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ISBN : 2754810854
Éditeur : Futuropolis (08/10/2015)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée.
Benoît Collombat est grand reporter à France Inter.
L'un est né en 1965, l'autre en 1970.
Ils ont grandi sous la Ve République fondée par le général de Gaulle, dans un pays encore prospère, mais déjà soumis à la "crise".

L'Italie et l'Allemagne ne sont pas les seules nations à subir la violence politique.
Sous les présidences de Pompidou et de Giscard d'Estaing, le pays con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
gavarneur
  11 janvier 2017
Un ensemble de témoignages incroyables, et probablement tous vrais.
Si tout le monde ou presque a entendu parler du SAC, je ne suis sans doute pas le seul qui n'en avais plus qu'une idée vague, et ne le reliais pas à tous ces (mé)faits.
Pour faire simple (mais pas précis, je me fie à ma mémoire pas mal de semaines après la lecture), le Service d'Action Civique était à l'origine une organisation de patriotes, dont beaucoup venaient de la résistance. Ses premières actions, en marge de la légalité, contre le FLN puis l'OAS, avaient sans doute déjà un côté bien discutable, et ont créé des liens avec des truands, voire des criminels, mais aussi avec des politiciens appelés à faire de belles carrières.
Ce livre est une enquête de journaliste et illustre par des témoignages directs la dérive qui s'en suivit : quand politiciens et patronat étaient heureux de faire faire la sale besogne, en laissant trop de liberté à des hommes de main trop proches du milieu, essentiellement lyonnais.
Le soutien aux syndicats jaunes pour des intimidations et des violences incroyables m'était inconnu. le lien avec l'affaire Boulin était vague pour moi, l'accusation est ici précise ; il est possible que cette BD et des livres comme Histoire du SAC (Essais - Documents) de François Audigier aient contribué à ce que l'enquête soit enfin ré-ouverte.
Les abominations culminent avec l'assassinat du juge Renaud et surtout avec la tuerie d'Auriol « Les militants perdus d'un mouvement d'origine gaulliste sont donc capables de défoncer le crâne d'un môme à coups de tisonnier. le pays est saisi de sidération. » avaient réussi à s'effacer de ma mémoire.
Ces seuls éléments justifient largement de lire cette enquête. Mais le plus incroyable est la gêne que montrent des témoins importants, tant d'années après les faits, et surtout les trous laissés bien en vue dans le rapport d'enquête parlementaire. le silence semble avoir fait consensus.
La question que je me suis posée sitôt après la lecture est : pourquoi une BD ? Pourquoi faut-il mettre des dessins (beaucoup ressemblent à des photos d'interviews, mais dans une revue une seule suffirait pour chaque témoin rencontré) ? Faut-il Tardi pour qu'un large public « lise » le Voyage ? Xavier Coste pour me rappeler Schiele ? Vous connaissez tous des exemples de ce genre. Est-ce la paresse qui nous empêche de consacrer du temps à parcourir une enquête ; une mise en page aérée aide-t-elle à lire rapidement cette accusation ? Je ne sais pas répondre, je dis juste que c'est une chance que par la bande dessinée une plus large diffusion soit permise à des oeuvres d'art et des témoignages.
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cicou45
  02 août 2016
C'est toujours délicat de critiquer un ouvrage comme celui-ci qui représente une véritable bombe à lui tout seul pour L Histoire, côté obscur, de notre pays. S'attaquer aux côtés sombre des autre états, cela est relativement bien enseigné dans les livres d'histoire au collège et au lycée mais comment apprendre à des adolescents que la France, elle non plus, ne fut pas toute blanche, o combien, loin de là. Et pourtant, il faut bien que ceux qui deviendront les futurs citoyens de demain le sachent. Lorsque j'étais au collège, il y a environ quinze ans de cela, je me rappelle que le régime de Vichy n'était que peu développé et alors, ne parlons pas de mes années lycée, lorsqu'il a fallu se plonger dans la guerre d'Algérie. J'aurais tellement voulu savoir à l'époque et, pour autant, étais-j réellement prête à entendre tout cela ? Je n'en suis plus si sûre. Cet ouvrage m'a bouleversé au plus au point car, même s'il est des choses que j'ai appris en autodidacte entre temps, nos deux auteurs ici, Étienne Davodeau et Benoît Collombat, l'un auteur de BD et l'autres chroniqueur pour France Inter, ont fait bien plus que me déstabiliser. Sans rentrer dans mes propres opinions politiques, disons qu'il y avait énormément de choses que j'ignorais jusqu'alors, soit parce que j'étais trop jeune (voire même pas encore née), soit parce que cela ne m'intéressait tout simplement pas. Ce n'est que maintenant que je me rends compte de mes lacunes dans ce domaine et je le déplore. Ici, nos deux auteurs lèvent le voile sur le SAC (Service d'Action Civique) qui a sévi durant la guerre d'Algérie et certainement pas de la manière la plus loyale qui soit et à continué ses viles actions jusqu'en 1982, juste après l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir.
