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EAN : 9791027805761
Éditeur : Le Castor Astral éditeur (06/02/2020)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Noir volcan est un recueil de poésie affranchie, libératrice, terrienne. Il fait partie d’un étonnant renouveau de la poésie constaté par les libraires dont Alexandre Bord : « Des poétesses comme Cécile Coulon et Rupi Kaur, dont les textes ont pu être lus au préalable sur les réseaux sociaux, attirent en librairie des lecteurs qui n’avaient jamais acheté un recueil de poésie. » En quelques années, Cécile Coulon a fait l'objet d'une ascension fulgurante. Elle a pub... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  20 mars 2020
Ce que j'ai ressenti:
Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Les nerfs secoués. Je veux écrire à peine, pour dire que l'angoisse passe en lisant de la poésie. C'est la seule chose qui me calme, mais ce n'est qu'un volcan endormi…Parfois, la terre tremble juste à deux pas de chez-soi mais aux abords des frontières, un mal a marché en nos lieues. Ce peut être le debut de quelque chose, confiné comme ça, un temps pour soi, un printemps plutôt étrange, une étreinte timide vers le bonheur? Ce peut être juste la voix de la douceur. Merci Cécile pour ce moment de frisson Nature.
Je veux écrire à peine, à volcan explosif. La tête plein de ronces. Je veux écrire à peine, pour dire que le Noir ne fait plus peur, que la poésie veille sur nos trajets, les granges et les fleurs. C'est un peu de quotidien, des naissances de matins, des pardons du soir qui s'ouvrent par ma fenêtre…Parfois le désir prend le dessus et envoie des baisers aux géants, puisent l'essence dans nos campagnes. Ce peut être l'orangeraie, un coin de foin, des tranches de vies qui inspirent…Ce peut être juste un fameux nouveau monde, et après…Merci Mademoiselle pour ces fureurs de douceurs.
Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Mon coeur reconnecté. Je veux écrire à peine pour dire le bien-être de trouver en ces lignes, un peu d'éclats noirs et de magie volcanique. C'est tellement beau ce nouveau courant de lyrisme. Je ramasse en morceau de ce qu'elle a laissé tombé entre nos mains. Des couleurs pour nos journées confinées, des mots pour apaiser les efforts piétinés. Ce peut être de la tendresse ou des joies retrouvées, un peu de câlins silencieux. Ce peut être des appels en une syllabes. Merci Noir Volcan d'avoir réveiller les feux en-dedans.
Je veux écrire à peine, à volcan explosif. Je ne peux rien faire sinon être en Love total devant ce recueil de poésie. Ma main dans un mouvement énergique, trouvera bien quoi écrire demain.
Lien : https://fairystelphique.word..
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Derelictus
  01 juillet 2020
L'on m'avait fait judicieusement découvrir il y a quelques mois cette talentueuse autrice et notamment son premier recueil de poèmes Les Ronces, dont le poème éponyme est tellement éloquent et touchant, au même titre que bien d'autres. Cécile Coulon récidive ici avec une poésie loin des dogmes classiques, cassant un peu la manière de faire pour qui est habitué à quelque chose de plus commun. Oui, mais voilà ce qui fait tout le charme de ce nouveau recueil de poèmes. Noir Volcan est très touchant dans sa forme et dans ces vers qui vont directement vers l'âme et qui sont capables de vous laisser la larme à l'oeil tant ils vous évoqueront une situation vécue, et c'est bien là l'une de ses forces. Les "chutes" des poèmes sont souvent abruptes, mais pas dans le fait que cela se termine sèchement, mais dans le sens où après nous avoir bercé de vers pleins de métaphores et d'emphase, quand elle nous a emporté dans certains méandres ou certaines voies de traverse, l'on retourne à une certaine réalité plutôt crue, et peut être, voire sans doute autobiographique, mais à la rigueur, cela n'a presque pas d'importance. C'est parfois assez troublant de se reconnaître sans ces poèmes, de se dire que l'on a pu vivre telle ou telle situation, et qu'au final, Cécile Coulon est parvenue à exprimer cela avec les mots justes, ceux que l'on a parfois du mal à faire sortir de ses cordes vocales soi-même, ou coucher sur papier. C'est là un tour de force de ces poèmes: transmettre des émotions, surtout quand il est question d'amour, et cela peut faire écho à ce que Cioran évoquait dans Sur les Cimes du Désespoir à ce propos. L'on a tout autant à faire avec des poèmes sur la séparation, sur des relations amoureuses antérieures dont les souvenirs nous hantent, sur cette Auvergne dont elle retranscrit bien l'âme de cette région et de ses habitants, une nouvelle fois devrais-je dire, car c'est quelque chose qu'elle avait déjà fait dans certains de ses romans. Et puis l'on sent aussi des questionnements ici sur le temps qui passe, sur ce côté inexorable et immuable de la roue du temps qui continue d'avancer. Et c'est là où la poésie de Cécile Coulon fait le plus mal, pas dans le sens où c'est horrible, mais dans le sens où cela prend aux tripes, mais véritablement. Sans vouloir passer pour une personne des plus sensibles, il y a une force évocatrice dans ces poèmes qui vous laisse souvent une pointe d'amertume à l'esprit ou bien une touche de mélancolie, quand ce n'est pas un assombrissement de tout horizon. En fait, si je devais faire une analogie avec certains