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EAN : 9782020320429
192 pages
Éditeur : Seuil (01/01/1998)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 290 notes)
Résumé :
"Adieu l'âge vert, je suis dans l'âge mûr. Et l'âge mûr, par définition, c'est celui qui précède l'âge pourri.". Pierre Desproges dans un de ses premiers livres, une suite d'essais sur les obsessions qui referont surface tout au long de sa carrière: les coiffeurs, "l'élément le plus inutile d'une nation avec les militaires", les chauffeurs de taxi, le sexe, le suicide, le racisme, les jeunes, mais surtout, omniprésente, la mort, autour de laquelle il tourne en l'eff... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  14 juillet 2013
"On peut rire de tout mais pas avec tout le monde"
Quelle tragédie, si vous saviez à quel point je me contrôle pour ne point choquer les gens de bonne famille, les bouffeurs d'eau bénite, ceux qui ont hérités de l'ennui de leurs parents. Je ne connaissais pas encore Pierro, enfin si de nom, quelques sketches par ci par là mais jamais de bouquin. Allé hop trois bouquins d'un seul coup dans le caddie… (merci aux trieurs de bouquins qui dans leur logique littéraire ont décidés de ranger les livres en ordre non alphabétique)

Cette nuit "I have a dream" (Martin dans ses meilleurs jours) :
Donc là je vous raconte mon rêve, juste pour les plus cons qui n'auraient pas compris ou qui ne connaitraient pas "Chris martin" de Luther... ♫ para... para.. paradise ♫
Pierro : Hugo je suis ton père… (Dark vador dans ses meilleurs jours)
Moi : Yes you can… Que dieu me turlutte si je suis en train rêver… Exit mon paternel génétiquement incompétent, alcoolique de formation, d'une culture à faire gerber les plus sobres d'entre nous :
Papa : "Ahiudhfjf mon fils (8 ans c'est ça ?) je suis fait comme un rat " (un week-end sur deux, décision judicieuse du juge je vous l'accorde) - Sortie théâtrale avec une glissade non contrôlée sur le parquet… (Sept séances de psy m'ont convaincu que les Somaliens avaient vraiment du bol (de riz)… ( ♫ ehhhh sexy lady♫ - mon julio inglesias à moi)
Pierro : Eh Causette : que dieu te culbute si tu n'arrêtes pas de raconter des conneries...
Moi : PD nom de Dieu non ! mais soyons clair hein : je n'ai rien contre ces enculés, tarlouze me semble donc plus approprié pour la bienséance de cette critique, et puis je suis mal à l'aise avec les PD…
Pierro : ainsi soit-il, alors comme ça il se dit là haut que tu aimes bien l'humour.
Moi : Humour noir, satyrique, corrosif, graveleux, je n'ai qu'une chose à dire :
lolum especetum de filsum de putum… que les croyants crèvent tous, si j'arrête de dire des gros mots (Hugo Potter dans ses bons jours)
Pierro : Crève alors tu feras une bonne action, Jésus avait l'esprit de crucifixion lui, un homme quoi, par une tarlouze et pis j'aime bien le latin.
Hugo : le complexe de toute ma vie, je ne peux pas rivaliser avec le brun ténébreux à barbe, cloué dans la fleur de l'âge : sa mère était vierge, son père charpentier, une vie saine : "sainte mère de dieu, priez pour nous pauvres pécheurs "
Pierro : Fais de la peinture alors, "Feu hitler" n'était pas mauvais, au moins grâce à lui on a découvert la bombe atomique, un mal(saint) pour un bien, un piètre écrivain si tu veux mon avis, enfin ça dépend de quel côté de la cheminée on se trouves.
Moi : Tu crois que les handicapés de l'humour vont comprendre, tu dis bite il rougissent, tu dis cul il rougissent, tu dis baise ils rougissent, silence ça pousse :
Pierro : C'est le merde qui pousse et non pas le silence, c'est pour ça qu'ils sont rouges, je pensais qu'au XXI ème siècle, on serait tous morts bouffés par des asticots radioactifs à vrai dire…
moi : tu dis juifs ils tabou(tent), tu dis arabe il courent, tu dis arabe, barbe, dans un avion et dans la même phrase ils prient : allah Akbar mais dans une langue civilisée eux : Notre père qui êtes aux cieux que ton nom soit …. Bla bla bla
Pierro : Avec l'abolition de la peine de mort, L'IVG et l'émancipation des femmes, c'est partie en sucette, avant, elles avalaient cul sec, dieu que c'était bon, à damner un "sein". Aujourd'hui le consentement est de mise, manquerait plus que les PD aient le droit de se marier tiens…
Hugo : Et qu'un noir squatte la maison blanche
Pierro : Ils ont tous le droit de rêver
I have a dream...
