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Marie-Odile Probst-Gledhill (Traducteur)
ISBN : 2877306127
Éditeur : Editions Philippe Picquier (26/08/2002)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 270 notes)
Résumé :
Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l'art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de "Première Mère" sur une île secrète de sa terre natale, l'Inde, au prix de l'obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute. C'est ainsi que, dans ce quartier d'immigrés d'Oakland ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  26 juin 2016
Tilo, maîtresse des épices, tu as quitté ton Inde natale avec pour seul bagage ton incroyable don d'aider et de soigner avec les épices, telle une chamane.
C'est à Oakland, en Californie, que tu as ouvert ton épicerie, véritable officine où tu dispenses tes soins et tes incantations.
Petit bout de femme, tu as atteint cette plénitude de l'âge où apparaissent les premiers outrages du temps quand ton coeur, lui est encore palpitant comme un adolescent.
Tu as consacré ta vie aux autres, véritable sacerdoce.
Tu as respecté les règles fixées par la Première mère, celle de rester vierge et de ne jamais te regarder dans un miroir pour éviter les pièges du narcissisme.
Mais un jour, tu vas perdre pied et remettre en cause toutes tes certitudes. Raven, un américain va te livrer le poids de ses chagrins et ébranler ta cuirasse. Sauras-tu résister au feu brûlant du désir et rester dans les lois de la tradition?
Chita Banerjee Divakarmi est une conteuse talentueuse. Si je ne prétends pas mémoriser son nom incroyablement difficile à retenir pour l'occidentale que je suis, je garderai en tête très longtemps l'émotion que cet ouvrage a éveillé en moi.
L'Inde et ses mythes, les épices et leur incroyable pouvoir, magie des évocations nées sous la plume d'une auteur à l'imagination fertile.
A chaque chapitre, nous avons rendez-vous avec une épice et une émotion: empathie pour les autres, délices de l'éveil aux sens et à l'amour.
Laissez-vous comme moi porter par cette belle écriture sensuelle aux saveurs enchanteresses.
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gavarneur
  26 octobre 2018
C'est un conte plein de magie, mais qui nous amène dans la réalité sociale de l'immigration aux États-Unis.
L'important pour moi est un joli morceau de vie : une vieille dame dans sa boutique d'épices qui essaye de comprendre et d'aider toute la communauté d'origine indienne. de nombreuses petites histoires s'entremêlent, avec beaucoup de personnages intéressants. Cela baigne dans un fond de magie qui pour moi n'a d'importance qu'en permettant de faire un conte, de brasser ces histoires de misère pécuniaire et morale, de violence, de détresse, de racisme... avec un peu de distance et d'espoir. Mais si vous voulez y croire, ne vous en privez pas, il y a de belles images – et beaucoup de gourmandise – dans ce pouvoir des épices. Et par là-dessus une histoire sentimentale un peu gnangnan, mais que je n'ai pas non plus prise trop au sérieux ; elle permet un peu de mise en haleine, calcinant définitivement toute vraisemblance, mais avec une conclusion que j'ai bien aimée.
Dans l'ensemble, j'ai vraiment aimé ce livre vite parcouru, il réjouit profondément le lecteur empathique et parle bien de ces immigrés venus d'Inde vers la Californie, voulant croire au rêve américain sans oublier leurs origines.
Et puis ça m'a rappelé la période où je vivais près d'une épicerie indienne. (Je finis, en petites touches, par dire beaucoup de choses sur moi, ici, alors que je défends farouchement le droit à la protection des données privées sur le net).
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Josephine2
  29 octobre 2015
Avec ce roman, vous entrez dans l'antre d'une sorcière qui vend des épices. Antre d'une sorcière, car la boutique est pleine de poussière, de poudres volatiles, de toiles d'araignées, et elle est tenue par une vieille femme toute percluse de douleurs.
Tilo a reçu un don, celui des épices. Elle sait de quelle épice a besoin les clients qui rentrent chez elle. Elles les accompagne d'incantations suivant les épices délivrées pour venir en aide aux siens, Indous installés aux Etats-Unis. Mais personne ne le soupçonne.
Elle vit au milieu de sa boutique entourée de ses épices de toutes sortes. Elle n'a d'ailleurs pas le droit d'en sortir, ni de toucher de quelque façon que ce soit les clients, même pas de leur serrer la main, sous peine de voir son pouvoir s'amoindrir.
Mais voilà, la solitude lui pèse. Et qui se cache vraiment derrière Tilo ? Résistera-t-elle à la tentation ? Perdra-t-elle son don pour lequel elle a déjà tant sacrifié ? Quelles atroces souffrances l'attendent si elle n'obéit pas ? Ce n'est pas simple d'être sorcière !
