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ISBN : 2756018805
Éditeur : Delcourt (20/05/2009)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 35 notes)
Résumé :

Parce qu'il fallait dépasser les capacités humaines, la science les a fabriqués. Parce qu'ils étaient incontrôlables, l'armée les a rejetés. Parce qu'ils se battront de la Marne à Verdun, la France en fera ses plus grands héros.

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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  22 décembre 2016
La France regorge de talents, mais il y a pénurie de décideurs pour permettre à leurs projets d'aboutir (mentalité IIIe République : être rentier, pas entrepreneur). du coup, il faut s'expatrier pour trouver chaussure à son pied… le projet rétrofuturiste consacré au personnage d'Ironman ayant été recalé par Marvel Comics, le talentueux Xavier Dorison a décidé de transformer son projet et on se retrouve avec les détournements grimdark de Captain American, Ironman et Rocketeer dans un mélange entre "Les Sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick (vous savez, ce film interdit en France jusqu'en 1975 parce qu'il fallait laisser tranquille les bouchers de la WWI et de la Guerre d'Algérie) et "Robocop" de Paul Verhoeven (vous savez, le film qui parodiait l'agonie de la ville de Détroit euthanasiée par les remèdes de chevaux des Chicago Boys néolibéraux) !
On passe donc du cyberpunk au dieselpunk et on sent les influences des comics punk du magazine anglais 2000 A.D., qui était entré en résistance avant de déclarer la guerre à Margaret Thatcher : c'est violent voire gore, désespéré voire nihiliste, et dès qu'un soupçon d'espoir et d'amitié pointe le bout de son nez les auteurs décapitent toute tentative de faire preuve d'héroïsme en plongeant la tête des personnages dans toute la noirceur du monde… Gabriel l'humaniste est devient le premier exemplaire d'un machine à tuer, Djibouti le brave légionnaire est bien conscient d'être devenu un boucher accro à la violence, le Baron Hubert Marie de Clermont qui n'est qu'honneur militaire découvre les horreurs de la sale guerre… Et des milliers d'hommes meurent tandis les crevards continuent en salon leurs petits games of thrones à la con, où avant chaque décision on pèse le pour et le contre pour savoir qui sera loué en cas de réussite et qui sera vilipendé en cas d'échec car il faut offrir ses réussites à ses supérieurs et assumer leurs échecs à leur place… Et l'incorporation d'images d'époque nous plonge dans un contexte que nos ancêtres ont connu et vécu : une guerre totale qui s'enlise pour devenir une guerre d'attrition qui déshumanise, où chaque mètre gagné sur l'ennemi l'est au prix de milliers de vies pour que les crevards ploutocrates puissent compter bien tranquillement leur argent…