Pendant ce temps là en Somalie…
A plus les copains
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Crossroads
  25 décembre 2012
Desproges avançait que l'on pouvait rire de tout mais pas avec n'importe qui !
Il en fait , une fois de plus, la démonstration éclatante . D'une finesse et d'une intelligence rare , il dynamite un à un , avec la causticité qui était la sienne , les sujets dits sensibles en procurant au lecteur déjà acquis à sa cause où bien en passe de le devenir , une jubilation n'ayant d'égale que le vide provoqué par son départ prématuré .
Alors , Vivons Heureux en Attendant la Mort...qui n'a pas la réputation d'être une déconneuse de première , soit dit en passant sans vouloir balancer sur qui que ce soit...mais quand même...
http://www.youtube.com/watch?v=yQ0csrxB5n4
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tamara29
  13 avril 2020
Mon billet sera court, je dirais même concis et impératif : « Lisons Desproges en attendant la mort, on sera bien plus heureux ».
J'aurais pu m'étendre et argumenter par moult argumentations et raisonnements des plus habiles, élancés pour ne pas dire fins et indiscutables contre lesquels on n'aurait rien à redire, sinon opiner du chef (quelqu'un –si vous suivez bien, cela ne vous sera pas difficile de savoir qui est le coupable- aurait pu ajouter : si vous en avez un sous la main ou, à défaut, utilisez un capitaine de frégate, un responsable de comm' ou le chien de la banquette arrière, ça fera aussi bien l'affaire) parce que j'aime bien parler avec les gens surtout quand j'ai raison et que ça fait pas un pli. Mais bon, en notre ère de doutes où on a tant à faire et où on est tous pressés par les obligations (mes 6 paquets de pâtes à aller acheter étant l'exemple le plus concret. « Encore des nouilles », aurait lancé Monsieur Cyclopède, même s'il ne parlait pas des miennes), à quoi bon perdre son temps à disserter, je vous le demande (je ne vous pose pas la question, c'est purement rhétorique, puisque le dessert est tout trouvé : le lapin au chocolat dégoté chez ma boulangère qui d'habitude masque son boute-en-train par son côté pince-sans-rire, professionnalisme oblige. Mais ces derniers temps, j'avoue, pour être tout à fait honnête, que je ne peux pas le prouver, n'ayant aperçu que ses yeux noirs). Bien judicieusement, j'aurais pu m'appuyer sur les innombrables études scientifiques et savantes démontrant « La nécessaire musculation des zygomatiques dans le quotidien de tout à chacun à une époque où il est important de se faire du bien » (ma boulangère était fière de faire partie des premiers patients testeurs mais, finalement, elle a été vite exclue parce qu'elle mangeait trop de chocolat et de choux à la crème).
Même Cioran et Schopenhauer -qui, certes, ne sont pas les derniers à se gondoler, à Venise ou à Francfort- ont rédigé d'admirables essais sur les écrits de Desproges et qui prouvent presqu'aussi bien que moi que la lecture de Monsieur Desproges est salvatrice et des plus obligatoire. Une récente recherche d'éminents experts aurait mis en évidence que la joie de vivre des finlandais (rappelons que la Finlande est le pays où on est le plus heureux, pour la 3ème année consécutive) serait notamment expliquée par leur lecture de sieur Desproges, tous les soirs, au coin du feu. A ce propos, j'ai lu dans un magazine féminin que, dans un sondage paru cette année, ces mêmes finlandais auraient placé Desproges dans le Top 10 des meilleurs anxiolytiques naturels, détrônant notamment la luminothérapie. Certains ont réfuté ces résultats (mais je les soupçonne de manquer d'humour) en arguant l'impossibilité du bénéfice parce que, soit disant, l'humour de Pierre était grinçant. Mais, et ce n'est pas ma boulangère qui me le contredira, vaut mieux un humour qui grince un peu qu'un humour mort et enterré. Alors moi, je dis que si tout ça ne suffit pas à étayer ce précepte qui n'est plus à démontrer, je ne sais plus quoi dire (enfin si, j'ai toujours des choses à raconter mais, j'ai bien d'autres choses à faire que de perdre mon temps à expliquer à des gens qui n'ont même pas lu Alain, Bergson, Formiggini ou Bouddha…).