Grandes enquêtes menées ici : les morts du juge François Renaud "juge qui dérangeait" et Robert Boulin, jamais réellement élucidées à ce jour. Tout pousse à croire qu'il s'agit de suicides mais qu'en est-il réellement ?
Bref, vous l'aurez compris, un livre qui dérange et qui pourtant vaut vraiment la peine que l'on s'y attarde plus qu'un moment. Cette "enquête sur les années de plomb de la Ve République", nous nous devons, par souci de mémoire, de la connaître et surtout, de ne pas l'oublier...A découvrir ! La raison pour laquelle je n'ai pas mis la note maximum à cet ouvrage est en grande partie due à mon manque de connaissances politico-historiques mais cela ne remet absolument pas en cause la qualité de l'ouvrage.
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Dionysos89
  17 mars 2016
♫ Douce France. Cher pays de notre enfance. Bercé de tendres insouciances. ♫
Et, en effet, que nous sommes bercés de tendres insouciances concernant notre chère Ve République qui ne veut pas mourir. Elle dure, elle dure, sans jamais s'arranger, et cela ne date pas d'hier que le pouvoir politique républicain de nos représentants phagocyte le pouvoir de ceux qu'ils sont censés représentés.
Ce que Benoît Collombat et Étienne Davodeau tentent de faire revivre, ce sont les « années de plomb » de cette Ve République, c'est-à-dire les conséquences majeures de la reconstruction du pays après la Deuxième Guerre mondiale, notamment autour du gaullisme et de ses avatars.
Alors que peuvent nous proposer comme livre-objet un auteur de BD habitué aux reportages dessinés (déjà avec Les ignorants, ou bien Rural !) et un grand reporter habitué au journalisme d'investigation, notamment sur France Inter ? Forcément, ils s'associent sur ce qu'ils connaissent le mieux : fouiller les secrets de notre société actuelle et ce roman graphique paru chez Futuropolis nous démontre alors que notre Ve République est bien mal famée, voire pourrie jusqu'à la moelle. Tout cela s'organise en deux enquêtes successives, mais finalement très liées. D'abord, les deux auteurs retracent l'assassinat du juge Renaud, puis s'attaquent à celui de Robert Boulin ; mais, en fait, ils sillonnent la Ve République depuis ses tout débuts jusqu'à, théoriquement, 1982, année où le SAC (Service d'Action Civique), la milice gaullistte a été dissoute après un massacre de trop. Je dis « théoriquement », car finalement, à force de fouiller, de croiser les informations, de confronter les acteurs, il apparaît bien vite que cette enquête concerne des braquages de banque pour financer des campagnes électorales, des exactions du SAC qui sont restées impunies, voire inconnues, ainsi que bon nombre d'assassinats politiques ; or, tout cela peut facilement être remonté jusqu'à certains de nos hommes politiques actuels qui, bien vieux, ont connu cette période ou bien, bien plus jeunes, ont hérité de ce système à l'origine de la réussite gaulliste. Malgré tout, Benoît Collombat et Étienne Davodeau ne tombent jamais dans le piège du complotisme, puisqu'ils mènent leur enquête de façon rationnelle et méthodique. Et c'est bien là que notre effarement devant tant de magouilles sanglantes s'exprime.
