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ISBN : 2253004049
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1973)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 856 notes)
Résumé :
Comment voyageait-on par terre et par mer au Moyen Age ? Comment les malades étaient-ils soignés dans les hôpitaux ? Comment s'effectuait la mobilisation d'une armée et sa marche en campagne ?
Comment se déroulait un mariage royal ? Comment les magiciennes préparaient-elles philtres et poisons ?
Plus encore que dans les deux volumes précédents, l'histoire des mœurs et l'histoire des princes sont intimement mêlées dans ce troisième volume des Rois Maudi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  20 janvier 2014
Ce troisième volet de l'épopée des "Rois Maudits" mêle avec toujours autant de brio l'action et la réflexion politique, dans un contexte historique tendu pour le royaume de France.
Louis X le Hutin, hériter du "Roi de Fer", Philippe IV dit le Bel, est un souverain qui manque d'envergure et d'esprit d'initiative et dont le caractère se révèle cruel et veule, comme pouvait légitimement le prophétiser la Cour. le voici veuf, son épouse adultère, Marguerite de Bourgogne, ayant été retrouvée morte dans sa prison de Château-Gaillard, une nouvelle reine lui est "décernée" : Clémence de Hongrie qui s'achemine tant bien que mal vers son royal foyer.
***ALERT SPOILER***
Ce tome est surtout capital en ce qui concerne la romance née entre le jeune Guccio et la belle Marie. Ces personnages fictifs, dont le destin se croise avec celui des puissants sous la plume inventive et romanesque de Maurice Druon, ont su gagner le coeur des lecteurs et leur situation attire encore davantage leur compassion lorsqu'il apparaît clairement que l'avenir des deux tourtereaux semble compromis puisque la noble et désargentée famille de Marie s'oppose à une mésalliance avec un usurier italien, certes promis à devenir riche mais irréversiblement roturier.
J'ai particulièrement apprécié ce tome qui fait émerger les sensibilités de femmes telles que Clémence de Hongrie et Marie, jeunes, tendres, amoureuses et pleines de l'espoir de connaître le bonheur mais que les ambitions sociales et politiques de leurs proches vont hélas briser.
Une narration qui s'inscrit naturellement dans la lignée des premiers tomes, procurant un puissant plaisir de lecture et attisant la curiosité croissante du lecteur.
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dgwickert
  21 août 2016
R. historique. 1315 : Louis X le Hutin est roi, mais son oncle, le manipulateur Charles de Valois gouverne. Il envoie l'ambassadeur Hugues III de Bouville et Guccio, le neveu du banquier lombard Tolomeï chercher la princesse Clémence de Naples, pour l'unir à Louis. Mais dans le nord, les ennuis accaparent le roi : le comte de Flandre refuse la soumission au souverain. Pris de colère, il réunit à grands frais l'ost (armée de France) pour écraser les tisserands flamands. Mais la boue force le roi à abandonner piteusement devant Courtrai.
Toujours sous la malédiction de Jacques de Molay, Louis est un roi inquiet, mais il est surtout indécis, incompétent et incapable d'écouter ses conseillers. Dans le premier tome, Philippe condamne 4 Templiers au bûcher, dans le tome 2, Enguerrand est pendu sur l'initiative de Charles de Valois, mais sous la responsabilité de Louis, et de forts soupçons pèsent sur Robert d'Artois (étranglement de la reine Marguerite). Une mort qui tombe à point pour épouser Clémence, le divorce étant interdit ! Toute la préoccupation de ce roi qui ne s'intéresse nullement aux manœuvres politiques est d'assurer un descendant pour le trône.
Poisons de la couronne ?
Béatrice d'Hirson, dame de compagnie de la terrible Mahaut d'Artois, fait préparer un philtre d'amour pour que Philippe de Poitiers se réconcilie avec sa femme emprisonnée.
Mais surtout, d'où vient ce mal de ventre de Louis X en juin 1316, alors que Mahaut est en colère contre lui pour ne pas lui avoir laissé gouverner l'Artois ?
Les temps forts du roman sont multiples :
-- le conflit Valois / connétable Gaucher de Châtillon pendant l'ost ;
-- la question de l'Artois, avec Valois, Robert et les barons qui veulent le retour des coutumes, et la forte Mahaut, comtesse en titre qui ne veut rien céder et surtout pas renvoyer son chancelier-trésorier-receveur Thierry d'Hirson ;
-- la sympathique scène de la fourchette et du prie Dieu entre le roi et la reine, délicieusement commentée par Gwen21 ! La reine Clémence arrivera t-elle à fléchir son époux sur la cruauté ?
