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ISBN : 2070419444
Éditeur : Gallimard (31/10/2001)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 170 notes)
Résumé :
Dans le petit milieu littéraire, seules deux ou trois choses comptent vraiment : les pages que l'on noircit, les femmes que l'on séduit, l'argent que l'on amasse. Le tout en évitant les pannes. Francis a eu tout cela, du temps où il était un auteur à succès.

Mais la roue a tourné, la gloire a déserté et, en attendant une improbable réédition, il ne lui reste plus guère que les femmes, la sienne mais surtout celles des autres. Il s'y jette donc à corp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  02 mars 2018
« Parce que, au bout du compte, pour un écrivain, quelles sont les trois qualités indispensables ? La générosité, la colère et le sens de la dérision. »
« Les écrivains font les compagnons les plus exécrables que l'on puisse imaginer. (...) Les écrivains utilisent la littérature comme un coup de pied dans les couilles. »
Bien que Francis l'annonce clairement, Edith est toujours là pour le soutenir, voire lui souffler des idées originales du genre... demande à la femme de ton copain si elle ne serait pas tenter par un porno ?
« Toutes les histoires sont des histoires d'amour, malheureusement. »
Sitôt dit, sitôt... la belle Nicole se laissera-t-elle tenter ? Son époux, un grand écrivain, plus jeune que le mari d'Edith, la délaisse un peu, Nicole semble froide aux avances de Francis, voire frigide selon les termes échangés entre les hommes, qui s'entendent bien.
Ils partent même faire une promo du livre de Patrick et rencontrent des japonaises qui les lient davantage par des activités, comment dire... couteuses dans une chambre d'hôtel.
De retour, Francis reprend tout naturellement ses habitudes.
le jour :
- vente de vitamine C ou d'algues en poudre pour payer les écoles des enfants -la vente de ses livres s'essoufflant quelque peu ;
- Nicole (Olga aussi, mais elle c'est une vraie copine, jamais de pénétration, juste les a-côtés) qui se prend au jeu de Francis (voire même un peu plus, bondage en prime).
La nuit : l'inspiration, il gribouille quelques pages, et recherche la chaleur d'Edith au fond du lit.
La vie de Francis semble bien rythmée, tout est rangé dans des tiroirs, chaque chose à sa place. Edith est là. Son phare. Elle le retient et le ramène toujours à la réalité. Francis s'inquiète cependant du fait que Nicole ne semble pas être au fait des « tiroirs » et tombe folle amoureuse de lui, prête à quitter son mari.
« (...) en fait le monde est tel que l'on veut qu'il soit ou, mieux encore, tel que l'on est soi-même »
Un livre drôle et mouvant. J'aime beaucoup l'écriture de Philippe Djian, une manière de construire ses chapitres qui me font dérouler un bout d'histoires de manière rapide à chaque ouverture, comme un looping. Cela parle du monde de l'édition, du travail des écrivains et ...de sexe.
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Mijouet
  15 octobre 2012
Les singes bonobos ont tout compris, nous les humains : pas grand-chose...
Imaginons être bonobos: « la vie sexuelle de Catherine M. » serait un catalogue anodin, Willi Pasini, auteur de « Nourriture et amour » ne serait pas sexologue, mais un grand cuisinier d' une grande ville italienne, imaginant des actes sexuels personnalisés pour accueillir chacun de ses hôtes, et « Vers chez les blancs » de Philippe Djian un manuel scolaire.
Hélas, depuis des temps immémoriaux, on nous a séquestré notre sexualité en l'émaillant de tabou et en jugulant son expression…. Bref, maintenant on est tout sauf bonobos !
Car les singes bonobos eux pratiquent une sexualité conviviale, non exclusive, et bisexuelle, (rien que ça !) mais encore à une fréquence étonnante… et pour un oui ou pour un non : calmer un membre de son groupe ou accueillir un autre groupe, les femelles allant spontanément s'accoupler avec les mâles arrivants. Une espèce sans agressivité aucune, qui mène une vie de « hippie » puissance dix.
Mais voilà : une fois encore, nous ne sommes pas bonobos, et il faut faire avec !
Alors, en cas de doute sur sa sexualité, au pire, il est toujours possible de vérifier qu'on est bien dans la norme, en se plongeant (ou se replongeant) dans les livres de sexologie de Pasini… (relégués avec les livres de Millet et Djian sur la plus haute étagère de la bibliothèque, hors de portée des enfants)
Pour en venir tout de même au vrai sujet, une critique de « Vers chez les blancs » (là où, un jour, Djian a planté sa voiture) en deux mots: c'est cocasse et déjanté (à cause de l'accident ) ! Comme d'autres babeliotes se sont déjà fendus d'en faire la description, Mijouet souhaite juste relever une jolie phrase à propos de Monsanto: « Ils ont infiltré la Food and Drug Administration. Ils ont commercialisé l'aspartame, le Roundup® et l'hormone de croissance ovine recombinante. Ils veulent lancer Terminator sur le marché. Tu sais ce que c'est ? Une semence dont la descendance s'autodétruit. Tu vois le tableau ? »
Mijouet: oui. Nous, les humains, on va disparaître irrémédiablement et assez vite, quant aux bonobos, eux qui ne fréquentent pas les « Fast Food », ils leur restent quelques chances de survie !
Pour en savoir plus sur les bonobos , une bonne adresse : http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2009/08/03/la-vie-revee-des-bonobos.html#more
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Iboo
  14 janvier 2014
Je n'avais jamais lu Philippe Djian. Une amie qui apprécie beaucoup cet auteur m'a donc prêté ce roman qu'elle considère comme un de ses meilleurs.
Durant le premier tiers du bouquin, j'avoue m'être passablement ennuyée. Il est vrai que ces derniers mois, le hasard a voulu que mes amis m'offrent, me prêtent ou me conseillent des livres traitant de ces bobos, plus ou moins désoeuvrés et revenus de tout, qui délayent à l'envi leurs crises existentielles.
Je craignais donc de réitérer cette lassante expérience et commençais à compter les pages mais... alléluia ! les deux derniers tiers ont sauvé le premier.
Cela dit, et bien que j'ai beaucoup aimé le style de son écriture, je ne suis pas conquise au point d'envisager de m'atteler à toute l'oeuvre de Djian.
Petit plus de l'affaire : j'y ai perfectionné mes connaissances, jusque-là rudimentaires, en techniques de bondage... mais, pour reprendre une expression de Danny Glover dans l'Arme Fatale, "Je suis trop vieille pour ces conneries là !".
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Marti94
  01 septembre 2015
J'ai découvert Philippe Djian avec « 37°2 le matin » et j'ai tout de suite été emballée par cet auteur. J'ai donc lu le sulfureux « Vers chez les blancs » dès sa sortie en 2000 et j'ai aimé ce roman qui possède une richesse de construction et des personnages forts. Philippe Djian a créé un univers très personnel, unique, complexe, foisonnant, dans lequel ses fantasmes se mêlent à sa réflexion sur l'écriture.
Le narrateur se nomme Francis. Il est écrivain mais un écrivain qui a du mal à se vendre après le drame qui a bouleversé sa vie, la mort de sa femme Edith et de ses enfants dans un accident d'avion. Francis est chargé par son éditeur de veiller sur Patrick, jeune prodige de la littérature et virtuose de l'écriture pornographique. Autour d'eux, le milieu parisien des agents, des éditeurs et des critiques aux intérêts artistiques et surtout financiers.
« Vers chez les blancs » est aussi un roman pornographique assumé avec des passages qui rivalisent avec ceux d'Henry Miller le maître incontesté du genre.
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carre
  31 janvier 2012
Francis ex auteur à succès, et finalement écrivain raté, chaperonne un auteur
prodige, qui doit son succès à des romans pornographiques. Malgré leur différence d'âge, les deux auteurs vont devenir amis. Tous le monde couche avec tout le monde, (Djian nous avait prêvenu), le tout dans le milieu littéraire (libertaire ?) parisien. Et Djian s'en donne à coeur joie, partie de jambes en l'air explicites, fidélité et moralité renvoyées au vestiaire. Mais sous la provoc, c'est surtout un Djian mélangeant tendresse, colère et une sacrée dose dérision qui fait la force du roman. C'est aussi le portrait d'un mec qui compense son échec par le sexe. A outrance. Noir, cru et cul certe mais diablement emballant.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   12 février 2018
Demandez-vous ce que vous cherchez dans un livre. Demandez-vous ce que vous y apportez. Et laissez moi tranquille. Je tourne en rond depuis des heures, sans pouvoir écrire la moindre ligne.
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MijouetMijouet   21 novembre 2012
Je me tournai vers Patrick:
- Bon alors écoute-moi bien, je ne vais pas le répéter: cette fille n'est pas Madonna, tu as saisi?!...
Elle ricana dans mon dos tandis que je fixais Patrick droit dans les yeux. Pour finir il se mit à ricaner lui aussi:
-C'est tout ce que tu as trouvé?
[...]
Il me fallut donc boire la coupe jusqu'à la lie et m'abaisser à commettre une action que j'aurais vivement désapprouvé en temps normal.
Mais aussi, j'étais tellement furieux, tellement blessé.
D'un geste brusque, je baissai sa culotte et lançai un regard noir à Patrick:
"Depuis quand Madonna a-t-elle un grain de beauté sur la fesse droite, hein, dis-moi ?!... Hein, réponds-moi, j'aimerais bien le savoir?!!..."