Pour conclure, en un mot ''commençant'' ou pour finir, si on préfère, pour faire taire tous les rabat-joie, il suffit simplement de faire un test et de mettre un livre de Pierre Desproges dans les mains d'un malheureux tristounet qui douterait encore (ou lui faire regarder un de ses spectacles ou lui faire écouter une des chroniques-. Toutes les méthodes sont bonnes à prendre). On évitera toutefois de lui faire écouter ses « excuses au pangolin » datant du 19 Mars 1986, parce que là, je pense qu'il faut attendre quelques mois ou années encore pour en retirer toute la quintessence drôlerie. Pour le moment, le malheureux pourrait en lâcher qu'un rire jaune, franchement pas gai. « On peut rire de tout mais pas avec tout le monde » était la conclusion de la thèse de philosophie de Desproges, souvent consultée, jamais égalée. En matière de pangolin, je me permettrais, humblement, d'ajouter : « Mais il faut savoir attendre un peu qu'on digère ».
Je disais donc qu'il suffit de lire Pierre pour stopper toute mousse et débat inutile, pour ne pas dire stérile (je n'ai pas encore lu de traité sur l'adéquation entre une petite mousse et les oeuvres de Desproges, mais j'aurais tendance à dire qu'il n'y a aucune contre-indication à cela et que, sans me tromper, ça ne doit être pas si mal comme mélange). Lors du test qu'il serait préférable de faire sur plusieurs tristounets, les éclats de rire qui fuseront dans les chaumières seront la démonstration la plus manifeste de l'immédiateté des bienfaits sur l'humeur et la preuve -s'il en est encore besoin- pour les derniers des sceptiques, malotrus et indécrottables incrédules de ce que je m'évertue à prouver en toute objectivité depuis la première ligne : lisons Desproges et vivons heureux en attendant la mort.
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Pavlik
  26 août 2017
Ils ne sont pas nombreux. Non, ils ne se bousculent pas au portillon du talent les "humoristes" qui ont saisi le sens profond, et, s'il n'est pas caché, n'est-ce pas, il est néanmoins profond, le sens caché, disais-je, de leur origine.
Car, à l'instar de l'homme, qui, c'est bien connu, descend du chaînon manquant (et non pas du singe, car lui aussi descend du chaînon manquant, ce qui en fait notre cousin), l'humoriste, le vrai, descend du bouffon...
Bouffon : voilà un mot dont le sens a grandement évolué depuis les âges obscurs, pour ne pas dire sombres, au cours desquels il était de bon ton de guerroyer en terre sainte et d'embrocher du cathare. En effet, en ces temps-là, le bouffon ne renvoyait pas à cette connotation non méliorative, et néanmoins péjorative, que nombres de jeunes de nos cosmopolites quartiers populaires (autrement nommés "quartier politique de la ville") lui attribuait juste avant l'arrivé fracassante, sur le devant de la scène, du terme "bolos" (qui, si ça se trouve, est même déjà "has been").
Non, le bouffon était cet être à part qui, s'il avait le talent justement placé, et la fonction régale hyène, pouvait se permettre de dire des horreurs des puissants, et notamment du gars dont le cul réchauffait le trône, sans craindre l'ire royale. Cette précision faite, je ne peux me contraindre à m'empêcher de me demander qui ? Oui, qui, de nos jours, à l'instar d'un Desproges, ou encore d'un Coluche ou d'un Dupontel, a compris ce qu'être un humoriste signifie ?
Sont-ce les Dubosc, Elmaleh, Boon ou bien Djamel qui ont repris le flambeau ? Heureusement qu'un Gaspard Proust ou un Stéphane Guillon surgissent ici ou là, pour m'empêcher d'en finir rapidement avec cette maladie héréditaire, et mortelle, qu'est la vie.
