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ISBN : 2344014497
Éditeur : Glénat (25/10/2017)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir...

Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n'ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Aelinel
  13 novembre 2017
Depuis que je suis sur les réseaux sociaux, il est beaucoup plus facile de suivre les sorties des maisons d'éditions. C'est ainsi que j'ai découvert la collaboration de Thomas Day (à l'écriture) avec Aurélien Police (au graphisme) pour la bande dessinée Juste un peu de cendres. Si je n'avais jusqu'à présent jamais lu Thomas Day, j'avais eu néanmoins de bons échos sur son travail mais j'avais eu aussi des remarques sur la noirceur ou le côté glauque des univers développés dans ses romans. Quant à Aurélien Police, j'étais d'ors et déjà conquise : le style de son art, notamment sur les couvertures de romans, est facilement reconnaissable! Pour exemple, si vous avez lu la trilogie de la voie des oracles d'Estelle Faye ou le diptyque Aeternia T.1 & 2 de Gabriel Katz, aux éditions Scrineo, c'est lui!
Ashley Torrance n'a que dix sept ans quand elle décide de s'enfuir de chez elle : n'y voyez pas là une simple fugue d'adolescence car sa famille est aimante et équilibrée. En réalité, elle fuit car elle se sent en danger et ne veut pas que ses proches en subissent les conséquences. Depuis toute petite, Ashley possède un don : avec ses yeux vairons, elle peut dissocier des créatures différentes des humains, celles qu'elle nomme les « Cendreux » ou les « Consumés ». Leur apparence effrayante donne l'impression qu'il se consume comme des braises et un fil ténu semble tous les connecter. Or, voilà qu'ils deviennent de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis la Crise de 2008 mais surtout, ils savent qu'Ashley est aussi une menace pour eux…
Dès le départ, deux points m'ont un peu agacé : l'appartenance de Juste un peu de cendres au registre du Young Adult (vous connaissez ma passion pour ce genre mais la faute m'en incombe car je n'avais pas lu le synopsis avant de l'acquérir!) et le fait que l'héroïne possède des yeux vairons. le Tanuki l'avait déjà fait remarquer dans l'une de ses chroniques et cette caractéristique commence à être vraiment un stéréotype dans le YA.
Malgré cette déconvenue de première minute, ce roman graphique s'est révélé être une lecture très agréable.
– Débutons en premier lieu par le livre-objet : il est tout juste magnifique. le velouté de sa couverture ainsi que ses pages en papier épais glacé en font un objet de qualité. de plus, étant donné qu'il s'agit d'un one-shot, il pourrait tout à fait convenir pour une idée-cadeau (Noël is coming !).
– L'univers imaginé par Thomas Day est intéressant et intriguant. Sa teneur sombre et mystérieuse éclipse immédiatement le côté YA que je craignais dès le départ. Et l'auteur évite le stéréotype d'une adolescente torturée qui ferait une fugue pour fuir une famille sordide. Rien de tout cela au contraire, Ashley est une jeune fille attachante, responsable et combative. Elle essaye de comprendre son don afin de mieux s'armer face à ces créatures mystérieuses.
J'ai également beaucoup apprécié que le récit prenne une dimension sociale importante : sans trop en dévoiler, l'auteur aborde aussi la crise de 2008 et n'hésite pas à dénoncer les conditions des personnes tombées en déshérence : chômage, endettement, dépression, alcoolisme, prostitution, etc… Il ponctue également le roman graphique de références liées à l'Imaginaire qu'elles soient littéraires (Shining par exemple car le début de l'intrigue se déroule dans le Maine) ou musicales (comme David Bowie).
– Enfin, l'univers graphique d'Aurélien Police s'est révélé être à la hauteur de son talent. Les planches sont tout simplement magnifiques et d'une grande originalité. A la fin de la bande dessinée, il explique d'ailleurs sa technique pour le fameux rendu des cendres présentes tout au long du récit. Il s'agit d'une véritable photographie de l'incinération d'un manuscrit (le premier jet de Juste un peu de cendres envoyé par Thomas Day !) qu'il a ensuite modifié par ordinateur et inséré dans ses images. le rendu est époustouflant et spectaculaire !
Juste un peu de cendres aurait donc pu être un coup de coeur mais c'est sans compter une fin malheureusement abrupte et « facile ». L'impression que cette dernière m'a laissé, c'est : « Ah bon ? Tout ça pour ça ? ». J'ai trouvé cela un peu dommage.
En conclusion, la collaboration entre Thomas Day et Aurélien Police s'est révélée être une véritable réussite. Pour ma part, elle confirme le talent du second tandis qu'elle m'a bien donné envie de découvrir d'autres oeuvres du premier, à savoir Dragon. Malgré une fin un peu décevante, je vous invite tout de même à jeter un coup d'oeil à Juste un peu de cendres car il vaut le détour.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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KrisPy
  29 août 2018
Un étrange livre fait de dessins 3D mêlés à de la photographie, pour une non-moins étrange histoire de démons cachés dans des humains désabusés.