-- l'affaire Evard, un sursaut d'opposition des Templiers restants, qui, par sorcellerie, images piquées, veulent attenter à la vie du roi.
-- la sympathique romance de Guccio et Marie qui rencontre des obstacles. C'est un roman de chevalerie dans le roman historique, qui agrémente la saga. La famille Tolomeï a réellement existé en tant que banquiers, et certains ont effectivement habité rue des Lombards à Paris. L'oncle, avec son oeil fermé de Raminagrobis est une trouvaille savoureuse de Maurice Druon. J'aurais bien vu Michel Simon dans le rôle.
Clermont de l'Oise où j'habite, et Beauvais sont en vedette :
-- Robert de Clermont est un prince, convoqué aux conseils du roi ;
-- les travaux de la magnifique cathédrale De Beauvais ont été initiés et surveillés par Jean de Marigny, qui est un personnage réel de la saga.


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PiertyM
  31 décembre 2014
Les torchons brûlent entre Mahaut et Robert d'Artois, entre Guccio et la famille de Marie...d'un coté la romance et de l'autre de la haine masquée, on assiste à des conflits qui ne disent pas leur nom, aux machinations des empoisonneuses qui trouvent prétexte sur la malédiction proférée par Jacques de Molay pour mener à bien leurs projets maléfiques, la couronne est menacée. Dans l'histoire on reconnait Catherine de Medecis en la personne de Mahaut, celle qui n'hésite pas à sacrifier tout autour d'elle rien que pour maintenir son pouvoir et d'imposer sa descendance autour de la couronne, celle qui empoisonne sans pitié, celle qui poignarde en souriant usant de son intelligence malicieuse. La douce Clémence , nouvelle épouse du roi Louis X le hutin, après quelques mois de mariage et après quelques inquiétudes sur ses possibilités de concevoir, elle tombe enfin enceinte, malheureusement la vie du roi est en danger...
J'avoue que ce troisième tome est bien plus émouvant, on se laisse emporter par les folies d'une multitude de personnages!
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TheWind
  20 avril 2014
Je ne sais pas si c'était l'intention de Maurice Druon, mais il me plaît de croire que le titre du troisième tome des Rois maudits est à double sens.
« Les poisons de la couronne » évoque bien sûr le recours à quelque philtre d'amour ou poison mortel utilisés dans l'entourage du roi Louis X, dit le Hutin, afin d'attirer ou d'éliminer à souhait les pièces de l'échiquier royal. Ce titre peut aussi évoquer ces mêmes personnes qui gravitent autour du roi et qui agissent comme de véritables « poisons ». Et croyez-moi, certains ont remporté la palme !

Ta ta taaam ! Attention ! Distribution des prix !
J'ai nommé 1er poison de la couronne : Charles de Valois, l'oncle du roi Louis X, qui n'aspire qu'à une chose, poser son séant royal sur le trône de France et évincer tous ceux qui lui feraient de l'ombre. Et ce n'est pas difficile pour lui de jouer au souverain à la place du souverain quand ce dernier se révèle incompétent et incapable de prendre des décisions fermes et justes, trop accaparé par ses petits malheurs personnels.
C'est évidemment Mahaut d'Artois qui remporte le prix de second poison de la couronne. Druon nous la présente comme une conspiratrice dénuée de tout scrupule. Mahaut va jouer un rôle primordial dans ce troisième tome mais je n'en dirai pas plus...
Je nommerai troisième poison de la couronne une des demoiselles de parage de Mahaut, Béatrice d' Hirson. Personnage secondaire, pressentie à un rôle plus important, la belle et troublante intrigante use des philtres et des poisons avec bien du talent !
D'autres personnages, comme Robert d'Artois, auraient pu mériter ce prix de « poison de la couronne » mais sans doute, ont ils trouvé grâce à mes yeux.

Mais je vous rassure, il n'y a pas que des malintentionnés dans ce livre, il y a aussi ceux qui subissent ! Logique, n'est-ce pas ?