Derrière ce conte digne des Milles et Une Nuits, Chitra Banerjee Divakaruni dénonce la difficulté rencontrée par les Indous de vivre aux Etats-Unis, les problèmes de génération, le racisme, la difficulté de s'intégrer.
Elle a vraiment reçu le don de conter des histoires. Un vrai bonheur.
Alors si vous voulez vraiment savoir ce qui va se passer, il ne vous reste plus qu'à lire ce livre.
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Momiji
  09 juillet 2014
Un titre mystérieux, qui éveille mes goûts, ma vue, laisse mon imagination se balader sur les étals chatoyants et exotiques de mes souvenirs, ces épices palpables mais vulnérables sous nos doigts, qui laissent leur empreinte, leur couleur sur nous et viennent caresser le monde de leur chaleur. Une invitation à partir vers cette destination inconnue… Je m'embarque et La Maîtresse des épices se révèle être un séjour bien étrange et envoûtant, qui débute comme un livre mystique, empreint de magie, de connaissances anciennes, de pouvoirs surnaturels et se transforme peu à peu en roman d'amour.
Chaque chapitre porte un intitulé d'épice différent, qui donne le ton. On nous introduit à une note de tête, une saveur et une odeur et on nous initie aux propriétés du curcuma, de la cannelle, du gingembre, du cumin. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce roman n'a pas vocation à nous donner un cours magistral sur les épices. On les parsème au fil du cheminement de Tilo, dans son passé, son présent, ses espoirs pour le futur. Tilo ne nous raconte pas sa vie d'un seul bloc. Comme sa boutique qui recèle des trésors pour qui sait regarder, elle nous emmène en balade avec elle et nous fait découvrir, aux détours des allées de sa pensée, le parcours qu'elle a mené. On découvre l'enfant adulée et redoutée quand elle se découvre des pouvoirs attirant les foules de régions éloignées à sa porte. Elle nous dévoile l'orgueil, la vanité l'habitant dès lors, son kidnapping par des pirates qui l'érigeront en reine. Et puis, la renaissance sur l'île sacrée, où la Première Mère domptera son caractère, la menant vers sa troisième vie en tant que maîtresse des épices. Dès lors, elle choisira de s'appeler Tilo, qui évoque notamment "til", le sésame, mais parce qu'il fait aussi référence à la plus belle des danseuses de la cour d'Indra.
Guérisseuse, thérapeute sondant le coeur des nombreux compatriotes indiens qui viennent la trouver, Tilo exerce son don pour prescrire, parfois à leur insu, l'épice qui insufflera un peu de réconfort dans leurs vies. Mélanges, incantations, elle communique et manipule avec aisance ces épices qui en font tout autant avec elle. Ces chers condiments présents dans nos étagères se dotent d'une personnalité, de facettes multiples et tout comme nous sommes faits d'un corps matériel et spirituel, elles sont faites de saveurs et de forces médicinales, elles ravissent nos palais et enchantent nos âmes, quand elles sont bien utilisées. Et finalement, c'est en racontant la vie des autres, ceux qu'elle soigne, qu'elle aide de son mieux, avec discrétion et effacement, qu'on apprend à mieux la connaître. Avec ses qualités et ses défauts, ses regrets et ses doutes. La vie de ceux qui l'entourent vient s'entremêler dans le récit, le ponctue et l'enrichit. Les vies heureuses comme malheureuses et les solutions que Tilo tente de trouver en se plongeant dans les pensées des êtres apportent une musicalité particulière à l'oeuvre. Douceur, amertume, acidité, aigreur : adjectifs des saveurs répondant aux sentiments des enfants, femmes tour à tour battues, rejetées, ou riches et épanouies, grand-père qui ne comprend pas ce continent américain si loin de ses traditions indiennes. Tous ces portraits s'agencent et offrent par-là même des témoignages variés, qui m'ont ému. Ils apportent également une perspective différente sur la communauté indienne, qui évolue plus que l'on ne croit : l'auteur confronte la modernité et les coutumes, met en scène des femmes qui refusent de se soumettre au carcan bien établi de leurs prérogatives.
Il y a une douce poésie dans ce livre, une déférence envers la Nature qui m'a touchée, et pourtant, au moment où j'écris, je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de frustration en repensant à cette lecture. Difficile à analyser réellement, mais je pense que ce qui m'a le plus dérangée, c'est que j'espérais que davantage de place serait consacrée à l'apprentissage du rôle des épices. Bien sûr, on apprend beaucoup d'informations sur certaines d'entre elles, mais d'autres nous échappent. Curieuse comme je suis, une part de moi espérait probablement en savoir encore et toujours plus.
