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ISBN : 2020336251
Éditeur : Seuil (18/02/1998)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 242 notes)
Résumé :
Après avoir lu ce livre, mon éditeur, ma sœur et ma femme me demandent pourquoi l’aubergiste Gilberte a la tête enfermée dans un sac en plastique, au moment où son corps pendu est découvert dans le cellier. Je réponds que je n’en sais rien. Peut-être s’agit-il d’un ultime geste de coquetterie assez compréhensible de la part d’une femme qu’on devine accorte mais pudique et qui aurait jugé inconvenant de montrer une langue pendante au premier découvreur de cadavre ven... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Paola93130
  28 octobre 2016
Aaaaaaaaaah ! (long cri de….. »rage…. ô désespoir, ô cellulite ennemie »…..faut que je change la citation, pour éviter que Racine me colle un procès pour plagiat. Celui de Laurent Baffie me suffit – voir ma critique sur les « 500 questions que personne ne se pose »).
Aaaaaah ! Disais-je. Toujours pas fichue de faire une critique en bonne et due forme, m'en vais donc apostropher (accent-circonflêxer, virguler, paragrapher, pointer, point-virguler…) tout le monde.
Comme vous l'aurez remarqué (ou pas) je suis de mauvais poil (en bonne portugaise, avec moustache et genoux touffus inclus). Je suis de mauvaise humeur et j'en veux à la terre entière.
D'abord, j'en veux à Mr. Desproges : avec un tel talent, avec une telle verve, avec une telle éloquence, on n'a pas idée de passer de vie à trépas si tôt. Oui, Mr. Desproges. Si vous aviez vécu plus longtemps, nous aurions eu droit à la lecture de beaucoup plus de vos romans, truculents, mordants, dérangeants, piquants, amusants, cinglants, piquants et d'autres choses se terminant par « ants ». Quand on domine le français, l'humour (noir, bleu, blanc et rouge, allons enfants de la patri-i-eu, le jour de gloire est arrivé…) de telle sorte et bien on n'a pas le droit d'être mort, comme ça, sans prévenir !!!
J'ai plongé dans cette (certes) courte histoire comme on plonge dans une bonne blague sans savoir du tout à quoi m'attendre. Et si l'ambiance commence comme un petit roman policier champêtre, où je pensais retrouver le frère jumeau du gendarme (sans les Gendarmettes), j'ai vite eu l'impression qu'un barman alcoolisé avait mis dans un shaker « le parfum » de Sunskind (et Tom Tykwer, pour le film) et « La soupe aux choux » de Fallet (re- et Jean Halain, pour le film), agitant le tout, pour nous donner une intrigue époustouflante de drôlerie, avec bon mot à chaque virgule, situations cocasses à chaque ligne, critique acerbe à chaque paragraphe. Comme je me suis marré. J'ai même peur d'en avoir manquée quelques-unes, tellement elles sont nombreuses, ses galéjades.
Mais je reste de mauvaise humeur…
J'en veux aussi au temps qui passe trop vite et qui ne me laisse pas lire autant que je le voudrais. À quand les journées de 48 heures ? Pour que je puisse lire tous mes livres et tout mon Babélio !
Et puis j'en veux aussi á Babelio. Oui-oui (mais pas au Pays des Jouets), oui-oui (affirmatif) parce que ça devient addictif, Babelio…et je ne m'en passe plus de Babelio et je lis Babelio et je bois Babelio et je me drogue au Babélio et les journées même de 48 heures ne suffiraient plus…
Bref…Je boude et je râle et je ronchonne. Je bougonne et je marmonne et je grommèle
Mais finalement, aujourd'hui, là, tout de suite, il n'y a qu'une personne á qui je n'en veux pas et que je remercie, au contraire, du fond du coeur. C'est une babélienne…je pense qu'elle se reconnaitra et me comprendra….
…..le mystère plââââââne…….
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Ambages
  14 juillet 2015
Que j'ai aimé ce roman ! On reconnaît la verve, le mordant, l'irrespect de Desproges dans ce texte. On lit aussi toute la poésie et la sensibilité de l'homme, qu'il cache sous des réparties et descriptions, parfois cruelles et brillantes, qui m'ont fait éclater de rire. Il aimait son prochain dans toute son imperfection, selon moi, même les cons (si si).
Dans quelle catégorie classer ce livre ? thriller, science fiction... ah ah, vous n'arrivez pas à l'imaginer dans ces registres.
Pour ce qui me concerne, je le prends comme un coup de pied aux fesses que je relirais pieusement le jour ou je ne saurais plus rire de tout.
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ElGatoMalo
  04 septembre 2012
