horribles. Y avait-il donc tant de meurtres sordides commis dans ce trou perdu ? Pas de réponse. Et si encore William en avait parlé à son fils, mais ce n'est pas le cas.
Ensuite, certes, Thomas a perdu son père trop tôt. Et alors ?
Admettons, il subit une déception amoureuse. Mais tous les coeurs brisés ne vont pas en prison.
Bref, ce roman ne me semble pas abouti. Trop elliptique, trop mystérieux. On veut nous faire croire à un certain atavisme, au gène de la violence. Je ne nie pas que le contexte familial et social puisse joue un rôle dans la reproduction de certains comportements, mais ici c'est trop peu étayé psychologiquement. L'auteur n'explique rien, se contente de sous-entendus, avec la conséquence que pour moi, ce n'est pas vraisemblable.
Ceci dit, en dépit de quelques métaphores hasardeuses (y compris le titre), l'auteur possède un talent d'écriture certain, qui fait que malgré tout on reste captivé jusqu'au bout par l'histoire. Mais il reste un goût de trop peu, ce n'est pas assez percutant. N'est pas Steinbeck qui veut…

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cicou45
  02 juillet 2012
Un roman assez spécial je dois l'avouer dont la critique parue dans le Magazine littéraire il y a quelques mois de cela m'avait alléchée. Un roman très bien écrit nous narrant la vie de Thomas Hogan, un jeune enfant originaire du petit village de Haven, un village où tout le monde se connaît et où il faut y être né pour être considéré comme un habitant du village à part entière et non comme un meuble.
Ayant perdu son père très jeune et ayant vite compris que sa mère, Mary, n'avait pas été heureuse durant son mariage, Thomas resta longtemps un jeune enfant frêle et fragile mais néanmoins assez doué en classe jusqu'au jour où...
Dans ce roman, des amitiés se font et se défont, des destins sont chamboulés, des vies brisées, une prédestinée à un grand avenir anéanti et bien d'autres choses encore. Et pourtant...pourtant, il est vrai que ce roman n'a pas été réellement à la hauteur de mes attentes. Il y manque une pointe de "je-ne-sais-quoi" qui le rende bouleversant mais l'écriture est tellement belle et agréable à lire, la psychologie des personnages est si bien analysée que je me suis néanmoins régalée en découvrant ce petit livre. A découvrir et à vous de juger !
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caro64
  21 mars 2012
Au moment où l'on rencontre Thomas Hogan pour la première fois, il est arrêté par la police et sa mère s'élance dans la rue en hurlant d'incompréhension et de désespoir. Thomas Hogan, que les langues bien pendues de cette petite ville de province imaginaire n'hésitent pas à surnommer "le fils maudit". Comment en est-il arrivé là ?
Aurait-on pu prévoir qu'il tournerait mal ? Et d'ailleurs, qu'a-t-il fait exactement ? Voilà comment s'ouvre le dernier roman de Cécile Coulon : avec une bonne dose d'interrogations et un désir irrépressible d'en savoir un peu plus.
Composée des deux parents, William et Mary, et de leur fils unique, Thomas, la famille Hogan occupe le devant de la scène. Thomas grandit à l'ombre d'un père rustre et violent, qui emploie toute son énergie entre la scierie et la caserne, avec pour seuls rayons de soleil la tendresse et l'amour que lui prodigue sa mère. Enfant, puis adolescent, ce garçon fait l'effet d'une touffe d'herbes hautes sans cesse balayée par des vents contraires. Mais finalement, alors qu'arrivé à la maturité, il est rattrapé par son destin, on se rend compte qu'une épée de Damoclès le suivait depuis le berceau et même un peu avant. En effet, son patrimoine génétique avait tout d'une bombe à retardement prête à exploser à n'importe quel moment.
Le roi n'a pas sommeil est donc avant tout un roman sur l'atavisme et sur l'impuissance des hommes face à certaines formes de déterminisme.
