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EAN : 9782917237151
95 pages
Éditeur : Des Ronds dans l'O (24/02/2011)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Livre humaniste créé dans le but de sensibiliser la jeunesse face à l'augmentation de la violence contre les femmes dans le monde. Après le succès du premier volume consacré aux violences faites aux femmes, retrouvez ici un collectif abordant la défense du droit des femmes sous différents thèmes : des viols correctifs aux relations garçons/filles en milieu scolaire, la violence psychologique, la dénon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
boudicca
  21 juin 2016
Après un premier album dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes, vingt-quatre nouveaux auteurs ont répondu à l'appel de Marie Moinard et d'Amnesty International pour réaliser ce deuxième volume consacré au respect des droits des femmes. La chose est en effet loin d'être acquise partout, y compris chez nous. Marie Moinard et Damien Vanders nous le prouvent avec « Clara », récit mettant en lumière les nombreux obstacles qui subsistent concernant l'accès à l'IVG. Difficultés à trouver un établissement médical pratiquant l'opération, déresponsabilisation des hommes sur la question de la contraception… : il y a encore du chemin à faire pour atteindre l'égalité ! Les problèmes ne sont évidemment pas les mêmes dans d'autres régions du monde où la condition des femmes est beaucoup plus critique et tend même à régresser (banalisation du port du voile, séparation de l'homme et de la femme dans l'espace public…). Les témoignages se succèdent tout au long de l'album et tous sont accablants : une page nous rappelle par exemple que, dans certaines parties du monde, les mauvais traitements infligés aux petites filles ont causé une pénurie de femme qui commence à devenir inquiétante ; une autre planche nous met face aux tortures physiques infligées aux femmes à toutes les époques, partout dans le monde (le port du corset du XVIe au XXe et le culte de la minceur en Occident, l'apposition de bandage visant à empêcher la croissance des pieds des petites chinoises, l'excision des africaines…)
La question des violences physiques avait déjà été traitée dans le premier album, mais le sujet est tellement vaste et tellement complexe que certains auteurs ont décidé d'y revenir ici. Dans certaines parties du monde, cette violence peut s'exercer à l'échelle de toute une communauté, comme c'est le cas dans le récit de Jacques Ferrandez consacré au lynchage des femmes d'Hassi Messaoud ayant eu lieu en 2001. Parce que femmes et parce que vivant seules, les habitantes de plusieurs quartiers se sont fait mutilées, violées et battues par des fanatiques qui, évidemment, ne furent pas condamnés. Bien que moins visible, cette violence persiste chez nous aussi, généralement dans l'intimité d'un couple. Parfois le bourreau finit par payer, comme dans le récit de Laeticia Coryn et Gilles Rochier mettant en scène une jeune femme condamnée pour avoir tué son conjoint violent. Parfois c'est malheureusement la victime qui finit par succomber : c'est le cas dans la bande dessinée de Kkrist Mirror consacrée à un sordide fait divers ayant eu lieu dans un village du sud du Maine-et-Loire. Les planches consistent en une succession de témoignages des gens du village invités à commenter l'affaire : « le maire… un homme bien ; la femme… une vraie salope ! » ; « à la place du maire j'laurai zigouillée tout'suite ! » « elle était volage… le maire il devrait être décoré pour ce qu'il a fait »… C'est à pleurer, et ça se passe chez nous, en ce moment.
Le thème du viol est évidemment celui qui revient le plus fréquemment tout au long de cet album. Il concerne parfois des lesbiennes qu'il s'agit de faire « rentrer dans le droit chemin » : le viol se dit alors « thérapeutique ». Il peut aussi viser des jeunes femmes trop belles pour leur propre bien comme dans « La grise vie de Noémie », un récit révoltant et bouleversant signé Florence Cestac. le viol peut aussi s'exercer dans l'intimité d'une famille et prendre la forme d'un inceste (« Touche pas à mon corps » d'Agnès Bihl) ou d'un viol conjugal (extrait du roman graphique « Olympe de Gouges » de Catel et Boquet). Autre thème récurant de l'album : les violences psychologiques, autrement dit tout acte, parole ou comportement entraînant chez l'autre une altération de la santé physique et mentale. Un type de violence qui tombe depuis 2010 sous le coup de la loi mais qui, comme en témoignent les histoires relatées ici, est loin d'avoir été éradiqué. Une série de planches signées par Claire Bouilhac et la psychiatre Muriel Salmona se révèlent particulièrement instructives sur le sujet puisqu'elles mettent en scène les premières étapes d'une prise en charge spécialisée destinée aux femmes victimes de violences conjugales. L'occasion d'obtenir des informations médicales précises sur la façon dont notre corps et notre cerveau réagissent face à cette violence quotidienne et aux mécanismes de défense qu'ils mettent en place pour nous protéger d'un trop gros stress ou choc.
