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EAN : 9782266094344
112 pages
Éditeur : Pocket (24/08/2000)
3.25/5   16 notes
Résumé :
Ce roman évoque, tout au long d'un été étouffant, la lente dérive d'un écrivain. Chez son éditeur, une femme a lu le manuscrit qu'il vient juste d'achever. Elle désire l'acheter. Mais pas à la façon dont on achète ordinairement un livre ...
Elle le veut pour elle toute seule. Comme on acquiert un tableau, un objet unique. Et pour cela, elle lui propose une forte somme d'argent. Mais l'écrivain peut-il ainsi vendre son roman, sa vie, son âme ?
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Pancrace
  19 septembre 2021
« Quand il n'y a pas de mots, rien n'existe. »
Quand j'étais gamin, je croyais que ce que je ne voyais pas n'existait pas. Comme il me reste encore un peu de réminiscence de mon enfance, je vais me dépêcher de mettre quelques mots sur ce roman pour le faire exister à vos yeux.
Il y a des écrits avec lesquels tu entres immédiatement en résonance, en communion avec les idées, une sorte de partage d'émotions avec une sensation feutrée de te sentir bien installé dans ses pages. Ce fut aussitôt le cas pour ce court roman de Francis Dannemark que je ne connaissais pas. La fatalité de la boite à livres avait encore frappé.
La guerre de toi n'aura pas lieu. Et de rire, trop heureux de rester en paix avec moi-même, le choix d'une lecture étant la plus âpre des batailles. Chacun ses problèmes…
J'ai savouré ce roman comme on apprécie un bon vin avec ses petits gouts multicolores qui suscitent des réactions toutes bien distinctes : le sucré de la passion, l'amertume des regrets, le salé du désir, l'acidité des répétitions de la vie, pour enfin avaler le velours des mots assemblés en phrases légères qui resteront persistantes dans mon esprit tant elles font réfléchir lourdement.
Ah oui, j'en oubliais l'histoire ! Il est écrivain, elle est riche et veut acheter son dernier manuscrit pour elle toute seule. Il a besoin d'argent. Est-elle folle ? Aura-t-il des réponses à ses questionnements ?
Il n'y a surement que la fatalité d'une rencontre qui permet « que la vie continue, qu'elle peut continuer malgré les échecs et les chagrins. »
Et ça fait chaud au coeur.
Maintenant, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige. Je l'ai lu.

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Fifrildi
  29 janvier 2017
J'ai beaucoup aimé ce court roman (qui se lit très vite). Une femme désire acheter le manuscrit d'un auteur comme on achète une oeuvre d'art : elle le veut pour elle toute seule. L'auteur se trouve alors devant un dilemme : accepter son chèque et abandonner son roman ou le publier?
Le personnage d'Ariane ne m'a pas plus convaincue que le pourquoi son désir d'acheter le manuscrit. A côté de cela j'ai beaucoup aimé "l'auteur" (on ignore son nom du début à la fin) et sa petite vie pas tranquille.
La fin n'est pas celle que j'avais imaginée... c'est parfois frustrant, comme la vie.
"Ecrire, être partout à la fois, vivre plusieurs vies, se disperser sans rien perdre. Car si la vie est belle, elle file comme une flèche, si vite, et c'est si peu parfois, ça donne le vertige, faut-il vraiment aller plus vite encore pour ne pas tomber? Ecrire, donc. Vies parallèles, ni meilleures ni moins bonnes - mais différentes. Et découvrir, à chaque point final, que l'on écrit seul et que la merveille est un bateau en papier plié qui va tracer sa route invisible sur l'eau de la rivière."
Beau style.
Challenge multi-défis 2017 (41)
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zagzaguel
  19 juillet 2016
Je n'ai pas vraiment accroché. Qu'il pleuve fera parti de ces livres qui se lisent sans difficulté mais que j'oublierai sans grande difficulté.
Tout au long du récit, on est pris dans une atmosphère d'une grande lassitude et fatalité. Est-ce dû au fait qu'il ne pleut pas et que la chaleur est accablante? Certes, mais je me suis aussi ennuyé à lire ce court roman.
