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ISBN : 2501122550
Éditeur : Marabout (17/01/2018)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Le corps d'une jeune femme est retrouvé en Lozère.
Au regard des éléments qu'ils détiennent, les enquêteurs de la SR de Nîmes se forgent rapidement un avis: elle a fait l'objet d'une chasse à l'homme...
Pour le capitaine Merlot, d'Interpol, les conclusions médico-légales placent cette victime dans une longue série.
Les gendarmes nîmois vont alors apprendre à leur grande stupéfaction, qu'Interpol tente depuis vingt-cinq ans de démanteler un rés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
clairesalander
  22 mars 2019
Une excellente surprise ! C'est ma mère, fan de polar, qui m'a transmis sa passion et m'a parlé de ce livre. Je l'ai commandé sur France Loisirs et n'ai pas été déçue du voyage ! C'est un pavé addictif que j'ai lu quasi d'une traite, dès que j'avais une minute à moi, tant c'était prenant, bien écrit, bien tournée.
Trois histoires vont converger en une : Louis Barthes, un vieil homme à la recherche de son identité, volée lors de la seconde guerre mondiale, Bruno, un ado qui tombe dans une rivière et atterris dans une communauté très étrange ; et l'enquête principale, qui démarre avec la découverte d'une jeune fille morte et inconnue au bataillon.
Plusieurs cadavres inconnus ont déjà été retrouvé éparpillés un peu partout en France et aux frontières, et présentent des liens de famille. A partir de là, les gendarmes affectés à l'enquête (d'ailleurs j'aurais mieux fait de commencer par "La fille de Kali" car ce sont les mêmes personnages et certaines choses m'ont échappé) vont chercher une communauté vivant en autarcie, et ils vont vite s'apercevoir que ces personnes sont victimes d'un ignoble trafic...
Menée tambour battant, cette histoire m'a happée, je ne pensais presque qu'à ça durant mes 3 jours de lecture ! cela dit, seul minuscule bémol, j'ai trouvé la fin est peu laborieuse. Cela n'entachant en rien le plaisir de lecture de ce thriller foisonnant et palpitant !
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Tbilissi
  01 avril 2018
Attention livre dangereux ! J'ai eu envie de m'enfermer pour le lire, et même si j'ai tenté de conserver une vie normale je pense que ma famille va être bien contente que je l'aie enfin refermé pour la dernière fois.
Reste à faire un bilan, ce qui n'est pas chose facile tant ce livre m'a captivée, et que je suis encore toute tremblante de... de quoi au juste ? D'excitation, de peur, de dégoût, de révolte, et assurément de jubilation de m'être sentie à ce point là retournée par un récit.
Et pourtant ce n'était pas gagné, quand j'ai reçu "la bête" via l'opération masse critique (un grand merci au passage!), j'ai commencé par être déçue, le livre est gros et lourd, il fait 650 pages, moi qui affectionne les petits formats... Mais bon, la couverture est très belle, et j'ai bien fait d'ouvrir l'ouvrage, qui m'a happée d'emblée.
Par son style tout d'abord, vif, ciselé, délicat. Là je me suis dit, petit sourire en coin, "ça va être cool". Cool n'était pas vraiment le mot, mais mon intuition avait en effet détecté quelque chose de grand.
L'intrigue ensuite, d'une inventivité et d'une dramaturgie brillantissimes ! Elle entrelace les histoires de Louis Barthes, notaire retraité à la recherche ses origines, Bruno un adolescent geek et surdoué perdu en montagne suite à sa chute dans un torrent, Atrimen jeune fille semblant surgie d'un autre temps, et d'une cellule de la police, la cellule TEH -Traffic d' Êtres Humains-, spécialement créé suite à une série de meurtres plus que mystérieux, qui plus est étalés sur 25 ans.
Enfin j'ai particulièrement apprécié les subtiles réflexions sur la vie distillées discrètement dans tout le roman, sans nuire le moins du monde au déroulement de l'intrigue et à la fluidité du récit. Sur la maternité.
Sur la solitude, que peuvent ressentir aussi bien un septuagénaire affable au possible que LA méchante, la plus grande et plus cruelle manipulatrice rencontrée depuis longtemps.
Les références à la secondes guerre mondiale sont hyper réalistes et très émouvantes, et le parallèle entre la fiction du cheptel et l'horreur réelle de ces épisodes, comme la rafle du Vel d'Hiv, fonctionne parfaitement.