Ce deuxième tome de « En chemin elle rencontre... » se révèle aussi instructif et aussi bien construit que le précédent. Les histoires et témoignages recensés ici permettent de brasser quantités de thèmes et de se faire une meilleure idée de la condition des femmes dans le monde. A noter qu'un troisième tome consacré cette fois à la lutte pour l'égalité femme/homme a depuis vu le jour, toujours sous la direction de Marie Moinard et en collaboration avec Amnesty International.
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christinebeausson
  28 mai 2019
Les planches et les histoires se succèdent avec des dessinateurs, des scénaristes ...
Pour marquer nos esprits, pour essayer de comprendre les enchaînements ..
Pourquoi la violence peut conduire au crime ?
Comme pour Mimi, quand les coups s'enchaînent quand les coups sont le seul horizon ... il a suffit de la fois où elle a voulu se défendre et l'accident est arrivé .... mais que dira le tribunal ?
( la mise en bulles est originale, nous suivons l'incarcération d'une femme qui se retrouvera face à Mimi, mais c'est l'histoire de Mimi qui nous est racontée et pas celle de cette inconnue qui se retrouve dans la même cellule)
La violence faite aux femmes n'a pas de pays, elle est universelle ... exemple ... la RD Congo ... ça veut dire république démocratique, république où les hommes peuvent tuer les femmes parce qu'ils veulent prouver qu'ils sont les maîtres !
Un simple dessin, une simple illustration décrit si bien l'humiliation faite aux femmes dans une vie ordinaire. Les intervenants enchaînent et évoquent les différents pièges dans lesquels les femmes peuvent se trouver enfermées .
C'est toujours poignant, plus ou moins convainquant mais j'ai peur que ce livre ne soit découvert que par celles et par ceux qui sont conscients du problème !
Celles qui souffrent ne l'ouvriront certainement pas et c'est dommage car c'est écrit pour elles, pour qu'elles puissent prendre conscience qu'elles pourraient sortir de leur état de dépendance !
Ceux qui persécutent eux, ne comprendront certainement rien à ce qu'ils font subir à leurs compagnes et l'humanité du livre ne les atteindra pas ... pour eux ce livre parle d'autres hommes mais pas d'eux car eux ne pensent pas être comme ça !
Et c'est bien le drame !
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lemillefeuilles
  26 avril 2016
Je m'intéresse depuis quelques temps déjà au féminisme, et ce livre a aussitôt attiré mon attention. Des auteur·e·s, scénaristes et illustrateur·trice·s ce sont mobilisé·e·s pour le respect des droits des femmes. C'est une bande-dessinée féministe, la seconde du genre (je n'ai pas encore eu l'occasion de lire la première, mais je compte bien le faire).
Ce livre traite de sujets très variés qui concernent les femmes. Aussi, cela peut aller de l'excision à la violence psychologique et physique, en passant par l'IVG et le harcèlement de rue. Bien entendu, tout ne peut pas être traité, c'est pourquoi il existe plusieurs bandes-dessinées. Mais un certain nombre de sujets importants sont abordés avec justesse et intelligence. Les illustrations, faites par des artistes différents, sont vraiment superbes et, surtout, parlantes.
J'ai beaucoup aimé cette bande-dessinée sociologique, que j'ai trouvée très bien réalisée. Si vous êtes intéressé·e par les droits des femmes (ou les droits des êtres humains en règle générale), je vous recommande chaudement ce livre, à faire découvrir à un plus grand nombre pour qu'ensemble, on puisse libérer la parole et combattre les injustices.
Lien : http://anais-lemillefeuilles..
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Manika
  16 septembre 2018
Après avoir lu le 1er tome contre la violence faite aux femmes, j'ai trouvé beaucoup de redites dans ce nouveau recueil, même s'il est nécessaire.
Les thèmes abordés sont moins percutants ou trop ressemblants. Il y a aussi moins de rappel de la loi.
Malgré tout une BD nécessaire à mettre dans toutes les mains ou en support d'éducation.
Lien : http://keskonfe.eklablog.com..
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critiques presse (1)
Sceneario   06 mars 2013
Les récits que l'on peut trouver dans ce volume sont d'une portée particulièrement forte, mettant en avant des situations manifestes de dénigrement que l'on peut retrouver au quotidien. Du sexisme dans le langage au harcèlement de rue...
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   15 septembre 2019
Culture ou barbarie ?

