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EAN : 9782344014493
128 pages
Glénat (25/10/2017)
3.86/5   43 notes
Résumé :
Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir...

Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n'ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash ... >Voir plus
Que lire après Juste un peu de cendresVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Cette lecture fut une vraie bonne surprise !

Commençons par le bémol.
Le plus surprenant pour moi est le fait que j'ai préféré l'histoire au graphisme... Sachez que je suis fascinée par le travail qu'effectue Aurélien Police pour de nombreuses maisons d'éditions que j'adore, que chacun de ses travaux m'enchante et que je suis capable d'acheter un bouquin uniquement parce qu'il en a illustré la couverture. Parfait exemple : j'ai acheté celui-ci à sa sortie juste pour cela. Et j'ai attendu jusque-là pour le lire car l'histoire ne me disait trop rien.
Force est de constater que je ne suis pas fan de sa "mise en scène". J'aime bien ce qu'il a proposé en tant qu'artiste tout en étant déçue par le manque de dynamisme et le côté trop artificiel de certaines planches. C'est assez beau mais c'est statique. Un bon artiste/plasticien/graphiste ne fait pas forcément un illustrateur BD de talent.
Si j'ai bien compris, c'est son premier essai dans la bande dessinée alors je ne lui en tiens pas rigueur.

Surprise aussi par l'histoire qui s'annonçait comme une avalanche de clichés et de tropes par trop rebattus. Erreur.
Si on retrouve certains motifs bien connus du fantastique et du post-apocalyptique, ils sont intelligemment utilisés au service d'une histoire comprenant un sous-texte intéressant. Thomas Day en prend même le contre-pied parfois et s'amuse avec de nombreuses références culturelles et autres légendes urbaines. Les personnages stéréotypés sont déconstruits et l'auteur rappelle constamment que les idées préconçues et les catalogages sont faciles mais qu'une personne est bien plus complexe que ce qu'on en voit de prime abord.
Les "cendreux" ne sont pas présentés comme le mal absolu. Ce ne sont pas des personnes dangereuses en soi, mais des personnes acculées, terrorisées, qui pensent devoir attaquer les premières pour ne pas être démasquées et tuées. C'est tout le propos d'Ashley, qui a bien compris, à l'inverse de Bruce, que ces personnes n'étaient pas mauvaises mais que de leurs peurs naissait leur agressivité. On se demande encore ce qui motive les guerres et les replis communautaires et nationalistes ? Rien de plus.

Bref, c'était fort intéressant et j'ai maintenant envie de découvrir les romans de Thomas Day.
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Depuis que je suis sur les réseaux sociaux, il est beaucoup plus facile de suivre les sorties des maisons d'éditions. C'est ainsi que j'ai découvert la collaboration de Thomas Day (à l'écriture) avec Aurélien Police (au graphisme) pour la bande dessinée Juste un peu de cendres. Si je n'avais jusqu'à présent jamais lu Thomas Day, j'avais eu néanmoins de bons échos sur son travail mais j'avais eu aussi des remarques sur la noirceur ou le côté glauque des univers développés dans ses romans. Quant à Aurélien Police, j'étais d'ors et déjà conquise : le style de son art, notamment sur les couvertures de romans, est facilement reconnaissable! Pour exemple, si vous avez lu la trilogie de la voie des oracles d'Estelle Faye ou le diptyque Aeternia T.1 & 2 de Gabriel Katz, aux éditions Scrineo, c'est lui!

Ashley Torrance n'a que dix sept ans quand elle décide de s'enfuir de chez elle : n'y voyez pas là une simple fugue d'adolescence car sa famille est aimante et équilibrée. En réalité, elle fuit car elle se sent en danger et ne veut pas que ses proches en subissent les conséquences. Depuis toute petite, Ashley possède un don : avec ses yeux vairons, elle peut dissocier des créatures différentes des humains, celles qu'elle nomme les « Cendreux » ou les « Consumés ». Leur apparence effrayante donne l'impression qu'il se consume comme des braises et un fil ténu semble tous les connecter. Or, voilà qu'ils deviennent de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis la Crise de 2008 mais surtout, ils savent qu'Ashley est aussi une menace pour eux…

Dès le départ, deux points m'ont un peu agacé : l'appartenance de Juste un peu de cendres au registre du Young Adult (vous connaissez ma passion pour ce genre mais la faute m'en incombe car je n'avais pas lu le synopsis avant de l'acquérir!) et le fait que l'héroïne possède des yeux vairons. le Tanuki l'avait déjà fait remarquer dans l'une de ses chroniques et cette caractéristique commence à être vraiment un stéréotype dans le YA.