Mais à partir du moment où le jeune Raven, américain auréolé de mystère, entre dans la boutique de Tilo, le récit prend un tournant radical où les épices jouent le rôle de garde-fou et prennent même une dimension autoritaire, révèlent leur susceptibilité et leur pouvoir, éveillent notre respect. L'auteur excelle par ailleurs à nous faire frémir, à nous donner l'impression que nous aussi nous leur parlons, on se prend au jeu. Raven voit la vraie Tilo sous son masque de vieille femme et il tombe sous son charme. Il y a en effet, en filigrane du récit, toute une réflexion sur l'apparence, la notion de la beauté, qui sans porter de jugements nous fournit les clés pour apprendre à regarder au-delà des masques parfois trompeurs.
Raven prend graduellement une part grandissante dans les pensées de Tilo et on est dès lors pris dans un tourbillon émotionnel qui donne l'impression d'avoir changé de livre. Je pense au fond que le tournant de l'histoire n'était pas celui que j'attendais et peut-être que c'est aussi cela qui m'a étonnée, moi qui m'étais probablement déjà imaginé la suite. Au fond, tant mieux, l'auteur a réussi à me surprendre et j'ai apprécié jusqu'à la dernière ligne le récit, le style et le sens du texte.
Les messages que ce livre nous fait passer sont tellement vrais et pourtant, nous avons parfois tendance à les égarer dans notre quotidien : la vie peut prendre un nouveau virage à chaque instant, rien n'est immuable. le temps est précieux et il faut le consacrer à aimer, à apprécier chaque jour le miracle de la vie, tendre la main à ceux qui nous entourent. Car en partageant, on fait grandir le bonheur. Un geste, un regard peut apporter un peu de bien-être à autrui, et à nous en retour. Rien que pour ça, la lecture en vaut le détour.
Si vous êtes un profil très rationnel pour qui toute évocation de phénomènes surnaturels vous hérisse le poil, ne plongez définitivement pas votre nez dans ce livre, car ils constituent l'essence de la narration. Autrement, entrez dans le monde des épices, partez à la découverte de leurs vertus, allez au-delà des certitudes. Ce livre irradie de valeurs positives : partage, don de soi et agrémentées d'un zeste de mystère et de magie. Vous en ressortirez apaisé et plein d'entrain, l'âme enrichie.
Lien : http://wp.me/p12Kl4-lI
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Dosamuse
  11 août 2013
Une lecture savoureuse, une histoire raffinée, des personnages délicieux.
Entre tradition, magie et bon sens, ce livre nous rappelle combien les épices peuvent égayer nos plats et nos vies, soigner, réconforter et parfois faire mal.
La subtilité du texte fait qu'on se laisse prendre dans ce tourbillon de saveurs et les pouvoirs magiques du personnage sont plus une originalité, une poésie que des pouvoirs de sorcières au sens occidental du terme.
Dommage que certains passages soient 'trop poétiques', on se retrouve à lire plusieurs fois une phrase sans forcément en comprendre le sens.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   02 mai 2014
Du kheer aujourd’hui ça faisait si longtemps, il en reste encore après que Père et Frère Aîné se sont servis, assez même pour Mère qui mange toujours après tout le monde. Du kheer avec des amandes et des raisins secs et des cosses d’elaichi croquantes parce que la vieille femme à l’épicerie a dit qu’elles étaient en solde quand elle nous a vues les regarder. Je trempe ma bouche dans sa douceur, le blanc du lait me souligne les lèvres ; c’est comme au Nouvel An, et comme au Nouvel An, je peux faire tous les souhaits que je veux. Alors je fais des souhaits, une maison, une grande maison à deux étages avec des fleurs devant et pas de vêtements qui pendent aux fenêtres, et plein de chambres pour que nous ne soyons plus deux par lit, plein de salles de bain pour prendre de longs longs bains et assez d’eau chaude aussi. ...
Et pour moi, pour moi, des tas et des tas de poupées Barbie, Barbie avec une chemise de nuit et Barbie dans une robe de bal et Barbie en maillot de bain, de hauts talons argentés et du rouge à lèvres, et une vraie poitrine. Barbie avec une taille si fine et des cheveux si dorés et surtout une peau si blanche, et oui, même si je sais que je devrais pas, je dois être fière comme dit Mère d’être indienne, je fais un souhait pour avoir cette peau américaine, ces cheveux américains, ces yeux américains bleus si bleus que personne ne me regardera plus jamais fixement sauf pour s’écrier : « Vow ! Génial ! »
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missmolko1missmolko1   06 mai 2016
Curcuma
Quand vous ouvrez la caisse qui trône près de la porte d’entrée, vous le sentez immédiatement, bien que votre cerveau ait besoin de quelques instants avant de reconnaitre cette senteur subtile, légèrement amère comme la peau et presque aussi familière.
