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EAN : 9782253004059
384 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1973)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 1274 notes)
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la treizième génération ! " : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser : pendant plus d'un demi-siècle, les rois se succèdent sur le trône de France, mais n'y restent jamais bien longtemps. D'intrigues de palais en morts subites, de révolutions dynastiques en guerres meurtrières, c'est la valse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  25 mars 2014
Louis X dit le Hutin, roi de France, aura régné seulement dix-huit mois, personne ne vous en voudra donc de ne plus vous souvenir de son règne… C'est ici que Druon intervient !
Fils de Philippe le Bel, le « roi de Fer » qui a condamné au bûcher les Templiers après un interminable procès de sept ans, c'est d'abord sur sa royale et frêle personne que semble peser la malédiction proférée par leur Grand Maître Jacques de Molay à travers les flammes de son lieu de supplice qui prophétisait le déclin rapide des Capétiens.
Louis X aurait été victime d'un empoisonnement (ce qui retire à la Brinvilliers toute prétention à l'innovation !) et meurt, laissant esseulée sa jeune reine, Clémence de Hongrie, enceinte de son héritier. Cette jeune et innocente colombe se serait bien passée d'un tel destin ! Cependant, feu son époux a des frères et notamment un cadet, Philippe de Poitiers, qui fut lui aussi humilié par son épouse Jeanne de Bourgogne dans l'affaire des « reines adultères », bien que, semble-t-il, dans une moindre mesure. Philippe de Poitiers est un prince aussi fin et intelligent que son aîné était veule et vain et il ne lui déplairait pas d'assumer la charge royale. Mais deux détails le gênent dans son désir d'accéder au trône, deux "cailloux dans son soulier" qui, tout enfant qu'ils sont, ne sont guère en mesure de constituer de sérieux barrages à son ambition : Jeanne de Navarre, la fille de Louis le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, la reine « étranglée », et sur qui pèse l'ombre de la bâtardise et l'enfant à naître (fille ou garçon ?) présentement niché au chaud dans le sein de la reine Clémence.
***ALERTE SPOILER***
Le quatrième tome de l'épopée des « Rois maudits » présente un intérêt majeur non seulement pour le lecteur qui suit les aventures de Guccio et les intrigues de la Cour depuis leur commencement mais également pour le lecteur qui s'intéresse plus généralement à l'histoire de France car c'est dans ce tome que va être expliqué le pourquoi du comment de la fameuse « loi salique » qui tend à établir la « loi des mâles » et à écarter les femmes de la succession du trône de France et ce, à jamais. Philippe de Poitiers, devenu Philippe V, usera donc de cette « arme juridique » bricolée pour servir ses projets mais, ironie du sort, cette même arme lui reviendra en pleine figure tel un boomerang quand sonnera l'heure de sa propre succession mais là, c'est une autre histoire et un autre tome…
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Crazynath
  28 février 2021
Le fait de me replonger dans les Rois Maudits est décidément une décision que je ne regrette pas du tout. Alors que j'avais déjà lu deux cette série, cette fois-ci c'est sous la forme de l'audio que je m'y replonge. Cela m'a d'ailleurs donné l'envie de jeter un coup d'oeil sur les deux séries télévisées du même nom. En effet, même si j'avais déjà beaucoup entendu parler surtout de la plus ancienne, je ne m'y étais jamais risquée, faute de temps principalement ….
Bon, j'ai regardé le 1er épisode des deux versions pour le moment et pour l'instant, je reste surtout sous le charme de la prestation de jean Piat en Robert d'Artois…Il habite ce personnage…
Robert d'Artois qui est encore présent dans ce quatrième tome, même si Mahaut lui tient la dragée haute… Mais Robert, batailleur, comploteur, guerroyant quitte à ravager ses propres terres, est unique en son genre et ce personnage haut en couleur côtoie et interpelle avec le même culot les manants que la famille royale….
La famille royale, quant à elle, est bien divisée, puisque suite au décès de Louis X le Hutin, sa succession est ouverte…Entre sa fille présumée bavarde, son oncle Valois qui ne demande qu'à occuper le trône et son frère Philippe, comte de Poitiers, les paris sont ouverts…
C'est Philippe qui aura le dernier mot en se proclamant régent le temps que Clémence de Hongrie, enceinte puisse accoucher…
On ne peut s'empêcher de penser à la fatalité et l'ironie du destin quand on songe que si c'est bien Philippe V le Long qui, pour occuper le trône a réussi à faire sortir d'on on ne sait quelles obscures archives la loi salique, cette même loi qui s'appliquera à ses filles et permettra ainsi à son plus jeune frère de lui succéder quand il mourra quelques années plus tard….

