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San Antonio tome 31 sur 175
EAN : 9782265071377
248 pages
Fleuve Editions (01/01/2001)
3.52/5   25 notes
Résumé :
Le roi de la sardine à l'huile a disparu ! La recherche dans l'intérêt des familles, c'est pas mon blot ! Mais quand Béru et Pinaud se volatilisent à leur tour, je me mets en chasse... En compagnie de la légitime du disparu. Une jeune femme incroyable... Inconsolable ? Tous les locataires de l'hôtel de la Manche affirment l'avoir entendue gémir toute la nuit... Mais pas de chagrin, croyez-moi ! Approchez, mes belles, je vais vous raconter ça en long, en large et en ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  03 août 2014
« En long en large et en travers »… le petit San-Antonio mensuel, directement sorti de la plage… et finies les vacances…
A mon humble avis, le premier excellent San-Antonio… Tout y est : une intrigue bien ficelée qui se dénoue de façon imprévisible, le trio Béru, Pinaud, San-A., des calembours sur les noms de lieux et de personnages, des digressions pour maintenir le suspense, des énumérations abracadabrantesques, des notes en bas de page, un peu de jambes en l'air… Bref : tout ce qui fait la recette d'un bon San-Antonio
En parlant de recette, d'ailleurs, il en est question dans ce volume paru en 1958 : Noël Réveillon le magnat de la conserve a disparu et sa femme (la belle Dora) éplorée débarque dans le bureau de San-Antonio pour le supplier de l'aider. Comme moi, vous connaissez la faiblesse du commissaire devant une jolie fille : il met Béru sur l'affaire ; Béru qui disparait lui aussi… puis Pinaud qui disparait également… Reste au commissaire à prendre les affaires en main ; en commençant par celles de la belle Dora…
On est ici sur le premier volume de la série où le commissaire, as des services secrets, se mêle d'une affaire strictement privée… Une affaire qui, dans un autre style et un autre ton, bref, sous une forme différente, aurait pu être signé Frédéric Dard… Au suivant ! et ce sera : « La vérité en salade ».
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AlexandreAllamanche
  12 août 2022
Cette nouvelle enquête San Antonienne commence par une belle dame qui s'inquiète de la disparition de son époux, lequel, il n'y a pas de sot métier, met des sardines et autres maquereaux en boîte.
Notre héros lance donc son acolyte Bérurier sur le coup, mais celui-ci disparaît sans laisser de trace, bientôt imité par le brave Pinaud.
San Antonio est donc contraint de prendre les choses en main, autant pour retrouver ses collègues de bureau que pour comprendre comment et pourquoi Mr Réveillon à disparu...
Encore une amusante, intrigante et gouleyante histoire de Frédéric Dard.
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KiriHara
  10 janvier 2020
« En long en large et en travers » est un opus de la longue série de romans consacrée au commissaire San-Antonio, le fameux personnage né de l'imagination de Frédéric Dard. Il s'agit, je crois, du 31e épisode et date de 1958.
Je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter ni le personnage ni l'auteur, tout le monde les connaît même ceux qui n'ont jamais lu la prose de Frédéric Dard.
Une belle jeune femme vient supplier le commissaire San-Antonio de retrouver son mari disparu, il s'agit du richissime roi de la sardine en boîte.
Plus intéressé par la carrosserie de la gente dame que par l'affaire, San-Antonio envoie son fidèle Bérurier suivre la piste du disparu. Quand Béru ne donne pas de nouvelles, le commissaire demande à son autre fidèle acolyte, Pinaud, de retrouver et le gros policier et le richard.
Mais Pinaud disparaît à son tour, aussi, San-Antonio va prendre l'enquête en main et se lance sur les traces de ses deux compagnons afin de savoir ce qu'ils ont découvert pour ainsi s'évaporer.
San-Antonio ne fait apparemment plus partie du service d'espionnage dans cet opus, du moins, l'affaire à laquelle il va prendre part n'est pas une affaire d'espionnage et il n'est nulle mention de son chauve de Boss du service d'espionnage.
C'est donc à un pur roman policier (si tant est que puisse être pure une aventure de San-Antonio) auquel Frédéric Dard nous convie.
On retrouve donc, dans cet épisode, le fameux trio de tout bon « San-Antonio » avec, en plus du célèbre commissaire, le gros Bérurier et le vieux Pinaud.