Ashley, jeune fille de tout juste 18 ans, voit depuis toujours, grâce, ou à cause, de ses yeux vairons, le vrai visage de certaines personnes : un visage de monstre démoniaque et effrayant. Elle n'est pas folle, ni malade, mais voit au-delà des apparences.
D'autres comme elle, voient aussi ces monstres qui ne se nourrissent que de sang d'animaux égorgés par leur soin.
Ashley retrouve un jeune type comme elle, rencontré sur le net, qui lui, a préféré se crever un oeil plutôt que de continuer à les voir. A eux deux, ils décident de partir en croisade. Sur leur chemin, ils rencontreront Sunny, dessinatrice de génie qui voient aussi la vraie nature des démons, et mèneront la lutte contre ces créatures qui ne craignent qu'une chose : le feu.
Une très bonne surprise, où la légende de Roanoke est joliment utilisée. Un roman graphique très sombre, très beau. Un peu court quand même, aurait mérité de se faire en plusieurs tomes, pour bien aller au fond de l'histoire.
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FungiLumini
  18 novembre 2017
Quand deux artistes français proposent un projet comics original dans le domaine de l‘imaginaire, on n'a pas d'autre choix que de se jeter dessus à sa sortie ! de toute manière, avec de telles illustrations, comment résister : la couverture est juste sublime ! le titre est intrigant juste ce qu'il faut, même si on découvre assez vite pourquoi « juste un peu de cendres ».
Ashley est née avec les yeux vairons et le pouvoir de voir des choses que la plupart des gens ne perçoivent pas. Certaines personnes, souvent des êtres désespérés exclus de la société, ont deux visages : celui qu'ils montrent au monde et leur vraie nature, qu'on ne définit jamais vraiment, mais que je situerais entre le démon et le zombie.Pour protéger sa famille, Ashley décide de quitter le domicile familial et de partir sur les routes américaines avec un gars rencontré sur internet qui voit les mêmes choses qu'elle. Ensemble, ils vont essayer de trouver d'autres gens comme eux pour les avertir et les aider, mais aussi tenter d'éradiquer les créatures qui les assaillent. Mais que peut-on faire contre une armée en marche quand on est deux?
J'ai absolument tout aimé dans ce comics. L'histoire était originale, sombre à souhait. Elle mêlait le monde réel à un univers fantastique inédit, ainsi qu'à un passé ancré de croyances païennes. Les personnages étaient très nuancés, aucun ne se ressemblait, et tous amenaient quelque chose d'unique à la quête. C'était un récit plein de violence et de massacres, mais l'illustration ne tombait jamais dans l'obscène ou le gore. le caractère démoniaque des êtres passait par des nuances rouge/orange dans le dessin.
J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ashley. C'est une jeune fille simple, malgré les traumatismes qu'elle a vécus. Elle suit Bruce sur la route, mais elle continue de penser par elle-même et de suivre ses intuitions. Elle doit faire des choix qui vont bouleverser son existence et celles d'autres personnes, mais n'hésite pas longtemps sur le chemin à emprunter. J'ai aussi été fascinée par le personnage d'Owen et par son incroyablement triste histoire. Un personnage très touchant.
Petit détail que j'ai appris dans ce livre : David Bowie n'avait apparemment pas les yeux vairons, mais souffrait d'une mydriase permanente à l'oeil gauche. Voilà. 😀
Si j'ai adoré le scénario, c'est les graphismes de ce comics qui m'ont totalement bluffée. Un style que j'ai trouvé proche de celui de Bastien Lecouffe-Deharme, tout en étant beaucoup plus dynamique dans la mise en page. (Après, je ne pense pas que Bastien L-D ait déjà fait de la bande dessinée 😉 ) La façon dont les cases habillement agencées et l'arrière-plan se fondent l'un dans l'autre pour former un tout visuellement magnifique m'a impressionnée. Un travail digital sur ordinateur, mais en partie réalisé sur base de vraies photographies. le graphiste explique dans le cahier bonus à la fin de l'ouvrage que les fonds basés sur des cendres est en fait le premier jet du manuscrit qu'il a brûlé dans une poêle à frire, puis photographié !
Le cahier bonus explique aussi les choix de l'auteur ou du dessinateur pour certains éléments, comme les personnages. Il y a aussi une description étape par étape du travail graphique effectué pour réaliser une planche, ce que j'ai trouvé super intéressant !
Un coup de coeur pour ce comics à quatre mains francophones ! L'histoire est originale et sombre, les personnages attachants et nuancés. Les graphismes et leur mise en page sont juste incroyables. Foncez sur cet ouvrage, il en vaut largement la peine !