Dans ce tome 1, intitulé "Les Moissons d'acier", tout commence au Maroc où le colonel Alphonse Mirreau teste les nouveaux prototypes de son projet Sentinelles menés par un transfuge allemand qui tient autant du Docteur Frankenstein que du Docteur Mabuse… Face à ses échecs répétés, il est mis au placard par son supérieur hiérarchique le général Brouillard, mais il voit dans les travaux de Gabriel Féraud sur les piles au radium la dernière chance de pouvoir compléter la nouvelle étape de son projet Taillefer !
Lorsque durant l'été 1914 le scientifique pacifiste reçoit son ordre de mobilisation, il détruit tous ses travaux ce qui l'oblige Mirreau à envoyer Djibouti, un ancien légionnaire lui aussi prototype du projet Sentinelles, pour le ramener du front quel qu'en soit le prix… Tandis que Mirreau court-circuite Brouillard en jouant la carte du défenseur de Paris Galliéni, Djibouti parvient réussi à exfiltré son protégé, mais pas en un seul morceau… On laisse alors le choix au scientifique pacifiste entre garder ses convictions et revenir chez lui amputé des quatre membres, ou renier ses convictions et repartir au front en tant que nouveau fer de lance des armées de la République Française : Gabriel Féraud est mort, vive Taillefer !!!
Belles qualités et chouette potentiel pour cette série mais je n'ai mis que 3 étoiles seulement à ce gros tome d'introduction : j'ai été pris à froid par les partis-pris grimdark d'autant plus qu'on joue volontiers sur les stéréotypes pour mieux les détourner (le militaire carriériste, le savant fou), et de manière abrupte parfois
comme ce passage où Taillefer massacre une patrouille allemande parce qu'il pensait que les soldats allemands s'apprêtaient à violer une femme, alors qu'en fait ils la retenaient de se jeter dans les flammes pour sauver son enfant prisonnier d'un incendie…
Tout le monde n'aimera pas les dessins et les couleurs de l'artiste argentin Enrique Breccia, mais son travail colle parfaitement aux ambitions de la série. Et mention spéciale aux clins d’œil, notamment à "V pour Vendetta" ! ^^
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LycJeanFrancoisMilletCherbourg
  12 décembre 2014
J'ai apprécié cette bande dessinée et je la recommande car la Première Guerre mondiale est abordée mais romancée. le thème principal abordé selon moi est la guerre et je m'intéresse beaucoup à l'Histoire du 20e siècle. L'écriture propre à beaucoup de bandes dessinées est lisible et correspond bien au thème, elle est violente et accroche le lecteur. Il n'y a presque pas de cartouches, c'est une histoire racontée presque totalement par les personnages. L'histoire se suit mais quelques fois, sur la même page, on peut changer de scène, de lieu, ce qui est troublant et nous pouvons nous rattraper qu'au texte pour suivre car lors de changements de scènes, les images ne sont pas claires, lisibles. Les graphismes sont très intéressants, ils donnent une impression de réalisme et d'une colère impressionnante. La plupart du temps, les images sont variées. A l'intérieur d'une seule case, on peut trouver jusqu'à 9-10 couleurs. Je trouve les décors très intenses et importants, beaucoup de zooms sont faits sur des visages, parties du corps ou même des objets comme par exemple à la page 17 où le dessinateur a zoomé sur une tête, une jambe ou encore une main.. Les images sont destinées d'après moi à un but informatif, elles rajoutent un support au texte mais sont secondaires par rapport au texte, sauf à la page 46, où il n'y a qu'une case et juste une cartouche de deux mots pour la page entière. La lecture m'a motivé et j'avais envie de lire au fur et à mesure que l'histoire avançait.
J'ai rencontré quelques difficultés car il y a beaucoup de désordre entre les vignettes et quelque fois, nous avons du mal à nous repérer. J'ai eu aussi beaucoup de mal à entrer dans l'histoire mais lors que je l'ai compris, j'aimais beaucoup ce que je lisais. La fin n'était pas du tout prévisible, et il y a un tome 2 donc l'histoire n'est pas encore terminée.
Cette bande dessinée est très réaliste mais un peu fictive, ce qui ajoute un peu d'imagination et de fantaisie. La guerre est très bien représentée et violente. Cette bande dessinée est parfaite pour les amateurs d'histoire surtout s'il sont intéressés par la Première Guerre mondiale.
Aurélien B.
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ay_guadalquivir
  04 juillet 2011
Lorsqu'il traite d'événements historiques, recréer le contexte et une atmosphère qui lui est propre n'est pas la moindre des qualités d'un créateur de bd. S'agissant de la première guerre mondiale, peut-on dire que Tardi prenanit toute la place ou presque. Et c'est avec beaucoup d'admiration que je attribue ce rôle majeur dans l'illustration de la der des der. Alors, se frotter à cet univers demande d'abord une invention scénaristique forte, et un traitement graphique tout à fait spécifique. D'abord, le scénario est efficace. Dans une ambiance à la Adèle Blanc-Sec (encore Tardi !), aux Brigades du Tigre ou proche des Mystères de l'Ouest, l'auteur expose un temps où la technologie permet tout, jusqu'aux plus grandes folies. Et la mise en marche, tel Frankenstein, des Sentinelles mi-homme mi-machine apporte au traitement de la guerre l'idée juste que la technique a abouti à la pire des boucheries. Savants fous, androïdes à demi conscients, épreuve du feu bénéficient d'un traitement graphique réussi. Qui fait penser aux affiches de propagande de la 2ème guerre mondiale, dans des tons de couleurs flamboyants et des visages marqués. Et en parallèle, je recommande La grande guerre de Pierre Miquel, ma lecture du moment...
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jpatou
  09 mai 2013
Bonne surprise que cette B.D. se passant au temps de la première guerre mondiale et ayant pour héros Gabriel FERAUD industriel qui vient d'inventer la pîle au Radium mais à cours de moyens ne pouvant pas développer cette invention c'est compter sans les militaires fortement intéressés par cette invention leurs permettant de remettre a goût du jour un projet arrêté mais qui pourrait repartir grâce à cette nouvelle forme d'énergie. le projet de l'armée est de créer un militaire mi-humain mi-machine et suite à une blessure prise au front Gabriel va être le premier être humain reconstruit et vivant gr^ce à son invention.
Super BD avec incorporé pendant l'histoire des images ou des photos d'époque. le scénario tient la route et est très inventif et les dessins vont bien avec le sujet.
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Diabolo44
  04 février 2018
Critique valable pour les tomes 1 à 4 :
Moi qui n'aime pas trop les uchronies habituellement, je dois dire que j'ai été pas mal séduit par cette vision de la grande guerre avec des hommes-machines... en tout cas, pour les deux premiers tomes, car à partir du troisième, cela devient malheureusement plus convenu, en particulier celui qui se déroule dans les Dardanelles. Après le super-boche, le super-turc... Mouais.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   07 mai 2015
Le seul moyen d'arrêter ça, c'est la victoire. Alors si vous ne voulez pas combattre l'Allemagne, Féraud, combattez au moins la guerre.
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EL-marokinoEL-marokino   04 janvier 2014
vous allez etre un hèros ,papa c'est chouette !vous allez tuer plein d'allemand !
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EL-marokinoEL-marokino   04 janvier 2014
vous n'avez pas le droit de crever pour si peu !
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Vidéo de Xavier Dorison
http://www.librairiedialogues.fr/ Nicolas nous propose ses coups de c?ur du rayon BD : "Visa Transit" de Nicolas de Crécy (Gallimard), "Le Château des animaux" de Xavier Dorison et Félix Delep (Casterman) et "Paris 2119" de Zep et Bertail (Rue des Sèvres). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Laure-Anne Cappellesso.
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