groupes que j'écoute, - et pour qui connaîtrait , je rapprocherait ces poèmes à Watching From A Distance de Warning -, c'est bien l'une des rares personnes qui est capable d'écrire avec ses tripes et son âme, ce qui rend cette poésie si touchante et si émouvante. L'on n'est pas du tout dans le boursoufflé ou dans le pompeux, mais dans une sincérité sans équivoque. Et cela fait du bien de se dire que par le biais de tournures simples, Cécile Coulon fait passer bien plus de sentiments et d'humanité que si elle avait pris des tournures bien plus alambiquées. C'est encore une fois un très beau recueil. Et il faut vraiment prendre son temps pour le découvrir et ne pas avoir peur de la hype qui entoure cette autrice, car elle est bourrée de talent. Noir Volcan confirme ainsi le talent de Céline Coulon et reflète bien d'une âme tourmentée mais attachée à sa terre natale.
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Tapagenocturne
  13 juillet 2020
Les poésies de Noir volcan sont à l'image de son titre. Sombres parfois, fortes et silencieuses, souvent. C'est franc mais ce n'est pas violent. On imagine l'éruption des mots comme ils viennent, comme ils ont dû venir sur l'instant, dont certaines larmes, à force de couler, se sont épaissies. C'est une pensée nuancée, des pensées qu'on devine nécessaires de mettre par écrit, comme pour se délester d'une charge trop lourde. L'image du rocher qui dort mais se réveille en feu d'avoir trop contenu, peut reflèter ce que veut exprimer l'auteur. C'est un chez-soi, une maison, un nid douillet où l'on aime retourner, et séjourner le temps de se ressourcer. C'est une maison aux portes ouvertes, accueillante, éclatante de vie, comme une image mentale dont on a besoin une minute pour se calmer.
On y mentionne le quotidien, on y parle d'amour, de souvenirs, de gestes tendres, d'amis, de routes empruntées, le tout dans un écrin de verdure, où terre et ciel se mélangent dans une infinie douceur.
Pour autant, les poèmes n'ont pas tous fait écho en moi, ce ne sont plutôt que des bribes d'histoires, des réflexions ou des phrases qui m'ont transportées l'espace de quelques secondes. Non pas que la poésie contemporaine ne me touche pas, mais je ne comprends pas toujours la raison de certains sauts de lignes, ou coupures de phrases, ou la longueur des phrases de quelques poèmes qui s'apparentent presque plus à un texte. Cela reste tout de même un beau recueil, tout en humilité, profond et délicat. Je pense lire avec plaisir les Ronces, son premier recueil de poésies, et je me souviens encore de son roman « Une bête au paradis » qui était saisissant de beauté et où encore une fois le noir, l'amour, le silence et la nature s'accordent si bien.
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CharlyyPhoenix
  06 avril 2020
Je savais que Cécile Coulon pouvait écrire de superbes romans (Méfiez vous des enfants sages, le roi n'a pas sommeil) je n'avais aucun doute dans le fait qu'elle réussisse également dans la poésie (Prix Apollinaire, prix SGDL de le révélation poésie...) Cécile est née dans nos campagnes au creux d'un volcan endormi, le Volcan Cécile n'est pas tout à fait endormi;) cette chronique de poèmes retrace ses jours de voyages où elle n'est pas beaucoup rentrée à la maison, elle trouve son inspiration partout. Elle "ne veut pas trop prendre de la place" et c'est dit avec une vraie modestie. J'ai lâché une larme page 56 sur le poème "Pardon" mais il y en a des dizaines tous plus géniaux les uns que les autres. Ça reste de la prose. Alors même si vous n'aimez pas la poésie, foncez lire Cécile Coulon.;)
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AliceW
  02 septembre 2020
En 2018, Cécile Coulon créait un peu la surprise avec Les ronces, premier recueil de l'autrice, paru en 2018, couronné par le prix Apollinaire. Cécile Coulon écrit une poésie du vécu, de la mémoire, des sens. Elle écrit pour partager, au plus grand nombre, et c'est d'ailleurs pour cela que ses poèmes voient le jour sur sa page facebook au fil des écritures, ravissant et chavirant les lecteurs impatients et toujours séduits (au passage, vous constaterez également son sens de l'humour pas piqué des hannetons, où le pâté et le Saint-Nectaire ne sont jamais loin).
Avec Les ronces donc, nous sentons bien que ce que cherche Cécile Coulon, c'est à refléter les étapes, les rencontres, les lieux qui façonnent, la puissance des sentiments, avec cette langue saisissante qui dit si justement les choses sans en faire des caisses. C'est de la délicatesse qui a de la poigne. Comme dans ses romans en somme, mais on plus resserré, comme une photographie qui en dit long.
Avec Noir volcan paru en début d'année, Cécile Coulon continue de poser des mots si finement sur l'histoire de nos vies, les lieux où tout se joue, les moments-clé, les joies, les peines, les remugles, les instants, les souvenirs, les espoirs. Des mots qui se nichent dans ses terres du Puy-de-Dôme mais qui résonnent ici ou ailleurs, dans ces coins d'endroits qui marquent par ce que l'on y vit. Des mots fins et un regard cru qui saisissent et prennent aux tripes. de la poésie contemporaine à lire à voix haute pour s'en imprégner totalement, et partager, ses textes qui sonnent si justes.
Lien : http://casentlebook.fr/noir-..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   29 janvier 2020
Perdre

