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EAN : 9782253014553
382 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Marie-Ange et Jean-Noël Schoudler, derniers descendants des,« grandes familles", seuls et désarmés devant les intrigues de « l'enfer » de la société parisienne en 1939..
Leur jeunesse et leur beauté en feront l'objet de la convoitise des personnages vieillissants et hideux de cette comédie humaine dont chaque visage . politique, littérature, théâtre, nous est décrit par l'auteur avec un réalisme sans indulgence.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mfrance
  12 février 2016
Le dernier acte de la sinistre comédie commence et le rideau se lève sur les héritiers de la noble et richissime famille Schoudler, totalement ruinée à la suite du krach subi par le grand-père.
Jean-Noël et Marie-Ange, tous deux incarnation de la jeunesse et de la beauté, ne sont que des intrus dans un monde où ils n'ont pas leur place.
Élevés dans le luxe parmi les nantis de la société, ils sont inaptes, compte tenu de leur déclassement, à se situer dans ce monde de richesse et d'apparences.
La seconde guerre mondiale approche à grands pas. Paris s'étourdit dans les dernières fêtes de cette société au bord du gouffre, et au cours du "Bal des Monstres" organisé par la poétesse Inès Sandoval, superbe séquence de bal masqué, où se croisent les représentants du Tout-Paris, vont apparaître, parmi les invités aux faces démoniaques dessinées par un artiste en vogue, un cerf et une biche, dont la fraîcheur et la chair appétissante vont attiser toutes les convoitises !
Jean-Noël et Marie-Ange n'ont que cela à offrir !
Ils vont donc représenter l'objet idéal de toutes les envies, de toutes les concupiscences ! celles des vieux pédérastes riches et lettrés, des femelles en rut, des douairières richissimes et nymphomanes, des ministres entre deux âges frappés par le coup de foudre ....
Maurice Druon termine en beauté, si l'on peut dire, sa comédie humaine en nous dépeignant ce monde totalement décadent, qui visiblement ne lui inspire que répulsion, et malgré tout un peu de compassion pour certains de ses personnages !
Jean-Noël et Marie-Ange souillés par tous ces corps vieillissants, vont y perdre l'un son âme, l'autre ses illusions et vont accueillir la guerre presque avec soulagement !
"Mais quand Jean-Noël, cet après-midi là, apprit qu'on venait d'afficher sur les murs du village l'ordre de mobilisation, il accueillit cette nouvelle comme une délivrance.
La guerre leur permettrait peut-être, à Marie-Ange et à lui, d'oublier le seul amour pour lequel ils étaient faits.
Il ne doutait point qu'il serait tué, car pour l'instant, il le souhaitait. Il était décidé à demander une affectation périlleuse, et à jouer perdant avec le danger, non point par patriotisme, non point par sentiment de rachat, mais simplement par mépris de vivre. Il se sentait un mort avant d'aller combattre."
Et le dernier mot sera laissé à Simon Lachaume, l'ancien journaliste, puis député et enfin ministre : "vivre avilit, bien sûr; mais pour lui, comme pour l'univers qu'il représentait, c'était encore la seule manière d'exister."
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gill
  30 mai 2012
Ce troisième tome des grandes familles est l'épilogue de ce grand récit dressé par Maurice Druon au sein de la grande bourgeoisie française. En 1939 Marie ange et Jean Noël sont les derniers survivants de la famille Schoudler, ils seront les protagonistes de cette comédie humaine dont chaque visage, qu'il soit politique, littéraire, où théâtral nous est décrit par l'auteur avec un réalisme sans indulgence.
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Wyoming
  21 décembre 2018
Dans ce dernier tome de la trilogie, Maurice Druon aborde la déchéance de ces fameuses grandes familles, avec leurs deux derniers héritiers, qui n'ont d'ailleurs hérité que d'une faillite totale. C'est maintenant la descente aux enfers qui a lieu pour ceux qui n'ont pas eu la chance de connaître la vraie fortune. Et c'est finalement l'arrivée à point nommé de la deuxième guerre mondiale qui viendra porter la conclusion de cette déchéance. Toujours grande écriture de Maurice Druon en destructeur de ses héros.