Cécile Coulon offre de sombres et magnifiques portraits d'un homme, d'une famille, d'une petite ville de l'Amérique profonde où tout se sait, rien ne s'oublie et les regards savent le rappeler à chaque instant. L'écriture est maîtrisée et la précision des descriptions dissèque indirectement les âmes et les caractères de personnages denses, épais et puissants dégageant une espèce de violence sauvage aussi attendrissante qu'effrayante, le tout avec un humour toujours très fin. Par ailleurs, la tension narrative qu'elle parvient à installer par le biais d'une construction sans faille, à commencer par une scène inaugurale étonnante qui, sous couvert de donner les clés de l'histoire, ne fait qu'attiser la curiosité du lecteur, contribue à faire de ce roman un livre à la fois marquant et extrêmement abouti !
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trust_me
  08 juillet 2012
C'est un bled paumé de l'Amérique profonde. Une scierie, un troquet, un shérif, un médecin... Tout se sait, rien ne s'oublie. William Hogan y a acquis le domaine de ses rêves, une vaste propriété où les arbres sont centenaires. de son union parfois tumultueuse avec Mary est né le petit Thomas. Un gamin frêle, sensible, taciturne, ombrageux. A la mort du père, Thomas se retrouve seul avec sa mère. Une vie simple et heureuse. Mais le temps passe, le gamin grandit et les événements vont façonner peu à peu sa personnalité. L'enfant sage va laisser sa place à un jeune adulte en proie aux pires tourments. Il faudra cet accident épouvantable pour que les choses basculent définitivement...
Ce n'est pas pour rien que l'on trouve une citation de Steinbeck en exergue du premier chapitre. L'influence de l'auteur des Raisins de la colère est ici évidente. Difficile d'imaginer que Cécile Coulon n'a que 22 ans tant son écriture exprime déjà une belle maturité. Une grande sobriété, pas de chichi ni d'envolée lyrique, juste quelques métaphores parfaitement troussées. Tout tient dans la force d'incarnation de personnages disséqués jusqu'à l'os. Proche d'une certaine oralité, la prose est celle d'une raconteuse d'histoire qui vous prend par la main et vous demande de vous laisser guider.
Chronique familiale, le roi n'a pas sommeil est aussi et surtout une ballade tragique. le malheur de Thomas ne lui appartient pas, il lui tombe dessus sans crier gare. En filigrane, on décèle une volonté de décortiquer un modèle de vie à priori idyllique où la part d'ombre de chacun peut à tout moment venir brouiller les cartes.
Un roman puissant et maîtrisé.

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indira95
  03 mars 2014
Avis aux amateurs de plume prometteuse, le roi n'a pas sommeil de Cécile Coulon en est l'incarnation flagrante. Mais pourquoi me direz-vous ? Et bien parce que Cécile Coulon a seulement 24 ans et déjà deux romans à son actif, et que de surcroît elle peut se targuer d'un vrai talent de conteuse des temps modernes (bon je suis jalouse!). Néanmoins, là réside le paradoxe, à la lecture du Roi n'a pas sommeil, je suis partagée : j'ai trouvé l'histoire presque sans intérêt sans pour autant lâcher le roman, le style et l'atmosphère à la Steinbeck m'ayant ferrée jusqu'au bout. Ah ah, voilà du paradoxe !