Bref, j'en ressors dubitatif et ne vois pas trop l'intérêt de cette lecture.
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Lali
  08 février 2011
Il s'agit ici d'un écrivain qui ne possède plus rien qui le raccroche à son avenir. Ou alors ce roman qu'il a terminé et qu'il doit apporter à son éditeur. de l'une à l'autre, d'appartement en maison, il végète, insatisfait de la vie qu'il mène. Jamais tout à faire heureux ailleurs, jamais vraiment bien avec aucune.
Il s'agit ici d'un écrivain qui vient d'écrire un roman - qui ne vendra pas des milliers d'exemplaires - à qui une femme décide de payer le prix fort pour qu'elle devienne la propriétaire du seul exemplaire de ce roman qui ne paraîtrait jamais. Lui, qui est toujours fauché, acceptera-t-il ce marché ? Voilà la question que pose Francis Dannemark dans Qu'il pleuve, petite plaquette si on en regarde l'emballage, mais autrement dense et philosophique quand on voit à quel casse-tête se voit confronté le héros.
Francis Dannemark, Bruxellois, poète et romancier, directeur de collection au Castor Astral, nous donne avec ce roman un jeu de la tentation habile et mené avec adresse. Séduction garantie.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Yuuki
  01 novembre 2016
On suit un écrivain dans son quotidien où la vie se montre difficile pour les artistes. Une jeune femme lui propose un demi-million de franc en échange de son manuscrit. Elle veut garder ce livre pour elle seule. A travers de courts chapitres d'une à trois pages on va suivre les réflexions de l'auteur. Arianne est une femme mystérieuse qui nous apprend furtivement des brides de sa vie. Ces petits moments d'aveux m'ont plu. Je me laissais bercer par sa voix qui résonnait en moi.
L'écrivain donne de nombreuses références d'autres oeuvres et artistes. Il faut les connaître pour comprendre les allusions qu'il fait dans son texte. A cause de ces références qui ne sont pas toujours connues, j'ai eu du mal à comprendre le texte à chaque fois. Sa manière d'écrire est très concise, brève mais en même temps poétique. C'est ce qui m'a permis de tenir jusqu'à la fin. Je me laissais bercer par ses mots.
Le problème dans ce roman c'est qu'en apparence c'est beau, ça se lit bien. Sauf que l'intérieur est vide. On ne s'attache à aucun des personnages. La fin ne fait ni chaud ni froid et rien ne surprend. C'est un roman vite lu, vite oublié. Ce qui est bien dommage puisque avec le talent d'écriture de l'auteur ce roman aurait pu être bien plus marquant...

Je conseille ce roman si vous avez une petit heure à rien faire, les mots sont beaux... Après, il ne faut pas s'attendre à une histoire mémorable.
Lien : http://nituti.blogspot.fr
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   16 juin 2014
Pour ma part, je l'ai terminé il y a une semaine, ce roman dont je t'avais parlé. Pas de titre pour l'instant. Je viens de le relire pour la énième fois, quelques retouches encore, je pourrai bientôt emballer l'objet, le mettre sous enveloppe. M'en débarrasser. Je suis à la fois content et écoeuré. Blues de la fin, comme quand s'achève une fête. La nuit passée, j'ai consacré un long moment à relire presque toute les poèmes que j'ai publiés durant les années 80, quand j'écrivais encore des poèmes. Tu ne peux pas savoir comme ça m'a rendu triste. Où sont-elles passées, la fraîcheur et la force de cette époque ? Je me suis dit que plus j'amais je n'écrirais comme ça. Ce sont les pages de la jeunesse désormais révolue. Je suis devenu un professionnel, je connais mon numéro.