Le dénouement en un long chapitre de 40 pages est oppressant à souhait et l'épilogue m'a laissée presque orpheline.
Vous l'aurez compris, un véritable coup de coeur (ou coup de poing ?) pour moi, qui m'a donné envie de découvrir les autres romans de Céline Denjean, auteure qui malgré la noirceur de son intrigue semble avoir beaucoup d'humour comme l'atteste le clin d'oeil qu'elle se fait quand l'enquête atterrit dans son village natal.
Ah si une dernière chose : au moment où je conclus, le cheptel ne compte que 14 lecteurs sur babelio ; une aberration à réparer, ruez vous sur ce phénomène !
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stokely
  12 janvier 2019
Au tout début de ma lecture j'ai eu un peu peur en effet le premier chapitre débute avec des prénoms très particuliers et difficiles à retenir et puis au fil de ma lecture au premier corps découvert mon engouement est revenu.
En effet celui-ci est intrigant et porte des habits d'une autre époque de même que les soins qui ont été prodigués et puis les chapitres ou l'on suit Bruno m'ont intrigué également, tous ces éléments qui n'ont pas particulièrement de liens entre eux vont au fur et à mesure de la lecture se lier.
J'aime ce type de livre ou les différentes histoire se rejoignent, je me suis attachée aux personnages en particulier à Atrimen que j'ai eu envie de d'aider durant ma lecture, la maturité de Bruno qui est pourtant encore adolescent.
Une lecture addictive qui passe toute seule malgré ses 654 pages, une belle découverte. le mieux étant de se lancer sans trop en savoir pour pouvoir apprécier cette lecture.
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Sharon
  27 février 2019
Si vous aimez les romans policiers reposants, prévisibles, pas trop sanglants, bref, si vous cherchez un polar divertissant, passez votre chemin. Nous sommes ici dans un roman dur, difficile, non par son écriture, mais par les sujets qui sont abordés.
Le roman semble se composer de trois intrigues différentes - qui finissent par se rejoindre, pas forcément de la façon dont on s'y attendait. le plus attachant, à mes yeux, est Louis : oui, il n'est pas tout jeune, oui, il a eu une vie heureuse, sans histoire, cependant ce qu'il découvre de ses origines, ce secret de famille qui lui est révélé à la suite de la maladie de son père lui fait reconsidérer tout ce qu'il a vécu jusque là. S'il faut retenir un seul point de sa quête, c'est la découverte qu'il a toujours été entouré d'amour, et que l'on a toujours, quelque part en France, penser à celui qu'il était vraiment. Il est une expression pour qualifier les années pendant lesquelles Louis est venu au monde "les années les plus noires de notre siècle". Disons que l'on veut croire, très souvent, que "cela" est derrière nous, que "cela" ne peut pas recommencer. Pourtant, ce qui nous est conté dans les deux autres intrigues montrent que c'est toujours possible, ou probable.
Prenez Bruno, un adolescent ordinaire, finalement, qui s'amuse avec ses copains. A la suite d'un accident, il se retrouve projeté dans un univers qui n'est pas du tout le nôtre - et pourtant, nous ne sommes ni dans la fantasy, ni dans la science-fiction. Il ne s'agit pas seulement pour lui d'évoluer dans un monde dont il n'a pas les codes, il s'agit de tâcher de s'en sortir plus ou moins bien, face à ces personnes qui semblent venir d'ailleurs - j'ai pensé, en un raccourci thématique, à Tout le monde te haïra d'Alexis Aubenque.
Viennent ensuite les enquêteurs proprement dits. Ils sont nombreux, et pour certains, cela fait longtemps qu'ils sont sur la piste... de quoi au juste, de qui ? Et bien d'actes criminels qui paraissent totalement inimaginables - et pourtant, cela a beau être énorme, hors-norme, le lecteur se prend à dire que cela pourrait être possible, en un mélange d'utilisation des techniques les plus modernes (voir l'usage du Darknet) et des méthodes les plus anciennes pour conditionner les êtres humains. Vertige ? Oui, certainement.