L'histoire est celle de Thomas Hogan, fils d'un homme violent et d'une femme fragile et soumise, Mary, dans une bourgade paumée du coeur des USA à une époque indéterminée (mon imagination associant souvent ce type d'histoire aux années 40/50 allez savoir pourquoi). Dès les premières ligne nous savons que Thomas, l'unique enfant chéri de Mary, sa raison d'être, tourne mal et qu'une chose grave s'est déroulée plongeant sa mère dans un sombre désespoir. Cécile Coulon nous livre ainsi leur histoire, ou comment un enfant gracile, timide et bon élève, gentil et généreux, se meut en jeune homme buveur et joueur invétéré, dont le destin bascule tragiquement. En filigrane notre jeune romancière s'interroge sur la notion d'atavisme, le fils reproduisant malgré lui le comportement de son père (les gènes sont les gènes par une fatalité digne des plus grandes tragédies anciennes). J'avoue ne pas avoir accroché à cette histoire, à cette notion de déterminisme familial et de fatalité. Je suis restée à côté du roman tout en reconnaissant le vrai talent de Cécile Coulon, son écriture, puissante et précise qui s'inscrit dans la droite lignée des auteurs américains que j'affectionne (John Steinbeck et Truman Capote). Elle décortique avec justesse les états d'âme et la puissance dévastatrice des émotions contenues et des frustrations. Malgré un sentiment d'inachevé, j'ai apprécié ce livre que je recommande car je reste persuadée d'avoir trouvé en Cécile Coulon une future grande plume de la scène littéraire française et que son véritable chef-d'oeuvre ne saurait tarder. Affaire à suivre…
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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critiques presse (7)
Lexpress   06 avril 2012
Une odyssée sur la relativité du bien et du mal, sur la trahison et l'identité en moins de cent cinquante pages- et pas mal de bouteilles de mauvais whisky.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   22 mars 2012
Le style de Cécile Coulon est authentique et direct. Elle n'use pas de fioritures pour garnir son texte, rendu puissant grâce à un sentiment constant d'aliénation, qui mêle fascination et répulsion.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   14 mars 2012
Cécile Coulon donne des pistes, accélère le rythme afin de maintenir le réalisme de son récit ten­du.
Lire la critique sur le site : Telerama
LesEchos   01 mars 2012
Un style, âpre, sec, violent, puissant. Cécile Coulon a un talent fou.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   01 mars 2012
Cécile Coulon ne s'encombre d'aucune fioriture. Elle va droit au but, creuse la plaie. C'est ce qui rend hypnotique la lecture de ce livre […].
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lhumanite   06 février 2012
La grande force de Cécile Coulon est là, dans le pouvoir de saisir les brusques variations de tension de cette existence, de donner au tragique le visage lisse et mutique de la jeunesse.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeMonde   27 janvier 2012
Le roi n'a pas sommeil est un récit âpre et tendu par une écriture incisive qui sait percer le mystère des âmes et leur nature sauvage.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   03 mars 2012
La journée fut longue. L’enfant sentait les odeurs de transpiration, de mains moites dix fois serrées, de cravates sales dénouées. Il ne reconnaissait pas ces gens ; certains, paraît-il, étaient des cousins de son père. Des hommes au teint sale, aux yeux noirs, à la bouche fendue telle la queue d’un rat qui file à travers champs. Ils portaient de larges chapeaux de cuir pour cacher leurs visages et les protéger du soleil. Des enfants aux cheveux très longs étaient présents, Thomas ne les avait jamais vus à l’école. Ils parlaient avec un accent du Nord, leurs dents se chevauchaient. Quand ils riaient, on avait l’impression d’assister à un concert d’éclopés, les mots qu’ils crachaient semblaient ricocher contre les murs et retomber sur le sol, comme de minuscules crottes de chèvre séchées. Thomas ne se sentait pas bien.
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VALENTYNEVALENTYNE   06 juillet 2016
Ce que personne n’a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, autour d’une bière fraîche, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, ce poids, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les écoliers, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n’a pu savoir, c’est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras était venu lui passer les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise.
Ce type, uniforme neuf et godasses de mirliton, ne souriait pas. II portait les deux boucles de métal pendues à sa ceinture comme des boules de Noël à la branche d’un sapin. Thomas n’était qu’une fripouille de plus, une espèce de charognard qu’il aurait fallu tuer dans l’oeuf. Bingo. Je vais t’envoyer dans un endroit où tu pourras tâter des barres de fer toute la sainte journée. Tu dois payer. Crois-moi, si j’en avais eu l’occasion, je t’aurais dérouillé depuis longtemps.

Personne n’a jamais su.

Quand la mère de Thomas s’est précipitée hors de chez elle, sa robe à moitié défaite, ils n’ont pas vraiment compris.