Aux angoisses et aux envols et aux grandes questions ont succédé des réflexions techniques. Je vérifie les cordes du piano et la hauteur du tabouret... Il m'arrive de détester les livres que j'écris aujourd'hui. Et de regretter l'inconscience dans laquelle j'écrivais autrefois, même si j'ai connu alors un malheur de vivre suffisant pour me donner, comme tut le sais, l'idée de poser le point final. J'aimerais qu'il pleuve, qu'il pleuve à n'en plus finir sur ce printemps qui s'achève en étuve et sur l'encre de toutes les feuilles que j'empile parce que je ne sais faire que cela, au fond, que c'est devenu une habitude, un mode de vie.
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PancracePancrace   19 septembre 2021
De la même manière qu'une main se glisse sous un gant, que des yeux vivent derrière des verres teintés, il est des voix qui portent un voile.
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CarosandCarosand   16 juin 2014
Puis elle m'a dit, en me regardant dans les yeux, qu'elle voulait mon roman, qu'elle voulait l'acheter, et bien sûr j'ai souri et lui ai répondu qu'à moins que mon éditeur le refuse, il serait en librairie dans quelques mois.
- Non, je le veux pour moi, pour moi seule. Je veux vous l'acheter. Comme un tableau.
- Vous en feriez quoi, de ce roman ?
- Rien. Rien de particulier. Le lire, le regarder, le prendre en main.
- Attendez qu'i soit publié. Vous pourrez le lire, le toucher, dormir dessus.
- Ce n'est pas la même chose. Je le veux comme je voudrais un tableau. L'original, pas autre chose. Vous ne comprenez pas ?

Cette femme ? Rien, je ne savais rien d'elle. Parlait-elle sérieusement ? Je le croyais. Mais pourquoi cette démarche ? Si j'étais peintre... Vendre une toile, c'est normal, c'est la règle du jeu. Mais un peintre vendrait-il sans sourciller l'ensemble des toiles d'une période de sa vie ? Mon roman, c'était cela : toutes les images d'un temps, d'un moment à nul autre pareil, d'un moment long, fait de silences et de vides, mais saturé aussi de mots et d'émotions.
Et c'était aussi, c'était surtout les plans, comme toujours, des jours à venir, plans imprécis et certainement difficiles à interpréter - mais il ne s'agissait pas tant de les interpréter que de les vivre, comme on vit dans la journée, le plus souvent sans en prendre conscience, les rêves des nuits passées.

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line70line70   30 mai 2011
J'écris parce que la vie est ennuyeuse la plupart du temps, parce que c'est une suite sans fin de contraintes et de soucis. J'écris pour penser à autre chose ou, mieux, pour ne penser à rien. J'écris parce qu'écrire, c'est comme être amoureux, on est nouveau, libre - et porté par un désir formidable; et c'est mieux qu'être amoureux, parce qu'être amoureux, c'est l'être de quelqu'un, et quelqu'un, c'est le début des malentendus et des déchirements.
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FifrildiFifrildi   29 janvier 2017
- Tout dans la vie se disperse, c'est terrible parfois, rien n'a de sens. Alors il y a les livres pour savoir où on va.
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Videos de Francis Dannemark (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Francis Dannemark
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Sortie en DÉCEMBRE 2016 !
--------------------------------------------------------- ? de quoi ça parle : ?
L'amour ne connaît pas de frontières.
Olena, qui vient d'Ukraine, a 27 ans et le rêve d'une vie meilleure. En 1992, sans papiers, elle travaille à La Moisson, une maison de retraite où règne une douce fantaisie. Parmi les pensionnaires de la maison, nous rencontrons des personnages hauts en couleur : la tendre Lydie, l'altière Flora, autrefois danseuse, et l'intransigeante Henriette, sans oublier Charles le sage et Théo le séducteur. À la faveur d'un épisode sentimental, Olena, au volant d'une Opel brinquebalante, va traverser l'Europe avec ces trois vieilles dames et sa fille. En route pour Lisbonne !
Véronique Biefnot est l'auteur de cinq romans, dont une trilogie parue chez Héloïse d'Ormesson (2011-2014). Francis Dannemark est l'auteur de textes courts et d'une dizaine de romans chez Robert Laffont, le Castor Astral et Belfond parmi lesquels le grand jardin et Histoire d'Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un).
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