Bien sûr, pour l'aspect graphique, nous retrouvons le dessin habituel d'Étienne Davodeau, sobre et débonnaire, mais pas non plus dans sa version la plus précise et détaillée.
Cher pays de notre enfance est donc un roman graphique ironisant sur la quête de vérité de notre Ve République : cherche-t-on toujours à savoir le fond du problème ? Non, malheureusement, et nous en paierons encore le prix, assurément.
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canel
  03 février 2018
Sac de noeuds (et de têtes de noeuds), sac à patates (fric), sac à puces (fripouilles/truands), main dans le sac (flag), mise à sac (tuerie d'Auriol), sac poubelle (ordures puantes)...
De Gaulle, Giscard, Chirac et leurs petits 'descendants' (Sark*) : tous à mettre dans le même sac/SAC ?
Difficile à estimer, tant les ramifications de cette organisation étaient complexes et ses activités variées. Du collage d'affiche au meurtre commandité, via des intimidations musclées et des braquages destinés à financer la campagne d'un certain parti politique.
Reprenons : Wikipedia définit sobrement le SAC (Service d'Action Civique) comme « une association au service du général De Gaulle puis de ses successeurs gaullistes, souvent qualifiée de police parallèle ».
Ou de milice, n'ayons pas peur des mots.
Créée en 1960, elle a été officiellement dissoute par Mitterrand en 1981 - ou renommée ?
Benoît Collombat, journaliste d'investigation pour France Inter, et Etienne Davodeau, auteur de BD documentaires, ont patiemment mené l'enquête pour éclaircir quelques affaires liées au SAC. Ils ont rencontré de nombreux acteurs politiques et juridiques de l'époque, des proches du juge Renaud (assassiné en 1975), du ministre Robert Boulin ('suicidé' en 1979), de Jacques Massié (victime de la tuerie d'Auriol en 1981), et des témoins. L'investigation est fouillée, donc le résultat fourni, on peut s'y perdre un peu parfois, mais le résultat est passionnant, et évidemment édifiant.
On ne peut que se demander comment ça se passe aujourd'hui, si les politiciens ont moins de sang sur les mains (enfin pas eux directement, bien sûr, mais leurs 'petites mains' à gros bras), parce que l'argent leur serait fourni directement par des copains haut placés ?
Cette lecture donne envie de (re)voir 'Le juge Fayard', le film d'Yves Boisset (1977), directement inspiré de l'affaire Renaud, avec Patrick Dewaere et Philippe Léotard.
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Macha_Loubrun
  08 mars 2016
♫♩Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre…♬♫♩♩ "Le SAC en ce temps-là […] était une simple association créée en 1960 par des fidèles du Général de Gaulle, comme Jacques Foccart, Alexandre Sanguinetti ou Roger Frey, pour « défendre sa pensée et son action. […] Une sorte de police privée. le SAC (Service d'Action Civique) fonctionne comme une véritable organisation parallèle au pouvoir…dont il a la bénédiction.[...] Sauf qu'au nom de l'idéal, le SAC se transforme en organisation mafieuse. »
♫♩ le Cher pays de notre enfance ♬♫♩♩n'est pas toujours la France idéalisée par Charles Trenet, mais une France éclaboussée par des scandales et par le sang des nombreuses victimes du SAC…
Benoît Collombat, journaliste d'investigation à France Inter et Etienne Davodeau, auteur de BD, forment un duo d'enquêteurs opiniâtres pour faire la lumière sur les années de plomb de la Vème République, sous la présidence de Pompidou et Giscard.
Ils se déplacent aux quatre coins de l'hexagone pour recueillir les témoignages de journalistes, policiers, syndicalistes, magistrats, anciens truands et la restitution de leurs échanges est aussi glaçante que palpitante.
Les dessins en noir et gris d'Etienne Davodeau donnent un caractère intimiste au récit, un accent de vérité supplémentaire. Benoît Collombat, journaliste aguerri aux affaires complexes, avait déjà signé un livre concernant l'affaire Boulin « Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin » et sa maitrise des sujets difficiles amène tout son professionnalisme à leurs investigations.