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sylvaine
  21 mars 2017
Louis X le Hutin est mort empoisonné . Clémence de Hongrie sa veuve attend un enfant , le futur roi ou la future reine. Mais en attendant il faut désigner un Régent . Bien sûr Charles de Valois est en lice. C'est compter sans Philippe , Comte de Poitiers, frère de Louis et sur l'"habilité" politique de Mahaut , Comtesse d'Artois, sa belle-mère. Car de quoi Mahaut ne serait elle pas capable pour assurer son pouvoir, celui de sa fille et de son gendre? les mauvaises langues disent déjà qu'elle n'est point étrangère à la mort suspecte de Louis. ...et Philippe du haut de ses 25 ans ne s'en laisse pas compter et tous les moyens , toutes les roueries sont bonnes à prendre pour qu'il puisse atteindre son objectif et se faire sacrer un jour à Reims, même inventer de toutes pièces une coutume interdisant aux filles de reprendre le trône en l'absence d'héritier mâle , vous savez la fameuse loi salique !!!
Quelle histoire, dire que c'est de l'Histoire !! Mais la plume de Maurice Druon rend ce récit palpitant, trépidant, et nous pousse à tourner les pages même si bien sûr nous connaissons à l'avance la fin du scénario . Mais ne s'appelle pas Druon qui veut, alors même si je ne suis pas une spécialiste ,loin de là, pour affirmer l'exactitude parfaite des faits rapportés c'est tellement bien raconté que l'on ne peut que s'y laisser prendre et sans attendre continuer l'aventure , aventure qui nous conduira à coup sur vers les prémices de la Guerre de cent ans .
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TheWind
  25 avril 2014
Ce quatrième tome des Rois maudits annonce les difficultés de succession au trône de France, posant ainsi les prémices de la Guerre de Cent ans.
A sa mort, Louis le Hutin ne laisse derrière lui qu'une fille prétendante : Jeanne. Cette dernière est la fille de Marguerite de Bourgogne, condamnée pour adultère. Plane donc sur Jeanne le doute de sa légitimité. Louis laisse également Clémence, sa deuxième épouse, enceinte. Si cet enfant est un fils, la couronne lui reviendra de droit.
Évinçant son oncle, Charles de Valois, de la régence, Philippe de Poitiers, frère du Hutin, prend les choses en main. Contrairement à son frère, il sait ce qu'il veut et parvient adroitement à ses fins. Celles de monter à son tour sur le trône de France. En effet, le fils de Clémence, Jean le Posthume, meurt quelques jours après sa naissance.Fatalité, malédiction, ou oeuvre malfaisante ?
Quoiqu'il en soit, cela sert bien les intérêts de Philippe.
Mais ne croyez pas que cela soit si simple.
Ce roman montre clairement les intérêts divergents des parties en lice. Jusqu'à présent, depuis Hugues Capet, la lignée des rois était directe. Mais, le fils du Hutin décédé, l'absence d'héritier direct mâle donne aux autres membres de la famille royale des prétentions au trône ! Et ce n'est que le début !
Maurice Druon joue bien sûr avec les incertitudes historiques, imagine des plans diaboliques en cette période de trouble. Il s'arrange avec l'histoire, choisissant de noircir à souhait Mahaut d'Artois,la belle-mère de Philippe, qu'il rend de plus en plus terrifiante et sans pitié. Au grand plaisir du lecteur, évidemment ! On tremble, on redoute les infamies de la perfide Mahaut...mais on ne s'en lasse pas !
Ce roman est particulièrement captivant. Il nous tient en haleine, par les péripéties royales mais également par la suite des aventures de Guccio et Marie qui, décidément, ont bien du mal à se retrouver.
Vite, la suite !
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PiertyM
  01 janvier 2015
La tension monte, des morts se succèdent, le danger est bel et bien là et atteint sans pitié toux ceux qui doivent hériter de la couronne, quelques moments de silence, on réfléchit, on s'interroge...à qui profite le crime? la malédiction tout simplement mais aussi on revient à la question: à qui profite la malédiction...