Surtout, l'on pressent très vite, et on le met à l'épreuve également, que ce ne sera pas une enquête tiède, pendant laquelle les enquêteurs ne risqueraient pas grand chose. Il suffit d'un rien pour que tout tourne mal, alors quand on sait que les origines de cette affaire remonte à plus de vingt ans, le "rien" qui peut tout faire déraper ne tient qu'à un fil. Là, j'aimerai citer d'autres faits, bien réels, que m'ont rappelé le dénouement, mais je vous en dirai alors vraiment beaucoup trop.
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NicolasElie
  06 mars 2018
J'ai fini ce roman depuis quelques jours. Parfois, je laisse passer un peu de temps avant de balancer mes horreurs. Comme si le décantage permettait d'y voir plus clair. J'avais plutôt bien aimé « La fille de Kali », parue au même endroit il y a quelques mois, et écrit par la même Céline Denjean. du coup, quand celui-ci est sorti, je me suis dit que le risque de ne pas aimer était somme toute assez limité, même si ça t'arrive, comme à moi d'être déçu par un auteur que tu suis de près.
Dans ce roman, plusieurs histoires s'écrivent. Plusieurs histoires se lisent comme si elles étaient liées par l'horreur que tu croises de plus en plus souvent dans les journaux, ou sur le ouaibe, puisque c'est devenu notre moyen principal d'information.
Plusieurs histoires reliées à la grande, celle qui nous raconte des horreurs. Tu te souviens des rafles, des camps, des hommes et des femmes enfermés derrière des grilles, des barbelés.
C'est l'histoire de ces barbelés, sans doute, qui empêchent ceux qui sont derrière de sortir. Les barbelés qu'on a parfois dans la tête, qui nous interdisent de vivre et de grandir parce que quelqu'un les y a mis et refuse de les enlever.
Tu vas rencontrer Atrimen, et tu vas sans doute avoir envie de l'aider un peu quand tu vas comprendre ce qui lui arrive. Atrimen a quinze ans. C'est petit pour avoir des barbelés dans la tête, ces barbelés qui l'empêchent de vivre.
Tu vas croiser cette jeune femme, chassée par des chiens, et tu vas imaginer que ça se passe il y a longtemps, au Moyen-Âge, que ça existe plus aujourd'hui. Aujourd'hui, on ne chasse plus les gens, plus pour de vrai. Enfin, je crois.
Tu vas suivre Agathe. Elle est flic. Elle travaille à Nîmes. Et elle aussi croyait que la chasse à la fille, ça se pratiquait plus depuis longtemps.
Un notaire, un peu vieux, qui décide de suivre la piste de son enfance, parce qu'il est jamais trop tard pour rencontrer ses parents.
Je t'en dirai pas plus. Pas la peine, et tu me connais, ça m'énerve les internetistes qui te racontent le bouquin…
Alors on cause de quoi, dans ce roman ?
De ces drôles d'histoires dont tu as sans doute entendu parler. Ces histoires de lavages de cerveaux, d'endoctrinement, de sectes toutes plus hallucinantes les unes que les autres, ces meurtres collectifs liées à des croyances absurdes, ces hommes dont tu as tenté d'imaginer comment leur intelligence avait pu permettre ces exactions, comment leur conscience avait autorisé ces fameux barbelés.
Le pari d'emporter le lecteur durant 650 pages, c'était pas un pari gagné. Surtout qu'en ce qui me concerne, tu connais mon adage sur les romans policiers, et pourtant.
J'ai tout bien lu. J'ai tout bien tourné les pages, les unes après les autres, sans en sauter une seule.
Je me demande combien de kilos de documentation Céline a dû avaler et coller sur son mur pour arriver à ça. Ça, c'est un roman parfaitement maîtrisé, avec une écriture, elle aussi, parfaitement maîtrisée. Des pages qui s'emboitent, les unes dans les autres, sans jamais que tu te mélanges les pinceaux. Un scénario sans aucune faille qui va te faire retenir ta respiration toutes les dix pages… Juste pour ça, bravo M'dame.
Alors bien sûr que ce n'est pas le genre de roman qui va me laisser des traces pendant des mois, auquel je repenserai parfois au fil d'un mot entendu, ou d'une image croisée qui me remettra en mémoire un passage, un arbre, des pas dans la neige, mais finalement, qu'est-ce qu'on demande à la littérature aujourd'hui ?
Qu'est-ce que moi, je lui demande ?
