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ISBN : 2253003069
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1973)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 978 notes)
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la septième génération ! " : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
31 octobre 2013
Avec la Reine étranglée, la vaste saga des Rois maudits poursuit sa route dans les méandres des querelles politiques du début du XIVe siècle dans un royaume de France en proie à bien des tourments.
Après un tome d'introduction qui pose les différents personnages, le contexte général et quelques intrigues, la Reine étranglée focalise l'attention autour de la conclusion rocambolesque de l'affaire de l'adultère de Marguerite de Bourgogne. le règne de Louis X le Hutin est l'occasion de nouvelles intrigues de palais, de trop nombreuses morts subites ; les guerres meurtrières et les valses dynastiques s'annoncent à l'horizon maintenant que toutes les destinées paraissent possibles et qu'elles offrent suffisamment d'opportunités de pouvoir à chacun. Maurice Druon use habilement des ressorts qui ont fait leur preuve : une grande fresque historique où se mêlent grandes destinées politiques, meurtrières, et petits destins brisés d'inconnus en mal de bonheurs simples.
D'ailleurs, ce deuxième tome est centré sur le duel entre les anciens ministres de Philippe IV le Bel et Charles de Valois, nouvel homme fort du gouvernement de Louis X le Hutin, puisque le principal protagoniste du premier tome a fait ses bagages royaux pour l'au-delà. Et cet affrontement trouve des ramifications du sommet de l'État aux plus basses rues du royaume. Alors bien sûr, le style de ce tome est parfois grandiloquent et un peu simple au niveau de la syntaxe, mais une fois le style accepté, les faits nous engluent inlassablement dans l'Histoire avec un grand H.
Cette première suite à une des références traditionnelles en matière de romans historique poursuit sur la lancée et nous plonge encore un peu plus dans les tribulations politiques du royaume de France au début du XIVe siècle. C'est tout aussi passionnant quand on aime la période que quand on la découvre, d'autant que les annexes terminant le volume aideront toujours tout lecteur assidu.
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Gwen21
11 février 2013
Je suis certaine que la plupart des lecteurs du premier tome des "Rois Maudits" se sont littéralement jetés sur le suivant, histoire de savoir ce qui allait advenir des "reines maudites" condamnées pour adultère.
Et bien, soyez les bienvenus, vous, fidèles lecteurs, dans ce deuxième volet tout aussi passionnant que son aîné.
Marguerite, Blanche et Jeanne ont bel et bien été condamnées par la justice du roi et ont été emprisonnées, les deux premières dans une geôle, la troisième, uniquement convaincue de complicité mais pas d'infidélité, au fond d'un couvent. Isabelle de France, leur belle-soeur, la malheureuse reine d'Angleterre à la vie conjugale exsangue, peut être fière d'elle et telle une araignée retourner broyer du noir dans son boudoir.
Des trois princesses emprisonnées, il en est une dont le sort intéresse plus particulièrement le lecteur normalement constitué : la belle Marguerite, l'intrigante, la passionnée, l'instigatrice des rendez-vous scandaleux de la tour de Nesle. Prisonnière de la forteresse normande de Château-Gaillard qui compte plus de courants d'air que de sentinelles, elle attend avec rage et espoir que le destin la fasse sortir de ce trou humide et crayeux. Elle a de bonnes raisons d'y croire : elle est la femme de Louis, l'héritier du trône de France, et qui plus est, elle est la mère de Jeanne, princesse de Navarre. Certes, Jeanne est une "femelle" mais la loi salique n'ayant pas encore été "inventée" par son oncle le futur roi Philippe V, elle pourrait prétendre à succéder un jour à son père promis à devenir roi à la suite de Philippe le Bel. Même si le scandale qui a éclaboussé sa mère jette une ombre sur sa légitimité, cette jeune enfant représente la bouée de sauvetage de Marguerite. Elle se sait assez de charme et d'autorité pour fléchir son époux, faible de corps comme d'esprit, et revenir en grâce ; son dessein tient la route mais... c'est sans compter sur les intérêts des autres nobles et leurs prétentions à fragiliser une autorité royale pour l'heure tenue d'une main de fer mais qui n'est en réalité qu'un colosse aux pieds d'argile...
L'histoire de la dynastie capétienne, en partie retracée par Maurice Druon de façon romanesque au travers des 7 tomes des Rois Maudits, est avant tout une saga familiale époustouflante où pouvoir, passion, ambition, soif de richesse et vengeance se mêlent à un rythme effréné. Sous l'aile protectrice de l'Histoire de France, l'histoire des rois maudits n'a pas fini de vous étourdir. On parie que vous enchaînerez avec le tome 3 ?
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Myriam3
29 mars 2017
On ne peut pas dire que ces personnages - qui ont existé - sont particulièrement attachants. Ici, tout est manipulation, stratégies et humiliations; pas de romantisme échevelé, ni de scènes d'héroïsme de cape et d'épée...