Inutile de le dire, Patrick encaissa le coup très mal. Très très mal.

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PinceauPinceau   14 janvier 2016
...La télé, mais nous ne voyons que des choses horribles:des politiciens véreux, des forêts en flammes, de longues colonnes de réfugiés, des enfants arrachés à leur mère, des foules prosternées, des centrales sur le point de nous péter à la gueule, des hommes battus, des femmes violées, des empires bâtis avec du sang et de la merde.
Alors, je l'éteins.
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Paris75Paris75   12 août 2015
imaginons que tu écrives, non pas « Brigitte se fait enculer », ce qui est une pâle copie de l’image et en ce cas la partie est perdue d’avance, mais au contraire « J’encule Brigitte ». De quel côté a basculé la charge émotive, d’après toi ? Ne te sens-tu pas, en tant qu’écrivain, en possession d’une arme magique ? Quelle image, encore une fois, rendît-elle les mouvements et les sons, se rapprochera un jour de ce « J’encule Brigitte » que rien ne peut remplacer ? Un chemin étroit mais lumineux, comme tu vois
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PinceauPinceau   01 juillet 2016
L'argent allait tous nous rendre fous.Les guerres, les catastrophes naturelles, les épidémies, la pollution en éliminaient un grand nombre.L'argent faisait le reste.Rares étaient ceux qui pouvaient lui résister.Des pays entiers baissaient leur culotte comme un seul homme.
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26.04.18 - INTEGRALE - S. Tesson, P. Djian, É. Faye, N. Van Moerkerkenland et C. Gras.
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