Mes premières émotions étaient liées au « Comte de Monte-Cristo », à « L'appel de la forêt », ces histoires que j'aimais, ces personnages auxquels je finissais par m'identifier, et c'est peut-être ce qui est le plus difficile à trouver aujourd'hui, à travers ces romans préfabriqués pour faire des piles chez les libraires.
Tu sais, ces bouquins « lus et approuvés » par le club de ceux qui font partie du club de la ligue de je sais plus quoi… Et c'est pas le cas de Céline Denjean. Ma libraire la connaissait pas, et je lui ai dit de commander, de lire, et qu'on en reparlerait.
Je suis pas en train de te dire que Jack London a trouvé un successeur, mais juste que si tu as envie de passer un vrai bon moment, de te laisser raconter une super histoire, sans temps mort, n'hésite pas.
Je suis sûr que tu vas te régaler, si toi aussi, comme moi, tu demandes à la littérature de te prendre par la main et de te dire :
« Viens, assied-toi. Il était une fois… »

Lien : http://leslivresdelie.org
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
clairesalanderclairesalander   20 mars 2019
La déflagration la fit sursauter. Elle sentit ensuite la douleur dans son dos. Elle eu le réflexe de tourner la tête avant de chuter en arrière. Et là, elle l'aperçut. La femme. Qui baissait son fusil à lunette. Un rictus méchant et triomphant agrafé au visage. Puis sa vue commença à se brouiller et ses tympans bourdonnèrent étrangement comme un chrysanthème rouge sang florissait sur sa poitrine. Elle entendit vaguement un hurlement de victoire et tout près de son oreille, les gémissement du chien qui l'avait rejointe. La vie fuyait son corps au grand galop. Les Boches avaient encore gagné.
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TbilissiTbilissi   01 avril 2018
Un immense vide peuplait désormais l'existence de la gendarme. Un vide qui prenait toute la place et chassait tout le reste. Famille. Amis, collègues... La douleur en point de mire et l'absence en béquille, la gendarme ne boitillait plus que d'un repas à l'autre sans autre ambition que celle de ne plus rien ressentir. De s'anesthésier. Et chaque jour qui passait semblait lui donner la preuve de sa réussite : elle mourait lentement.
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LectureChronique2_0LectureChronique2_0   05 mai 2019
Le garçon commença de trembler. Il y avait le froid, certes, mais il y avait surtout la peur. Que se passait-il dans cette communauté ? Qui était la femme qui se faisait appeler Virinaë ?
Où allaient tous ceux qui étaient " raflés " et dont l'unique passage sur cette terre se soldait par une pierre blanche portant leur nom ? Et par-dessus tout, qu'allait-il devenir ?! Une énième lumière blanche fendit le ciel en zigzaguant, suivie d'un fracas à réveiller un mort.
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TbilissiTbilissi   25 mars 2018
Les gendarmes se contentèrent de hocher la tête. Tous deux étaient conscients de l'évolution spectaculaire mais récente des techniques d'investigation de la police scientifique. Et ils étaient en outre assez bien placés pour savoir à quel point les séries policières américaines avaient mythifié la dimension médico-légale pour en faire une science quasi infaillible de résultat dans les affaires criminelles. La réalité de terrain était tout autre...
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TbilissiTbilissi   30 mars 2018
- et une cuisine du terroir, une véritable tuerie!
"Tuerie"... L'expression me fait sourire. Elle est fréquente dans la bouche des jeunes, mais je peine à m'y faire... A croire que je suis définitivement passé dans la catégorie "Carte Vermeil", pour reprendre une expression entendue dans le métro!... Bah... Ce qu'il y a d'assez juste dans le jeu des existences, c'est qu'on finit tous par être le vieux d'un autre...
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Videos de Céline Denjean (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Céline Denjean
Céline Denjean, prix polar du festival de Cognac 2018, nous présente son nouveau livre "Double Amnésie" (Marabout). Un roman sombre qui met de nouveau en scène son personnage emblématique Eloïse Bouquet et dans lequel l'auteure du "Cheptel" explore la thématique de la mémoire et du déni. Elle revient également sur les prix obtenus grâce au "Cheptel".
Découvrir "Double amnésie" : https://www.hachette.fr/livre/double-amnesie-9782501138437
Voir la vidéo sur Hachette.fr : https://www.hachette.fr/videos/celine-denjean-prix-cognac-double-amnesie
Vidéo réalisée par Yves Czerczuk et Noémie Sudre.
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