Je pense bien sûr à la nouvelle reine, Clémence de Hongrie, qui sent bien dès les présentations qu'elle est tombée sur le mauvais numéro. Certes, le frère du roi, Philippe de Poitiers a plus de prestance que Louis mais la jeune reine, pieuse et dévouée, se résigne et va même jusqu'à obtenir de son époux qu'il soit plus charitable. Merveilleux chapitre que celui nommé « La fourchette et le prie-Dieu » dans lequel la confrontation des deux époux tourne à l'avantage de Clémence. La fourchette a beau piqué de belles colères et frappé dans tous les sens, c'est bel et bien la droiture et la sérénité du prie-dieu qui l'emporte ! Pour autant, on plaint cette pauvre Clémence qui méritait mieux que ce fat et ridicule époux, tout couronné soit-il.
Peut-on placer également Marie de Cressay, personnage de fiction, parmi les opprimés ? Forte de son amour pour l'aventureux et courageux Guccio Baglioni, elle doit cependant éprouver la rigueur et la perfidie de sa mère, qui refuse toute alliance avec un roturier. Mais Guccio a plus d'un tour dans son sac...

J'entame déjà le quatrième tome de cette série historique, toujours aussi enchantée par l'écriture de Maurice Druon qui relate avec brio ces conflits d'intérêt politique, à la veille de la guerre de cent ans, y mêlant joyeusement complots et trahisons, romance et impertinence.
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Myriam3
  01 avril 2017
Quand je pense que j'ai été si longtemps réticente à lire cette saga!
Dans ce troisième tome souffle une brise de bonté et de fraîcheur toute droite venue d'Italie en la personne de Clémence, promise à Louis X et future reine de France.
Il lui faudra d'abord survivre à la tempête qui sévit plusieurs jours sur la Méditerranée, auprès de l'adorable Guccio et du bon Bouville. La rencontre avec son futur époux ne se fera pas comme elle l'imaginait, entourée de la cour, et au milieu de festivités de plusieurs jours, avec jongleurs et musiciens.
Elle accepte malgré tout son sort, mais encore une fois, ici, le frère du roi, Philippe de Poitiers l'emporte en charme et autorité. Tout indique que c'est lui qui aurait dû succéder à leur père Philippe le Bel, et non le malingre, lunatique et cruel Louis X. Ca tombe bien, la succession de ce roi incapable est convoitée de tous les côtés, et il ferait mieux de se méfier au lieu de jouer les amoureux transis...
A moi La Loi des Mâles, 4ème tome!
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   14 mai 2013
- Vous vous inquiétez, Madame, de savoir si notre Sire le roi...
Elle s'arrêta de nouveau, mais Clémence l'encouragea des yeux.
- Rassurez-vous, Madame, dit Eudeline ; Monseigneur Louis n'est pas empêché d'avoir un héritier, comme de méchantes langues le prétendent dans le royaume et même à la cour.
- Sait-on... murmura Clémence.
- Moi, je sais, répliqua Eudeline lentement, et l'on a pris bien soin que je sois seule à le savoir.
- Que veus-tu dire ?
- Je veux dire le vrai, Madame, parce que moi aussi j'ai un lourd secret. Sans doute devrais-je me taire... Mais ce n'est pas offenser une dame telle que vous, de si haute naissance et de si grande charité, que de vous avouer que ma fille est de Monseigneur Louis.
La reine contemplait Eudeline avec un étonnement sans mesure. Que Louis ait eu une première épouse n'avait guère posé à Clémence de problèmes personnels. Louis, comme tous les princes, avait été marié selon les intérêts d'Etat. Un scandale, la prison, puis la mort l'avaient séparé d'une femme infidèle. Clémence ne s'interrogeait pas sur l'intimité ou les mésententes secrètes du couple. Aucne curiosité, aucune représentation n'aissaillaient sa pensée. Or voici que l'amour, l'amour conjugal, se dressait devant elle en la personne de cette belle femme rose et blonde, à la trentaine plantureuse ; et Clémence se mettait à imaginer...
Eudeline prit le silence de la reine poun un blâme.
- Ce n'est pas moi qui l'ai voulu, Madame, je vous l'assure ; c'est lui qui y avait mis bien de l'autorité. Et puis, il était si jeune, il n'avait point de discernement ; une grande dame l'eût sans doute effarouché.
D'un geste de la main, Clémence signifia qu'elle ne souhaitait point d'autre explication.
- Je veux voir ta fille.
Une expression de crainte passa sur les traits de la lingère.