On peut éventuellement compter sur le jeune Guccio, neveu du banquier Lombard préposé à la famille royale, pour arrondir un peu les angles et apporter un peu de sentiments dans ce récit.
Et pourtant, il est difficile de quitter la famille de Philippe le Bel, tout juste décédé et déjà renié. Louis X, dit le Hutin et publiquement cocu, n'a rien de la force et du pouvoir de son père. Lâche, faible, il se raccroche à ceux qui pourront le soutenir, à savoir son oncle de Valois qui veut mener Marigny, conseiller du défunt roi, à sa perte.
Il a aussi qu'il faut un héritier Louis X, et sa femme Marguerite, emprisonnée pour adultère à Château-Gaillard, refuse l'annulation de leur mariage.
Outre l'aspect à la fois historique et politico-stratégique, j'aime ces évocations et descriptions d'un Moyen-Age bien réel et vivant.
En route pour le tome suivant!
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dgwickert
18 août 2016
R. historique. 1314, Philippe le Bel est mort, son fils aîné Louis X le Hutin (le révolté ) devient roi. Un roi coléreux (hutin), indécis ; C'est Charles de Valois, son oncle, ambitieux et manipulateur, qui va gouverner à sa place.
Ce roman nous livre la lutte de Valois contre Marigny, gardien du Trésor et chef des armées. Qui va gagner ? Si c'est Valois, tout le système moderne de Philippe le Bel s'effondre. Pour Valois, tous les coups sont permis pour que le roi "lui donne" Marigny et il part en guerre à coup de faux témoignages, d'achat et de chantages à des témoins fabriqués, poussés.
La fin du livre est très belle, car la méditation de Marigny lui permet de se présenter devant Dieu en paix : des actions violentes sur des gens qui nuisent à l'objectif du pays sont des des malédictions : ainsi se remet il en question face aux Templiers. mais qu'en sera t-il de Valois face à lui ?
La lutte toute aussi sournoise de d'Artois face à la reine Marguerite en prison est peu développée, mais tellement déséquilibrée !
Cette étape de l'Histoire de France démontre qu'un roi faible favorise la division. Plus tard, les Anglais en profiteront.
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TheWind
12 avril 2014

Avec la mort de Philippe le Bel, commence le règne des derniers Capétiens directs ceux que Maurice Druon nommera « Les Rois Maudits », en raison de la malédiction qu'aurait prononcée le Grand Maître des Templiers, Jacques de Molay à l'encontre de Philippe le Bel et de ses héritiers.
Nous voici donc avec ce deuxième tome au début du règne de Louis X, dit le « Hutin ». (autrement dit, le querelleur)
Maurice Druon n'est guère tendre avec le fils aîné de Philippe le Bel. Il nous le présente à la fois faible, douteux et confus, influençable, nigaud et stupide . Sa première nuit dans le lit de son père est racontée avec brio. Réalisant la charge importante qui lui incombe désormais, le Hutin n'en mène pas large....
«  Il était roi et ne savait comment régner ; il était homme et ne savait comment vivre ; il était marié et n'avait point de femme... » On le prendrait presque en pitié ! Eh bien, non ! Ce roi-là n'a rien d'attachant. C'est un sot et un lâche. A la botte de son oncle Charles de Valois, qui n'a qu'une hâte : faire disparaître Enguerrand de Marigny qu'il accuse de tous les maux, notamment de détournements de bien publics. A la vérité, Charles de Valois veut retrouver les privilèges ancestraux des nobles et tous les moyens lui seront bons pour parvenirs à ses fins. Côté manigance, Enguerrand de Marigny n'est pas non plus en reste et c'est à une guerre sans merci qu'on assiste dans ce deuxième tome. « Les loups se mangent entre eux », ainsi se nomme la deuxième partie du livre, phrase qui résume à elle-seule l'ambiance hostile qui fait rage à la cour de Louis X.
Ce dernier, dépassé par les événements, meurtri dans son orgueil, est alors obnubilé par l'idée de se remarier. Son oncle a pour lui une épouse toute trouvée : Clémence de Hongrie qu'on dit ravissante et surtout vertueuse. Qualité hautement recherchée par le roi,trahi par Marguerite de Bourgogne, sa première épouse. Souvenez -vous du scandale de la Tour de Nesle.
Tiens d'ailleurs ! Que devient la fière Marguerite ? Celle qui est devenue Reine, se morfond toujours dans une geôle au Château-Gaillard, refusant d'avouer l'adultère et de reconnaître que sa fille Jeanne en est issue. Mais, la mort de Philippe IV lui fait entrevoir de nouvelles perspectives et lui fait retrouver un peu de sa superbe.
Là encore, Maurice Druon nous offre de belles pages, mettant en scène le colossal Robert d'Artois et sa cousine captive, Marguerite. Délicieux duel où chacun s'emploie à faire plier l'autre par de perfides caresses.