Lien : https://livraisonslitteraire..
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LesReveriesdIsis
  07 février 2018
Déroutant et captivant. Voilà les deux mots qui me viennent à l'esprit si je dois résumer ma lecture. Étrange, non? Pas tant que cela. En vérité, cet album m'a captivée par son histoire, par ses graphismes, par la place laissée au texte aussi, étonnamment discret mais pourtant capital par sa disposition et son contenu. C'est bien là ce qui est déroutant car les histoires de zombies, ce n'est pas du tout ma tasse de thé! Précisons d'emblée : je parlerai ici de « zombies » par commodité. Les passionnés du genre me pardonneront un possible abus de langage…
Juste un peu de cendres nous raconte une nouvelle apocalypse, discrète, ténue, que seul un petit nombre peut percevoir. Des hommes changent, les cendres les entourent. Ashley Torrance fait partie de ceux qui ont un don. Don ou malédiction? Cette jeune fille voit des choses, comprend l'impensable et l'album s'ouvre sur son départ avant de nous livrer son épopée.
La structuration de l'histoire est parfaite : le récit s'ouvre sur une tension, qui place immédiatement le lecteur au coeur du récit. le danger encouru, la fuite, la quête de sens, le choix d'alliés. Les explications nous parviennent au compte goutte, nous craignons pour les personnages, sans finalement avoir de raison tangible… Car la force de l'oeuvre est aussi de sous-entendre, de laisser la place belle à notre imagination: fini les zombies qui attaquent tout ce qui bouge comme des bêtes féroces. Les Créatures sont ici vulnérables, fragiles tout autant qu'inquiétantes et sinistres. Cette ambivalence étreint le lecteur jusqu'à l'âme et laisse un goût étrange en s'incarnant dans les planches mêmes de l'album. La force du graphisme et de l'écriture s'allient pour balayer les topos du genre (du moins ceux que je connais). Ajoutons que le récit acquiert une réelle densité avec la légende de Roanoke, donnant à cette apocalypse une dimension à la fois historique, mystique et surnaturelle, tout en conférant aux personnages une véritable épaisseur.
Enfin, l'originalité de cet album vient aussi des graphismes. Ils m'ont tout de suite interpellée : 3D, photos, dessins, images par ordinateur, tout se mêle dans une esthétique douce et percutante. Nul doute que ces images me resteront longtemps en tête… Une poésie du zombie, voilà comment je pourrais qualifier la représentation de ces êtres! J'ai d'ailleurs été très sensible aux bonus à la fin et tout particulièrement aux pages expliquant la genèse de l'une des doubles pages marquantes de l'oeuvre.
Avec Juste un peu de cendres, Thomas Day et Aurélien Police ont réussi un coup de maître : me faire aimer une histoire de zombies, tant par l'histoire que par ses graphismes.
Lien : https://lesreveriesdisis.com..
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Amindara
  16 juillet 2018
A la vue des critiques unanimement positives que ce livre a eues sur Babelio, je me dis que je suis finalement totalement passée à côté de cette BD, parce que moi je ne l'ai pas vraiment aimée…
L'histoire avait quelque chose d'intriguant, cette jeune fille dont les yeux vairons lui donne la possibilité de voir une autre facette des gens. Après, la facette en question m'a laissée un peu sceptique. le fait que ces gens se consument et que ce soit tout de suite interprété comme dangereux pour elle m'a quelque peu dérangée. Sans compte que sans même chercher à savoir ce que c'est réellement, Ashley se met à les combattre, accompagnée de Bruce. C'est une ambiance sombre, pesante, c'est glauque.
Au-delà de ça, j'ai beaucoup apprécié le parallèle qui a été fait entre ces êtres de cendres et la crise qui a touché la société, ce qui en a découlé. On comprend très vite que leur facette de cendres est créée pas le désespoir dans lequel certaines personnes se sont retrouvées. Mais du coup, d'apprendre ça, j'ai encore moins compris ce qui faisaient d'elles des personnes dangereuses et pourquoi il fallait les détruire.
Niveau dessins, c'est plus ou moins la même chose. Je les ai trouvés aussi sombres et glauques que l'histoire. Ils sont aussi assez flous, assez abstraits, comme si on voulait essayer d'augmenter encore cette ambiance pesante, angoissante. Pour le coup, c'est réussi. Mais ce n'est pas un style que j'affectionne.
Encore désolée, mais je n'ai pas aimé. Cela dit, je ne doute pas que les amateurs du genre apprécient.
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critiques presse (1)
Actualitte   24 octobre 2017
Juste un peu de cendres est un roman graphique splendide, qui raconte combien la colère peut ruiner une existence, une nation, l’humanité. Fragiles êtres...
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ArdwenArdwen   15 septembre 2018
Je me suis vite rendu compte que je ne pouvais pas tous les sauver.
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Vidéo de Thomas Day
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