Je n'ai rien perdu.
J'ai eu des jours sans argent,
des jours sans amours, des jours
sans douceur, des jours d'une violence
inimaginable,
malgré cela je suis certaine de n'avoir
rien perdu.
Ni la sensation des douleurs profondes,
ni celle des joies entières.

Je n'ai rien perdu.
J'ai eu des jours sans caresse,
des jours sans paroles,
des jours sans la bonne santé
qui est généralement celle de la jeunesse,
des jours où la paupière ne se hisse plus
sur le paysage d'une chambre vide.
Mon regard était cassé.
Pourtant la fenêtre restait ouverte.
Les cloches sonnaient et le noir de la vallée m'apaisait.

Je n'ai rien perdu.
J'ai eu des jours où tout est fini. Tout.
La vie n'est plus mais le cœur bat encore
et c'est une surprise de l'entendre cogner
quand le reste est éteint. J'ai eu des jours
avec de grandes encoches dans ma poitrine,
des jours d'avalanches dans la gorge,
où l'on blesse quelqu'un qu'on aime
pour ne pas souffrir tout seul,
je marchais dans la rue ramassant devant moi
mes morceaux qui retombaient
d'entre mes bras tordus au pas suivant.

Nous sommes si nombreux à nous taire
quand de vives émotions nous déshabillent
pour nous laisser là, nus et grelottant d'insécurité.
Nous sommes si nombreux à nous taire
quand nous ne savons plus comment faire :
personne ne nous a appris ce que cela signifie
d'être ravagé par la lumière.

Je n'ai rien perdu.
J'ai eu des jours d'amour qui n'en finissaient pas
de se promettre. J'ai eu des jours de longues siestes,
de longues marches, de longues étreintes.
J'ai eu des jours d'une légèreté folle,
qui tenaient dans la paume d'une main d'enfant.
Je ne serais pas fâché si tout doit finir
une bonne fois pour toutes
dans un an ou dans un jour
car ma vie a été pleine de choses que je n'ai pas perdues.