Dans ce très court roman (mais un San-Antonio est forcément court), Frédéric Dard nous offre tous les ingrédients de ce qui a fait son succès. Nombres d'apartés toutes plus singulières et longues les unes que les autres, de l'humour, des jeux de mots, des références, il fait part, également, avec humour, de son ressentiment de ne pas être estimé de ses pairs... etc.
Si la présence du gros et du vieux ravit toujours le lecteur, l'intrigue est toujours un petit plus.
Et si intrigue il y a, et pas des moindres, celle-ci est malheureusement quelque peu ternie par le rebondissement final qui met à mal le départ de l'enquête. Difficile d'en dire plus sans déflorer l'identité du coupable, mais il est évident que ce travers, que j'ai déjà reproché à nombre d'auteurs (par exemple, Pierre Yrondy avec les enquêtes de Marius Pégomas) s'il ne semble pas gêner grand-monde, me dérange un peu, personnellement.
Effectivement, il met à mal le réalisme de l'histoire (si tant est qu'un « San-Antonio » puisse être réaliste), ce qui n'est jamais une qualité.
Cependant, l'ensemble est suffisamment drôle, rythmé et bien écrit (pour peu que l'on apprécie la prose de l'auteur) pour emporter l'adhésion.
Mais, contrairement aux critiques que j'ai pu lire, je ne classerais pas ce titre dans les meilleurs de la série jusque-là, pas plus que dans les pires (mais il y en a-t-il de pire ?)
Au final, un roman qui se lit vite et bien et qui permet de retrouver le trio magique à travers une intrigue sombre quelque peu gâchée par un rebondissement qui décrédibilise l'ensemble)...
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Chasto
  02 mai 2020
Chaudron magique du commissaire San Antonio. Tous les ingrédients y sont.
La potion magique peut être servie. Belle nénette, argot à tire larigot, actions et réflexions de comptoir, les assistants qui assistent et insistent.
Bref, tout est dans le sac, manque p'us l'artiche, les mornifles et les gonz' et l'affaire est torchée.
Y a ka plus qu'a y aller et tout le monde sera au jus …. Bonne lecture.
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ntchoubis
  17 novembre 2016
Savez-vous comment fait les résumés des textes une grosse faignasse que je suis? Il fait travailler les autres, notamment l'auteur et ses personnages. D'où j'en déduis un exposé suivant (c'est San-Antonio lui-même qui m'a aimablement prêté la main):
«Une dame qui vient me trouver pour me dire que son marchand de poissons morts a disparu.
Un premier inspecteur lancé à ses trousses qui disparaît à son tour.
Un deuxième lancé à la recherche des deux quidams précédents qui ne donne plus signe de vie.
Ça, c'est la première phase de l'affaire.
Deuxième phase: je prends les rênes de l'attelage fantôme.
La dame du disparu insiste pour me suivre à Montreuil.
À Montreuil où j'apprends:
A. — Qu'un homme habillé de noir, portant des lunettes, est arrivé de Boulogne et a pris place dans l'auto de Réveillon au moment où celui-ci quittait l'usine.
B. — Que Réveillon avait laissé une carte Michelin dans sa chambre, et qu'un cercle rouge la compostait.
C. — Que Bérurier a trouvé ladite carte et, à la suite de cette trouvaille, est allé louer une voiture qui a été retrouvée sur la route, par la suite.
D. — Qu'avant de déhotter, le Gros m'avait fait un rapport écrit qu'il n'a pas eu le temps de poster et dont Pinuche a découvert des traces.
E. — Que ces traces ont amené le très honorable débris à filer dans la région du Touquet.
Bon, voilà qui est clair.»
Ainsi, voilà l'intrigue de ce 31e san-antonio: un éternel mélange de jeu à cache-cache et d'équation à plusieurs inconnues.
Malgré son âge solidement vénérable (le livre a paru en 1959), c'est un très vif polar, un allégretto en ce genre de romans policiers.
Ici on a toutes sortes de san-antonioseries qui se densifient de plus en plus: le langage grivois, des calembours succulents, des métaphores, des énumérations, des digressions lyriques avec une larmichette des amours ancillaires et aristocratiques, des renvois en bas de page (il y en a 31). C'est ben intéressant d'observer les personnages se faire évoluer. le style d'un bon San-Antonio s'affirme de plus en plus. L'action est rapide, deux tiers du livre il n'y a presque pas de temps mort. Ensuite, le tempo s'affaiblit et le récit s'enfonce un peu dans l'ennui. Pourtant, le livre tient jusqu'au dénouement final.