Malgré cette déconvenue de première minute, ce roman graphique s'est révélé être une lecture très agréable.
– Débutons en premier lieu par le livre-objet : il est tout juste magnifique. le velouté de sa couverture ainsi que ses pages en papier épais glacé en font un objet de qualité. de plus, étant donné qu'il s'agit d'un one-shot, il pourrait tout à fait convenir pour une idée-cadeau (Noël is coming !).
– L'univers imaginé par Thomas Day est intéressant et intriguant. Sa teneur sombre et mystérieuse éclipse immédiatement le côté YA que je craignais dès le départ. Et l'auteur évite le stéréotype d'une adolescente torturée qui ferait une fugue pour fuir une famille sordide. Rien de tout cela au contraire, Ashley est une jeune fille attachante, responsable et combative. Elle essaye de comprendre son don afin de mieux s'armer face à ces créatures mystérieuses.
J'ai également beaucoup apprécié que le récit prenne une dimension sociale importante : sans trop en dévoiler, l'auteur aborde aussi la crise de 2008 et n'hésite pas à dénoncer les conditions des personnes tombées en déshérence : chômage, endettement, dépression, alcoolisme, prostitution, etc… Il ponctue également le roman graphique de références liées à l'Imaginaire qu'elles soient littéraires (Shining par exemple car le début de l'intrigue se déroule dans le Maine) ou musicales (comme David Bowie).
– Enfin, l'univers graphique d'Aurélien Police s'est révélé être à la hauteur de son talent. Les planches sont tout simplement magnifiques et d'une grande originalité. A la fin de la bande dessinée, il explique d'ailleurs sa technique pour le fameux rendu des cendres présentes tout au long du récit. Il s'agit d'une véritable photographie de l'incinération d'un manuscrit (le premier jet de Juste un peu de cendres envoyé par Thomas Day !) qu'il a ensuite modifié par ordinateur et inséré dans ses images. le rendu est époustouflant et spectaculaire !

Juste un peu de cendres aurait donc pu être un coup de coeur mais c'est sans compter une fin malheureusement abrupte et « facile ». L'impression que cette dernière m'a laissé, c'est : « Ah bon ? Tout ça pour ça ? ». J'ai trouvé cela un peu dommage.

En conclusion, la collaboration entre Thomas Day et Aurélien Police s'est révélée être une véritable réussite. Pour ma part, elle confirme le talent du second tandis qu'elle m'a bien donné envie de découvrir d'autres oeuvres du premier, à savoir Dragon. Malgré une fin un peu décevante, je vous invite tout de même à jeter un coup d'oeil à Juste un peu de cendres car il vaut le détour.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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Un étrange livre fait de dessins 3D mêlés à de la photographie, pour une non-moins étrange histoire de démons cachés dans des humains désabusés.
Ashley, jeune fille de tout juste 18 ans, voit depuis toujours, grâce, ou à cause, de ses yeux vairons, le vrai visage de certaines personnes : un visage de monstre démoniaque et effrayant. Elle n'est pas folle, ni malade, mais voit au-delà des apparences.
D'autres comme elle, voient aussi ces monstres qui ne se nourrissent que de sang d'animaux égorgés par leur soin.
Ashley retrouve un jeune type comme elle, rencontré sur le net, qui lui, a préféré se crever un oeil plutôt que de continuer à les voir. A eux deux, ils décident de partir en croisade. Sur leur chemin, ils rencontreront Sunny, dessinatrice de génie qui voient aussi la vraie nature des démons, et mèneront la lutte contre ces créatures qui ne craignent qu'une chose : le feu.
Une très bonne surprise, où la légende de Roanoke est joliment utilisée. Un roman graphique très sombre, très beau. Un peu court quand même, aurait mérité de se faire en plusieurs tomes, pour bien aller au fond de l'histoire.
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Quand deux artistes français proposent un projet comics original dans le domaine de l‘imaginaire, on n'a pas d'autre choix que de se jeter dessus à sa sortie ! de toute manière, avec de telles illustrations, comment résister : la couverture est juste sublime ! le titre est intrigant juste ce qu'il faut, même si on découvre assez vite pourquoi « juste un peu de cendres ».