PS : Quelques références datent un peu mais remplacez Julio Iglesias par Justin Bieber et Robinson Crusoé par Moundir et ça marche quand même !
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Harioutz
  03 mai 2018
A lire et relire, il nous manque vraiment et même ... de plus en plus !
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   01 mai 2013
Lettre ouverte à monsieur le chauffeur du taxi immatriculé 790 BRR 75

"Je ne vous oublierai jamais. C’était par un de ces matins d’avril parisien, tout frémissant de printemps sous les platanes vert tendre où l’imbécile et le poète se prennent à trouver la vie belle.

Ainsi allais-je, du pas crétin de ma démarche alexandrine, l’esprit bourgeonnant de pensées éclatantes, quand vous parûtes, monsieur, et m’assombrîtes soudain la tranquillité.
Vous vous êtes rangé le long du trottoir à dix mètres devant moi. La porte arrière côté trottoir s’est entrouverte avec une lenteur infinie, sous la pression désordonnée d’une main fébrile que prolongeait un bras nu décharné.
C’était une main effroyablement tordue par les rhumatismes, désespérément crochue pour ne pas lâcher la vie, une main translucide parsemée de ces étranges taches brunes et lisses qui dessinent parfois d’improbables mouches sous la peau des vieillards finissants. Au prix d’un effort pictural surhumain, de sa main jumelle, cette main pitoyable rutilait par cinq fois de l’éclat saugrenu d’un vernis cerise, dérisoire coquetterie de la très vieille dame qui devait constituer, à l’évidence, la partie cachée de ce membre à peine supérieure.
Je ne le dis pas à votre intention, monsieur le chauffeur du taxi 790 BRR 75, car il me plaît de penser que la sérénité de votre abrutissement global ne vous autorise pas à hisser votre entendement au-dessus d’une rumination céphalogastrique de base, mais il me semble que nous ne devrions pas sourire de cette ultime tentative de plaire qui incite les vieillards au bord du grabat à continuer à se peindre. C’est peut-être une expression de l’instinct de conservation. J’ai entendu un jour Mme Simone Veil faire observer que la plupart des rescapés des camps de la mort nazis avaient puisé la force morale et physique de survivre dans un souci quotidien de fragile dignité qui les poussait à continuer de se tailler la moustache ou de se tresser les nattes jusqu’au fond de leur enfer.
De la portière que la première main maintenant tant bien que mal entrouverte, la seconde a jailli, fébrilement cramponnée à une sobre canne blanche qui battait l’air en tous sens à la recherche aveugle d’un bout de trottoir ou de caniveau. En même temps, la tête et la jambe gauche de votre cliente, monsieur le chauffeur, tentèrent une première sortie de l’habitacle enfumé e gauloises et tendu de skaï craquelé qui vous tient lieu de gagne-pain automobile.
C’était une jambe de vieille de vieille, autant dire un tibia décharné, avec un gros genou ridicule en haut, et, à l’autre extrémité, un escarpin noir dont la boucle dorée tentait en vain d’apporter un éclair de gaieté pédonculaire à ce mollet posthume.
Incapable de s’extraire seule de votre taxi, cette si vieille dame lançait tant bien que mal, à petits coups comptés de sa nuque fripée, une tête ratatinée de tortue finissante dont les yeux usés appelaient à l’aide en vain, au-dessus d’un de ces sourires humbles des vieux dont Brel nous dit qu’ils s’excusent déjà de n’être pas plus loin.
Enfin elle apparut à la rue tout entière, en équilibre au bord de la banquette, hagarde, en détresse, les bras tendus vers rien, les jambes ballantes au-dessus du bitume, le corps brisé, péniblement fagoté dans un sombre froufrou passé, suranné, elle apparut, ridicule, enfin, comme la mouette emmazoutée qui ne sait plus descendre de son rocher.