Les "femmes-girafes" : jusqu'à nos jours.
Les femmes de l'éthnie padaung en Birmanie et Thaïlande, portent des colliers qui étirent leur cou de manière extrême. Les vertèbres cervicales sont ainsi fragilisées, les épaules poussées vers le bas. Pour couronner le tout, le spectacle de ces "femmes-girafes" attire les touristes en mal de sensations fortes.

Les pieds bandés : de la fin du XIe siècle au début du XXe siècle.
En Chine, le bandage des pieds des petites filles était d'abord réservé aux courtisanes impériales, pour ensuite s'étendre à toutes les couches de la société. Véritable torture, cette "coutume" était un critère de prestige pour les familles.

Les corsets féminins : du XVIe siècle au début du XXe siècle.
Le corset était un sous-vêtement rigide destiné à modeler le buste des femmes occidentales. Il comprimait les organes internes à tel point que les conséquences étaient souvent dramatiques. On a notamment rapporté au XIXe siècle qu'un serrage trop fort avait provoqué le percement d'un foie par les côtes, entraînant le décès de la jeune femme.

L'excision : toujours en pratique.
Il existe plusieurs types d'excisions, c'est-à-dire l'ablation du clitoris féminin, dont la plus grave est l'infibulation, où l'ablation totale assortie d'une couture de la vulve. L'excision est pratiquée en Afrique et en Europe, malgré son interdiction. Des motifs de pureté et de religion sont invoqués pour justifier cette "tradition", alors qu'il s'agit d'une mutilation pure et simple.

La maigreur des mannequins : depuis les années 1960.
"Personne ne veut voir de grosses dans la mode aurait déclaré Karl Lagerfeld. Par conséquent, les mannequins squelettiques défilent sur les podiums et servent de modèles aux jeunes filles, poussées à l’anorexie.

La chirurgie plastique : XXe et XXIe siècles.
Paraître plutôt qu'être : la dictature des apparences se sert désormais des outils perfectionnés de la chirurgie pour asservir les femmes. Cette industrie très lucrative rechigne à communiquer sur les risques encourus. Et que dire des désagréments ? Par exemple, le silicone des implants mammaires est froid au toucher et grince sous les caresses ...
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boudiccaboudicca   20 juillet 2016
Comme tout le monde, j'entends régulièrement parler dans les médias des « drames de la passion », ces femmes tuées sous les coups de leur conjoint, et les chiffres qu'on nous rappelle méthodiquement. A chaque fois je pense à toutes celles, bien vivantes, qui survivent dans cette guerre de l'usure au quotidien, dans l'ombre de leur foyer. A celles qui en sont sorties aussi, et à leur parcours pour revenir vers la vie, la vraie. Voilà pourquoi cette histoire est importante. Elle nous donne à voir l'invisible, et quelque chose qui met beaucoup plus longtemps à guérir que les marques de coups. Les bleus à l'âme.
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carrecarre   19 juillet 2016
Etre féministe c'est tout simplement être humaniste. C'est rechercher l'égalité entre les hommes et les femmes. Parce que c'est évident. Parce que c'est normal. C'est tout rien d'autre
Marion MOINARD (scénariste) page 31
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LadydedeLadydede   16 février 2013
- Ça fait 2 minutes que j'attends que tu viennes me servir à manger !
Ne reste pas là tu me coupes l'appétit !
Cette nourriture est immangeable ! T'es bonne à rien !
- Pourquoi ?
- Ferme-là ou je t'en colle une !
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BibliotekanaBibliotekana   30 juillet 2014
Je ne sors plus, ne vois plus personne. Je m'isole complètement.
Tel mon sauveur, il m'explique que j'ai beaucoup de chance de l'avoir, que personne d'autre ne voudrait de moi. Il n'y a que lui qui puisse m'accepter malgré tous mes défauts.
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