Ashley est née avec les yeux vairons et le pouvoir de voir des choses que la plupart des gens ne perçoivent pas. Certaines personnes, souvent des êtres désespérés exclus de la société, ont deux visages : celui qu'ils montrent au monde et leur vraie nature, qu'on ne définit jamais vraiment, mais que je situerais entre le démon et le zombie.Pour protéger sa famille, Ashley décide de quitter le domicile familial et de partir sur les routes américaines avec un gars rencontré sur internet qui voit les mêmes choses qu'elle. Ensemble, ils vont essayer de trouver d'autres gens comme eux pour les avertir et les aider, mais aussi tenter d'éradiquer les créatures qui les assaillent. Mais que peut-on faire contre une armée en marche quand on est deux?

J'ai absolument tout aimé dans ce comics. L'histoire était originale, sombre à souhait. Elle mêlait le monde réel à un univers fantastique inédit, ainsi qu'à un passé ancré de croyances païennes. Les personnages étaient très nuancés, aucun ne se ressemblait, et tous amenaient quelque chose d'unique à la quête. C'était un récit plein de violence et de massacres, mais l'illustration ne tombait jamais dans l'obscène ou le gore. le caractère démoniaque des êtres passait par des nuances rouge/orange dans le dessin.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Ashley. C'est une jeune fille simple, malgré les traumatismes qu'elle a vécus. Elle suit Bruce sur la route, mais elle continue de penser par elle-même et de suivre ses intuitions. Elle doit faire des choix qui vont bouleverser son existence et celles d'autres personnes, mais n'hésite pas longtemps sur le chemin à emprunter. J'ai aussi été fascinée par le personnage d'Owen et par son incroyablement triste histoire. Un personnage très touchant.

Petit détail que j'ai appris dans ce livre : David Bowie n'avait apparemment pas les yeux vairons, mais souffrait d'une mydriase permanente à l'oeil gauche. Voilà. 😀

Si j'ai adoré le scénario, c'est les graphismes de ce comics qui m'ont totalement bluffée. Un style que j'ai trouvé proche de celui de Bastien Lecouffe-Deharme, tout en étant beaucoup plus dynamique dans la mise en page. (Après, je ne pense pas que Bastien L-D ait déjà fait de la bande dessinée 😉 ) La façon dont les cases habillement agencées et l'arrière-plan se fondent l'un dans l'autre pour former un tout visuellement magnifique m'a impressionnée. Un travail digital sur ordinateur, mais en partie réalisé sur base de vraies photographies. le graphiste explique dans le cahier bonus à la fin de l'ouvrage que les fonds basés sur des cendres est en fait le premier jet du manuscrit qu'il a brûlé dans une poêle à frire, puis photographié !

Le cahier bonus explique aussi les choix de l'auteur ou du dessinateur pour certains éléments, comme les personnages. Il y a aussi une description étape par étape du travail graphique effectué pour réaliser une planche, ce que j'ai trouvé super intéressant !

Un coup de coeur pour ce comics à quatre mains francophones ! L'histoire est originale et sombre, les personnages attachants et nuancés. Les graphismes et leur mise en page sont juste incroyables. Foncez sur cet ouvrage, il en vaut largement la peine !
Lien : https://livraisonslitteraire..
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Je n'ai pas aimé le graphisme qui fait un peu photoshop même s'il y a une certaine recherche dans une approche visuelle. Les monstres ne sont pas clairement visibles avec cet effet de floutés et de cendres. Tout part avec les yeux vairons qu'on ne distinguent pas vraiment.

Par contre, la narration est le gros point fort de cet univers un peu lugubre sur fond d'un monde crépusculaire. On est tout de suite happé dans ce récit mi-fantastique mi-horrifique.

Pour autant, la dernière partie fait un peu longuet après un bon début. On retiendra que tout est fait de cendres et de pierres.
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critiques presse (1)
Actualitte
24 octobre 2017
Juste un peu de cendres est un roman graphique splendide, qui raconte combien la colère peut ruiner une existence, une nation, l’humanité. Fragiles êtres...
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Le mal que font les hommes vit après eux ; le bien est souvent enseveli avec leurs cendres.
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Je me suis vite rendu compte que je ne pouvais pas tous les sauver.
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Vidéo de Thomas Day
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