Je savais que le SAC était une association assez opaque et répressive dont les agissements étaient assez peu légaux. J'avais bien sur entendu parler de l'assassinat du juge Renaud, de certains hold-up, de l'affaire Boulin… Mais je dois avouer que je n'avais pas saisi les liens qui unissaient toutes ces affaires, le pouvoir tentaculaire et mafieux du SAC, infiltré à tous les niveaux de la société. L'ampleur de ses actions, sa capacité de nuisance pour museler la vérité et arriver à ses fins est stupéfiante. France Afrique, financement du RPR, milices patronales, Gang des Lyonnais, tout est passé au crible. Encore aujourd'hui, certains témoins n'osent pas parler et reçoivent encore des menaces...
Excellent travail journalistique, dans le Cher pays de notre enfance !
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critiques presse (4)
Sceneario   28 décembre 2015
Celui qui lira ces pages sera estomaqué par les faits qui sont racontés. Il prendra aussi peut être plus de recul pour prononcer dorénavant les sempiternels « tous pourris ».
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi   02 novembre 2015
Voilà un album d’une grande qualité, autant sur le fond que sur la forme, éclairant et passionnant, à la narration tendue et non contemplative qui réussit le tour de force de synthétiser une époque tout en ouvrant des questionnements pertinents sur un monde politique dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Culturebox   02 novembre 2015
Un livre politique, donc, qui revient sans concessions sur certaines des affaires les plus marquantes de ces 40 dernières années.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BDGest   30 octobre 2015
Dérangeant retour sur un passé pas si lointain, Cher pays de notre enfance finit par poser plus de questions que de réponses, signe certain de la qualité de l'investigation menée par ses auteurs !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   16 janvier 2018
- Sous la rotonde, il y avait l'imprimerie. C'est là qu'étaient imprimés les affiches du RPR.
- Le RPR faisait sa communication sur le dos de Peugeot ?
- Bien sûr. Le quartier général électoral du RPR pour les villes du coin, c'était l'usine [automobile] de Poissy. Ils ne se cachaient pas, hein ! La colle et les affiches étaient stockées à l'usine. Beaucoup de gars du RPR bossaient ici. L'usine pesait sur la vie politique... Elle fournissait aussi les voitures du parti gaulliste. Dans leurs convois, il y avait beaucoup de Simca, puis de Peugeot. Elle fournissait même un des chauffeurs de De Gaulle en personne !
- Quoi ?
- Un gars du 'service intérieur'...
- Un 'mouchard', donc ?
- Voilà. Il ne faisait pas grand-chose à l'atelier. Et il s'absentait en cas de besoin. C'était un mec du SAC.*
(p. 133)

* extrait de Wikipedia : Le service d'action civique (SAC) a été, de 1960 à 1981, une association au service du général de Gaulle puis de ses successeurs gaullistes, mais souvent qualifiée de police parallèle, créée à l'origine pour constituer une « garde de fidèles » dévouée au service inconditionnel du général après son retour aux affaires en 1958. [...]
https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique
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canelcanel   14 janvier 2018
[ le journaliste Benoît Collombat à François Colcombet, magistrat et homme politique français ]
- Justement. Evoquons votre déclaration-choc à l'émission 'Les Dossiers de l'écran'. On est le 7 mai 1974, deux jours après le premier tour de l'élection présidentielle. Le 27, Giscard sera élu face à Mitterrand. Et vous dites : 'Nous espérons ne pas avoir à découvrir que le hold-up de Strasbourg n'a pas servi à acheter des hommes politiques.' Vous pouvez nous en dire plus ?
- Il faut savoir qu'à l'époque, il n'existait pas de loi sur le financement des partis politiques. L'argent, ils le prenaient partout. Il n'y avait pas de contrôle. Tous les partis se débrouillaient comme ils pouvaient... Moi, avant l'émission, je savais que [le juge] Renaud instruisait sur le gang des Lyonnais. Il avait compris qu'ils bénéficiaient de complicités à haut niveau. A Lyon, nous connaissions bien les liens entre le SAC* et les truands. Et la somme du hold-up de Strasbourg était tellement importante qu'il fallait bien un... habillage pour la réinvestir.