Cette scène, d’une consternante banalité pour qui sait regarder la rue, ne dura pas plus d’un instant, et j’y mis fin moi-même en aidant la vieille dame à toucher le sol, mais cet instant me parut s’éterniser jusqu’à l’insoutenable à cause de vous, monsieur le chauffeur du taxi 790 BRR 75. Pendant tout le temps que cette dame semi-grabataire vécut en geignant son supplice ordinaire, vous ne bougeâtes pas d’une fesse votre gros cul content de crétin moyen populaire, et vos pattes velues d’haltérophile suffisant ne quittèrent pas une seconde le volant où vos doigts pianotaient d’impatience. Pas une fois votre tête épaisse de con jovial trentenaire ne quitta le rétroviseur où vos petits yeux durs de poulet d’élevage ne perdaient rien de ce qui se passait dans votre dos.
Dormez tranquille, monsieur le chauffeur du taxi 790 BRR 75. Il ne viendrait à personne l’idée de vous inculper, à partir de mon témoignage, de non-assistance à personne en danger. Vous n’avez strictement rien fait de mal ou d’illégal. Vous n’avez pas laissé un enfant se noyer. Vous n’avez pas regardé un piéton blessé se vider de son sang devant votre capot. Vous êtes irréprochable. L’infinie médiocrité de votre lâcheté, l’impalpable étroitesse de votre égoïsme sordide et l’inélégante mesquinerie de votre indifférence ne vous vaudront d’autre opprobre que celui du passant quelconque qui, dans l’espoir de vous voir un jour tomber de béquilles pour avoir l’honneur de vous ramasser par terre, vous prie d’agréer, monsieur le chauffeur du taxi 790 BRR 75, l’expression de mes sentiments distingués. »
+ Lire la suite
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la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   05 avril 2013
Attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, je n’ai rien contre les racistes, c’est plutôt le contraire. Par exemple : dans Une journée particulière, d’Ettore Scola, Mastroianni, poursuivi jusque dans sa garçonnière par les gros bras mussoliniens, s’écrie judicieusement à l’adresse du spadassin qui l’accuse d’antifascisme : « Vous vous méprenez, monsieur, ce n’est pas le locataire du sixième qui est antifasciste, c’est le fascisme qui est antilocataire du sixième. »
« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère », disait avec mansuétude le président Senghor.
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PavlikPavlik   01 septembre 2017
Cette histoire, je la dédie tout spécialement aux milliers d'aveugles qui me lisent et qui ont, j'en suis sûr, mille fois plus d'humour que les faux-culs qui leur font l'aumône de leur pitié rabougrie en les baptisant "non-voyants" avec une pudibonderie de bigots culs-pincés tout à fait répugnante. Mais qu'attendre d'autre de ce siècle gluant d'insignifiance où l'hypocrisie chafouine est instaurée en vertu d'Etat par la lâcheté des cuistres officiels qui poussent la fourberie jusqu'à chialer sur la Pologne en achetant du gaz aux Russes.
+ Lire la suite
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jmlire92jmlire92   19 décembre 2016
Je hais les médecins.
Les médecins sont debout. Les malades sont couchés.
Le médecin debout, du haut de sa superbe, parade tous les jours dans tous les mouroirs à pauvres de l'Assistance Publique, poursuivi par le zèle gluant d'un troupeau de sous-médecins serviles qui lui colle au stéthoscope comme un troupeau de mouches à merde sur une bouse diplômée, et le médecin debout glougloute et fait la roue au pied des lits des pauvres qui sont couchés et qui vont mourir, et le médecin leur jette à la gueule, sans les voir, des mots gréco-latins que les pauvres couchés ne comprennent jamais, et les pauvres couchés n'osent pas demander, pour ne pas déranger le médecin debout qui pue la science et qui cache sa propre peur de la mort en distribuant sans sourciller ses sentences définitives et ses antibiotiques approximatifs, comme un pape au balcon dispersant la parole et le sirop de Dieu sur le monde à ses pieds.
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HugoHugo   14 juillet 2013
"- Alors tu viens, chéri ?" dit encore la mort, dans un souffle infernal et brûlant qui m'envahit le cou jusqu'à la moelle. " Allez, viens. Je te promets que la nuit sera longue. Je te ferai tout oublier. Tu oublieras la pluie, ta vieillesse qui pointe, les passages cloutés, les bombes atomiques ; le tiers provisionnel et l'angoisse quotidienne d'avoir à se lever le matin pour être sûr d'avoir envie de se coucher le soir" (page 96)
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