Commenter  J’apprécie          40
ADAMSY
  06 septembre 2014
Un frère et une soeur, Jean-Noël et Marie-Ange issus de famille noble, se retrouvent au début du 20ème siècle, complètement ruinés. Ils ont une vingtaine d'années. L'un et l'autre tentent de se défendre comme ils peuvent pour continuer à vivre dans le milieu mondain de leurs parents qui sont décédés. C'est ainsi qu'ils vont faire connaissance pour le frère d'un groupe de vieux amis homosexuels, et pour la soeur, d'un ministre à la cinquantaine. Quand le protecteur de Jean-Noël décède, celui-ci se lance dans de nouvelles aventures qui vont lui faire dépenser ses dernières économies. Quand à Marie-Ange, elle tombe enceinte de son ministre...
C'est une image de la déchéance des grandes familles. On lit ce roman sans s'arrêter et même si on n'a pas vraiment de surprise, on se prend d'estime pour les différents personnages en espérant des jours meilleurs. Certaines descriptions de personnages sont croustillantes.
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Marcuyttendaele
  01 mars 2020
La fin magistrale de la trilogie inaugurées avec Les Grandes Familles. La guerre est pour demain, la société se délite, un monde est finissant. Marie-Ange et Jean-Noël Schoudler sont des anges déchus et désespérés, sans scrupules, acteurs et témoins d'une époque agonisante. Toute une société persiste à jouer son rôle, sans espoir, ni joie. Avec automatisme et cynisme. le lecteur devient entomologiste d'une société décrite au scalpel par un Maurice Druon implacable. Il cherche vainement une échappée de bonheur dans cette grisaille. Sans soute l'espoir sera-t-il pour après, une fois définitivement détruite cette société dirigeante de l'entre-deux guerre qui, aux yeux de Druon, ne valait rien. Caricature, sans doute. Mais le plaisir de lire n'est jamais démenti. le point d‘orgue d'une trilogie magnifique et impitoyable, et admirablement écrite.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ADAMSYADAMSY   06 septembre 2014
... vous ressentez tous ces gens autour de nous, reprit Lord Peemrose, toutes ces petites gens qui travaillent, et qui souffrent, et qui n'ont jamais rien connu d'autre que cette misère ?... La déchéance de cette vieille demeure nous émeut plus que la déchéance humaine. Je vois bien la misère des hommes, mais je vois bien aussi que je ne peux rien faire pour elle, sinon compatir un peu et me détourner très vite. Et encore, la compassion n'est peut-être qu'une compassion n'est peut-être qu'une excuse, vis-à-vis de nous-mêmes, à nous amuser du pittoresque. Un monde heureux ne serait pas pittoresque. Le pittoresque est presque toujours fait de saleté, de haillons et de pauvreté.
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LesLecturesDeRudyLesLecturesDeRudy   20 mars 2020
La liberté n'est-elle que la faculté illusoire de choisir ce que nous ne pouvons pas éviter ?
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Videos de Maurice Druon (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Maurice Druon
Jacqueline Duhême Une vie (extraits) conversation avec Jacqueline Duhême à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne le 8 février 2020 et où il est notamment question d'une mère libraire à Neuilly, de Jacques Prévert et de Henri Matisse, de Paul Eluard et de Grain d'aile, de Maurice Girodias et d'Henri Miller, de Maurice Druon et de Miguel-Angel Asturias, de dessins, de reportages dessinés et de crobards, d'Hélène Lazareff et du journal Elle, de Jacqueline Laurent et de Jacqueline Kennedy, de Marie Cardinale et de Lucien Bodard, de Charles de Gaulle et du voyage du pape en Terre Sainte, de "Tistou les pouces verts" et de "Ma vie en crobards", de Pierre Marchand et des éditions Gallimard, d'amour et de rencontres -
"Ce que j'avais à faire, je l'ai fait de mon mieux. le reste est peu de chose." (Henri Matisse ). "Je ne sais en quel temps c'était, je confonds toujours l'enfance et l'Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie." (Miguel Angel Asturias)
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