Un drôle de livre qui impose une drôle de lecture. Sans trop savoir vraiment à quoi ça tient. Peut-être dans la rythmique particulière de la prose qui semble avoir été écrite pour être "dite". Alors comme au moyen-âge quand les textes n'avaient pas encore de ponctuation très évoluée ni même d'espace pour séparer les mots, là, il faut lire à haute voix. Peut-être pas vraiment à haute voix mais s'imaginer l'auteur en train de nous le raconter, oui. Pour ma part, j'ai bien fonctionné sur cette méthode d'autant que les phrases de Desproges sont souvent telles que l'on est dans l'incapacité de savoir à l'avance comment elles vont se terminer - ce qui malheureusement est la cause d'une lecture rapide de certains textes mais pas celui-ci. Donc il faut y mettre le "ton" et rendre le souffle - une sorte de résurrection quand on y songe et c'est encore mieux si on arrive à se souvenir de l'accent du fantaisiste - alors que la lecture impose la reconstruction d'un univers, ou pour le moins d'images plus ou moins complexes, ici c'est la reconstruction d'une forme sonore presque chantée : un one man show perso avec le bonhomme, là, dans les projecteurs. Ceci dit, on aime ou on n'aime pas. Question de sensibilité personnelle et de capacité d'adaptation. Il faut toujours un petit moment pour... comment dire ? se faire au style de l'auteur - tous les auteurs pas celui-ci en particulier. Mais dans le cas de ce petit polar, si on passe cette étape, il est possible que l'on aille jusqu'à l'analyse du contenu qui pour l'instant, au moment où j'écris ces lignes, me fait surtout penser à un collage (plutôt réussi) d'articles tirés de France-Dimanche, Ici Paris et Détective réunis par quelques manchettes de Télérama (là, ça en dit plus long sur ma culture que sur le contenu réel du bouquin, tant pis !). A la longue - passée la centième page - la lecture devient un peu comme une épreuve de force. On saute continuellement de traits d'humour dignes du détachement et de la distance d'un parfait gentleman à un humour graveleux basé sur des lieux communs du moment - entendre : la période allant du début de la fin du règne de Giscard d'Estaing (1979-81) à la fin de celui de François Mitterrand vue au travers du Bébête show (1994, quoique ... ici, le crapaud vert qui se prend pour dieu apparaît sous les traits d'un bonhomme ternasse équipé d'un parapluie échappé d'un des ennuyeux tableaux de Magritte) -, sans compter les incrustations de vocabulaire pédant et les références d'une cuistrerie qui ne font sourire que ceux qui ne les comprennent pas. Ce mouvement entre les quatre points cardinaux de l'humour selon saint Desproges finit par engager, pour essayer de suivre, un tressautement continuel de la comprenette qui lui donne l'impression de rouler à vélo sur les pavés du nord, épreuve pénible s'il en est pour tout fondement qui se respecte, insupportable plus d'une heure pour une cervelle moyenne - la mienne étant un peu en dessous (j'ai appris récemment avec Edith Wharton que je ne savais pas lire et la majorité des babelionautes conviendra avec cette critique que je ne sais pas écrire non plus), je n'ai pas dépassé des périodes de lecture de plus 45 minutes. Pour résumer : c'est un peu comme les rillettes. Il y a du gras et du maigre. C'est tout mélangé en si petits morceaux qu'on pourrait en ajouter, ou même en enlever, sans voir la différence. Mais on a beau savoir que ce n'est pas bon pour la santé ni pour la ligne, on y revient quand même ...
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Hugo
  25 août 2013
Petit roman très drôle si peu que vous soyez réceptif à l'humour noir de Pierro. Comme d'habitude, il manie la langue française avec brio, mais sans renouveler son style...
Sinon je suis dégouté, j'ai paumé mon bouquin, en sortant les poubelles hier matin, sans faire gaffe j'ai du le jeter : "mais quel con, que c'est pas possible !"
Par conséquent je n'ai pas pu aller jusqu'à la fin, donc je demande à une âme charitable féminine de Babelio de me raconter comment cette histoire se termine. Je me suis arrêté à la page 100, il me restait donc une cinquantaine de pages...
Tiens j'ai une idée qui déchire sa petite maman, oh que oui ça déchire... pas si con que ça finalement :
Faisons un "STRIP racontage de fin" : pour ça mon âme charitable féminine devra être un peu cochonne, c'est mieux, elle devra se munir d'une Web cam, s'habiller d'un petit ensemble sexy, et me raconter cette histoire avec un regard lubrique en se dévêtissent langoureusement...
je sens que ça va être chouette
A tout de suite mi Amor...
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lecassin
  15 décembre 2011
Pierre Desproges, c'est d'abord de l'humour ; mais aussi une solide maîtrise de la langue française et de l'effet comique. La quintessence de son art c'est sûr scène qu'on l'apprécie, ou dans ses interventions « télévisuelles », mais nul ne peu contester que son premier et dernier, roman (dommage…) ne manque pas de sel.
« Des femmes qui tombent », paru en 1985, c'est l'histoire d'un paisible petit village de campagne, Cérillac, dans lequel des femmes meurent les unes après les autres sans raison apparente…
On retrouve, dans ce petit roman, tout ce qui a fait Desproges : humour noir, féroce même … porté par la finesse de son expression. Pierre Desproges nous transporte à Cérillac ; et plus encore : dans son univers burlesque et désabusé.