Elle a crié plus fort que les sirènes de toutes les casernes de la région. Le vieux Puppa, assis sur son fauteuil délabré, n’a pas bougé d’un pouce ; ses yeux sont restés clos, sa bouche émettait des drôles de grincements : les gonds d’une porte de saloon. Puppa connaissait Mary depuis sa plus tendre enfance. Ils avaient joué au billard, trouvé des planques pour fumer leurs premières cigarettes, mangé des hamburgers avec les autres poulettes de la ville. Ils s’étaient frottés les uns contre les autres sur des couvertures qui sentaient le sapin et le whisky frelaté.
Elle criait à la manière d’un poulain qu’on égorge. Quand sa voix s’était muée en un hennissement de désespoir, les souvenirs du vieillard avaient surgi d’un coup d’un seul. Ils chuchotaient, bourdonnaient en lui telles des abeilles autour d’un pissenlit. Tandis que Mary perdait les pédales au milieu de la rue principale, Puppa s’était rendu compte qu’il ne savait pas pourquoi Thomas avait pris le mauvais tournant au moment où tout lui souriait. Il n’y avait aucune raison, se disait-il, pour que cette histoire se termine ainsi.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   02 mai 2015
Le soir, les ouvriers descendaient jusqu’au centre-ville, en file indienne, dans leurs salopettes sales : on aurait cru une chenille géante. Leurs visages étaient blancs de poussière, leurs mains épaisses. Ils s’arrêtaient à l’épicerie prendre les commandes du matin.

Pendant des années, William Hogan avait fait partie de la petite troupe ; Puis il avait dirigé une petite équipe de six ouvriers, amis depuis l’école maternelle. Ces types avaient grandi ensemble : des plantes dont les racines s’entrelacent et ne peuvent jamais s’arracher les unes des autres. Puppa n’échappait pas à la règle. Ses poings avaient cogné les mêmes visages, fait trembler les mêmes épaules. Il ne savait pas à quoi ressemblait la mer, les trottoirs des villes et les enseignes aux couleurs aveuglantes. Il n’avait jamais vu d’animaux tropicaux, il ne connaissait pas le goût des crevettes. Les autres non plus. Et ça ne les dérangeaient pas. Ils vivaient de ce qu’on leur avait montré dans leur enfance, attachés à leur terre telles de jeunes pousses à un sol humide. Ils n’avaient pas besoin du reste du monde pour s’en sortir dignement.
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michelekastnermichelekastner   18 avril 2012
Soudain, il comprit. Ce n'était pas Donna. Il refit le trajet jusqu'à la cahute dans sa tête et se rendit compte qu'il s'était complètement trompé en croyant que le chemin les menait vers Haven. Ils avaient tourné trop tôt. Le mur contre lequel ils se tenaient enlacés n'était autre que le pan ouest de la salle des machines de la scierie. Le type en salopette, ses mains sales accrochées à son visage. William, la gangrène. Sa mère le jour de l'enterrement. Thomas se mit à suffoquer. Ses muscles gueulaient. Pendant que Donna fourrait sa langue débutante entre ses dents, il revit son père à chaque période de sa vie : son départ le matin, ses soirées au Blue Budd , son regard après le repas, la sieste sur la véranda, les ouvriers, le médecin, la main bandée et l'enterrement, les gosses dégénérés qui jouaient sur le tas de bois qui avaient fabriqué le cercueil.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   28 février 2012
Parfois, ils se serraient l’un contre l’autre, éblouis par la lumière ; deux chats de campagne qui se lèchent mutuellement les oreilles avant de s’enfuir dans l’escalier d’une cave humide. Ils n’étaient pas heureux. Ils voulaient juste avoir le temps de s’ennuyer, de regarder les plants de salade cuire au soleil sans devoir se lever pour aller les arroser. Petit à petit, ils s’éteignaient, semblables à des bougies dont la cire se consume.

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Videos de Cécile Coulon (48) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cécile Coulon
Rencontre avec Cécile Coulon à la librairie la Galerne, pour la parution de "Une bête au paradis".
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