Voilà, je n'en dirai pas plus sur le dénouement de ce deuxième tome. Il est tout aussi prenant que le premier, et se lit tout aussi facilement. La fiction y épouse L Histoire à merveille. On y retrouve également avec plaisir Guccio Baglioni qui jouera à nouveau un rôle important d'émissaire et qui poursuit sa romance avec Marie de Cressay. Ces deux-là pourront-ils bientôt s'aimer au grand jour ?
La suite nous le dira …
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Citations & extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld0911 septembre 2017
Les princes médiocres ne tolèrent qu'un entourage de flatteurs qui leur dissimulent leur médiocrité.
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CielvariableCielvariable14 mai 2013
Chaque roi, chaque homme a ses plaisirs qui, mieux que toute autre chose, révèlent les tendances profondes de sa nature. Louis X montrait peu d'inclination à la chasse, aux joutes, aux passes d'armes, et, de façon générale, à aucun exercice où il risquait blessure. Il aimait depuis l'enfance la longue paume qui se jouait avec des balles de cuir ; mais il s'y essouflait et échauffait trop vite. Son divertissement préféré consistait à s'installer, arc en main, dans un jardin fermé, et à tirer au vol, de fort près, des oiseaux, pigeons ou colombes, qu'un écuyer laissait l'un après l'autre échapper d'un grand panier d'osier.
profitant de l'allongement du jour, il était occupé à ce délassement cruel, dans une petite cour de Vincennes disposée comme un cloître, lorsque son oncle et son cousin, en fin d'après-midi, lui amenèrent l'archevêque.
L'herbe verte et rase, qui couvrait le sol de la cour, était souillée de plumes et de sang. Une colombe, clouée par l'aile à une poutre du déambulatoire, continuait de se débattre et criait ; d'autres, mieux atteintes, gisaient éparses, leurs pattes minces roidies et crispées. Le Hutin poussait une exclamation de joie chaque fois qu'une de ses flèches perçait un oiseau.
- Une autre ! lançait-il aussitôt à l'écuyer.
Si la flèche, manquant son but, allait s'épointer sur un mur, Louis reprochait alors à l'écuyer d'avoir lâché la colombe au mauvais instant ou du mauvais côté.
- Sire, mon neveu, dit Charles de Valois, vous me paraissez plus habile aujourd'hui que jamais ; mais si vous consentiez à interrompre un instant vos exploits, je pourrais vous entretenir des choses bien plus graves que je vous ai annoncées.
- Quoi ? Qu'est-ce encore ? dit le Hutin avec impatience.
Il avait le front moite et les pommettes rouges. Il aperçut l'archevêque, et fit signe à l'écuyer de s'éloigner.
- Alors, Monseigneur, dit-il en s'adressant au prélat, est-il vrai que vous m'empêchiez d'avoir un pape ?
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Myriam3Myriam326 mars 2017
La pièce avait des proportions de cathédrale. Une immense tapisserie, brodée à l'argent et à l'or, retraçait autour des murs un embarquement pour la croisade. Statues d'ivoire, tableaux dont les volets sculptés étaient ouverts, coupes enrichies de joyaux, le luxe était encore plus éclatant ici que dans le reste de la demeure. Monseigneur de Valois ne résistait pas aux objets rares. Sur une petite table on voyait un échiquier de jaspe et de jade, serti d'argent et de pierres précieuses, dont les pièces étaient faites les unes de jaspe et les autres de cristal de roche.
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TheWindTheWind09 avril 2014
Ces édits effaçaient toutes les dispositions scandaleuses aux yeux des privilégiés, par lesquelles Philippe le Bel avait interdit les tournois, guerres privées et gages de bataille. Il était à nouveau permis aux gentilshommes "de guerroyer les uns aux autres, chevaucher, aller, venir et porter les armes"....Autrement dit, la noblesse française retrouvait son droit ancestral et chéri à se ruiner en vraies ou fausses batailles, à se massacrer, et à ravager à l'occasion le royaume pour vider des querelles de personnes. Quel souverain monstrueux, en vérité, et dont la mémoire méritait d'être honnie, que celui qui pendant trente ans l'avait privée de ces honnêtes passe-temps !
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MondayeMondaye06 mars 2016
l est des villes plus fortes que les siècles ; le temps ne les change pas. Les dominations s'y succèdent ; les civilisations s'y déposent comme des alluvions ; mais elles conservent à travers les âges leur caractère, leur parfum propre, leur rythme et leur rumeur qui les distinguent de toutes les autres cités de la terre. Naples, de toujours, fut de ces villes-là. Telle elle avait été, telle elle restait et resterait le long des âges, à demi africaine et à demi latine, avec ses ruelles serrées, son grouillement criard, son odeur d'huile, de safran et de poisson frit, sa poussière couleur de soleil, son bruit de grelot au cou des mules.
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