Effleurez-en de la main la surface, et la poudre jaune et soyeuse collera aux coussinets de votre paume et au bout de vos doigts. De la poussière d'aile de papillon.
Puis portez votre main à votre visage. Frottez-vous-en les joues, le front, le menton. N'hésitez pas. Depuis des millénaires, depuis que le monde est monde, les épouses - et celles qui aspirent à devenir des épouses - ont fait ce même geste. Cela effacera les taches et les rides, éliminera l'age et la graisse. Pendant des jours, votre peau rayonnera d'un éclat jaune pâle, doré.
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Lorraine47Lorraine47   28 mai 2016
Je suis Maîtresse des épices.
J'ai aussi appris à travailler d'autres matériaux. Les minéraux, les métaux, la terre, le sable et la pierre. Les gemmes avec leur eau pure et froide. Les liquides qui embrasent la vue de leurs teintes aveuglantes. J'ai appris à manier tout cela sur l'île.
Mais ce que j'aime, moi, ce sont les épices.
Je connais leur histoire, la signification de leurs couleurs et leurs odeurs. Je peux les appeler par leurs véritables noms, ceux qu'elles ont reçus à l'origine quand la terre creva comme une écorce, et qu'elles jaillirent pour la première fois à la lumière. Leur feu court dans mes veines. De l'amchâr au safran, elles se plient à ma volonté. Sur un murmure de moi, elles me livrent leur propriétés cachées, leurs pouvoirs magiques. (P11)
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AtasiAtasi   27 octobre 2014
Mais elles reviendront plus tard. Quand le soir sera tombé. Elles cogneront à la porte fermée de la boutique qui conserve l'odeur de leurs désirs, et demanderont.
Je les emmènerai dans la chambre intérieure, celle qui n'a pas de fenêtres, où je range les épices les plus pures, celles que j'ai cueillies sur l'île pour les cas particuliers. J'allumerai la bougie que je garde toujours prête et fouillerai l'obscurité striée de suie à la recherche de la racine de lotus et de methi en poudre, de la pâte de de fenouil et d’assa-fœtida séchée au soleil. Je psalmodierai. J'administrerai. Je prierai pour chasser sa tristesse et la souffrance comme la Vieille me l'a enseigné. Je donnerai des conseils de prudence. Mais elles reviendront plus tard. Quand le soir sera tombé. Elles cogneront à la porte fermée de la boutique qui conserve l'odeur de leurs désirs, et demanderont.
Je les emmènerai dans la chambre intérieure, celle qui n'a pas de fenêtres, où je range les épices les plus pures, celles que j'ai cueillies sur l'île pour les cas particuliers. J'allumerai la bougie que je garde toujours prête et fouillerai l'obscurité striée de suie à la recherche de la racine de lotus et de methi en poudre, de la pâte de de fenouil et d’assa-fœtida séchée au soleil. Je psalmodierai. J'administrerai. Je prierai pour chasser sa tristesse et la souffrance comme la Vieille me l'a enseigné. Je donnerai des conseils de prudence.
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emma34emma34   16 mars 2016
Les filles-bougainvillées entrent en foule, comme des libellules à midi. Leurs éclats de rire carillonnants ricochent autour de moi. Vagues chaudes et salées qui coupent le souffle et submergent. Elles flottent dans l'obscurité à l'odeur de renfermé de l'épicerie, atomes de poussière dansant sur un rai de lumière. Et pour la première fois, j'ai honte et regrette que tout ne soit pas flambant neuf.
Les filles-bougainvillées ont des cheveux lisses comme l'ébène, tressés en nattes agiles. Ou ondulés comme des cascades ruisselant autour de leurs visages levés si confiants que vous ne pouvez imaginer que quoi que ce soit de mal leur soit jamais arrivé.
Elles portent des bracelets cliquetants aux tons pastels et des boucles d'oreilles qui caressent la peau satinée de leur cou. Leurs pieds cambrés perchés dans de scintillantes chaussures à fins talons, elles oscillent sur leurs longues jambes. Leurs ongles peints ressemblent à des fleurs de bougainvillées pourpres. Leurs lèvres aussi sont pourpres.
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