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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LolokiliLolokili   06 septembre 2017
Après avoir lu ce livre, mon éditeur, ma sœur et ma femme me demandent pourquoi l’aubergiste Gilberte a la tête enfermée dans un sac en plastique, au moment où son corps pendu est découvert dans le cellier. Je réponds que je n’en sais rien. Peut-être s’agit-il d’un ultime geste de coquetterie assez compréhensible de la part d’une femme qu’on devine accorte mais pudique et qui aurait jugé inconvenant de montrer une langue pendante au premier découvreur de cadavre venu ?
Mais peut-être pas.
C’est un mystère.
Il faut parfois laisser traîner des mystères à la sortie des livres.
Aux derniers chants de l’Odyssée, qui célèbre le retour à Ithaque, l’auteur n’évite-t-il pas, et avec quelle délicatesse, de s’étendre sur la surprise d’Ulysse décelant une odeur d’after-shave au fond du lit conjugal enfin retrouvé ?
Le lecteur aura compris que ce livre, « Des femmes qui tombent », est en réalité un humble mais profond hommage rendu à Homère et à sa cécité.

L’auteur



[ Texte de quatrième de couverture, éditions Seuil 1985 et Point-Virgule 1989, injustement absent des rééditions suivantes... ]

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LolokiliLolokili   11 septembre 2011
Un sourire imbécile de Joconde allumée lui barait le groin en permanence, sauf à la fin des têtées où il arborait le faciès borné d'un aïeul de banquet hébété par une béarnaise au-dessus de ses forces. Dire qu'il répondait au nom de Christian serait un peu exagéré, dans la mesure où il était sourd comme peu de pots, et, de toute façon trop encotonné dans son cortex pour discerner un mot chrétien d'une corne de brume.
...
Bref, le fruit des amours de Jacques et Catherine Rouchon était confit.
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AmbagesAmbages   13 juillet 2015
Catherine pensait : J'ai faim d'amour.
- On n'a jamais autant faim qu'en revenant des cimetières, dit-elle très bas. Et, souvent, les plus sincèrement tristes sont les plus affamés. Ce n'est obscène qu'aux imbéciles. C'est l'instinct de survie qui pousse au buffet...
Elle caressa les cheveux d'Alain. Frôlement subtil de tendresse aigüe. La main à peine. Rassurer l'enfant fautif.
Et lui regardait cette femme farouche qui parlait de mort et d'amour en bandant du bout des seins. Une formidable envie jumelle le jeta contre elle. Elle dit :
- Baise-moi. Je suis malheureuse.
Ils mélangèrent leurs chagrins et leurs salives et se prirent farouchement. Elle cria sous lui, le poussant aux fesses avec la frénésie calculée des jouisseurs intégraux qui baisent à mort pour s'envoyer au ciel.
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vieuchampvieuchamp   18 septembre 2013
L' enfant vint au bout d'un an. Il était anormal, si l'on fait référence à l'employé de banque moyen en tant qu'étalon de base de la normalité. Dieu ne l'avait pas raté. Au sortir de sa mère, c'était un beau bébé, et puis la vie s'était mise à lui tomber sur la gueule avec une frénésie dévastatrice de bulldozer. A deux ans son beau regard bleu de poupon commun s'était alourdi de torpeur bovine, cependant que son crâne s'allongeait en obus, son teint verdissait, ses membres se recroquevillaient en pieds de vigne.
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PujolPujol   12 janvier 2010
Elle était moyenne avec intensité, plus commune qu'une fosse, et d'une banalité de nougat en plein Montélimar.


Malgré le grand couteau à viande qui l'avait saignée à blanc en la perforant du plexus au nombril et qui restait planté là, dans son ventre triste, elle conservait dans la mort cet air con des mercières mesurant l'élastique à culottes.
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