Mon verdict: une lecture sympa, un passe-temps agréable avec les personnages en évolution.
3.5/5
À NOTER :
- Jusqu'au mariage Mme Bérurier portait le nom de jeune fille Montprose. («Mme Bérurier (née Montprose) est le visage boursouflé de la désolation».)
- Dans ce roman Mme Bérurier visite San-A à la Maison Poulaga pour la première fois. («C'est la première fois que la digne dame fait une visite aux services.»)
- La pointure des chaussures de Bérurier est 47. («— Toi ! m'exclamé-je, incrédule, en louchant sur ses quarante-sept grand large !»)
Lien : https://autodidacteblog.word..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
ChastoChasto   02 mai 2020
Je l'ignore comme un gardien de la paix ignore la courtoisie, un Français la géographie et un Parisien Paris.
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BeathiBeathi   12 juillet 2014
Tous les personnages composant ce livre sont authentiques.
Les personnes qui croiraient se reconnaître me causeraient un grave préjudice et je n'hésiterais pas à leur administrer, par voie de justice si besoin, la preuve de leur inexistence.

S.-A.
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lecassinlecassin   03 août 2014
Donc mon bigophone se met à grelotter. Je dois dire que les burlingues ne sont pas très chauffés.
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lecassinlecassin   03 août 2014
Le premier qui la ramène aura le droit à mon pied occulte.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   07 septembre 2022
Le tout est sombre, cradingue, triste comme une catastrophe minière ou un enterrement de clown.
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Videos de Frédéric Dard (77) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Dard
« Cette compilation qui se voudrait anthologie complète […] a pour but de proposer aux lecteurs de revisiter l'oeuvre de l'auteur par la lorgnette des aphorismes, des fragments, des éblouissantes et percutantes réflexions qui ont traversé son esprit entre 1943 et 1987 […]. » (Préalable & remerciements)
« […] La meilleure histoire belge, je vais te la dire, c'est la plus terrifiante de toutes : « Il est une fois Scutenaire et les Belges n'en savent rien ». Et les Français non plus. (...) Il dit tout, mais par brèves giclées, Scut. Il sait la vie, la mort, l'avant, l'après (...), l'amère patrie, le surréalisme, les frites, les cons, les moeurs, les larmes et la façon dont, chez lui, il doit éteindre au rez-de-chaussée avant d'éclairer au premier pour ne pas faire sauter le compteur électrique. » (Frédéric Dard)
« le texte lapidaire est une spécialité belge. […] […] cet orpailleur de l'apophtegme reste merveilleusement méconnu […]. « J'écris, dit Scutenaire, pour des raisons qui poussent les autres à dévaliser un bureau de poste, abattre un gendarme ou son maître, détruire un ordre social. Parce que me gêne quelque chose : un dégoût ou un désir. » […] Scut le météorite a tout lu, tout vu, tout englouti et tout restitué dans un habit neuf. « J'ai quelque chose à dire et c'est très court. » Maximes en percussions et sentences en saccades sont étrillées, débarbouillés au gant de crin. Sa façon de dire merde alentour est à nulle autre pareille. […] […] Réfractaire, récalcitrant, insoumis sous toutes les latitudes, Scutenaire n'est point de ceux qu'on puisse congédier en ambassade. Dans les poussées d'angoisse, il usait, comme d'un remède à toute épreuve, des aspirines de l'humour. Elles ne le guérissaient pas mais l'apaisaient. […] » (Patrice Delbourg, les désemparés, Éditions le Castor Astral, 1996)
« Mes inscriptions sont une rivière de Californie, il faut tamiser des tonnes de sable et de gravier pour trouver quelques pépites, voire des paillettes. Remarquez, sable et gravier ne sont pas matières inutiles. » (Louis Scutenaire)
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Référence bibliographique : Louis Scutenaire, J'ai quelque chose à dire. Et c'est très court., Collection d'Inscriptions, évocations et autres textes rassemblés par Jean-Philippe Querton, Cactus Inébranlable éditions, 2021. https://cactusinebranlableeditions.com/produit/jai-quelque-chose-a-dire-et-cest-tres-court/
Image d'illustration : https://www.kobo.com/us/en/ebook/louis-scutenaire-1
Bande sonore originale : Crowander - Don't You Leave Don't You Leave by Crowander is licensed under an Attribution-NonCommercial 4.0 International License.
Site : https://freemusicarchive.org/music/crowander/from-the-piano-solo-piano/dont-you-leave
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