(p. 41-42)

* Service d'Action Civique, une 'police parallèle'...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique
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canelcanel   22 janvier 2018
- On comprend bien que Boulin* gênait... Mais, que pouvaient contenir ses fameux dossiers, qui l'ont sans doute mené à sa perte ?
- Sa longévité ministérielle a fait de lui un fin connaisseur de l'Etat. Il est passé par le secrétariat d'Etat au Budget et par le ministère des Finances.... Ce sont les deux 'tours de contrôle' d'où il a pu voir les turpitudes de sa propre famille politique.
- Tu parles de...
- L'argent noir de la Françafrique, bien sûr. Elf, le Gabon, les mallettes de billets entre Libreville et Paris, les réseaux Foccart au service de Jacques Chirac, pour qui, Boulin, soudain 'premier-ministrable', devient très dangereux.
- D'où cette tentative de déstabilisation politique du RPR, avec cette 'affaire' du terrain de Ramatuelle...
- Voilà... Authentique, résistant, réputé compétent et travailleur, gaulliste 'social', Boulin pouvait rassembler bien au-delà de la droite. Et donc contribuer à la réélection de Giscard en 1981... Une catastrophe pour Chirac ! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Boulin ne se laisse pas faire et menace de sortir ces dossiers.
(p.180)
* Robert Boulin, décédé en 1979 (officiellement suicidé)
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Macha_LoubrunMacha_Loubrun   06 mars 2016
- La 2ème guerre mondiale La guerre froide La guerre d'Algérie... On ne s'en rend plus vraiment compte aujourd'hui, mais le SAC est finalement assez central dans l'histoire de la France récente !
- Exactement ! Il a germé dans le climat de violence "légitime" de la résistance. Pour certains de ses membres, il a ensuite du être perçu comme un moyen de prolonger cette "fraternité d'armes" avant de complètement dériver.
- Tu veux dire que, pour ceux-là, après la libération, revenir à notre vie normale et renoncer à cette violence légitime fut difficile ?
- Voilà, il y a aussi l'anti-communisme de l'après-guerre : le SAC affronte le service d'ordre du parti communiste, qui ne fait pas dans la dentelle non plus. La violence est en quelque sorte légitimée par la peur du "péril rouge". Il règne dans ces milieux-là une vraie crainte d'une invasion soviétique ! Et puis cette violence n'est pas inutile au pouvoir gaulliste, pour faire le sale boulot en Algérie, contre le FLN, puis contre l'OAS. Plus tard, en mai 1968, le SAC s'avère un appui dont il serait idiot de se priver en cas de coup dur !
- C'est vraiment une spécificité française, non ?
- Oui, l'histoire du Sac est indissociable du gaullisme.Elle est dont liée à celle de la quatrième république.
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HarioutzHarioutz   08 février 2016
Juillet 2015.
Nous terminons ce livre.
Inexorablement, les témoins et les acteurs de cette histoire disparaissent.
C'est aussi le cas de Jean Charbonnel. Ce Ministre du Général de Gaulle affirmait publiquement avoir été informé des noms des deux responsables du meurtre de Robert Boulin.
Il disait les tenir du père de Laetitia Sanguinetti.
Il les avait déposé dans son coffre-fort, en attendant qu'un juge d'instruction le convoque? Nous avions prévu de le rencontrer.
Il est mort en février 2014 à 87 ans. (p.211).
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Vidéo de Etienne Davodeau
Benoît Collombat et Étienne Davodeau - Cher pays de notre enfance
Benoît Collombat et Étienne Davodeau vous présentent l'ouvrage "Cher pays de notre enfance, enquête sur les années de plomb de la Ve République" aux éditions Futuropolis.
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Douce France

L'histoire commence à Lyon, devant le 89 montée de l'Observance, "c'est donc ici, devant chez lui qu'il s'est fait tuer (...) le 3 juillet 1975, à 2h42 du matin. (...) " dit l'un des personnages faisant référence au juge...............?............ surnommé "le Sheriff".

François Michel
François Fayard
François Renaud
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Thème : Cher pays de notre enfance: Enquête sur les années de plomb de la Ve République de Etienne DavodeauCréer un quiz sur ce livre
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