- Vous le pouvez, Madame, vous le pouvez, bien sûr, puisque vous êtes la reine. Mais je vous demande de n'en rien faire, car on saurait alors que je vous ai parlé. Elle ressemble tant à son père que Monseigneur Louis, par crainte que sa vue ne vous blesse, l'a fait enfermer dans un couvent juste avant que vous n'arriviez. Je ne la visite qu'une fois le mois et, dès qu'elle sera en âge, elle sera cloîtrée.
Les premières réactions de Clémence étaient toujours généreuses. Elle oublia pour un moment son propre drame.
- Mais pourquoi, dit-elle à mi-voix, pourquoi cela ? Comment croyait-on qu'un tel acte pût me plaire, et à quel genre de femmes les princes de France sont-ils donc accoutumés ? Ainsi, ma pauvre Eudeline, c'est pour moi que l'on t'a arraché ta fille ! Je t'en demande bien grand pardon.
- Oh ! Madame, répondit Eudeline, je sais bien que cela ne vient pas de vous.
- Cela ne vient pas de moi, mais cela s'est fait à cause de moi, dit Clémence pensivement. Chacun de nous n'est pas seulement comptable de ses mauvais agissements, mais aussi de tout le mal dont il est l'occasion même à son insu.
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TheWindTheWind   15 avril 2014
- La pluie, la pluie ! disait Louis X avec rage. Aurai-je donc toujours toutes choses contre moi ?
Une santé incertaine,un père dont l'autorité glaciale l'avait pendant vingt-cinq ans écrasé, une épouse infidèle et scandaleuse, des ministres hostiles, un Trésor vide, des vassaux révoltés, une disette l'hiver même où commençait son règne, une tempête qui manquait d'emporter sa nouvelle femme....
Sous quelle effroyable discorde de planètes, que les astrologues n'avaient pas osé lui révéler, fallait-il qu'il fût né, pour rencontrer l'adversité en chaque décision, en chaque entreprise, et finir par être vaincu, non pas même en bataille, noblement, mais par l'eau, par la boue où il venait d'enliser son armée !
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Aline1102Aline1102   21 juillet 2011
Philippe le Bel avait laissé la France en situation de première nation du monde occidental. Sans recourir aux guerres de conquête, mais par négociations, mariages et transactions, il avait largement accru le territoire, en même temps qu'il s'était constamment appliqué à centraliser et renforcer l'Etat. Toutefois, les institutions administratives, financières, militaires, politiques dont il avait voulu doter le royaume et qui, relativement à l'époque, apparaissaient souvent comme révolutionnaires, n'étaient pas suffisamment ancrées dans les moeurs et l'Histoire pour pouvoir se perpétuer sans l'intervention personnelle d'un monarque fort.
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CielvariableCielvariable   14 mai 2013
Mais cette colère était vite tombée. L’ancien grand chambellan avait soudain vomi sur les tapis d’Orient, imité en cela d’ailleurs par la presque totalité de l’escorte. La face blême, et trempé d’embruns des cheveux jusqu’aux chausses, le gros homme, prêt à rendre son âme chaque fois qu’une nouvelle vague soulevait le navire, gémissait entre deux hoquets qu’il ne reverrait jamais sa famille et qu’il n’avait point assez péché dans sa vie pour souffrir autant. Guccio, en revanche, se montrait d’une étonnante vaillance. La tête claire, le pied agile, il avait pris soin de faire mieux arrimer ses coffres, particulièrement celui aux écus ; dans les instants de relative accalmie, il courait quérir un peu d’eau pour la princesse, ou bien répandait autour d’elle des essences, afin de lui dissimuler la puanteur qu’exhalaient les indispositions de ses compagnons de voyage.
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beauscoopbeauscoop   22 mars 2016
L’exercice du pouvoir n’est guère comparable qu’à celui de la médecine, qui connaît également cet enchaînement sans trêve, cette primauté des urgences, cette constante surveillance de troubles bénins parce qu’ils peuvent être symptômes de lésions graves, enfin ce perpétuel engagement de la responsabilité en des domaines où la sanction dépend de circonstances futures. L’équilibre des sociétés, comme la santé des individus, n’a jamais un caractère définitif, et ne peut représenter un labeur achevé.
Le métier de roi, au temps où les rois gouvernaient eux-mêmes, comportait ces servitudes ininterrompues.
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"Tistou les pouces verts" chap.1-7 - Lecture voix douce - ASMR FR
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