Je veux entendre de nouveau
tes grand éclats de rire
qui m'ont tranché
la gorge.

(P57-59)
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GabySenseiGabySensei   28 janvier 2020
Pour vous deux

Je suis entrée par hasard et je t'ai vue.
Si proche de moi.
Et plus proche encore de quelqu'un
qui te frôlait sans cesse, qui te frôlait sans cesse,
- voilà ce que je me répétais -
qui te frôlait sans cesse
comme une pluie d'été.
Il y a quelques années, j'étais à sa place :
je faisais les mêmes gestes pour te prouver
que j'étais capable de douceur. Je suis persuadée
que cet autre, maintenant, pense comme je le pensais,
que son amour pour toi est grand, unique, et fort.
En vous regardant rire dans la fin de journée,
heureux et contents d'être ici, dans les premières
lueurs d'un amour qui durera aussi longtemps que possible,
en vous regardant j'ai été traversée par un morceau de jazz
déchirant.
Je débordais de ces souvenirs qui reviennent
à la charge comme des bêtes affamées,
j'ai été secouée par l'envie de lui dire de bien faire attention à toi,
de le supplier d'être quelqu'un de bien, de solide,
car on oublie trop souvent d'être plus solide que l'amour.
Je suis entrée par hasard et je vous ai vus.
Si confiants et bienheureux dans cette absence de distance
entre vos mains et vos nuques et vos lèvres.
Je suis libre de tout cela
et je vois dans les regards que vous accrochez
l'un à l'autre
la certitude que vous êtes seuls au monde.
Je vous souhaite sincèrement de le rester, de vous enterrer
dans cette pénombre de tendresse et de chaleur
où toi et moi étions enlacées pendant des mois,
pendant des années.
Je suis entré et je vous ai vus.
Ma liberté s'est brisée
en mille morceaux
et j'étais trop occupée à vous regarder pour les ramasser.
Ne t'écorche pas en marchant dessus
lorsque vous rejoindrez ta chambre ou la sienne.
Bien sûr, aucun de vous deux ne sais encore ce qui arrivera,
moi ça m'est arrivé,
et même plusieurs fois.
Votre bonheur d'être ensemble m'a roué de coup ;
je me cache derrière un paquet enveloppé de kraft brun qu'on
me tend,
à l'intérieur un chèque pour tous les moments
que j'ai passé loin de toi
pensant que tu étais assez solide pour ça,
que j'étais assez solide pour ça,
je me cache derrière ce paquet enveloppé de kraft brun,
à l’intérieur mon emploi du temps
pour les six prochains mois.
Je suis entrée par hasard et je vous ai vus. Ce n'est rien.
Soyez heureux. Mais surtout, soyez solides,
plus solides que l'amour.

(P16-18)
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pgremaudpgremaud   19 mars 2020
Abîmer la douceur (extrait)

Nous devrions cesser de croire que la bienveillance est une vertu infaillible.
Que la douceur est solide. Que l'oreille qui écoute ne tombe jamais malade.
Toute personne qui apporte de la légèreté échange sa chaleur
contre un morceau de vos abysses.
Et nous en redemandons encore et encore
sans chercher à savoir où s'entassent ces mauvais moments
dans la vie de ces autres qui nous prêtent leurs nuances
quand nous manquons de couleurs.
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armand7000armand7000   20 février 2020
Que dois-je faire de ce corps qui balbutie,
de ce ventre comme une île
sans berge ni rivage ?
j'agite de vains poèmes
où tu as dévoré
les autres personnages.
Malgré tout je ne renonce
qu'à moi-même
qu'à mes lointaines palissades
que tu as si facilement
franchies :
pour toi j'échangerais dix années d'ennui
contre trois saisons d'orage.
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StelphiqueStelphique   20 mars 2020
Je me cache derrière mes poèmes
parce qu'ils sont plus forts
que moi.
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Vidéo de Cécile Coulon
L'Iconoclaste bouge ses lignes !
Alexandre Bord, ancien libraire, et Cécile Coulon, romancière et poétesse, créent la collection L'Iconopop : une littérature née de la scène, de la voix, de la toile. Elle reflète l'air du temps ; elle est crue, affranchie et sans tabou.
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