Un quatrième tome tout aussi passionnant où le conflit devient une affaire d'intelligence. Pour écarter des tête légitimes au trône, on trouve prétexte de faire brandir la loi des mâles qui stipule que la femme ne peut accéder au trône, et Robert D'Artois en profite pour faire parler de sa légitimité dans son combat éternel avec sa tante Mahaut dans les terre d'Artois, un conflit bien que minime mais qui poussent les deux antagonistes à souhaiter voir sur le trône un roi qui plaidera en sa faveur ...Mahaut n'est pas une femme dans ce cas là vu l'époque, elle est plutôt un homme en perpétuelle guerre, debout et prêt à tout pour conserver sa domination. Aussi voudra-t-elle se venger de la reine Isabel d'Angleterre, épouse du roI Edouard II, belle-soeur des filles de Mahaut dont l'accusation d'adultère a été fomenté par elle et par Robert d'Artois. Alors que la reine Isabel se retrouve elle-même dans une affaire d'adultère...
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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   23 avril 2014
- Ma terre, mon blé ! répétait-il. ( Robert d'Artois)
On le vit soudain s'abattre dans le champ, s'y étendre, s'y vautrer, s'y rouler follement parmi les graminées comme s'il voulait s' y confondre ; il mordait les épis, à pleines dents, pour trouver au coeur du grain cette saveur laiteuse qu'il a un mois avant la moisson ; il ne sentait même pas qu'il s'écorchait les lèvres aux barbes du froment. Il s'enivrait de ciel bleu, de terre sèche et du parfum des tiges crissantes, faisant autant de ravages, à lui seul, qu'une compagnie de sangliers.
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patrick75patrick75   31 août 2013
-" Sont-ils tous à ma semblance, criminels s'ils en avaient l'occasion, innocents seulement d'apparence, et prêts à se servir du mal pour accomplir leur ambition ? Pourtant lorsque j'étais à Lyon, je n'avais que des voeux de justice. Est-ce bien sûr ?...La nature humaine est-elle si détestable, ou bien est-ce la royauté qui nous rend ainsi ? Est-ce le tribut que l'on paye à régner, que de se découvrir à tel point impur et souillé ?...Pourquoi Dieu nous a-t-il faits mortels, puisque c'est la mort qui nous rend détestables, par la peur que nous en avons comme par l'usage que nous en faisons ?...On va peut-être tenter de me tuer cette nuit."
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NefNef   02 février 2013
Tous ces cousins étaient destinés à se marier entre eux, pour servir les combinaisons politiques de leurs parents, qui avaient été eux aussi, mariés de la même façon dans la plus étroite consanguinité. Que de dispenses il faudrait demander au pape pour faire passer les intérêts territoriaux avant les décrets de la religion! Et que d'autres boiteux,que d'autres déments en perspective! La seule différence entre la descendance d'Adam et celle de Capet,était qu'en la seconde on évitait encore de se reproduire entre frères et soeurs.
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Myriam3Myriam3   01 avril 2017
C'était la tenue, presque monacale, que venait de revêtir, et sans doute pour le reste de sa vie, la reine Clémence de Hongrie, veuve à vingt-trois ans du roi louis X, après dix mois de mariage.
Nul désormais ne verrait plus ses admirables cheveux d'or, ni l'ovale parfait des joues, ni cet éclat, cette splendeur tranquille qui avaient frappé tous ceux qui l'approchaient et rendu célèbre sa beauté.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   03 avril 2021
Son père et sa mère avaient été enlevés par la peste lorsqu𠆞lle avait à peine deux ans. Tandis que toutes les princesses de sa famille, ou presque, recevaient établissement dès avant leur nubilité, elle avait attendu un parti jusqu’à l’âge de vingt-deux ans. Celui qui s’était offert, inespéré, paraissait le plus haut du monde. À ce mariage avec la France, elle était arrivée éblouie, éperdue d’un amour irréel, et pétrie de toutes les intentions du bien. Avant même d�order à son nouveau pays, elle avait manqué périr en mer. Au bout de quelques semaines, elle découvrait qu𠆞lle avait épousé un assassin et succédé à une reine étranglée. Après dix mois elle restait veuve, et enceinte. Aussitôt éloignée du pouvoir, on l𠆚vait séquestrée sous prétexte de la défendre. Elle venait pendant huit jours de se débattre aux portes du trépas pour apprendre, à peine sortie de cet enfer, que son enfant était mort, empoisonné sans doute comme son mari l𠆚vait été.
— Les gens de mon pays croient au mauvais sort. Ils ont raison. J𠆚i le mauvais sort, dit-elle. Je me dois interdire de plus rien entreprendre et de me fier à rien, pas même à Dieu.
Amour, charité, espérance, elle avait épuisé toutes les réserves de vertus qu𠆞lle possédait, et la foi du même coup se retirait d𠆞lle.

Troisième partie
Chapitre VII
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Vidéo de Maurice Druon
Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html
Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett !
Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture.
Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter.
Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha.
Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture.
« La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.
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